Carte d'identité Chine

- Superficie : 9 596 961 km² (17,5 fois la taille de la France).
- Population (2018) : 1,4 milliard d'habitants (plus de 20 fois la population de la France) (estimation 2014).
- Capitale : Beijing (Pékin).
- Chef de l’État : Xi Jinping (depuis mars 2013).
- Premier ministre : Li Keqiang (depuis mars 2013).
- Langue : mandarin (putonghua, langue commune officielle), huit dialectes principaux avec leurs variantes.
- Ethnies : 56, chacune avec sa langue. Han (92 %), Zhuang, Hui, Uygur, Miao, Yi, Tibétains, Ouïgours...
- Monnaie : le yuan.
- Espérance de vie moyenne : 74 ans pour les hommes, 76 ans pour les femmes.
- Analphabétisme : 5 %.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Grotte de Mogao (1987) ; Grande Muraille (1987) ; mausolée du premier empereur Qin (1987) ; palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang (1987, 2004) ; mont Huangshan (montagne Jaune ; 1990) ; région d'intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou (1992) ; région d’intérêt panoramique et historique de Huanglong (1992) ; résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde (1994) ; paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du Grand Bouddha de Leshan (1996) ; neuf jardins classiques de Suzhou, celui de Tongli compris (1997, 2000) ; le lac de l'Ouest à Hangzhou (2011) ; vieille ville de Lijiang (1997) ; vieille ville de Pingyao (1997) ; palais d'Été, Jardin impérial de Beijing (1998) ; temple du Ciel, autel sacrificiel impérial à Beijing (1998) ; sculptures rupestres de Dazu (1999) ; système d'irrigation de Dujiangyan (2000) ; tombes impériales des dynasties Ming et Qing (2000, 2003, 2004 - uniquement à Beijing) ; grottes de Yungang (2001) ; aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan (2003) ; sanctuaires du grand panda du Sichuan (2006) ; Shilin, la forêt de pierres (2007) ; l'opéra Kunqu et Wuxi à Zhouzhuang (2008) ; Mont Wutai (Wutaishan ; 2009) ; le paysage culturel des rizières en terrasses des Hani de Honghe (2013).

Économie

Le Petit Timonier, Deng Xiaoping, orchestre un passage en douceur d'une économie collectiviste à un système plus libéral, appelé « économie socialiste de marché ». Le programme dit « des Quatre Modernisations » (agriculture, industrie, sciences et techniques, défense) met la Chine sur les rails de la mondialisation, en s’ouvrant aux capitaux étrangers et en permettant l’enrichissement personnel.

En 20 ans, de 1985 à 2005, l'économie socialiste bascule dans le capitalisme. La libéralisation de l’économie collectiviste et du capitalisme privé donne naissance à un système hybride : le capitalisme d’État.
Le PIB par habitant quintuple, tandis que les entreprises étrangères sont encouragées à investir en masse dans le pays. Depuis, partout s’activent grues et camions, le pays se transforme en vaste chantier.

Avec l’ouverture, la Chine a joué sur son atout principal : l’abondance de main-d’œuvre. Elle vend sa force de travail tout en opérant un transfert technologique qui doit lui permettre, à terme, de s’affranchir de la matière grise étrangère.
Autorisée à entrer dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, après une longue négociation avec les Occidentaux, elle a même accepté d’abaisser progressivement ses barrières douanières : c’est la mort programmée de l’économie socialiste et l’avènement d’une économie libérale. Un comble !

Puisque son modèle repose désormais sur les échanges internationaux, la Chine se lance au mitan des années 2010 dans un projet pharaonique de développement d’infrastructures, les nouvelles routes de la Soie, visant tout à la fois à sécuriser ses routes commerciales et à connecter l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

La 2e économie mondiale

La Chine continue de battre ses propres records, si bien qu’elle est désormais la 2e économie mondiale, même si sur en termes de PIB par habitant, elle reste loin derrière les pays dits « riches ». Pays agricole, c’est le 1er producteur mondial de viande porcine, d’ovins, de caprins, de blé, de riz, de thé, de céréales, de fruits et de légumes et de coton, le 2e producteur de maïs, de caoutchouc, de laine...
Le pays consomme 20 % de la production alimentaire mondiale mais ne dispose que de 9 % des terres arables. D’où la nécessité pour la Chine d’investir à l’international en louant des terres agricoles en Argentine ou en Ukraine.

La Chine est aussi une grande puissance minière : premier producteur mondial de charbon, de fer, d’étain, d’aluminium, de zinc... exploités dans des conditions effroyables.

Elle est aussi le 4e producteur de pétrole.

Depuis une dizaine d’années, les investissements chinois en termes de capitaux se font tous azimuts à commencer par l’Afrique subsaharienne (et tout particulièrement le Nigeria et l’Éthiopie) devant l’Asie occidentale.

L’usine et le chantier du monde

- La Chine est un des plus grands chantiers de construction du monde : sur les 10 plus grandes fortunes de Chine, 8 sont des P.-D.G. de sociétés immobilières.

