Carte d'identité Chili

- Population : 18,2 millions d’habitants, dont 89 % vivent en ville. Les Européens et les métis représentent 89 % de la population chilienne totale, les Indiens n’étant plus que 11 %.
- Superficie : 756 102 km² (et plus de 6 400 km de côtes pour 6 300 km de frontières !).
- Capitale : Santiago (environ 6,5 millions d'habitants).
- Langues : l'espagnol est la langue officielle.
- Religion : catholiques (68 %), évangélistes (16 %), autres 5 %, sans religion 11 %.
- Espérance de vie : 75 ans pour les hommes, 81 ans pour les femmes.
- Monnaie : le peso chilien.
- Régime politique : démocratie présidentielle.
- Chef d'État : Sebastian Piñera, depuis mars 2018, succédant à Michelle Bachelet.
- Ressources : le cuivre (1er producteur mondial) et les produits miniers (or, argent, fer et lithium), l'agriculture et l'industrie agroalimentaire, la pêche et, enfin, le bois et la cellulose.
- Taux de chômage : autour de 6 %.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco : le parc de Rapa Nui (1995) sur l'île de Pâques, les églises en bois de l'île de Chiloé (2000), le quartier historique de la ville portuaire de Valparaíso (2003), les usines de salpêtre de Humberstone et Santa Laura (2005) près d'Iquique et Qhapaq Ñan (2014), près de 30 000 km de routes andines qui parcourent l’Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l’Équateur et le Pérou.

Économie

Une économie dynamique

L’économie chilienne reste une des plus dynamiques d’Amérique latine, classée comme 4e économie de ce continent. Elle affiche de bons résultats (environ 1,6 % de croissance en 2017 et près de 3 % en 2018) mais beaucoup moins que dans les années 1990, où sa croissance annuelle gravitait autour de 8 %, soit le double de celle des autres pays du continent.
En termes de pouvoir d’achat, c’est le Chilien qui est en tête avec environ 23 500 US$ par an, en 2017. L’inflation est stable : entre 4 et 5 %.

Les causes de cette « exception chilienne » remontent, en partie, aux années 1970, quand le pays s'est lancé dans une politique ultralibérale, privatisant et ouvrant le pays à la concurrence internationale.

Libre-échange, la clef du succès commercial

Le Chili, 1er producteur mondial de cuivre, a aussi bénéficié d’une conjoncture très favorable, avec la forte augmentation de la demande mondiale en minerai et la flambée des cours, multipliés par 4 durant la dernière décennie !
Parallèlement, le pays a développé une politique d'« entente commerciale tous azimuts ». Entre 2000 et 2010, des accords de libre-échange ont été signés avec plus de 65 pays, dont la Chine, l’Inde et les États-Unis, avec lesquel le Chili réalise plus de 90 % des échanges.
Plus de 20 milliards de dollars ont ainsi été placés dans deux fonds souverain, l’un « économique et social » (le plus important), l’autre garantissant les retraites, dans lesquels il a été possible de puiser pour affronter la crise économique mondiale.

Économie dépendante et source d'inégalités

La dépendance structurelle de l’économie au cuivre, qui représente à lui seul près de 50 % des exportations, met en permanence le pays en position instable, car c’est la demande extérieure et les prix du marché qui dicte sa loi.

Depuis quelques années, il faut compter sur la percée fracassante dans le jeu économique du nouvel « or blanc », le lithium.

De gros investisseurs nationaux et surtout internationaux sont depuis longtemps sur ce coup, achetant des concessions et passant des contrats juteux en vue d’extraire et de traiter le minéral. Au delà de la manne économique qu’il est encore difficile de mesurer, l’extraction du lithium pose d’importantes questions écologiques.

Une croissance soutenue, mais un pays à plusieurs vitesses

Avec un taux de croissance honorable en 2017 (1,6 %) et franchement dynamique en 2018 (autour de 3 %), le pays tient bon la rampe avec son secteur minier toujours vaillant. Mais les années de croissance économique ne s’est accompagnée d’aucune réduction des inégalités sociales.

Ultralibéralisme oblige, la redistribution est minime. Au Chili, tout est privé, ou presque : l’éducation, le système de santé, les retraites, obligeant ménages et étudiants à s’endetter lourdement.

Les zones d’habitat misérables (frôlant le bidonville) sont légion autour d’agglomérations par ailleurs prospères, augmentées par l’exode rural. Plus de 15 % de la population vit toujours au-dessous du seuil de pauvreté, et plusieurs millions d’habitants sont juste au-dessus.
Quant à la durée légale du travail, elle grimpe jusqu’à 45h par semaine.
Une situation potentiellement explosive qui a généré, au début des années 2010, une série de conflits sociaux. Un mouvement social contraint par des lois répressives, héritées elles aussi de la dictature, à commencer par un droit de grève très restreint.

Des disparités qui sont aussi régionales : ces dernières années, certaines provinces ont vu leur économie croître substantiellement, d’autres restant à la traîne. Bref, le Chili en 2018 est encore le pays de l’OCDE le plus inégalitaire.

Élue en mars 2014, la présidente de centre gauche Michelle Bachelet promet de corriger les excès du système. Mais si quelques avancées ont été obtenues (augmentation de l’impôt sur les sociétés notamment), le carcan libéral imposé par la constitution héritée de Pinochet reste difficile à briser.
Le retour au pouvoir de Sebastián Piñera en mars 2018 donne à nouveau le signal d’un libéralisme échevelé, avec les excès qui lui sont liés. La réduction des inégalités ne semble plus à l’ordre du jour.

Droits de l'homme

Le passage de Madame Bachelet à la présidence n’aura pas été sans conséquences sur la question des droits de l’homme au Chili. Sa victoire dans l’assouplissement de la loi anti-avortement (même si les conditions demeurent très strictes), les mesures contre la torture qu’elle a initiées, et le jugement des anciens dirigeants de la dictature Pinochet ont été un marqueur de sa politique durant ses 2 mandats non successifs (2006-2010 et 2014-2018). Elle a par ailleurs mis en place certaines mesures sociales, comme les allocations-retraite pour les mères de famille.

Même si elle n’a pas réussi à faire modifier la Constitution – héritière de la période Pinochet –, et s’est heurtée à de nombreux conflits sociaux, la question des droits des minorités sexuelles, des migrants ou des autochtones, sont revenues à de multiples reprises sur la table.
Son successeur, le milliardaire et très libéral Sebastián Piñera, au pouvoir depuis mars 2018, a entrepris des démarches positives dans ces domaines.

Piñera a annoncé un plan ambitieux pour améliorer les conditions d’existence et de concertation avec les communautés autochtones de la Araucaniá, une des régions les plus pauvres du pays.
En dépit de ces avancées, la justice chilienne continue de criminaliser les militants de la cause indigène, en utilisant une loi antiterroriste dénoncée par les ONG.

Par ailleurs, la justice chilienne a condamné l’Église chilienne à indemniser des victimes d’abus sexuels commis durant leur enfance.
Enfin, le Chili semble avoir tourné la page douloureuse de l’ère Pinochet – une question très clivante dans le pays – et de nombreux procès ont conduit à la condamnation de plusieurs centaines de tortionnaires de l’époque.

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