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Récit trek 2020 Corse (Haute Corse et Corse du Sud)

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Dernière activité le 12/09/2020 à 14:06 (consulter)

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pehuenito
Le 10 septembre 2020
Récit trekking Corse fin août 2020 – sept 2020
Participants : Marie Jo / Chantal
Départ J-1 : Volotea : Mtp 15h10, arrivée Bastia 16h20 (mardi 25/8, prix 19 euros/pers)
L’aéroport se situe à 20km au sud de Bastia, environ 35 à 45 mn, prix 10 euros, tel 0495310665 (le bus nous amène place saint Nicolas ou centre ville)

J 1 arrivée Bastia mardi 25/8 – Bastia – Saint-Florent
prendre bus de Bastia à 18h pour St Florent arrivée 18h45 et nuit camping U pezzo, 6 euros/tente et 6e /pers, sur la plage de la Roya à 2 km de St Florent –contact@upezzo.com 04 95 37 01 65. Avant de prendre le bus, on achète une cartouche de gaz.
Pas d’eau chaude. A l’arrivée, on apprend que le massif des Agriates est fermé à partir du 26/8 pour risque d’incendie. Changement de programme. Comme il n’est pas sûr que celui-là réouvre le jeudi, on préfère se rendre à Asco et laisser le désert des Agriates pour la fin du séjour.

J 2 mercredi 26/8 Saint-Florent – Bastia – Ponte Leccia – Haut Asco
On plie la tente de très bonne heure pour être à 6h30 à l’arrêt de bus qui nous ramènera à Bastia (45 mn de trajet, départ à 6h45). On prend ensuite le train pour Ponte Leccia afin de prendre un bus, durée 1h, 15 euros, qui nous amènera à Haut Asco (prévu à 13h d’après les renseignements pris sur internet).
Arrivées à Ponte Leccia, l’office du tourisme est fermé et personne ne peut nous renseigner sur le bus qui partirait à 13h (et non 12h). Il semblerait qu’il faille le réserver pour le prendre. Personne ne répond au téléphone (Tel compagnie bus Tél. 0760 650302 / 0603 614014). On va sous le pont pour une petite pause. La compagnie de bus nous rappelle voyant que nous avions essayé de les joindre (quelle chance !) et nous pouvons réserver le bus qui passera autour des 12h30 à la gare de Ponte Leccia. Nous sommes vraiment chanceuses car si elle n’avait pas rappelé, nous n’aurions pas pu prendre contact avec eux, le bus ne serait pas passé et il aurait fallu essayer de faire du stop.
Le chauffeur du bus sympa nous conseille, pour l’étape de Tighiettu à Evisa, un chemin plus court qui évite un refuge et nous économise bien ¾ d’heure.
Nous voilà à Haut Asco autour des 15h30, le chalet (Tel 0495478108, hotel.le-chalet@wanadoo.fr) , nuitée 15 euros, pas de cuisine, sanitaires ok, douches chaudes. Le refuge situé au-dessus du gîte est un peu plus cher). On plante la tente et on va faire une reco du sentier qu’on aura à prendre le lendemain (GR20). En montant nos bâtons achetés à 70 euros la paire, l’un de mes bâtons me lâche, dur, dur !

Nuit fraîche, on est à 1400 m d’altitude.
J3 : Jeudi 27 août : rando une étape du GR20 qui contourne le cirque de la solitude, ascension du Monte Cinto (2706)

Il ne faut pas se râter ! Départ randonnée autour des 8h – il y a déjà plusieurs randonneurs qui ont emprunté de bonne heure le gr. Beaucoup de monde que ce soit au refuge (des tentes sont plantées le long de la piste de ski) ou dans le chalet.
11km, 1400 D+, 1041 D- durée estimée 6h15 (ce sera en fait 11 heures !) (ascension du Monte cinto (environ 2h) comprise)
Du parking à la passerelle: 30 mn, -30m, +100m
• Sur le parking en face du gîte Le chalet, un panneau indique le départ du sentier balisé en rouge. A flanc d’une ancienne moraine, il descend légèrement pour pénétrer dans le vallon puis remonter jusqu’à la passerelle permettant de traverser le torrent.
• De la passerelle au lac d'Argent (770 M D+) : la progression est lente, le sac à dos d’environ 12kg avec l’eau nous freine un peu. Les bâtons ne sont pas utiles car nous devons mettre aussi les mains pour avoir de bonnes prises et ne pas être déséquilibrées par le poids du sac.
• Le sentier franchit t
une succession de petites barres rocheuses avant de pénétrer dans la vallée encaissée entre le Capu Borba et la caractéristique Tour Penchée. De dalles, en éboulis, on remonte la vallée et traverse de nombreuses barres rocheuses.

