Carte d'identité Madagascar

- Population : environ 25,7 millions d'habitants (recensement 2018).
- Superficie : 587 295 km².
- Densité : environ 44 hab./km².
- Espérance de vie : environ 65 ans.
- Capitale : Antananarivo (Tananarive, environ 2 millions d'habitants).
- Langues officielles : malgache et français.
- Monnaie : l'ariary.
- Régime : république démocratique à caractère présidentiel.
- Président de la République : l’ancien président Andry Rajoelina (2009-2014), réélu en 2018.

- Groupes ethniques : 18 officiellement, sans compter quelques sous-groupes. Communautés d'Indo-Pakistanais, de Chinois, de Comoriens et d'Européens, dont beaucoup de Français (environ 20 000).
Signes particuliers : 5e plus grande île du monde, 4 800 km de côtes, 2e barrière de corail, 5 grands lacs, une trentaine de fleuves, 3 sites de tsingy.
- Religions : catholicisme, protestantisme, islam, ainsi que rites traditionnels et culte des ancêtres.
- Indice de développement humain : 0,519 en 2018 (161e rang mondial), plus de 90 % des emplois dans le secteur informel, 50 % de la population a moins de 18 ans, 4/5e vit en milieu rural.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha (1990) ; la colline royale d’Ambohimanga (2001) ; les forêts humides de l’Atsinanana (2007).

Économie

Depuis les années 1960, l’île Rouge ne cesse de s’appauvrir. Le revenu par habitant est aujourd’hui inférieur de 1/3 à ce qu’il était au moment de l’Indépendance. Comprendre comment Madagascar s'est appauvrie si vite constitue un cas d'école pour les économistes.

C’est avec la décolonisation du pays que débute le déclin de l’île.

Tous les produits agricoles y poussent sous des climats extrêmement variés, le pays possède une flore et une faune uniques au monde propices au développement du tourisme, et le sol renferme des trésors minéraux. Sans parler des milliers de kilomètres de côtes offrant aux filets des pêcheurs du poisson à foison.

Mais dans la précipitation de la décolonisation, mal préparée, le manque soudain de cadres et de sources de financement voit rapidement le système économique industriel et agricole se délabrer. Dans les années 1980, la population s’appauvrit considérablement.

La conversion au libéralisme

Avec la chute de Ratsiraka, les années 1990 marquent le début de la libéralisation économique du pays. La Grande Île prend un temps la 1re place mondiale comme productrice de vanille, et ses exportations de crevettes, de cacao, de café, de girofle et d’autres épices décollent. À l’aube du 3e millénaire, elle s’offre quelques années de croissance, avant que la crise politique de 2002 ne fasse plonger l’économie, avec une chute de 12 % du PIB.

Élu à la tête du pays, Marc Ravalomanana poursuit la libéralisation de l’économie. De quoi rassurer les bailleurs de fonds. Pourtant, cette libéralisation n’offre pas l’eldorado promis. Certes, les zones franches (textile et crevettes) se développent, la prospection pétrolière est lancée, de grands sites miniers sont ouverts, un port en eaux profondes est inauguré dans le Sud et celui de Tamatave modernisé.

Le tourisme, lui, plombé par les aléas politiques, sécuritaires et de transport, peine à décoller.

Au final, le bilan est plus que mitigé : les exportations augmentent mais les importations aussi, qui creusent le déficit commercial tandis que l’inflation se fait galopante. Le prix du carburant, notamment, presque identique à ceux pratiqués en Europe, plombe le coût de la vie.

À la remorque de la mondialisation

La libéralisation économique a fait entrer Madagascar dans une économie de marché pure et dure, et dans la mondialisation. Pour autant, le tissu économique de l’île reste encore essentiellement rural et le troc monnaie courante. Confrontée à l’efficacité du productivisme global, la Grande Île n’est pas en mesure de se défendre dans la course à la concurrence. Ses taux de productivité sont bien trop faibles, ses infrastructures aussi. Sans compter les tempêtes tropicales et autres pluies ravageuses ou... sécheresses.

Nouvelles promesses

Avec l’élection présidentielle de décembre 2018 s’est achevée, en théorie (!), une décennie d’instabilité politique. L’occasion de changements de fond ? Réfection du réseau routier, doublement de la capacité de production électrique, raccordement de 1,5 million de Malgaches à un réseau d’eau potable, autosuffisance en riz... Andry Rajoelina, tout juste revenu au pouvoir, a en tout cas, et comme souvent, beaucoup promis. Reste à voir si les 1res mesures effectives seront suivies d’autres...

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