Carte d'identité Malaisie

- Superficie : 330 803 km² (avec Sabah et Sarawak).
- Capitale : Kuala Lumpur.
- Régime : monarchie fédérale constitutionnelle (9 sultanats héréditaires, 4 États non monarchiques et le district fédéral de Kuala Lumpur).
- Roi : élu tous les 5 ans : Muhamad Faris Petra, sultan de Kelantan depuis 2016.
- Chef du gouvernement : Mahathir Mohamad (depuis mai 2018).
- Population : environ 32 millions d'habitants environ.
- Espérance de vie : 72,7 ans (pour les hommes) et 77,4 ans (pour les femmes).
- Indice de développement humain : 59e rang (0,789).
- Religions : musulmans (61,3 % ; religion officielle), bouddhistes (19,8 %), chrétiens (9,2 %), hindouïstes (6,3 %), autres (3,4 %).
- Densité : 97 hab./km².
- Monnaie : le ringgit (Rm).
- Langues : malais (langue officielle), chinois (dialecte hokkien et cantonais), anglais, tamoul.
- Salaire minimum : environ 1 000 Rm (soit environ 220 €) ; salaire moyen autour de 3 000 Rm (666 €).

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco :

  • les villes historiques de Georgetown (sur l’île de Penang) et Malacca (depuis 2008) ;
  • le patrimoine archéologique de la vallée de Lenggong (2012) où a été découvert la plus longue présence avérée « des premiers hommes sur un même lieu » ;
  • le parc national de Gunung Mulu (2000), à Bornéo pour sa biodiversité et ses paysages karstiques ;
  • le parc du Kinabalu (2000), également à Bornéo, qui abrite la plus haute montagne d’Asie du Sud-Est (4 095 m).

Économie

La Malaisie est aujourd’hui un pays classé dans les NPI (nouveaux pays industrialisés). Tous les Malaisiens, cependant, ne profitent pas de cette richesse. Les clivages sociaux accentuent aussi les tensions.

Un développement sans précédent

Particulièrement bien dotée en ressources naturelles, et pour cette raison convoitée par les Britanniques qui en firent rapidement une colonie d’exploitation très rentable, la Malaisie a longtemps caracolé en tête des marchés mondiaux pour le caoutchouc et l'étain.
Le pays a connu une croissance impressionnante dans la décennie qui a précédé la crise asiatique de 1997 : + 7 % en moyenne ! Décrochant le titre convoité de « 5e dragon d'Asie », après la Corée du Sud, Taiwan, Singapour et Hong Kong, la Malaisie s'est mise à attirer de plus en plus de capitaux étrangers.
C'est à cette période que le Dr Mahathir a lancé au pays le défi de la Wawasan dua pulu dua pulu (« Vision 2020 »), visant à faire entrer le pays dans le peloton de tête des premières puissances industrielles aux alentours de 2020... Formidable pari sur l’avenir pour les uns, mégalomanie pour les autres. Revenu au pouvoir en 2018, on verra s’il se donne les moyens de ses ambitions.

De la crise aux mégéprojets

Comme tous les pays du Sud-Est asiatique, la Malaisie a subi de plein fouet la crise de 1997 qui a sévi dans cette partie du monde. Certes, la rente pétrolière, en augmentation pendant ces années-là, lui a sans doute permis de se passer de la potion amère du FMI, mais il a fallu près de 10 ans pour que le pays renoue avec la croissance.
Lorsque, enfin, celle-ci a décollé, le gouvernement a entrepris de restructurer le système bancaire et repris les grands projets de la « Vision 2020 ».
Malgré une conjoncture internationale difficile, les chantiers se sont multipliés. Surgies de nulle part, des villes impressionnantes par leur démesure ont pour but premier de drainer les capitaux étrangers.

En avant toute !

L’économie malaisienne se caractérise par un interventionnisme très important de l’État, qui crée un grand nombre d’entreprises parapubliques dans un environnement toutefois très libéral. Si bien que le pays a attiré de nombreux investisseurs étrangers, qui ont joué un rôle majeur dans la transformation du pays. Les exportations, moteur du dynamisme malais, sont tirées aujourd’hui par le matériel électrique et l’électronique (36 % du total des exportations en 2017), les produits pétroliers et gaziers, ou encore l’huile de palme (par ailleurs responsable en grande partie de la déforestation).Le tourisme occupe aussi une place prépondérante.
Inspiré peut-être par les monarchies du Golfe, le gouvernement malais oriente de plus en plus ses investissements vers des domaines de pointe (biotechnologies) et la construction d'infrastructures colossales.