• Du lac d'argent à la Pointe des Eboulis: +280m (on ne met plus l’estimation en temps car nous avons «explosé » les compteurs « temps » en progressant très lentement.

Tout le long du parcours depuis la tour penchée, de très nombreuses traces apportent la confusion avant d’atteindre la Pointe des Eboulis.
De la Pointe des Eboulis (2607 m) à Monte Cinto : environ 45 mn, le vent est très fort. Marie-Jo s’abrite du vent à Punta Cruccetta et je commence l’ascension du Cinto. Il est déjà 12h45 (on était parti à 8h) et il nous reste une bonne descente dans les pierriers et blocs pour atteindre le refuge Tighiettu (1685m). Je me rapproche du Monte Cintu que j’aperçois enfin face à moi, le vent me déporte assez souvent –et je n’ai qu’un petit sac, le gros était resté auprès de Marie-Jo). Je calcule encore 30 mn pour atteindre le sommet. Je préfère donc rebrousser chemin et entreprendre la descente au plus tôt car Marie-Jo est bien fatiguée.

monte Cinto, majestueux et bien caché depuis la Bocca Crucceta
Du col de Crucceta au refuge de Tighjettu : 2h (qui seront 5h), - 800m

La descente assez raide débute dans un pierrier puis se poursuit sur une trace cairnée jusqu’à un petit « replat » occupé par des aulnes. On passe devant le refuge et on décide pour 30 mn de plus (qui seront 1h15 en réalité) d’aller jusqu’à la bergerie de Ballone (1000 m plus bas du refuge). La descente fut pénible car beaucoup de gros cailloux, pente très prononcée et fatigue accumulée depuis le matin. On trouve un emplacement au-dessus de la bergerie pour planter notre tente. On paiera 17,60 euros à la bergerie pour la nuitée (gâteau à la châtaigne, pas terrible mais par contre eau chaude, c’est très appréciable !) et les vaches nous tiennent compagnie jusqu’en début de nuit

• Au refuge de Tighjettu on retrouve le GR 20 Classique
J4 : vendredi 28 août : De Bergerie de Ballone à Boca di Vergju, 630 D+, 78 D-
Depuis la bergerie, on a un peu moins de « cailloux » et on progresse en forêt en courbe de niveau sur quelques kilomètres. Puis le sentier s'élève d'abord doucement avant de devenir de plus en plus raide, traverser le
Bocca di Foggiale descente après le col
ruisseau puis en franchissant quelques barres rocheuses on atteint Bocca di Foggiale (toujours un vent froid et fort et c’est là que le conseil de notre chauffeur de Ponte Leccia à Haut Asco sera le bienvenu : au lieu de monter presque sur la crête à droite pour atteindre le refuge Cituttulu di Mori, continuer tout droit à la sortie du col et longer le Golu avec ce magnifiques vasques). On s’y arrêtera et je ferai un brin de toilette sachant que le soir on fera un bivouac, peut-être au bord de l’eau, peut-être pas.
Le longer d'abord sur sa rive droite puis le traverser au niveau du gué. Longer la rivière jusqu'à atteindre la passerelle qui vous permettra de changer à nouveau de rive et rejoindre la Bergerie de Radule. Pas d’eau à la bergerie qui est d’ailleurs fermée.

On n’ira pas jusqu’au castellu di verghiu puisque nous allons récupérer le mare a mare nord. La fatigue se fait sentir, Marie-Jo a mal aux genoux. On verra si on peut atteindre le pont de Casterica où il y aurait un bivouac pour la nuit. Après avoir passé le col de vergio, on fait environ 2km sur une bonne descente (avec des cailloux, encore des cailloux !) et on trouve un endroit pour bivouaquer en pleine forêt. Super nuit, calme, pas d’animaux et surtout un bon repos bien mérité.


