Culture et artisanat Guyane

Artisanat

La présence de différentes ethnies donne lieu à un artisanat très actif.

- Les Noirs-marrons, ou Bushinengés, maîtrisent le travail artistique du bois : pirogues et pagaies sculptées, peintes, gravées ou incrustées de clous ; bancs sculptés et gravés ; tambours ; peignes ; bancs pliants ; tables.

Chaque motif, abstrait, a une signification symbolique : les entrelacs, récurrents, représentent, par exemple, la symbiose entre les éléments de la nature, entre l’homme et la femme… Les femmes tissent et brodent également.

- Les Amérindiens ont besoin au quotidien d’objets de vannerie : paniers, tamis, éventails ou encore couleuvres à manioc (long tube confectionné à partir de la tige d’une plante, l’arouman, et utilisé pour filtrer le jus toxique du manioc). Ils font également des colliers en perles ou en graines de la forêt, des arcs et des flèches, des tissages, etc.

- Les femmes Hmong se distinguent dans la broderie de costumes traditionnels.

- Là où il y a orpaillage, il y a bijoux en or, bien sûr... Outre la joaillerie, on pourra aussi, plus simplement, s’offrir une pépite.

- Signalons aussi, de manière générale, le travail de bois précieux : objets, meubles...

Les différentes ethnies

L’histoire de la Guyane, ponctuée de vagues d’immigration successives (colonisation, esclavage, transportation, etc.), a fait d’elle un territoire multiethnique. Plus de 20 ethnies sont présentes sur le territoire de la Guyane, avec chacune sa culture et sa langue. Fait notable : ici, la ségrégation raciale ne semble pas avoir de prise.

La population est majoritairement installée sur le littoral.

Les Amérindiens

Ils furent les premiers occupants de la Guyane. Ils sont aujourd’hui environ 4 500, répartis en 6 groupes. Ces ethnies ont su conserver des coutumes et traditions ancestrales.

Le long du littoral, les Galibis et les Arawaks de la région de Saint-Laurent-du-Maroni, ainsi que les Palikurs des environs de Saint-Georges vivent aux côtés du reste de la population et se sont adaptés au mode de vie « occidental ».

Les autres, Émerillons, Wayanas et Wayampis vivent au sud de la Guyane. Ce sont des populations semi-nomades, qui habitent des carbets (grandes cases de bois) et cultivent des abattis, petites portions de forêt sommairement défrichées et brûlées. Ils sont aussi chasseurs et pêcheurs.

Au début des années 1970, l’accès à une zone d’environ 30 000 km², située approximativement au sud de l’axe Maripasoula-Camopi, a été  soumis à l’obtention d’une autorisation préfectorale. Le but était de préserver ces Amérindiens. Ils sont près de 10 000 à y vivre.

Mais le statut de cette « zone interdite » a été remis en cause au nom des principes d’égalité des citoyens et de libre circulation dans l’espace européen ! Cette zone a été transformée en parc national, le Parc amazonien de Guyane. Mais le sujet est sensible et contesté par des associations de défense des peuples de la forêt.

Les Bushinengés ou Noirs-marrons

Bushinengés signifie « bush negros », littéralement « nègres des bois ». Ce sont les descendants d’esclaves africains qui se sont enfuis, au XVIIIe siècle, des exploitations de Guyane hollandaise pour aller vivre dans la forêt. On les appelle Marrons car ce mot signifie « évadé ».

Même si nombre d’entre eux ont aujourd’hui gagné les villes du littoral, les Bushinengés vivent essentiellement le long du fleuve Maroni, des côtés surinamien et français, et le long du Tapanahoni, principal affluent du Maroni au Surinam. On distingue différents groupes : Djukas, Paramakas, Bonis, Alukus, Saramacas.

Parfaitement habitués à la vie en forêt, les Bushinengés sont également experts dans la navigation fluviale et le maniement des pirogues. Ils possèdent le quasi-monopole du canotage sur le Maroni. Par ailleurs, ils sont réputés pour leur travail artisanal du bois : sculpture et peinture sur bois, un artisanat qui se nourrit de leurs racines africaines, omniprésentes dans leurs traditions.

Les Créoles

Constituant le groupe culturel le plus important, les Créoles de Guyane sont issus d'un métissage entre les différentes ethnies. Alors que le terme « créole » désigne communément les personnes d’ascendance européenne (et, par extension aux esclaves, les personnes d’ascendance africaine) nées dans les anciennes colonies, en Guyane, il s’applique plus généralement aux métisses.

Les Créoles sont numériquement majoritaires (environ 40 % de la population). Ils vivent pour la plupart sur le littoral, et ils occupent souvent des postes stratégiques. Nombre de personnalités locales sont, ou étaient, créoles : Félix Éboué, Léon Gontran Damas, Gaston Monnerville ou, plus récemment, Léon Bertrand.

Les Créoles se démarquent par leur gastronomie et leur carnaval.

Le créole guyanais diffère légèrement des langues créoles parlées en Guadeloupe et en Martinique.

Les métropolitains

Les « métros », comme on les appelle, représentent à peu près 12 % de la population. Depuis les années 1960, beaucoup d’entre eux sont venus travailler temporairement au Centre spatial guyanais, ou bien se sont installés de manière définitive. Ils sont également fonctionnaires, agriculteurs ou ont créé des agences de voyages.

En complément de sa mission principale liée aux activités spatiales, le Centre national d'Études spatiales propose des actions d'aide au développement économique. La Mission Guyane du CNES accompagne des projets devant contribuer au développement économique du territoire.

Les Hmong

Chose surprenante, il existe une communauté hmong en Guyane ! Ils ont fui la répression dont ils ont été victimes à la fin de la guerre d’Indochine. À partir de 1976, 500 de ces réfugiés laotiens ont été invités, à la faveur d’un programme de peuplement du département, à s’installer dans le village de Cacao (commune de Roura), à une centaine de kilomètres de Cayenne).

Ils se sont rapidement adaptés à l’environnement naturel, peu différent de leur environnement d'origine. La plupart sont aujourd'hui agriculteurs. Ils ont développé des cultures maraîchères productives, dont ils vendent le produit trois fois par semaine au marché de Cayenne.

Aujourd’hui, Cacao compte un millier d’habitants, et son marché du dimanche attire de nombreux Cayennais qui viennent y passer le week-end. Il existe également une communauté hmong à Javouhey.

Les autres populations

Pour compléter ce patchwork ethnique, il faut mentionner les immigrés des pays voisins, Surinam et Brésil. Les Brésiliens sont arrivés dans les années 1960 des États voisins de l’Amapá et du Pará.

On rencontre aussi des Asiatiques (Chinois, Vietnamiens, Hindous), des Haïtiens, des Libanais, et bien sûr des métropolitains, dont la présence s'est renforcée depuis la départementalisation et l’installation du Centre spatial guyanais.

Musique et danse

Parmi les musiques traditionnelles de Guyane, notons celle des Amérindiens : les Wayampis notamment, les jours de fête, tirent un son rauque et répétitif d’un long tube de bambou, appelé clarinette tule, dans lequel ils soufflent. Ils dansent en ligne, avançant lentement en frappant le sol d’un talon, puis de l’autre... Le contraste avec les danses créoles est flagrant : le kassé-kô, sur le rythme endiablé des tambours éponymes, est perpétué notamment grâce au carnaval.

Aujourd’hui en Guyane, on écoute et danse beaucoup sur les musiques caribéennes : zouk, biguine, salsa, reggae...

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