Carte d'identité Égypte

- Superficie : 1 001 449 km² (le territoire est composé à 97 % de désert !).
- Population : 95 millions d’habitants (estimation 2017).
- Densité : 102 hab./km² (le territoire est composé à 97 % de désert !).
- Capitale : Le Caire (plus de 20 millions d’habitants).
- Langue : l'arabe.
- Monnaie : livre égyptienne.
- Régime politique : présidentiel.
- Chef de l’État : Abdel Fattah al-Sissi (depuis mai 2014 ; réélu en mars 2018).
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,69. Rang mondial : 115 sur 189 pays.
- Revenu mensuel minimum : environ 1 200 LE (60 €).
- Sites classés au Patrimoine de l’Unesco : le Caire islamique, Memphis et la région des pyramides de Guizèh à Dahchour, la vallée des Baleines (Wadi al Hitan), Thèbes antique et sa nécropole, les monuments de Nubie d'Abou Simbel à Philae, et la zone de Sainte-Catherine.

Économie

Avec 14,1 millions de visiteurs en 2010, le tourisme représentait 15 % du PIB. En 2011, le secteur a chuté, entraînant des dizaines de milliers de licenciements économiques, et des répercussions sur tous les emplois induits (construction, matériaux, entretien des bateaux de croisière, agences prestataires...), situation qui n’a cessé d’empirer les années suivantes. Cependant, à partir de 2017, la reprise s’est amorcée, et 2018 a clairement confirmé cette tendance, particulièrement auprès des touristes européens dont le nombre est en hausse de 81 %.

L’Égypte a aussi attiré une clientèle chinoise, surtout dans la vallée du Nil. Mais les acteurs touristiques aussi conscients de la fragilité de cette reprise liée à la stabilité sécuritaire.

Viennent ensuite les transferts des Égyptiens émigrés, les droits de passage du canal de Suez et les ressources énergétiques.

Et enfin, la précieuse aide américaine a repris en 2018 avec 195 millions de dollars d’aide militaire alloués. Washington considère toujours Le Caire comme un allié stratégique.

La croissance atteint 5 %. Mais ces bons résultats sont à relativiser car le pays connaît, depuis la dévaluation de 2016, une inflation record de près de 21 % en 2018.

L'agriculture

L'agriculture est un des piliers de l'économie égyptienne, puisque 30 % de la population travaille dans ce secteur, qui représente 15 % du PIB. On cultive principalement le coton, le blé, le maïs, les fruits et légumes. De gros investissements sont planifiés pour introduire plus de mécanisation dans le cadre d’un développement durable et augmenter la surface des terres cultivables en gagnant sur le désert. Ces programmes suffiront-ils pour enrayer l’exode rural et pour redonner aux paysans quelques perspectives dans ce secteur structurellement en crise : faible productivité, revenus médiocres, érosion des sols, manque de terres ?
Aujourd’hui, les spécialistes soulignent que l’Égypte a certes développé son agriculture mais n’a pas mis en place de politique alimentaire prenant en compte son explosion démographique.
Le pays souffre du prix des denrées de base sur le marché international. L’Égypte importe 50 % du blé consommé et la dévaluation de la livre augmente considérablement la facture. La malnutrition augmente. Le problème du pain est crucial et hautement symbolique.
Le pays fait face à une crise de l’eau. Les pays du bassin du Nil font pression pour réduire la quote-part de l’Égypte, l’Éthiopie a mis en eau son barrage de la Renaissance, la population égyptienne ne cesse de croître et le gaspillage reste colossal, même si l’Égypte a notamment décidé de limiter les cultures de riz, non adaptées au climat. Sans compter les terres cultivables qui s’urbanisent.

État des lieux

Si la révolution a brutalement freiné les investissements étrangers, qui ont chuté de... 92 % entre 2010 et 2013, aujourd’hui, ils reviennent peu à peu, encouragés par l’État. Mais les défis restent gigantesques : la dévaluation de la livre égyptienne et son impact sur les importations a accentué le déficit de la balance commerciale ; une bureaucratie lourde ; une croissance démographique toujours trop forte ; une population à l’étroit sur un territoire viable réduit ; des investissements encore faibles, compte tenu du retard de l’Égypte en termes d’équipements, de productivité et d’infrastructures ; un manque de compétitivité sur le plan international, une inflation trop élevée, une corruption endémique, les conflits régionaux et les exigences du Fonds monétaire international.

