Carte d'identité Cuba

- Superficie : 110 860 km².
- Population : 11,147 millions d'habitants (estimation 2017).
- Densité : 101,4 hab/km².
- Capitale : La Havane.
- Langue officielle : l'espagnol.
- Monnaie : il y en a 2.

  • La moneda nacional, le peso cubano (CUP), principalement réservé aux Cubains et ne sert qu’aux petits achats.
  • Pour les touristes, la majorité des produits et services se paient en pesos convertibles (CUC).

- Régime politique : république socialiste (parti communiste unique).
- Chef d'État : Miguel Diaz-Canel « élu » en 2018.
- Moyenne d'âge de la population : 41 ans.
- Espérance de vie : environ 81 ans pour les femmes et 76 ans pour les hommes.
- Emplois/secteurs : agriculture 3,9 %, industrie 21,5 %, services 74 % (2017).
- Religions : catholicisme (60 %), santería (religion afro-cubaine, 10 %), protestantisme (5 %), judaïsme. Un quart des Cubains est athée ou agnostique.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la vieille ville de La Havane et son système de fortifications (1982) ; Trinidad et la vallée de los Ingenios (1988) ; le château de San Pedro de la Roca (castillo del Morro) à Santiago de Cuba (1997) ; le parc national Desembarco del Granma (1999) ; la vallée de Viñales (1999) ; le paysage archéologique des premières plantations de café du sud-est de Cuba (2000) ; le parc national Alejandro de Humboldt (2001) ; le centre historique urbain de Cienfuegos (2005) ; le centre historique de Camagüey (2008).
Le style de musique et de danse tumba francesa de Santiago et la rumba ont été inscrits par l’Unesco au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Trinidad= © kovgabor79 - Adobe Stock - Trinidad

Économie

Bien que d’importants investissements étrangers ainsi que des entreprises privées voient le jour, l’économie de Cuba fait toujours l’objet d’une planification centrale, entièrement contrôlée par l’État. Les moyens de production sont détenus et gérés par le gouvernement, et la grande majorité de la population active est toujours employée par le gouvernement.

L’embargo américain n'arrange rien, mais c’est surtout la complexité, la lourdeur et l’inefficacité du système qui paralysent la vie économique. Le dirigisme d’une économie étatique en plein échec. Depuis sa prise de pouvoir, Raúl Castro tente de timides ouvertures et fait de l’efficacité l’un des thèmes récurrents de ses discours.
Pour sortir de l’ornière, dès le début des années 1990, le tourisme devient une « priorité nationale ». Il représente d’ailleurs aujourd’hui plus de la moitié des ressources en devises du pays, loin devant les matières premières et le tabac.

Or, des devises, le pays en a absolument besoin pour maintenir le système la tête hors de l’eau et acheter du pétrole, même si le brut extrait du sol cubain couvre pratiquement 40 % de la consommation nationale. Cuba dépend encore du pétrole du Venezuela, mais ne le règle pas vraiment en devises. La facture pétrolière est payée par un échange de services, comme à la période soviétique : pétrole contre travail.

Le tourisme

L’État mise sur le tourisme de masse pour rétablir la balance commerciale, tourisme largement cantonné tout d’abord à la presqu’île de Varadero.

Mais depuis 2014, avec l’assouplissement de la législation sur les casas particulares et des paladares-restaurants, on change de braquet. Grâce à cette vraie ouverture économique, le marché touristique explose littéralement.
Obama avait ouvert le robinet des visas accordés à ses concitoyens pour des voyages « culturels ». Or l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis en 2017 a fait surgir de sombres nuages au-dessus de ce « tourisme facile ». En novembre 2017, le secrétaire d’État américain remet en cause cette politique d’ouverture en fustigeant la mainmise de l’armée sur les principales sociétés touristiques d’État.

Le développement du tourisme de masse fait clairement apparaître une économie à 2 vitesses.

