Carte d'identité Laos

- Superficie : 236 800 km².
- Population : 7 million d'habitants.
- Religions : bouddhisme (66 %), animisme (20 %), christianisme (2 %).
- Régime politique : république unique d'idéologie marxiste depuis 1975.
- Capitale : Vientiane.
- Chef de l'État : Bounnhang Vorachit (depuis 2016).
- Chef du gouvernement : Thongloun Sisoulith (depuis 2016).
- Langues : lao (langue officielle), dialectes taïs (taï dam, taï lue, taï daeng), dialectes sino-tibétains (hmong, yao), tibéto-birman (akha, lahu), français et anglais.
- Monnaie : le kip.
- Salaire minimum : 900 000 kips par mois (soit environ 90 €).
- Indice de développement humain : 138e rang (0,586) sur 188.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la ville de Luang Prabang (1995) ; le Wat Phou et les anciens établissements associés du paysage culturel de Champasak (2001).

Économie

Le Laos est l'un des pays les plus pauvres de la planète avec un salaire minimum de 1 200 000 kips/mois (environ 120 €) pour 48h de travail hebdomadaires. Près du quart de la population vit sous le seuil de pauvreté national. Ces dernières années, même si l’économie demeure tributaire de l’aide internationale, le taux de croissance s’est nettement amélioré, gravitant autour de 7,5 %, avec un taux d’inflation établi à 1,3 % en 2015.

Le pays a pour objectif de sortir de la liste des pays les moins avancés d’ici à 2020, grâce à une croissance économique forte et régulière, reposant essentiellement sur l’exportation de ses ressources naturelles (hydroélectricité et mines) vers les pays voisins.

Peu peuplé et enclavé, le pays a pour ambition de devenir également un carrefour routier et ferroviaire entre la Chine et l’Asie du Sud-Est. Cette belle croissance ne doit cependant pas occulter les importants efforts indispensables pour diversifier sa base productive, limiter sa vulnérabilité aux chocs extérieurs et assurer une meilleure redistribution de ses ressources vers l’éducation, la santé et la modernisation de la gouvernance.

Entre communisme et libéralisme

L'économie du Laos se caractérise par d'énormes disparités entre les régions. L'essentiel de l'activité économique se situe à proximité des zones frontalières.

Le Laos est d'ailleurs aujourd'hui l'un des pays d'Asie doté de la réglementation la plus libérale pour l'entrée et la sortie des capitaux.
Ce revirement complet a été renforcé par l'adhésion du Laos à l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) en 1997. En 2010, la Bourse de Vientiane a été créée. Une révolution pour un pays à l’économie planifiée (même les drapeaux rouges avec faucille et marteau des bâtiments publics en rigolent encore !). Puis, en 2013, le pays a adhéré à l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Au titre des échanges commerciaux, la France arrive en 5e position, mais ne représentait en 2015 que 0,2 % de part du marché laotien.

La poursuite des réformes, accélérée par l’entrée dans l’OMC et son cortège de conditions, reste nécessaire pour permettre au pays de s’installer durablement au sein des pays émergents et de quitter la zone de PMA (Pays les moins avancés) d'ici 2010 selon l'objectif affiché. Si la présence d’un parti unique d’inspiration communiste (PPRL) assure la stabilité politique du pays, des problèmes de gouvernance subsistent : en 2013, l’Assemblée nationale a ainsi révélé des niveaux élevés de corruption et d’évasion fiscale au sein des organismes étatiques. Sans compter la situation de forte dépendance par rapport aux pays voisins, qui mettent un peu les coudes sur la table.

Agriculture

Avec l'exploitation des forêts et la pêche, le secteur agricole génère 27 % du PIB, en occupant 70 % de la population active. Si l’agriculture est encore dominée par une activité de subsistance traditionnelle, sans engrais ni technologies, elle n’occupe que 8 % des terres cultivables.
Le riz pousse, à lui seul, sur 70 % des terres cultivées, et les plaines centrales du pays.

L'exploitation des forêts représente une importante source de revenus pour le pays. Pour le volet économique, on retiendra que des quotas d’abattage et d’exportation d’arbres ont été instaurés par le gouvernement laotien en 2004. Or, le trafic sévit avec les pays limitrophes (Chine, Vietnam...) sur fond de corruption.