Une croissance à 2 vitesses

Au bas de l'échelle sociale, on continue à utiliser le système des cartes d'approvisionnement dans les magasins d'État subventionnés. Quant aux soins médicaux, ils sont toujours réglés selon le revenu des malades.

Ces inégalités flagrantes ont favorisé le développement des organisations religieuses, comme les Frères musulmans.

Plus que jamais, le pays fonctionne à 2 vitesses. Une caste de parvenus accapare les richesses nées des politiques de libéralisation, quand la majorité de la population voit sa situation économique stagner, voire se détériorer. Ainsi, par-delà les aspirations politiques, les revendications sociales ont été au cœur de la révolution de janvier-février 2011.

Un pays de 100 millions d’habitants

Tout semble être en chantier en Égypte. Les infrastructures routières, les immeubles qui ne cessent de se construire, la banlieue tout autour du Caire qui grignote chaque jour un peu plus de désert et bientôt la capitale administrative qui devrait commencer à fonctionner d’ici 2025.
Une vingtaine de nouvelles villes sont en cours de construction, plusieurs millions d’habitants y sont attendus, elles intégreraient même une dimension environnementale.

Droits de l'homme

Sans réelle opposition – démembrée, en prison, ou muselée –, sans presse indépendante, sans possibilité de critique sur Internet – sous contrôle strict du gouvernement –, rien d’étonnant à ce qu’Al-Sissi ait été réélu pour un 2d mandat à la tête du pays fin mars 2018. Les 97 % des voix obtenus par le raïs n’ont pas inquiété les nombreux États occidentaux. Avec leur bénédiction, le président égyptien aura achevé en quelques années d’enterrer la révolution qui avait conduit au départ de Moubarak, puis à la naissance et à la mort d’un gouvernement islamiste.

Sans personne pour contester le pouvoir, conquis lors de son coup d’État en 2013, il s’est employé à déconstruire toute idée de démocratie, usant jusqu’à la corde l’argumentaire de la lutte antiterroriste pour enfermer les défenseurs des droits humains, les intellectuels et chercheurs, les activistes de tous bords. La répression touche tous ceux qui émettent un avis critique. Les homosexuels faisant aussi partie des catégories « dangereuses ».
Aidé par des technologies de pointe en matière de surveillance et de matériel répressif, Al-Sissi s’est débarrassé de toute voix dissidente. Arrestations en masse, banalisation de la peine de mort, étouffement de toutes les libertés : le régime du « type fantastique » – selon l’expression de Donald Trump – n’a rien à envier à celui tant décrié d’Hosni Moubarak, à la veille des révolutions arabes.
En avril 2019, il a fait modifier la Constitution, qui lui permet désormais de se représenter jusqu’en 2030. Il a ensuite procédé à un remaniement sécuritaire, en nommant des très proches aux postes stratégiques.

Particulièrement visés, les radicaux islamiques ou désignés comme tels, dont les Frères musulmans. Plusieurs milliers d’entre eux sont toujours derrière les barreaux et plusieurs centaines ont été condamnés à mort.

Mais la répression et la consolidation du pouvoir d’Al-Sissi n’ont en rien éteint la menace terroriste. Dans le Sinaï, l’organisation État islamique semble s’être solidement ancrée et des centaines de policiers et militaires ont été tués dans des attaques et attentats-suicides. Pire, selon les ONG, les bavures impunies de l’armée atteignent un tel niveau qu’elles constituent à coup sûr un terreau pour la naissance de nouveaux djihadistes.

Enfin, les tensions interreligieuses ont repris de plus belle, et les coptes égyptiens sont de nouveau la cible directe des intégristes islamistes. Selon Amnesty International, le gouvernement lui-même a d’ailleurs continué d’imposer des restrictions aux minorités religieuses, et poursuivi des personnes pour avoir diffamé la religion.

Les femmes sont toujours très discriminées en Égypte, où la pratique des mutilations génitales féminines est répandue.

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