Le sucre, le nickel et les agrumes

À Cuba, 50 % des terres sont improductives et 80 % des denrées sont importées. Encore un symbole de l’échec de la révolution castriste. Pourtant, l’île possède un lien profond et historique avec la canne à sucre. Le sucre, à Cuba - longtemps 1er producteur mondial -, est l'un des piliers de l'économie.

Quand les Soviétiques cessèrent de soutenir artificiellement les cours du sucre en 1989, l’économie cubaine s’est effondrée.

Signe des temps, les centrales sucrières non rentables ont été fermées, et les terres affectées à d’autres cultures, vivrières en particulier. Actuellement, les campagnes sucrières n’atteignent pas 2 millions de tonnes. Cela dit, le pays a tout de même relancé la production sucrière suite à la remontée des cours... À suivre, donc.

Cuba possède par ailleurs les 2es réserves mondiales de nickel et se place au 5e rang comme producteur. Cela dit, le pays est à la merci du cours du nickel, qui a chuté en 2015.
Il est aussi 3e exportateur mondial d’agrumes avec 1 million de tonnes par an.

Implantations étrangères

Malgré le blocus (toujours pas levé), environ 300 entreprises étrangères sont implantées à Cuba, avec des capitaux provenant d’une quarantaine de pays. L’Europe demeure un important partenaire commercial de Cuba, mais la Chine et le Venezuela restent des partenaires économiques vitaux de Cuba, notamment pour l’approvisionnement en pétrole.

L’isolement de Cuba semble appartenir au passé et le pouvoir cubain, avec la crise que connaît le Venezuela, cherche de nouveaux partenaires.

Droits de l'homme

Miguel Díaz-Canel... Peu de gens connaissent le nom de cet ingénieur de formation, apparatchik du Parti communiste cubain depuis des années. Il a pourtant pris récemment la suite de Raúl Castro à la tête du pays, après un simulacre d’élections législatives visant à le propulser comme unique successeur.

Pour la 1re fois depuis près de 50 ans, l’île de Cuba n’est plus dirigée par un Castro, mais cela ne devrait pas pour autant modifier les grandes lignes de la politique cubaine. Si les quelques accrocs libéraux au régime castriste – grâce au rapprochement américano-cubain initié par Obama, mais aujourd’hui menacé par Trump – ont permis de libérer quelque peu l’économie du pays et de faire entrer des devises étrangères, les libertés publiques demeurent étroitement sous contrôle. Des personnes sont toujours placées en détention, le plus souvent à titre « préventif », de manière à faire taire les critiques.
Même si ces procédures ont fortement diminué entre 2016 et 2017 (5155, contre 9940), elles constituent néanmoins toujours un frein aux libertés d’expression et de manifestation.
Des « actes de répudiation » (manifestations de rue « spontanées ») sont par ailleurs toujours organisés devant les domiciles des opposants, par des membres du parti et des agents de sécurité.
La société cubaine est toujours quadrillée par des auxiliaires du Parti, organisés au sein des comités de défense de la révolution), qui ont entre autres missions celle d’exercer une surveillance politique dans leur quartier. Si les longues périodes de détention de dissidents semblent aujourd’hui en passe d’être révolues, certains procès retentissants ont pourtant toujours lieu.
L’expansion de l’usage d’Internet s’est accompagnée d’un accroissement de la censure sur ce nouveau média, avec le blocage de dizaines de sites critiques à l’égard du gouvernement.
Enfin, Amnesty International dénonce l’utilisation du chantage à l’emploi comme moyen de pression pour étouffer toute critique.

D’autre part, rappelons que la prison de Guantánamo (sur le sol cubain mais propriété des USA) est toujours ouverte et active. Les promesses de Barack Obama n’auront pas été tenues. Ce lieu de détention, où sont encore incarcérés 41 prisonniers, fonctionne encore en dehors de tout respect des règles internationales. Les Américains jouent sur le fait que Guantánamo n’est pas sur le sol des USA et qu’ils n’ont donc aucun devoir d’y respecter leur propre droit, ni même le droit international.

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