- La Chine est l’atelier du monde : compte tenu de sa main-d’œuvre encore bon marché et de plus en plus qualifiée grâce aux transferts de technologies opérés au fil du temps, elle est devenue le 2e producteur mondial de voitures. Le « made in China » est désormais un label universel. Tout peut être fabriqué en Chine et vendu sur le marché intérieur chinois mais bien plus sur les marchés européen et américain.

- La Chine se classe au 3e rang mondial pour le commerce maritime.

- La Chine est une puissance financière : elle possède la plus grande réserve de devises au monde.

Une situation fragile

Depuis l’instauration de l’économie socialiste de marché, le pays s’est modernisé et enrichi, à défaut de se démocratiser. Cependant, le développement rapide s’est accompagné de nouveaux problèmes. Depuis quelques années, la croissance est en baisse, et stagne officiellement aux alentours de 7 %. Elle ne suffit pas à absorber les nouveaux venus sur le marché du travail et les millions de licenciés des entreprises d’État. Un des effets les plus inquiétants est l’accroissement des inégalités entre les régions pauvres de l’intérieur et les régions riches de la côte, dopées par les investissements étrangers.

La Chine reste donc un pays très riche et très pauvre à la fois. Entre les villes raccordées à Internet et les campagnes sans eau courante, il y a un fossé immense.

Une mutation forcée

Par ailleurs, après des années d’expansion spectaculaire, léconomie chinoise se voit désormais contrainte de changer de modèle.

Du fait de l’augmentation régulière des salaires, de la multiplication des mouvements sociaux, du ralentissement de l’économie mondiale, moins demandeuse en produits chinois, ou encore de la voracité environnementale de son modèle industriel mortifère à moyen terme, la Chine ne peut plus continuer d’être l’usine du monde.

Pour assurer une « modeste prospérité » (c’est le terme officiel...) à sa population, la Chine doit opérer une mutation d’une économie d’export vers le développement d’un marché intérieur. Il lui faut pour cela réduire les surcapacités de son industrie lourde désormais de moins en moins rentable, réformer son système financier pour réorienter les investissements vers l’innovation, développer la consommation intérieure, contrôler un boom immobilier qui s’est transformé en bulle et intégrer dans son modèle les problématiques environnementales.

Première alerte en 2015, avec la chute spectaculaire de la Bourse de Shanghai.

Sur le plan international aussi, la situation se tend, les États-Unis version Donald Trump contraignant l’empire du Milieu à s’engager dans une violente guerre commerciale, à coups de taxes sur de nombreux produits.

Droits de l'homme

C’était l’une des dernières garanties constitutionnelles contre l’attribution d’un trop grand pouvoir à un dirigeant, et Xi Jinping l’a fait sauter. La limite des 2 mandats consécutifs à la tête du Parti communiste chinois a été levée, et celui qui est appelé le « noyau du parti » peut envisager un pouvoir à durée illimitée. Le « nouveau timonier » de la Chine s’est entouré de proches, et utilise la lutte anticorruption pour se débarasser de toute opposition interne au sein du parti.

Mais la répression ne vise naturellement pas seulement l’opposition interne. Les procès pour corruption visant « les mouches et les tigres » – selon les mots de Xi Jinping – se sont multipliés ces dernières années. Le contrôle de l’État sur l’ensemble de la société est total. Un vaste système de croisement de données permet en effet aux citoyens d’être notés en fonction de leurs activités sociales, économiques, sportives, etc. Une évaluation qui leur permet d’obtenir – ou de se voir refuser – des droits, comme celui de voyager.
Aidé par les grands du Web, comme Google, qui développent des outils spécifiques d’espionnage de la population, l’État contrôle toutes les messageries et les recherches, et peut avoir accès à toutes les données personnelles des clients Apple ou Amazon, qui ont accepté ces conditions.

Malgré cette répression omniprésente, les conflits sociaux se multiplient.

Les ONG de défense des Droits de l’homme dénoncent la mise en place dans le pays de « camps de déradicalisation », dans lesquels seraient détenus près d’un million d’Ouïghours. La situation au Xinjiang n’est pas sans rappeler celle qui prévaut au Tibet, où la politique d’acculturation menée par Pékin se poursuit inexorablement.

Enfin, la peine de mort demeure massivement appliquée.

Droits des femmes

Les inégalités continuent de toucher les femmes, en dépit des discours théoriques issus du Petit Livre rouge. L’image négative des femmes célibataires, péjorativement appelées « leftover women » (« les femmes qu’il reste »), est par exemple à l’origine de fortes discriminations.

Régions administratives spéciales et zones franches

À Hong Kong, Pékin semble de plus en plus vouloir montrer son emprise, 20 ans après la rétrocession de la région administrative spéciale. Les ingérences du pouvoir central se multiplient, repoussant de plus en plus le principe d’« un pays deux systèmes » promis au moment de la rétrocession.

Dans les zones économiques spéciales ou les zones franches, rien ne diffère ou presque du reste de la Chine continentale en termes de politique intérieure. Néanmoins, au vu du succès économique de certaines de ces zones, et de l’inflation galopante, des hausses de salaire ont pu être obtenues par les salariés

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