Malgré une contraction en 2009, la croissance est repartie à la hausse depuis 2012, et le niveau de vie des Malaisiens est désormais parmi les plus élevés d'Asie du Sud-Est. La balance commerciale est largement excédentaire, mais la dépendance des finances publiques aux exportations reste (trop) importante, surtout vis-à-vis de la Chine dont l’économie connaît un ralentissement qui affecte directement la Malaisie.
L’accent mis sur la demande intérieure a néanmoins permis de limiter les dégâts, alors même qu’une TVA de 6 % était introduite en 2015. À moyen terme, les autorités tablent sur une hausse de leurs exportations grâce notamment au partenariat transpacifique (TPPA) signé en 2016 et abandonné en 2017 suite au retrait des États-Unis, mais qui tente de se reconstituer depuis.

Sur le plan social, un problème subsiste : malgré une politique de discrimination positive et les efforts à long terme du gouvernement pour améliorer la situation économique des Malais, la population d’origine chinoise continue d’affirmer sa traditionnelle prédominance. La perspective affichée est supposée s’adresser à tous les Malaisiens, et donc acheter la paix sociale... Mais la croissance ne profite pas à tout le monde, les inégalités persistent et se creusent.

Droits de l'homme

Un ex-Premier ministre, Najib Razak, inculpé pour corruption, un autre ancien chef de gouvernement, le très autoritaire Mahathir Mohamad, 92 ans, revenu au pouvoir par la voie des urnes, et l’éternel opposant, Anwar Ibrahim, tout juste libéré de prison, qui devrait succéder pacifiquement à son ex-mentor et ennemi juré Mahathir : tel était le paysage de la politique malaisienne en 2018.

Najib Razak, qui avait porté un temps les espoirs d’une libéralisation du pays, a pour le moins déçu.
Il a utilisé toutes les armes à sa disposition, des lois relatives à la « sédition » ou à la « prévention du terrorisme », aux mesures sur le respect des principes islamiques, pour faire taire les critiques et empêcher – en vain – la justice de s’intéresser de trop prêt à ses affaires de détournement.
L’opposant Anwar Ibrahim avait quant à lui finalement vu sa peine de 5 ans de prison pour « sodomie » confirmée en appel, mais il a été gracié par le roi Muhamad Faris Petra en mai 2018, après 3 ans passés derrière les barreaux.

Quant à l’ancien Premier ministre Mahathir, qui avait dirigé le pays d’une main de fer entre 1983 et 2001, il a remporté de façon éclatante les dernières élections. Sachant ses jours comptés, le plus vieux chef d’État au monde a indiqué ne pas vouloir rester au pouvoir plus de 1 an ou 2. Il s’est également engagé à réviser une loi très controversée et liberticide sur les « fake news ». Après cette période, promis juré, il laissera les rênes du pouvoir à Anwar Ibrahim.

Les 2 hommes tenteront de faire de la Malaisie actuelle un modèle démocratique. La liberté de la presse y est toujours extrêmement fragile et de nombreux journaux ont été fermés sous Razak.
Les militants pour les droits homosexuels et transgenres (LGBT) doivent en outre faire face à une législation draconienne, l’homosexualité étant officiellement interdite, et punie par des peines de prison, des châtiments corporels ou des amendes.
La menace terroriste (réelle), est également utilisée comme prétexte à de nombreuses arrestations arbitraires, et des membres de l’opposition ou militants associatifs trop critiques en ont fait les frais.

Les députés ont récemment encore renforcé les prérogatives du gouvernement, désormais habilité à créer des « zones de sécurité » où les pouvoirs des forces de l’ordre seraient accrus. A contrario, les autorités ont joué à un jeu assez dangereux, en renforçant les attributions des tribunaux islamiques (Syariah courts). Au sein de ces organes, se propage pourtant, selon certains observateurs, un discours ultra-fondamentaliste.

La Malaisie ne fait par ailleurs aucune différence entre réfugiés et migrants illégaux. Les abus des forces de l’ordre à leur égard sont nombreux, et le trafic humain y est prospère.

Enfin, les autorités malaisiennes ont toujours la main aussi lourde en ce qui concerne le trafic de stupéfiants, passible de la peine de mort. 

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