Carte d'identité Islande

- Capitale : Reykjavík.
- Superficie : 120 165 km².
- Population : 339 800 habitants (2017), dont 94 % urbanisée.
- Densité : environ 3,2 hab./km².
- Âge moyen : 36 ans.
- Taux de natalité : 1,9 enfant.
- Espérance de vie : 85 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes.
- Langue : l'islandais.
- Monnaie : couronne islandaise (ISK), króna, divisée en 100 aurars.
- PIB par habitant : environ 49 200 $ (2016).
- Religion : luthérienne à 70 %.
- Régime : parlementaire.
- Président : M. Guðni Thorlacius Jóhannesson (depuis août 2016).
- Premier Ministre : Sigurdur Ingi Johannsson (depuis avril 2016).
- Gouvernement : coalition formée par le Parti du Progrès et le Parti de l’Indépendance, de centre-droit, libéraux et euro-sceptiques.
- Emploi/secteurs : primaire (agriculture) : 5,9 %, secondaire (industrie) : 20,7 % et tertiaire (services) : 73,5 %.
- Sites classés au Patrimoine de l'Unesco : le parc national Þingvellir et l’île volcanique de Surtsey, dans l’archipel des îles Vestmannaeyjar. Celle-ci a la particularité d’être interdite à la visite, car réservée aux scientifiques.

Économie

Avec la crise financière internationale et l'effondrement de son système bancaire en octobre 2008, le 5e pays le plus riche du monde, classé en 2007 au 1er rang mondial de l’indice de développement humain, est passé en une semaine du statut de riche nation prospère à celui du pays le plus endetté de la planète. La dette publique totale atteint 6,67 milliards en 2008 ; fin 2009, elle correspond à 78 % du PIB national. Après une décennie d'euphorie et une croissance annuelle entre 4 et 7 %, le pays fait banqueroute, avec crédits bloqués, comptes gelés, épargne volatilisée...

Il faut remonter au début des années 2000, quand les modestes banques islandaises sont privatisées. Les trois principaux établissements (Glitnir, Landsbanki et Kaupþing) proposent alors aux Islandais des crédits libellés devises, aux taux variables indexés sur l’inflation - taux inférieurs à ceux des prêts en couronnes, mais susceptibles d’évoluer si la monnaie nationale est attaquée... Les Islandais se mettent à emprunter et à consommer à tout va : achat de résidences secondaires, de 4x4 flambant neufs, voyages à l’étranger, etc.

Mais l'extraordinaire croissance est fragile, basée sur des emprunts massifs à l’étranger, qui ont eu pour effet de surévaluer la couronne islandaise. Quand, à la faveur de la crise économique mondiale, en 2008, la couronne perd la moitié de sa valeur, la plupart des Islandais doivent faire face à des remboursements indexés sur l’inflation, qui doublent !

Fin 2008, face à un secteur financier et subitement coupé des capitaux étrangers, le gouvernement nationalise Glitnir, Landsbanki et Kaupþing. Le pays s’enfonce dans la crise : l’inflation s’envole, les salaires sont gelés, le niveau de vie chute de manière spectaculaire et le chômage explose (jusqu’à 9,4 %).
Pour aider le pays à redémarrer, le Fonds monétaire international (FMI) et d’autres pays accordent à l’Islande des prêts totalisant près de 10 milliards de dollars. Des emprunts totalement remboursés par anticipation en 2016.

Après la crise

Malgré des coupes budgétaires, les services sociaux existent toujours, les 4x4 sont toujours bien visibles sur les routes... Les salaires ont été réduits, mais, comparativement à bien d’autres pays, ils étaient très (très) élevés...
Issus d’une société à l’histoire frugale, les Islandais ont fait le gros dos en attendant des jours meilleurs, certains jeunes n’ont pas hésité à partir travailler à l’étranger. Ceux qui ont perdu tout ou partie de leurs économies en parlent avec émotion, mais sans véritable rancune.

Pour la majorité, pourtant, la recette islandaise face à la crise a finalement été une réussite. Le pays est parvenu à stabiliser la couronne en réorganisant son secteur bancaire, en mettant en place un contrôle des changes, en réduisant drastiquement le déficit.

Points forts de l’économie islandaise

L’Islande dispose toujours de solides ressources dans trois domaines. Son pilier historique : la pêche, qui représente encore aujourd’hui 40 % des exportations pour plus de 12 % du PIB.

Mais depuis 2005 environ, c’est bien le tourisme qui a fait s’envoler la croissance islandaise. En 2006, l’île accueillait 400 000 visiteurs. En 2017, elle en a vu débarquer 2,3 millions ! En été, 1 personne sur 5 dans le pays est un touriste !
S’il profite bien entendu à l’économie islandaise, ce boom touristique n’a pas que des avantages puisqu’il entraîne la demande de couronnes et en fait monter le cours. Il faut aussi construire suffisamment pour loger les touristes, sachant que ces investissements ne sont rentables que durant l’été.

Quant aux ressources naturelles du sous-sol, elles assurent au pays une autonomie énergétique quasi intégrale.
En 2007, la plus grosse installation industrielle d’Islande a été construite dans les fjords de l’Est : une gigantesque fonderie d’aluminium gérée par le groupe canadien Alcoa. Le minerai ne vient pas d’Islande, mais il est transformé ici à des coûts très concurrentiels.
L’année suivante, le gouvernement islandais a donné son feu vert au groupe d’énergies vertes canadien Alterra Power pour le rachat de HS Orka, premier producteur d’électricité privé du pays.
En 2013, un nouveau projet a été lancé : l’exploration des fonds marins islandais en vue d’une exploitation pétrolière offshore, confiée à des intérêts nationaux, mais aussi norvégiens et... chinois.

Bons Plans Voyage Islande

Services voyage



Forum Islande

Voir tous les messages

FILTRER LE FORUM SUR UN THÈME

Vos discussions préférées du forum Islande

Ils cherchent un compagnon de voyage

Voir toutes les annonces

Vous cherchez un compagnon de voyage pour un trek, un voyage itinérant ou un tour du monde ? Un routard pour louer avec vous une maison à l'autre bout de la terre ?

Petites annonces Islande

Voir toutes les annonces

Déposez gratuitement vos annonces concernant la vente, l'achat, l'échange ou le don de guides, cartes, sacs, objets utiles, souvenirs de voyage...

Actus Islande

Agenda Islande

Islande Les articles à lire