Tourisme

Figurant parmi les secteurs les plus dynamiques, le tourisme (environ 6 % du PIB) affiche chaque année des hausses de fréquentation.
Le pays serait passé de 200 000 touristes en 2000 à un peu plus de 4,3 millions en 2015, en très grande majorité des pays limitrophes. Un chiffre artificiellement gonflé par les autorités qui comptabilisent certains travailleurs frontaliers.

Pour les Occidentaux, l’atout majeur du Laos tient à ses communautés ethniques, sa nature et son riche patrimoine. Mais les tentations d’un tourisme consumériste brouillent les cartes, à l’image des projets pharaoniques initiés par les Chinois, notamment à Vientiane et dans les environs de Luang Prabang.

Sans compter l’écologie mise en péril par la surexploitation (déforestation, multiplication des barrages sur les cours d’eau, agriculture intensive...).

Bref, si le Laos a encore bien des charmes touristiques, il faudra qu’il évite, comme partout ailleurs, les sorties de route dans les virages économiques en cours...

Ressources minières et hydroélectricité

Le secteur industriel génère près de 35 % du PIB laotien.

Très riches en gisements de cuivre, zinc, plomb, charbon et or, le sous-sol n'avait jamais été vraiment exploité avant les années 2000. Depuis, les investissements étrangers affluent et l’exploitation du sous-sol connaît une forte croissance. Aujourd’hui, l’industrie minière est devenue l’un des piliers de l’économie.

Mais le fer de lance de l’économie du pays, c’est l’énergie hydroélectrique ! Dans ce véritable château d’eau régional qu’est le Laos, on compte aujourd’hui une quinzaine de barrages en activité. D'autres sont en construction. Les trois quarts de l’électricité produite sont exportés vers la Thaïlande. Les exportations vers la Chine et le Vietnam ont débuté en 2013. À l’horizon 2020, près de 90 % des foyers laotiens devraient être alimentés en électricité.
L’ambition des autorités est claire : développer l’hydroélectricité en tant que source d’énergie principale, propre et renouvelable, tout en s’imposant comme un centre de production régional.

Enfin, l’industrie textile demeure un secteur important de l’économie. L’activité génère de nombreux emplois et près de 25 % des exportations du pays.

Aide internationale

Très importante (5 à 7 % du PIB), l’aide internationale finance principalement les programmes de réduction de la pauvreté et de développement des infrastructures. Le Japon, la Suède et la France figurent parmi les principaux créanciers... Beaucoup viennent en aide aux populations victimes de déplacements forcés à l’occasion des grands chantiers.

Quant à la Chine, elle investit (plantations extensives, projets industriels, construction et exploitation de barrages...) plus qu’elle n’aide. Certains analystes renvoient l’attitude de la Chine au Laos à une forme de colonisation par l’argent : dans le nord du pays, une prime de 100 000 dollars serait offerte à tout Chinois qui quitte le pays pour s’implanter au Laos durablement (interdiction de retour au bercail pendant plusieurs années !).

Droits de l'homme

Alors que les inégalités s’accentuent avec l’ouverture économique du Laos au commerce mondial, le système politique demeure, lui, de plus en plus hermétique. Le Laos reste plus que jamais l’un des régimes les plus répressifs de la planète, avec un Parti monolithique et un contrôle absolu du pouvoir sur les médias et sur Internet.

De l’extérieur, les ONG se mobilisent pour la libération des quelques rares Laotiens courageux qui ont tenté de s’opposer à des décisions gouvernementales ou d’obtenir des réformes en organisant des manifestations, en vain.

En août 2017, un décret gouvernemental sur les associations impose désormais des contraintes de fonctionnement supplémentaires aux ONG et aux autres groupes de la société civile, au risque de se voir infliger des sanctions pénales. Des associations concentrent surtout leurs activités sur les immenses projets d’infrastructures, qui menacent l’environnement et les droits des populations autochtones.

Dans le cadre de la construction de barrages sur le Mékong, des milliers de personnes ont été déplacées et officiellement relogées, selon les autorités. Mais leur sécurité alimentaire est aujourd’hui compromise. Selon les estimations, 50 millions de personnes dépendent des ressources du Mékong, et ces bouleversements risquent de transformer leurs vies, sans compter les espèces sauvages endémiques en voie de disparition.

Les entreprises de déforestation, souvent liées au pouvoir en place, menacent aussi gravement les zones d’habitat. Malgré la tentative du pouvoir d’intégrer de force les minorités ethniques (Hmong, Mien, Kamu, Oïe...), elles demeurent victimes d’atteintes aux libertés religieuses.

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