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Palcoyo, des montagnes colorées sans touristes

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Le 12 janvier 2021
Bonjour à tous,

Vous pouvez retrouvez le carnet de voyage complet : Sur la route de nos voyages

Et l'épisode précédent sur le site du Routard : Cuzco, aperçu de la ville


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Le lendemain nous partons en direction de Combapata. Cette localité, à 3 heures de bus de Cuzco, est située à proximité des montagnes colorées de Palcoyo. Il existe deux montagnes "arc-en-ciel" principales au Pérou, celles de Palcoyo et de Vinicunca. Le site de Vinicunca est extrêmement touristique tandis que celui de Palccoyo est, pour l’instant, préservé du tourisme de masse. Nous aurons l’opportunité de nous rendre à Vinicunca dans les prochains jours, lors du trek que nous effectuerons autour de l’Ausangate.


Nous décidons de nous rendre à Palcoyo par nos propres moyens. Combapata est la (petite) ville la plus proche, nous espérons y trouver un véhicule qui nous conduira à la montagne colorée. Nous prenons un minibus, en face du stade de Parque Zonal, en direction de Sicuani.


Sortis de Cuzco nous traversons plusieurs villes spécialisées dans la production d’un type d’aliments. A Oropesa tout le monde produit du pain ! Des dizaines de boulangeries et stands de vente de pain s’étendent le long de la route principale. A chaque feu rouge ou arrêt des vendeuses montent dans le bus pour proposer leurs pains et de nombreux passagers achètent des sacs remplis de pains ronds. Dans une autre ville, Saylla, la spécialité est le chicharron, de la couenne de porc frite. De très nombreux restaurants et boutiques en proposent dans toute la localité. Les effluves d’huile brûlée et de viande grillée emplissent l’air.


Nous roulons au fond d’une vallée, en suivant la rivière Urubamba. De nombreux champs et zones cultivées s’étendent de part et d’autre du cours d’eau. A l’époque Inca, la région de Cuzco et ses environs constituaient le cœur de l’empire. Plusieurs sites incas sont d’ailleurs visibles au bord de la route, Tipon, Pikillacta, Rumicolca…


Arrivés à Combapata, nous descendons du minibus. La ville est extrêmement animée. Elle profite de sa situation le long de la route très fréquentée reliant Cuzco aux abords du lac Titicaca. Ateliers de réparation automobile, vente de pneus, stands de vente de nourriture ou de fruits et légumes, restaurants… Rien ne manque. Il est d’ailleurs l’heure de déjeuner, nous achetons du poulet frit, accompagné de riz et de maïs, sur un des stands. En poursuivant vers la place principale, nous longeons des étals de fruits et légumes où nous dégustons d’excellentes mangues à un prix défiant toute concurrence !


Cependant nous ne trouvons aucun hôtel autour de la place. Nous revenons sur nos pas, nous avions vu un panneau « Hostal » sur la route principale. Il s’agit d’un petit établissement familial, très simple et peu onéreux. Aucune chambre ne semble occupée. La notre comporte un lit, une table, une fenêtre et une porte. Rien d’autre ! Cela dit c’est suffisant pour passer une bonne nuit. Le prix est cohérent avec la rusticité de la pièce, 20 soles.


Nous profitons de l’après-midi pour aller nous promener dans le village voisin, Checacupe. Un minibus hélé sur la route, quelques minutes de trajet et nous y sommes. Le Soleil tape, nous mangeons une glace sur la place principale, bordée par une jolie église quelque peu décrépie. A côté trois ponts, d’époques variées, permettent de traverser une rivière. Un pont colonial en pierres côtoie un pont de corde inca et un pont métallique dit « moderne » qui n’est pas tout récent non plus.

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Nous prenons le risque de traverser les trois, ils sont solides ! Le village, pauvre, ne semble pas profiter de l’afflux de touristes qui passent dans la région pour se rendre à la montagne colorée de Vinicunca. Dès que l’on s’éloigne de la place les rues ne sont plus asphaltées et les maisons sont construites en briques de terre.



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De retour à Combapata, nous négocions le trajet pour aller à Palcoyo le jour suivant. Les taxis attendent le chaland, garés les uns derrières les autres, dans une rue proche de la place d’armes. Un jeune homme accepte de nous y conduire, dans sa petite citadine. Rendez-vous est pris pour le lendemain, 7 heures.
A la nuit tombée lorsque nous sortons pour diner le contraste est saisissant avec l’animation de la journée. Il n’y a plus grand monde dans la ville et de nombreux restaurants sont fermés… Deux accueillent encore des clients, des pollerias.


