Carte d'identité Argentine

- Superficie : 2 780 400 km², soit 5 fois la France.
- Population : 43,850 millions d'habitants.
- Capitale : Buenos Aires, dite Capital Federal. Elle concentre à elle seule environ 15 millions d’habitants.
- Religions : catholique à environ 90 %, 2 % de protestants, 2 % de juifs.
- Langues : l'espagnol (castellano), langue officielle parlée par 100 % de la population, mais aussi l'italien, l'anglais, l'allemand, le français et quelques langues indigènes (le quechua et le mapuche).
- Monnaie : peso argentin.
- Régime : démocratie présidentielle, État fédéral.
- Chef d'État : Alberto Fernández, élu en octobre 2019.
- Emblèmes du pays : le ceibo, magnifique fleur rouge. Le drapeau est bleu et blanc avec un soleil en son centre.
- IDH (Indice de développement humain) : 45e rang.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Parc national Los Glaciares (1981) ; les missions jésuites des Guaraní : San Ignacio Mini, Santa Ana, Nuestra Señora de Loreto et Santa Maria Mayor (1983) ; le Parc national d'Iguazú (1984) ; Cueva de las Manos, Río Pinturas (1999) ; la presqu'île de Valdés (1999) ; l'ensemble et estancias jésuites de Córdoba (2000) ; Parcs naturels d'Ischigualasto-Talampaya (2000) ; Quebrada de Humahuaca (2003) ; Qhapaq Ñan, réseau de routes andin (2014) ; Parc national de Los Alerces (2017).

Économie

L'économie argentine (la 3e d’Amérique latine, loin derrière le Brésil et le Mexique) repose traditionnellement sur l’agriculture qui représente environ 10 % du PIB et la majorité des exportations. Aujourd’hui, le soja OGM est la première culture du pays (plus de 50 % des terres cultivables), ce qui fait de l’Argentine un des plus importants exportateurs mondiaux, et même le 1er pour l’huile et les farines de soja. Si la culture du soja transgénique a permis à l’Argentine de sortir la tête de l’eau après la dure crise de 2001, elle n’en demeure pas moins un souci écologique majeur.
Le secteur bovin accuse quant à lui un net recul, les terres d’élevage ayant laissé la place à la culture du soja. L’augmentation des taxes à l’export destinée à alimenter les caisses de l’État, a eu un effet contraire, provoquant une augmentation abusive des prix et fatalement une baisse des exportations.

Le secteur industriel (plus de 25 % du PIB) se concentre sur l’agroalimentaire, les textiles, la raffinerie et la pétrochimie et un peu de métallurgie et de mécanique lourde. Les aides de l’état péroniste ont peiné à compenser la baisse des échanges avec le Brésil, principal partenaire commercial.

Quant au tourisme, qui représente un peu moins de 10 % du PIB, il occupe une place croissante dans l’économie et génère un nombre d’emplois significatif.

Crise économique

Crises à répétition, déficits abyssaux, inflation galopante, fuite des capitaux, l'Argentine a connu une succession de difficultés tout au long de son histoire économique moderne.
La dernière en date, en 2000-2002, a été la plus sévère de toutes. Son choix d'une parité peso/dollar entrave les exportations et déséuilibre la balance commerciale. La spirale de la déflation s’enclenche. La dette atteint un niveau record.

Le successeur de Menem, Fernando de la Rúa, s'en remet aux mêmes recettes libérales pour tenter de rassurer le FMI et les exportateurs. Fin 2001, les banques sont au bord de la banqueroute, y compris la Banque centrale. L'État ne peut plus payer ses fonctionnaires. Pour éviter la faillite du système bancaire, les retraits des particuliers sont alors plafonnés à 1 000 $Ar par mois ! Des manifestations violentes débouchent sur la chute de de la Rúa.
Le président par intérim, Adolfo Rodriguez Saa, interrompt le remboursement de la dette extérieure, provoquant la colère du FMI, et démissionne presque immédiatement.
Son successeur, Eduardo Duhalde, met fin à la parité peso/dollar et dévalue le peso. Du coup, le prix de certains produits augmente considérablement (hausse de 200 % du prix des médicaments en un an !). La situation atteint son paroxysme en 2002 : plus de la moitié des Argentins se retrouvent sous le seuil de pauvreté.

Retour en grâce de Néstor Kirchner

En mai 2003, Néstor Kirchner reprend les rênes d'un pays en déroute. Il poursuit le travail amorcé par Duhalde : déclaration de la cessation de paiement, puis discussions avec le FMI et les créanciers pour réduire l'endettement.
Après d’âpres négociations, près de 70 % de la dette est effacée (soit 60 milliards de dollars), et les délais de paiement sont rééchelonnés. En contrepartie, le pays s’engage à rembourser la totalité des intérêts de la dette publique. Seuls quelques créanciers privés (notamment les « fonds vautours ») refusent l’accord et réclament la totalité du remboursement de la dette argentine...

La bonne santé économique du Brésil d'alors (1er partenaire économique de l’Argentine) donne un sacré coup de pouce au pays. L’économie se restructure.
L’embellie est nette. Dès 2003, selon les chiffres officiels, le taux de croissance décolle et gravite autour de 7,5 % (taux qui se maintiendra jusqu’aux années 2010).

