Sports et loisirs Canaries

Il faut les entendre, les klaxons, dans les parages du stade Heliodoro Rodríguez López, à Santa Cruz de Tenerife, rythmer une victoire du CDT ! Les bombes et les klaxons des supporters sortir en T-shirt bleu croisé de blanc, avec ces 3 lettres : C, D et T !
Au quotidien on dit plutôt : Deportivo Tenerife. Car le club sportif de Tenerife a ses aficionados depuis 1912. Club de football, bien sûr, requinqué dans les années 1990 avec l’accès en 1re division. Ce qui n’est pas sans agacer les amateurs de Gran Canaria réunis au sein de l’Union Deportiva Las Palmas, fort popularisé également : en dehors des derbys, faut-il soutenir le Deportivo Tenerife ou le FC Barcelona... ? Gros dilemme.
En face, à Tan Tan, sur la côte marocaine, c’est en tout cas la bannière rouge et bleu des Catalans qui pend dans les bars... Alors, à Las Palmas, on n’a plus trop le choix... On préfère laisser couler, laisser dérouler les couleurs de...
Mais, non, on ne peut pas le dire, que les couleurs de Tenerife flottent dans les bars de Las Palmas ! Car avec l’Union Deportiva de Las Palmas, c’est la lutte, l’éternelle rivalité inter-îles !

La lutte canarienne

La lutte canarienne (lucha canaria) existe, elle, depuis bien plus longtemps. Avec sa fédération, ses règlements... Et, contrairement au foot, ce ne sont pas les Anglais qui l’ont apportée ! La lutte est ici un sport autochtone, et tout aussi télévisé. Déjà, en 1478, un certain Bentaguaire attendait au tournant Doramas pour le prendre par les jambes et le soulever de toutes ses forces pour le mettre à terre ! Et en 1480 Guanhaben et Caitafá se défièrent des heures durant... Le premier règlement sportif date de 1872 et depuis 1984, une fédération nationale supervise les fédérations insulaires. Car on trouve des arènes consacrées à ce sport dans nombre de villes et de villages de l’archipel.

On imagine l’empoignade (maña). Un sport aussi abrupt que les à-pics, raide, direct, presque bestial, mais noble : jusqu’au déséquilibre de l’adversaire, soulever pour abattre, mais pas battre. L’art du corps à corps entre 2 hommes, ou entre 2 femmes puisqu’il existe des clubs féminins. Deux hommes qui, au lieu de se dire des choses, les règlent à travers le jeu subtil des forces (« bloqueo » contre chute), sous l’œil d’un juge en guise d’arbitre. Des gestes d’honneur, ancestraux, qui remontent peut-être à l’exil sur ces îles : le vainqueur relève toujours le vaincu de la terre.

Face à face, les 2 lutteurs, la jambe droite légèrement en avant, saisissent de leur main gauche le côté droit du short de l’adversaire, le bras à moitié plié. Ils se penchent en avant, basculant légèrement le tronc, jusqu’à ce que l’épaule droite de l’un touche le buste droit de l’autre, tandis que leur main droite va toucher le sol du bout des doigts. L’arbitre lance alors la partie (agarrada) en sifflotant (silbo). Lorsque l’un des deux est à terre, la manche est finie. C’est rapide, mais dans le respect de tout un protocole et sur le terrain bien défi ni du terrero, cette aire de sable volcanique délimitée par 2 cercles concentriques marqués à la chaux.
Pour participer, les joueurs doivent être exempts de tout hématome, blessure ou cicatrice. En aucun cas, ils ne portent atteinte à la dignité du concurrent ni de l’arbitre. Maillot et short doivent résister aux prises. En cas de déchirure ou de souillure, le rival n’a que 5 mn pour se changer. Et ça repart ! Jusqu’à Cuba, au Venezuela et en Argentine, où la diaspora la pratique. En hommage, sans doute, au plus grand des lutteurs, Matías Jiménez, qui, le 15 juillet 1870, à Telde (Gran Canaria), combattit de 10h à 17h. On le compara à Hercule.

Aujourd’hui, c’est en Corée du Sud que les Canariens ramassent les médailles. Alvaro Déniz Cruz, champion du monde 2014 (catégorie « Étrangers »), succède à Elieser Gutiérrez, champion 2012.

Le jeu du palo

Encore un jeu des Guanches qui se partageaient leurs îles respectives à coups de...bâton ! Ici, le gourdin est un garrote utilisé jadis par le berger, non seulement pour diriger son cheptel, mais aussi pour s’aider à franchir les barrancos, en l’utilisant comme une perche. Accessoirement, il servait aussi à repousser les intrus. Bergerguerrier, donc... Et, de fil en aiguille, le garrote - regatón, lata, vara, astia ou palo au final - est devenu un jeu.
L’essence de bois est choisie avec soin en fonction des cycles de la lune avec une préférence pour le pin canarien ou l’un des lauriers canariens, les plus durs (et que l’on durcit encore au feu).
Les Herreños sont certainement les plus habiles, avec réparties et moult réflexes ! Les adversaires prennent vite des allures de danseurs. À entendre résonner les bois aux rayas, lors de la Bajada de la Virgen, c’est impressionnant ! Ils s’y affrontent, à la délimitation des territoires des villages, pour s’accaparer la statue de la Vierge. Pas tant symboliques que cela parfois... Et la guardía civil d’intervenir alors !
Rassurez-vous, les coups (mandados ou tirados) sont généralement taquins et ne visent pas volontairement à blesser. C’est l’art de l’esquive, de l’escrime, offensif autant que défensif.

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