Bergerie de Ballone - bocca di Vergju : 14km, 1072 D- 796 D+
J5 : samedi 29 août : depuis notre bivouac jusqu’à Evisa. 600 D- (traversée de la forêt d’Aïtone), piscine naturelle, cascade avant l’arrivée à Evisa mais nous ne voulons pas prendre du temps pour en profiter sachant que notre rythme n’est pas très soutenu. La veille au soir, au bivouac, nous avions appelé l’office du tourisme d’Evisa car il semblait que nous avions un bus d’Evisa qui nous amenait à Porto. La personne nous confirme cette donnée et le bus partait autour des 10h15 à Evisa. Nous nous levons donc de bonne heure le samedi en prenant « large » la durée de la descente afin d’arriver à Evisa avant que le bus ne parte. Nous tenons la cadence et arrivons même en avance. Là, chose insolite, une vache en liberté boit à la fontaine du village.

Forêt d'Aïtone vache buvant à la fontaine d'Evisa
Les locaux sont surpris d’apprendre qu’il y a un bus le samedi pour Porto (pour eux il n’y en a que pour Ajaccio et pas le samedi). L’office du tourisme m’avait dit hier que le bus passait par Porto pour se rendre ensuite à Ajaccio. Donc, confiantes et avec envie d’arrêter à Evisa notre randonnée itinérante, nous attendons sagement. Un Corse nous suggère fortement de continuer (comme initialement prévu) jusqu’à Ota par les gorges de la Spelunca . Il est 10h40 et nous décidons d’aller jusqu’à Ota (qui se situe à un quart d’heure de Porto en bus ou 1h en rando (sachant qu’il fallait emprunter la route). On traverse la forêt d’Aïtone (peuplée de pins laricci et de châtaigniers)

ponte a Zaglia
Nous arrivons à Ota (au niveau du stade). Il faut suivre le balisage orange qui contourne le stade vers la gauche et nous amène à travers un sentier ombragé vers Ota (compter ¾ d’heure à 1 heure alors qu’un randonneur que nous avions croisé nous annonçait 10 mn !!! même si nous sommes lentes, il est impossible d’atteindre Ota en 10 mn, avec un bon rythme, compter 30 à 35 mn). Il fait bien chaud, il est 14h30 et une fois arrivées à Ota, nous demandons à deux femmes du 34 ! de nous descendre jusqu’à Porto (car marcher pendant 1 heure en plein cagnard et sur de l’asphalte n’était pas forcément un bon plan). Nous avons, encore une fois, de la chance et nous arrivons au camping autour des 15h. camping Sol e Vista, Porto04 95 26 15 71, 1 nuits 15 euros avec tente pour 2 pers, 1 km depuis le centre.

le village d'Ota - la tour génoise de Porto
Une fois la tente installée, on fait qq achats et on descend au centre-ville avec sa tour génoise (16ème siècle) qui surplombe Porto (d’un côté, la plage que l’on peut atteindre depuis le port par une passerelle, de l’autre côté, le petit port et ses boutiques). On essuie quelques bonnes averses et on remonte vers le camping (tout est inondé). Les escaliers du camping sont transformés en torrent. L’accueil est encore ouvert (il est 20h45) et nous demandons un mobil-home pour 2 nuits (le prix initial de 80 euros /nuit est ramené à 60 euros. Ouf ! on évite de rentrer ainsi dans la tente toutes les deux trempées jusqu’aux os et l’on se rabat donc dans le mobil-home. Il faut savoir que ce camping 3 étoiles n’a pas de signalétique concernant les emplacements et nous avons dû chercher notre mobil home pendant plusieurs dizaines de minutes, en pleine nuit mais encore la chance, pas d’averse pendant notre errance. Un autre point étonnant pour ce camping, il n’y a pas de poubelle et chaque touriste doit monter jusqu’en haut du camping pour y déposer les ordures. Nous ferons différemment puisqu’il y a des containers à 300 m du camping, juste à côté de l’arrêt de bus. Il y a aussi 2 supermarchés au pied du camping (pratique). On décide de rester 3 nuits au total, les 2 premières en mobil home (très bon choix compte tenu du mauvais temps qui perdure le dimanche matin).
Total J5 : 17km,1159 D- : Bivouac à Evisa
J6 : dimanche 30 août
Il pleut toute la matinée. On part en début d’après-midi visiter la plage (la mer est « démontée », beaucoup de houle et du vent), on ne monte pas à la tour génoise (2 euros l’entrée) et on flâne un peu dans les boutiques du centre.
On s’habitue au confort du mobil-home qu’on laissera demain matin pour retourner à notre tente ! Demain matin, on partira de bonne heure avec le car pour marcher dans les calanches de Piana puis visiter Cargèse et revenir avec le bus de Cargèse pour Porto.
J7 : lundi 31 août : Piana (482 habitants), 450 m altitude, classé patrimoine de l’unesco et les calanches (rando), Cargèse
Bus Porto à Piana 8h30 (durée 25 mn), prix : 2,40 €.
On descend à l’arrêt « tête du chien » pour faire la rando dans les calanches (calanques) jusqu’au château fort (forme d’un rocher).

