Forum Suisse

Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.

Avis non contrôlés
Signaler
surlaroutedenosvoyages
Le 14 juin 2021
Bonjour à tous,

Vous pouvez retrouvez le carnet de voyage complet : Sur la route de nos voyages

Et l'épisode précédent sur le site du Routard : Furkapass et Grimselpass, hauts cols routiers des Alpes Suisses. Une pluie ininterrompue.



Au réveil, la pluie s’est arrêtée et les nuages semblent partir vers l’est. Rien ne s’oppose à un départ vers le glacier d’Aletsch. Sauf la neige tombée pendant la nuit. Nous devons traverser les Alpes bernoises par le col du Grimsel, à plus de 2000 mètres d’altitude. Espérons que les Suisses déneigent rapidement leurs routes ! Au fur et à mesure de la montée, nous sommes rassurés. Les déneigeuses sont passées, la route est praticable. 
 

Nous passons le col sans encombre, redescendons et traversons pour la seconde fois la vallée de Conches. L’endroit est toujours aussi pittoresque, petits villages, constructions en bois, greniers surélevés, églises caractéristiques…  

Nous poursuivons la route jusqu’au village de Fiesch. Les différentes localités de la vallée possèdent toutes des remontées mécaniques qui permettent d’accéder à différents points de vue sur le glacier d’Aletsch. A Fiesch, il s’agit du Fiescheralp, qui donne accès au point de vue de l’Eggishorn. A Grengiols, le Bettmeralp mène au point de vue de Bettmerhorn. A Morel, le Rideralp permet de rejoindre, soit Moosfluh, soit Hohfluh où la langue glaciaire s’arrête. L’ascension s’effectue par l’intermédiaire de deux remontées mécaniques successives. 

Nous garons la voiture à Morel et préparons les affaires de bivouac. Tente, sacs de couchage, tapis de sol, réchaud, vêtements chauds, nourriture... Le programme des deux prochains jours n’est pas encore défini. Nous souhaitons randonner et, si possible, camper, le long du glacier d’Aletsch. En fonction de notre forme physique et des conditions météorologiques, nous ajusterons le parcours. De nombreux sentiers de randonnée et remontées mécaniques jalonnent la région, les possibilités sont presque illimitées !  Parmi celles-ci, un “simple” aller-retour en longeant le glacier ou, une montée vers l’Eggishorn, en passant par le lac de Marjelen. 

Nous montons dans le téléphérique de Riederalp. Il relie le village du même nom et fonctionne de 6 à 23 heures tous les jours (c’est le métro local !). Nous traversons la localité à pied et prenons la télécabine qui mène à Moosfluh. Les vaches sont dans les alpages et leurs cloches se font bruyamment entendre !  

Nous atteignons la station d’arrivée. Les portes s’ouvrent, nous descendons. Avant de nous rendre compte que la cabine continue. Il s’agissait seulement d’une station intermédiaire ! Nous embarquons à nouveau et arrivons, quelques minutes plus tard, au sommet.  


Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages 


Moosfluh, 2333 mètres d’altitude. Tout est blanc. La neige, tombée les jours précédents, couvre le sol. En contrebas, nous apercevons la partie médiane du glacier d’Aletsch. D’une longueur de 22 kilomètres, il est impressionnant, encore majestueux même si, ici aussi, le réchauffement climatique fait son œuvre. 

Sur sa gauche, l’Aletschorn le domine, du haut de ses 4193 mètres d’altitude. Dans le lointain, les sommets du Fiescher Gabelhorn et du Gross Wannenhorn forment une muraille de roche, de neige et de glace qui semble infranchissable. A droite, le Bettmerhorn et l’Eggishorn, sur les flancs desquels nous allons randonner.  

Nous empruntons le sentier panoramique classique et suivons le panneau indiquant “Marjela 1h50”. L’itinéraire est relativement plat dans sa première partie, même si la neige complique la marche. Au détour d’un virage, un petit animal bondit de rocher en rocher, avant de disparaître. Une belette semble-t-il. Rapidement, nous atteignons un croisement. Le sentier du bas est fermé pour cause d’éboulement. Nous poursuivons en montant à Hohbalm, 200 mètres de dénivelé.  

Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages


D’adorables moutons à nez noir du Valais tentent de brouter quelques herbes et mousses sous la couche de neige. Cette race ovine possède des cornes en spirale (pour les mâles !) et présente une face noire qui contraste fortement avec sa laine blanche.  


Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages 


Arrivés à Hohbalm, un nouveau panneau indique maintenant “Marjela 2h” ! Le chemin descend maintenant. Les rayons de Soleil font, petit à petit, fondre la neige. Cette dernière a probablement découragé quelques randonneurs, il n’y a pas foule sur les sentiers. Le glacier d’Aletsch se dévoile face à nous.  

Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages

Le chemin devient plat. Nous longeons le glacier pendant plusieurs kilomètres. Il révèle deux moraines caractéristiques en son centre, bandes foncées parallèles transportées par l’avancée de la glace.  

Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages

Au fur et à mesure que nous avançons, la partie inférieure du glacier disparaît, tandis que sa partie supérieure se dévoile, surplombée par le sommet de la Jungfrau. Quelques marmottes gambadent dans les pierriers au-dessus de nous.  

Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages


Peu avant d’arriver au lac de Marjelen, le sentier bifurque vers la droite, laissant le glacier dans notre dos. En poursuivant, nous atteindrons le lac, puis un tunnel creusé dans la roche qui nous permettra de contourner l’Eggishorn. Mais nous ne verrons plus le somptueux glacier. Nous hésitons.  

Deux choix s’offrent à nous. Poursuivre la marche, camper de l’autre côté de la montagne et grimper au sommet de l’Eggishorn le lendemain matin. Ou bivouaquer face au glacier. 

Nous consultons les sites météorologiques (oui il y a du réseau internet dans les montagnes !), un temps couvert est annoncé pour le lendemain. Monter l’Eggishorn perd de son intérêt… Nous décidons de revenir sur nos pas, nous avions repéré quelques emplacements de bivouac.  


 Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages


Un endroit semble parfait. Une surface herbeuse et plate, un ruisseau à proximité et une vue imprenable sur le glacier d’Aletsch. La fin d’après-midi approche. Les derniers randonneurs sont partis. Nous explorons les alentours puis montons la tente. Des corneilles tournoient dans les airs en croassant. Dans le lointain, des cloches de vaches se font entendre. Le ruisseau dévale la pente. Quelques craquements de glace résonnent. Aucun autre bruit ne trouble la tranquillité des lieux. 

Les nuages font leur retour et envahissent le ciel. Tant pis pour le coucher de Soleil... 


Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages 


Au réveil, la couverture nuageuse est toujours présente. Un rai de lumière parvient à percer les nuages et illumine brièvement le glacier (5 minutes après la photographie ci-dessous, les nuages recouvraient intégralement le glacier !). De l'autre côté, lEggishorn est complètement caché. Nous renonçons définitivement à monter à son sommet.  

Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages

Nous prenons notre temps et profitons de ces moments, seuls au milieu des montagnes. Petit-déjeuner, rangement de la tente. Puis, nous reprenons le sentier de la veille, en sens inverse. Quelques kilomètres de marche en surplomb du glacier et nous arrivons à Moosfluh. Il y a plus de monde sur les sentiers. Les nuages couvrent toujours le glacier d’Aletsch, tandis que, de l’autre côté, le Soleil perce dans la vallée en contrebas.  


 Aletsch. Bivouac face au plus grand glacier des Alpes.  - surlaroutedenosvoyages


La télécabine nous emmène à Riederalp, puis le téléphérique nous redescend à Morel. Retour à la voiture, c’est la fin de la matinée. 

Un peu frustrés par cette randonnée plus courte que prévu, nous décidons de nous diriger vers le lac d’Oeschinen. Il faut franchir les Alpes Bernoises, le plus rapide est de prendre un train en voiture ! Quelle drôle d’idée…. 

Nous profitons de passer par la ville de Brig pour manger, effectuer quelques courses et charger nos téléphones portables ! Puis, nous poursuivons en direction de Goppenstein. Le tunnel ferroviaire du Lotschberg, quatorze kilomètres, relie cette gare au village de Kandersteg, de l’autre côté de la montagne. Un train part toutes les demi-heures, de 5 heures à 23 heures.  

Nous patientons quelques minutes, d’autres véhicules sont déjà stationnés. Le train-autos du BLS fait son apparition. Une rampe d’accès permet aux voitures de monter sur des wagons plats. Des consignes de sécurité sont affichées, il est interdit de sortir de son véhicule. Le convoi s’ébroue. Après quelques dizaines de mètres à l’extérieur, nous entrons dans le tunnel. La sensation est étrange. Nous sommes dans la voiture, elle avance, pourtant nous ne conduisons pas ! 

Un quart d’heure de trajet plus tard, nous sortons du tunnel. Kandersteg, tout le monde descend. Le village est le point de départ de la télécabine qui conduit au sublime lac turquoise d’Oeschinen. Forcément, il y a du monde, l’endroit est touristique et animé. 


A suivre...


Informations utiles :
 
Téléphérique Morel - Moosfluh : 49 CHF aller-retour (50 % de réduction sur ce tarif avec la carte Swiss Half Fare) 
Parking Morel (2 jours) : 12 CHF 
Tunnel ferroviaire du Lotschberg : 27 CHF par véhicule 

Sur la route de nos voyages






Date de l'expérience : 07/09/2020

Bons Plans Voyage Suisse

Chambres pour étudiants, expatriés ou courtes durées

Chambres pour étudiants, expatriés ou courtes durées

Voyages Culturels
Réservez votre hébergement et bénéficiez de -5 % sur votre location de voiture sous forme de bons

Réservez votre hébergement et bénéficiez de -5 % sur votre location de voiture sous forme de bons

Hôtels
Besoin d'évasion ? Réservez votre hébergement dès à présent

Besoin d'évasion ? Réservez votre hébergement dès à présent

Hôtels

Voyage Suisse

Services voyage