Le lendemain, notre chauffeur est ponctuel. La route pour se rendre à la « montagne arc-en-ciel » de Palcoyo devient une piste dès que nous quittons Combapata. Les paysages traversés sont magnifiques tout au long du trajet. Après une première partie plate, au milieu de villages et champs, la route bifurque sur la gauche et s’élève rapidement grâce à quelques virages en lacet. Nous roulons, au milieu d’arbres, dans une étroite vallée. Un ruisseau charrie une eau rougeâtre. La végétation devient plus clairsemée en poursuivant l’ascension. Nous sommes maintenant au-delà de 4000 mètres d’altitude. Le sol est couvert d’herbe et de touffes de mousse, grillées par l’altitude et le climat. Leur couleur jaunâtre contraste avec le rouge des collines qui nous entourent. Une communauté est installée dans cet environnement hostile. Quelques dizaines de maisons occupées par des éleveurs de lamas et alpagas. Ces derniers gambadent dans les environs.


 


Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Palccoyo. Nous avons 3 heures devant nous pour explorer la zone, notre chauffeur nous attend dans la voiture. Nous lui avons proposé de nous accompagner mais il a déjà vu les montagnes colorées et préfère faire une petite sieste ! Nous payons le droit d’entrée (10 soles), gravissons les derniers mètres et découvrons le site de Palcoyo.


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A près de 5000 mètres d’altitude s’étend un vaste plateau désertique de terre rouge. Il n’y a pas seulement une mais trois montagnes colorées. Une première apparait à notre droite. Deux autres sont visibles dans le lointain. Sur notre gauche un chemin monte vers une forêt de pierres.

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Au-delà les monts enneigés du massif de l’Ausangate se laissent apercevoir entre les nuages. Les visiteurs se comptent sur les doigts d’une main. Les quelques agences qui proposent cette excursion n'arrivent sur le site qu’à partir de 11 heures.

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Nous attaquons la courte mais raide montée (surtout à cette altitude) vers la forêt de pierres. Les roches, qui semblent sortir de la montagne, se dressent vers le ciel telles des lames acérées.

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Le panorama sur le reste du site et les environs est époustouflant. Nous prenons notre temps, émerveillés par les différentes teintes qui couvrent les collines autour de nous. Le Soleil perce par moment les nuages, ajoutant une touche de lumière dans ce paysage irréel.

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Nous redescendons pour nous approcher des « montagnes arc-en-ciel ». Leur coloration, jaune, vert, rouge, brun…, est due aux différents minéraux qui les composent. Au pied de la montagne la plus éloignée des dizaines de lamas gambadent et broutent tranquillement, indifférents à la beauté des lieux ! Un couple d'éleveurs les surveille. Leur habitation, une simple chahute de terre, est construite en contrebas.



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Un péruvien nous propose de prendre la pose avec un lama en échange de quelques soles.

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En milieu de matinée le vent se lève. Un air glacial parcourt le plateau situé à haute altitude. Bien qu’emmitouflés dans nos doudounes et coupe-vents nous commençons à avoir froid. Il est temps pour nous de retourner à la voiture, où nous retrouvons notre chauffeur en tee-shirt, au chaud à l’intérieur de l’habitacle ! Nous rentrons à Combapata, la vie a repris dans la petite ville. Nous déjeunerons dans un petit restaurant qui donne sur la place principale. Employés municipaux, étudiants, travailleurs en costume-cravate ou en bleu de travail, tout le monde s'y côtoie.


Le retour à Cuzco se déroule sans encombre, à bord d’un bus hélé sur la route. Nous dormons à l’hostal Andrea, situé "cuesta de Santa Ana". Les avis positifs trouvés sur internet nous ont incités à choisir cet hébergement économique. Nous sommes loin d’être convaincus. La chambre est sombre et humide, la vitre de la fenêtre est cassée, la lumière s’allume difficilement à cause d’un faux contact et il faut payer pour avoir des serviettes…


Informations utiles !

Minibus Cuzco - Combapata : 10 soles par personne

Hôtel Progresso (Combapata) : chambre matrimoniale 20 soles 

Minibus Combapata - Checacupe : 2 soles par personne

Pont Inca de Checacupe : 2 soles

Taxi privé Combapata - Palcoyo : 120 soles (avec 3 heures d'attente)

Palcoyo (droit d'entrée) : 10 soles

Bus Combapata - Cuzco : 10 soles par personne

Hôtel Andrea (Cuzco) : chambre matrimoniale 50 soles (+2,5 soles par serviette)




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Date de l'expérience : 10/10/2019

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