Rando simple au début dans les sous-bois puis un peu dans les cailloux (30 mn aller) mais nous n’arrivons pas à trouver la forme d’un château fort. A Piana, l’OT nous dit que nous ne sommes pas les seules à ne pas avoir distinguer cette forme. Puis depuis la tête du chien, nous rejoignons un sentier qui nous amènera, après une petite grimpette, à Piana en passant par de magnifiques paysages rouges avec en toile de fond la mer.

Piana - Cargèse
On s’achète un super fromage de brebis pour le midi à Piana (marque Ottavi) et on prend en début d’après-midi le bus pour Cargèse.

Cargèse Retour en car en passant par les calanches de Piana
En janvier 1676, une petite colonie de six cents Grecs issus du village de Vitylo, situé au sud du Péloponnèse, fuyant l'occupation turque, s'établirent dans l'arrière-pays de Sagone, à Paomia, à deux kilomètres à l'est de l'actuel Cargèse, après un passage par la république de Gênes qui leur accorda ces terrains abandonnés au maquis (la Corse était alors génoise). Ils furent cependant mal accueillis par les populations locales qui voyaient en eux des alliés de la république de Gênes et des personnes venues s'enrichir sur leur terre.
Les deux églises (rite latin et rite grec) sont construites dans la première moitié du XIXe siècle. Lorsque les Génois attribuèrent les terres de Paomia à la communauté grecque, ils firent remplir un contrat à ces derniers qui stipulait que les Grecs pouvaient conserver leurs traditions orthodoxes, mais qu'ils se soumettaient tout de même à l'autorité papale. Le rite byzantin grec a été totalement préservé jusqu'à nos jours. D’après l’OT de Cargèse, des 120 maisons construites par les Grecs, il n’en reste qu’une. La ville a été ensuite construite par des militaires selon un découpage précis.
Nous repartons de Cargèse pour Piana après avoir fait notre programme pour le lendemain. L’idée était, compte tenu des horaires de bus affichés à l’arrêt de bus, de prendre le car de Porto pour Calvi, puis bus de Calvi à l’île Rousse et car pour débuter la rando dans les Agriates à l’envers (d’Ostriconi à Saint Florent), visiter un autre jour Bastia et rentrer le vendredi 4/9 par le train de Bastia à Ajaccio, visiter Ajaccio et prendre le bateau pour le soir.
Cependant, comme demain nous sommes le 1er septembre, rentrée des classes et surtout certains horaires de bus changent ou bien fonctionnent sur réservation. Nous demandons donc au chauffeur d’appeler son patron car nous n’arrivions pas à contacter par téléphone la compagnie de bus pour réserver le bus de Porto à Calvi -18 euros/pers. Chose étrange, le chauffeur nous dit que pour 2 personnes, il n’y aura pas de bus. En insistant un peu, il prendra contact avec son patron et nous confirmera plus tard qu’il n’y aura pas de bus pour Calvi mais seulement pour Ajaccio (départ 8h05). Pourquoi ne pas spécifier sur l’affiche des horaires qu’à partir du 1er septembre les bus pour Calvi sont sur réservation et avec un minimum de passagers ?
Bref, nous voilà en train de refaire notre itinéraire pour nous permettre de visiter les Agriates avant notre départ. Faire et défaire, ce sera un peu notre occupation pendant notre séjour en Corse.
On ira donc demain à Ajaccio, visiter la ville puis prendre un train pour Bastia et y dormir (difficile de trouver un logement pas cher, finalement l’OT de Bastia nous donne l’adresse d’une AJ, le hanoi social club, 22 euros/pers avec cuisine en commun, 4 bis rue du Castagno, proche du port de Bastia, téléphone :
Nous appelons corsica ferries (0495329595) pour voir si l’on peut changer notre lieu d’embarquement pour le retour et partir de Bastia puisqu’on aura eu le temps de visiter un peu Ajaccio et cela nous éviterait de faire un AR en train Bastia-Ajaccio. Apparemment c’est possible moyennant un supplément de 21,60 euros (le ferry avait été avancé d’1h30).