La fuite en avant

Arrivée au pouvoir en 2007, à la suite de son mari, Cristina Kirchner entame une politique économique moins favorable aux investisseurs. Plusieurs entreprises sont renationalisées. Les exportations agricoles sont taxées pour financer l’investissement public et des programmes de redistribution. La dette publique s’accroît.

En 2009, lors de la crise internationale, l’économie du pays trouve un ballon d’oxygène grâce au soja (taxé à 35 %). Mais depuis la fin des années 2000, l’économie connaît une très forte inflation. Pour financer la politique sociale et les dépenses publiques, on fait tourner la planche à billets.
Conséquence logique, les prix flambent. Selon les chiffres officiels, elle avoisine les 20 % par an, chiffre largement minoré. La plupart des économistes indépendants s’accordent à dire qu’elle atteint, dans la réalité, 25 à 35 %.

Autre sujet de préoccupation : les créanciers qui n’ont jamais accepté les accords du début des années 2000 concernant l’annulation partielle de la dette publique. Suite à un procès perdu en 2012, l’Argentine se voit contrainte de rembourser l’intégralité des sommes dues (intérêts compris).

Le tournant libéral de Mauricio Macri

Dès son arrivée au pouvoir en novembre 2015, Mauricio Macri, le nouveau président, applique un revirement libéral. Il lève le contrôle des capitaux mis en place par Cristina Kirchner et dévalue le peso de 30 % de sa valeur.
Pour stabiliser le marché des changes et renforcer les réserves en devises, le gouvernement réalise un grand emprunt de 50 milliards de dollars auprès des banques internationales.
Il offre une amnistie fiscale aux entreprises, qui s’empressent de rapatrier 90 milliards de dollars de dividendes, et leur permet de payer leurs importations en devises.
Enfin, à l’exception de la taxe sur le soja qui passe de 35 à 30 %, il supprime les retenciones, soit les taxes à l’exportation sur les matières premières et agro-industrielles. Son pari : financer l’économie en attirant les investisseurs étrangers plutôt qu’en taxant les profits de l’agro-industrie.

Il faudra patienter pour voir si les potions libérales du président Macri remettent le pays ou non sur le chemin d’une plus grande prospérité. Après une récession d'environ 2 % en 2016, le pays enregistre une croissance d’environ 2,5 % en 2017 et table sur un chiffre équivalent pour 2018.

Cependant, le mécontentement social gronde, attisé par les mesures d’austérité du gouvernement : augmentation massive (de 300 % !) du prix du gaz, des transports et de l’électricité, suppression de 200 000 emplois dans l’administration, réformes des retraites, réajustement à la baisse des salaires.
Dans le même temps, 32 % de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté, et le taux d’inflation reste élevé, malgré les promesses de le ramener à 10 % d’ici la fin du mandat... La « révolution de la joie » promise lors de son élection n’est pas gagnée !

Droits de l'homme

Des mois d’espoir et de manifestations, une loi adoptée de justesse en 1re lecture par l’Assemblée, mais finalement retoquée par 38 voix contre 31 au Sénat : en 2019, les Argentines n’auront toujours pas droit à disposer de leur corps.

Le Sénat a rejeté un texte prévoyant le droit à l’IVG pendant les 14 premières semaines de grossesse. Le débat a vivement divisé ce pays profondément influencé par les églises catholique et évangéliste. La décision était prévisible, le Sénat représentant davantage l’arrière-pays, plus conservateur que Buenos Aires et sa province, mais elle aura des conséquences graves pour le demi-million de femmes qui chaque année risquent leurs vies ou de graves séquelles en pratiquant un avortement clandestin. Il s’agit de la principale cause de mortalité maternelle en Argentine.
Le mouvement né de cette mobilisation a cependant mis en avant toute une génération de jeunes militantes déterminées.

Le prochain débat parlementaire sur le sujet ne pourra avoir lieu avant 2020, mais certains évoquent la possibilité d’un référendum.

Des manifestations, l’Argentine en a connu beaucoup ces derniers mois, avec de fortes réactions à la cure d’austérité imposée par le nouveau président Macri, qui a porté le taux de pauvreté à près de 33,5 % de la population en 2017. Le pays, au bord de replonger dans la grave crise économique du début des années 2000, fait de nouveau appel au FMI pour lui venir en aide, mais les Argentins craignent de nouvelles contreparties.

Comme s’il prévoyait une intensification de ce mécontentement, le président projette de donner plus de pouvoirs à la police et à l’armée en matière de sécurité intérieure, ce qui rappelle à beaucoup de mauvais souvenirs. La dictature militaire (1976-1983) a beau s’éloigner dans le temps, elle demeure très présente dans les esprits, et divise d’ailleurs toujours autant la population argentine.

La question de la violence des forces de l’ordre lors des manifestations et des conditions de détention dans les prisons argentines ne semble toutefois toujours pas réglée aujourd’hui.

Les féminicides (« meurtre de femmes ») constituent par ailleurs toujours une préoccupation pour les associations, qui dénoncent la passivité des autorités dans ces affaires sordides.

Les communautés indigènes sont enfin toujours soumises à de fortes discriminations en ce qui concerne l’accès à l’emploi, à l’éducation ou à la santé. Des communautés sous-représentées, victimes d’accaparement de terres par des compagnies minières ou lors de projets d’infrastructures, alors même que leurs droits à disposer de leurs terres ancestrales et de leurs ressources naturelles sont inscrits dans la Constitution.

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