Arts et culture Birmanie

Arts

L'art sous toutes ses formes était lié à la Cour et au bouddhisme. L'énergie créatrice des rois et du peuple birman s'est donc concentrée sur la construction de pagodes, de stûpas et de temples, ainsi que sur les peintures murales.

Si les anciens dignitaires égyptiens passaient leur vie à préparer leur survie dans l’au-delà, les Birmans passent toujours la leur à accumuler des mérites afin d’avoir la meilleure réincarnation possible.
Mais la comparaison s’arrête là. Les Birmans, eux, sont censés ne pas s'intéresser aux trésors matériels qui ne peuvent améliorer leur vie future puisqu’ils ignorent tout de leur prochaine réincarnation : animale, végétale ou humaine. Les seules richesses dignes d’intérêt sont celles que représentent les reliques du Bouddha.
De plus, le renoncement étant l’une des valeurs prônées par le bouddhisme, l’accumulation de richesses sur terre n’a, en théorie, aucun sens pour eux.

Le bouddhisme Theravāda, qui imprègne la vie des Birmans, a tout réglementé. Tout a été prévu par les 112 caractères distinctifs du Bouddha. Depuis la longueur des bras et des doigts jusqu’au nombre de ses cheveux : un par pore ! Même les positions et les gestes ont été imposés. Dans ces conditions, difficile de laisser libre cours à son imagination. Et aucun intellectuel birman n’a osé remettre en cause l’ordre établi.
L’environnement pictural de l’iconographie bouddhique est composé de fresques narratives d’influence indienne, dont les plus beaux exemples se trouvent dans les temples de Bagan.

Architecture, sculpture et orfèvrerie

L'architecture se conforme également à des codes très précis imposés par une symbolique.

S'il est un domaine où l'artisan pouvait s'exprimer assez librement et devenir artiste, c'était celui du travail du bois qui servait à la construction des monastères et des palais. De véritables chefs-d'œuvre ciselés dans le teck ont pu voir le jour. Malheureusement, la plupart de ces constructions ont disparu. Quant aux statuettes de bronze, malgré la haute technicité des fondeurs à la cire perdue, elles ne sont que la représentation d'êtres ou d'animaux mythiques importés d'Inde.

L'art populaire peut s'exprimer en toute liberté dans la matérialisation du monde des nat qui est aussi riche que celui du Rāmāyana. Il n'a cependant donné naissance qu'à quelques marionnettes et à une statuaire de bois ou de plâtre sans grande créativité.

Même le domaine de l'orfèvrerie, est pauvre en œuvres de qualité. Une exception, celle des boîtes en argent aux décors finement ciselés qui servaient à conserver la chaux pour la préparation du bétel. Les Birmans préfèrent accumuler les pierres précieuses plutôt que de les mettre en valeur. Si elles ne décoraient pas les bouddhas, elles servaient de monnaie d'échange.

Quant à l'or, il est utilisé sous forme de feuilles d’une grande finesse, pour couvrir les statues ou les zedi (stûpas).

Toujours plus, mais pas mieux

Par ailleurs, le quantitatif l'a toujours emporté sur le qualitatif. De même qu'ils accumulent les pierres, les Birmans multiplient les pagodes, les temples et les bouddhas. Il faut que toutes les nouvelles réalisations dépassent en taille celles qui existent déjà. De la grande ville au simple village, c’est à celui qui aura le plus grand paya, le plus grand bouddha, assis, debout ou couché.
Il faut voir les 3 gigantesques bouddhas dans les environs de Monywa ou ceux au sud de Mawlamyaïne pour le croire !

Les plus pauvres consacrent jusqu’à 30 % de leurs maigres revenus aux temples, pagodes et fêtes religieuses.

Enfin, toute expression artistique ayant besoin de liberté, il va sans dire que la censure n’a pas aidé la créativité ! Femmes prudemment vêtues, moines en procession et paysages édulcorés... voilà à quoi se sont résumés les sujets autorisés par la junte.
Parmi la nouvelle génération d’artistes birmans, quelques-uns ont courageusement décidé de sortir des contraintes imposées.

Musique birmane

Musique traditionnelle birmane

La musique traditionnelle birmane est en grande partie une musique de cour, inspirée des musiques thaïe et môn. Elle a également subi les influences de l'Inde, du Cambodge et de l'Indonésie.
Lors des réceptions royales, ces musiques accompagnaient les passages évoquant l'épopée indienne du Rāmāyana ou les jataka, des histoires tirées de la vie du Bouddha.

Un ensemble birman traditionnel est composé de 7 à 10 musiciens et comprend : un jeu de gongs (parfois jusqu'à 21), une harpe à 13 cordes en forme de navire, une flûte en bambou, un genre de xylophone, un hautbois, un luth en peau de crocodile et une grosse caisse.
Généralement, les chanteurs battent la mesure avec de petites cymbales et des castagnettes en bambou.

Musique moderne birmane

Les bus et cafés sont baignés d’une pop guimauve sans grande invention, pâle copie de la musique pop-rock occidentale, diffusée au kilomètre. La jeunesse, elle, se passionne pour les nombreux groupes locaux de rap, de métal et de rock alternatif notamment représentés par les groupes Side Effect et Blood Sugar Politik (qui chante en anglais), dont les albums sont disponibles sur Internet.

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