Santé et sécurité Micronésie

Santé et conditions sanitaires

Aucune vaccination n’est exigée par les autorités locales, mais il est évidemment judicieux d’être à jour de ses rappels : DTCP, ROR, hépatites A voire B. Ceux qui envisagent de séjourner dans des conditions plus rudimentaires y ajouteront la typhoïde et la rage – les chiens sont nombreux et parfois agressifs (en particulier à Pohnpei).

En ville, l’eau du robinet est potable mais, dans les villages et sur les atolls, la nourriture est généralement préparée à l’aide d’eau de pluie récupérée.

S’il n’y a pas de malaria en Micronésie, il y a pas mal de moustiques et ils sont porteurs du virus de la dengue et du zika – Yap est même un des premiers territoires au monde à avoir « expérimenté » ce dernier, dès 2007. Protégez-vous bien, y compris de jour, et emportez une moustiquaire, il n’y en a pas toujours (ou alors trouées…).

On trouve des hôpitaux dans les capitales de chacun des 4 États. Celui de Pohnpei est le meilleur. Les autres, s’ils sont en mesure de régler les petits problèmes, manquent de matériel et de médicaments. Tous exigent un paiement cash immédiat. Dans les cas graves, il est vraiment préférable de se faire évacuer vers Guam ou Hawaii – ce qui n’est pas toujours facile sachant que les vols ne sont pas quotidiens et qu’ils sont généralement complets… Étant donné les tarifs hospitaliers américains, il est impératif de souscrire une bonne assurance santé.

Yap, Chuuk et Pohnpei disposent de chambres de décompression pour traiter les accidents de plongée, mais elles ne sont pas toujours en état de fonctionnement.

Au quotidien, protégez-vous bien du soleil (l’Équateur est proche) et emportez du désinfectant pour traiter les égratignures faites par le corail. Mieux encore : glissez aussi dans vos bagages des chaussons de plongée.

L’achromatopsie à Pingelap

En 1780, l’atoll de Pingelap, flottant au sud de Pohnpei, est détruit par un typhon. Seuls 20 habitants survivent, essentiellement des femmes et le chef, qui a une particularité : il est porteur du gène de l’achromatopsie. Ceux qui sont touchés par ce handicap ne voient pas les couleurs et souffrent d’une grande difficulté à supporter la luminosité. La mutation génétique du chef passe à ses nombreux descendants et l’isolement fait le reste.

Résultat : aujourd’hui 1 Pingelapese sur 12 souffre d’achromatopsie, contre 1 cas sur 30 000 à 40 000 dans la population générale. À Pingelap, on parle du maskun, les « yeux éteints »… et on accuse les marins occidentaux, parvenus sur les îles au moment où la maladie est apparue, d’en être responsables…

Urgences

Faites le 911 à Yap, Chuuk et Kosrae, ou le 320-2221 à Pohnpei. Mais ne vous étonnez pas si personne ne répond…

Sécurité

Comparés à beaucoup d’autres pays, les États Fédérés de Micronésie ne sont pas dangereux. On rapporte toutefois régulièrement des cas de vols, en particulier sur l’île de Weno, à Chuuk. Là, il vaut mieux ne pas trop sortir une fois la nuit tombée, quand l’alcool échauffe les esprits. De toute façon, les Micronésiens détestent voir débarquer quelqu’un de nuit. Kosrae est sans doute l’île la plus paisible de toutes (si l’on excepte les atolls).

Comme un peu partout dans le Pacifique, on rapporte aussi des cas de viols. Là encore, les femmes éviteront de sortir le soir ou en solo.

Sur un tout autre plan, en mer, il faut se méfier des courants, s’assurer que le matériel de plongée est en bon état et, à Chuuk et Yap (dans le port) rester à distance des munitions non-explosées datant de la Seconde Guerre mondiale.

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