Carte d'identité Écosse

- Statut : l'Écosse est une nation constitutive du Royaume-Uni, avec l'Angleterre, le pays de Galles et l'Irlande du Nord.
- Superficie : 78 772 km².
- Population : 5 440 000 habitants (soit 8 % de la population du Royaume-Uni).
- Capitale : Édimbourg.
- Monnaie : la livre écossaise.
- Régime politique : démocratie parlementaire.
- Nature de l’État : Monarchie constitutionnelle. Parlement autonome écossais depuis 1999.
- Chef de l’État : la reine Élisabeth II (pour le Royaume-Uni ; depuis 1952).
- Chef du gouvernement : Boris Johnson (Parti conservateur ; depuis juillet 2019).
- Premier Ministre d'Écosse : Nicola Sturgeon (depuis novembre 2014).

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : l'île de Saint Kilda (1986) au large de Lewis et Harris, la vieille ville et la nouvelle ville d'Édimbourg (1995), le cœur néolithique des Orcades (1999), la cité ouvrière de New Lanark (2001), le mur d'Hadrien (2008), bâti par l'empereur du même nom pour tenir les Barbares en respect, un classement à l'échelle du continent dans le cadre des « frontières de l'Empire romain », et le pont du Forth (2015), près d’Édimbourg, à l’architecture unique au monde.

Économie

Comparable en valeur à celui du Portugal, le PIB écossais s’appuie notamment sur l’exploitation des ressources naturelles. D’un côté, la pêche, l’aquaculture et une agriculture fondée sur l’élevage et ses débouchés ; de l’autre, le pétrole, qui a pris le relais de l’activité minière, moteur de la grande révolution industrielle écossaise.
Mais c’est, de loin, le secteur des services qui domine (76 % du PIB), incluant le tourisme, à l’impact économique significatif (5 % du PIB et 1 emploi sur 12).

Pas de souci d’emploi ici ! En 2019, l’Écosse comptabilisait seulement 3,3 % de chômeurs, un chiffre meilleur qu’au niveau national. Témoin de cette bonne santé du marché de l’emploi, le nombre de demandes de main-d’œuvre affichées sur les vitrines des magasins et restos. Pas étonnant non plus de croiser des serveuses et serveurs venant des pays de l’Est, compensant le manque de main-d’œuvre locale.

La croissance, établie à 1,4 % en 2018 devait atteindre 1,2 % en 2019 (hors secteur pétrolier).

Mais tout dépendra bien sûr des discussions en cours sur le Brexit (les Écossais, eux, sont pro-européens).

Une industrie dépendante du pétrole

Face au déclin de l’industrie lourde, la découverte des gisements de pétrole de la mer du Nord, considérés comme les plus importants d'Europe, a relancé le secteur industriel, avec 42 milliards de barils extraits depuis les années 1970. Et les retombées économiques du boom pétrolier ont été nombreuses (construction de plates-formes de forage et raffineries, mais aussi transports, commerce...) jusqu’à ce que l’effondrement des cours du brut vienne perturber la donne, le baril perdant plus de la moitié de sa valeur entre 2014 et 2016. Conséquence immédiate, 10 000 emplois détruits dans la région d’Aberdeen.

Parmi les autres secteurs industriels importants, mentionnons l’électronique et les nouvelles technologies de la communication (on parle même de Silicon Glen, entre Glasgow et Édimbourg). Quant à l’industrie financière, jadis florissante, elle a été balayée par la crise de 2008, et pour cause, elle en était à l’origine !
Principale banque écossaise, la Royal Bank of Scotland croulait sous les actifs toxiques.

Laine, saumon et whisky

La relative pauvreté des terres a toujours constitué une entrave, que seul combat un drainage fastidieux des sols tourbeux. L’élevage d’ovins a donc constitué la source de revenus la plus attractive pour les propriétaires terriens, qui n’ont pas hésité au XVIIIe siècle à chasser les fermiers pour les remplacer par des millions de moutons. C’est le tragique épisode des clearances qui ont désertifié les Highlands et contraint nombre d'habitants à s'exiler vers le Nouveau Monde et les antipodes.
Les filatures des vallées de la Clyde et de la Tweed ont constitué, dès le début du XIXe siècle, le creuset de l’industrialisation écossaise. Aujourd’hui, le textile, concurrencé par les coûts bas du reste du monde, n’est plus que l’ombre de lui-même. On ne produit désormais plus guère que tartans (à échelle industrielle), lainages artisanaux, et autre célèbre tweed.

Activité traditionnelle de l’Écosse, la pêche à bord de petits chalutiers subit la concurrence des navires-usines des autres nations européennes. Pourtant, des villes entières ont prospéré, dans le Nord, voilà plus d'un siècle, grâce à la manne des silver darlings, les harengs que l’on fumait et conditionnait en tonneaux.
Aujourd’hui, le secteur est surtout porté par l’élevage industriel du saumon, de la truite et des crustacés dans les fjords et lochs. Soutenues par les subventions européennes, les « fermes marines » ont fleuri et exportent avec succès. Mais le saumon d’Écosse n’est pas plus une référence de qualité que celui de Norvège.

Le whisky, source importante de taxes pour le gouvernement, représente environ 4,7 milliards de livres d’exportations par an !

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