Culture Espagne

Architecture espagnole

L'architecture romane

Des éléments wisigoths typiques, comme les fenêtres en forme de serrure, se transmettent au préroman, qui s'épanouit à partir du IXe siècle, notamment dans le petit royaume des Asturies.

Compostelle prend ensuite de l’importance, et la Galice, comme ses voisines, s’ouvre aux influences européennes, notamment françaises. Le style roman s’impose peu à peu au gré des pérégrinations des pèlerins.

L'époque maure

cordoue mosquee Mosquée de Cordoue © Fred - Adobe Stock

À Cordoue, plus grande cité d'Europe occidentale au Xe siècle, une réalisation incarne le développement et la puissance rayonnante du califat d'Al-Andalus : la grande mosquée (Mezquita), la plus vaste du monde après celle du Caire. Ses 800 colonnes forment une merveilleuse et sublime forêt aux arcades. Dans ce monde qui prend le meilleur des autres cultures, les artisans de toutes les minorités participent à la construction. Ce sont ainsi des Byzantins qui réalisent l'exceptionnelle mosaïque or et bleu cobalt du grand mihrab.

Le mudéjar

Désunis, les royaumes musulmans succombent peu à peu à la Reconquista espagnole, entre le XIe siècle et le milieu du XIIIe siècle. . Les rois chrétiens ne se montrent pas forcément hostiles au monde qu’ils découvrent et créent sans le vouloir un nouveau style architectural, le mudéjar.

Les Rois Catholiques raffolaient du raffinement dont bénéficiaient les califes et sultans, et souhaitaient avoir le même décor pour leurs propres palais.
Au siècle suivant (1362), Pierre Ier le Cruel ordonne à Séville la construction du palais de l’Alcázar, dans un style directement inspiré de l’ornementation maure : arabesques, voûtes en stalactites, arcs en fer à cheval, faïences, broderies de pierre et de stucs, plafonds à caissons marquetés. Le mudéjar, mêlant au gothique occidental le savoir-faire des artisans de Grenade, atteint son apothéose.

Reconquête par la pierre

La Reconquista achevée marque le début d'une période toute de gloire, tournée vers la soumission des Amériques et le triomphe sans partage du catholicisme d'État. Églises, chapelles et monastères de style gothique (bientôt flamboyant et plus souvent isabellin, du nom de la reine Isabelle la Catholique) se multiplient, souvent en lieu et place des anciennes mosquées.

La taille dit tout : la cathédrale de Séville, dominée par la tour de la Giralda (ex-minaret...) est alors la plus grande du monde !
À Cordoue, la grande Mezquita aux 800 colonnes menace d’être rasée. La municipalité s’y oppose, mais ne peut empêcher l’Église d’éventrer l’édifice et de faire élever, en son centre, une anachronique et colossale cathédrale.

Le plateresque

Le XVIe siècle subit tardivement l'influence de la Renaissance italienne, mais elle ne s'épanouit pas en Espagne aussi aisément que dans le reste de l'Europe. C'est ainsi un style remodelé qui voit le jour : le plateresque – son nom vient de la manière dont on ciselait l'argent (plata), très minutieusement, comme le faisaient les orfèvres. Le souci du détail et la richesse ornementale qui le caractérisent le rendent parfois lourd à digérer.

Les portes et les fenêtres des églises sont le théâtre majeur de son expression. Diego de Siloé, l'architecte de Burgos, en est l'un des représentants les plus fameux. Les éléments principaux du plateresque sont décoratifs et non structurels : colonnes en forme de candélabres ornementées de motifs en arabesques et surmontées de chapiteaux corinthiens, intégration de motifs floraux et de sculptures, usage ornemental de blasons héraldiques et d’enroulements, influences mudéjares et gothiques persistantes. On utilise aussi les azulejos, ces fameux carreaux de faïence peints, souvent en bleu.

Dans la 2de moitié du XVIe siècle, on assiste à un retour à une certaine austérité, sous la conduite de l'architecte Juan de Herrera, proche de Charles Quint. Dans ce style herreriano, les volumes se font immenses, les plans rigoristes, les lignes droites ; l'ornementation est réduite à sa plus simple expression.

La réaction churrigueresque

Au début du XVIIe siècle, le herreriano a vécu. Les Espagnols, aux goûts foncièrement exubérants, s’accommodent mal des architectures ternes. Le règne du baroque, venu d’Italie, s’affirme. D’abord plutôt sages, les façades et les autels explosent au XVIIIe siècle en formes rococo, sous l’égide de José Benito Churriguera (1665-1725). On parle ainsi de style churrigueresque.

Stucs et sculptures polychromes, angelots potelés et dorés, guirlandes, moulures végétales et balustrades entrent en fanfare dans les églises. Il s’agissait à l’époque d’en mettre plein la vue aux fidèles dans le but de faire revenir dans les églises ceux qui auraient pu être tentés par le protestantisme.

Salamanque est sans conteste la ville d’Espagne la plus riche en monuments churrigueresques, avec sa plaza Mayor réputée comme étant l’une des plus belles du pays.
Le churrigueresque s’est aussi particulièrement bien exporté dans les colonies américaines, surtout au Mexique.

Le modernisme

Au XIXe siècle finissant et à l’aube du XXe siècle, le style néoclassique n’a guère laissé de chefs-d’œuvre en Espagne, mais c’est probablement en Andalousie qu’on en trouve le plus de déclinaisons, en néomudéjar, néogothique ou néobaroque, essentiellement sur des bâtiments d’intérêt public : poste, arènes, etc.
Citons la plaza de España à Séville, chef-d'œuvre d’architecture regionalista, où se conjuguent plusieurs styles typiquement andalous.

Pendant ce temps, l’architecture catalane s’éveille sur une nouvelle période faste : celle du modernisme, cousin de l’Art nouveau.

Flamenco

flamenco Flamenco © Demian - Adobe Stock

Vers la fin des années 1980, le flamenco s'est mis à résonner partout.
Ce sont les gitans andalous qui ont créé le genre musical flamenco. C'est en Andalousie se sont installés les gitans qui ont le plus voyagé ; et, durant leur périple, ce peuple puisa dans tous les chants sacrés ou populaires qu'il put entendre et les chanta à son tour pour supporter sa peine.
C’est donc en Andalousie qu’est né le flamenco. Dès le début du XIXe siècle, il apparut dans les tavernes. Ce chant libre était la fierté, l'expression des pauvres. Une langue à part entière.

Lentement, le flamenco gagna ses lettres de noblesse et imposa sa violence triste, son ardente mélancolie.
La réhabilitation et, en quelque sorte, la popularisation passèrent par le biais des élites en pleine ferveur romantique, qui trouvèrent dans ce chant une mélancolie, un spleen opportun.

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