J8 : mardi 1er septembre : Porto-Ajaccio (bus, 14,40€) –Bastia (train)
On arrive et profite du jour du marché –tlj- pour faire qq achats de légumes et fruits, on laisse dans le café face au marché notre sac à dos pour pouvoir déambuler dans les rues « légères » et ce, jusqu’à prendre le train vers 15h. Citadelle, ruelles, places….

Ajaccio Paysage au niveau de Ponte Leccia Corte depuis le train
Belle traversée de la Corse avec le train (21,60 euros/pers) qui passe par Ponte Leccia et Corte. Arrivée vers 19h45 et à l’auberge, au début de la nuit. Accueil très sympa par Jacko (Tel : 0677183616). Nous avions regardé sur internet les horaires des bus de Bastia à St Florent et apparemment celui de 8h30 fonctionne jusqu’au 5/9 mais un peu échaudées, on redemande confirmation à Jacko.
J9 : mercredi 2 septembre : Bus Bastia – Saint-Florent - Saleccia
Agriate : la légende de la Biscia qui a pour cadre la plage de l'Ostriconi, du côté de la Balagne. A cette époque deux seigneurs se partageaient cette terre. Ils se vouaient une haine farouche. Ils vidèrent les vallées et les côtes de leurs habitants au cours d'une guerre implacable. Dieu envoya sur terre un immense serpent la biscia qui ne pouvait être tué que si la paix et l'amour revenait sur ces lieux. Les seigneurs continuèrent leurs combats. Le serpent, lui prélevait tous les jours de nouvelles victimes. En combattant ce monstre l'un des protagonistes fut avalé. Poursuivi par les âmes de ceux qu'il avait contribué à massacrer, il se perdit à l'intérieur de la bête. Il découvrit bientôt une pure jeune fille, prisonnière d'un cristal, tombant éperdument amoureux, et décida d'arrêter cette guerre. Aussitôt le serpent mourut et les deux amants purent ressortir par la bouche qui était devenue une grotte. Dieu ne permit quant à lui jamais le retour des hommes sur cette terre gorgée de sang. Malgré la décision de Dieu, les hommes revinrent. Ils étaient bergers du Niolu, agriculteurs du Cap ou du Nebbiu. La terre était plus ou moins commune et nourrissait des villages entiers. Elle vivait au rythme des migrations saisonnières, l'hiver les troupeaux, l'été le blé. Pendant ces périodes les gens vivaient dans des abris de pierre sèche les paliaghj et mettaient en valeur les parcelles ou Prese attribuées à leur communauté. Plus sournois que la main de Dieu, le temps, les guerres et les changements de mode de vie ont de nouveau vidé les Agriates. Le feu a achevé l'œuvre de désolation, détruisant les oliviers, dernière richesse.



Rando Saint-Florent - Saleccia : 5h45 (on mettra un peu plus)
- Plage du lodu par le sentier des douaniers depuis St Florent 5h depuis St Florent (15km)
- Puis la plage de Saleccia (45 mn à pied depuis le lodu) (camping à Saleccia)

On démarre sur la petite route de l’école de voile, à côté de notre camping du 1er jour puis par une piste dans le maquis. On rejoint le sentier du littoral au niveau de l’Anse de Fornali. A un moment donné, 2 options, l’une côtière (un peu plus aérienne et très rocheuse) – voir photo ci-contre, l’autre chemin vers l’ancien sémaphore, à privilégier si l’on est chargé). Traversée à gué de Fiume Santu (pas de problème, on a de l’eau jusqu’aux genoux seulement). On passe la pointe de Punta Mortella et sa vieille tour, puis on arrive à la plage de Lotu (navettes bateau depuis St-Florent). Pas d’eau, pas de paillote à cette date-là. Donc prévoir suffisamment d’eau jusqu’à Saleccia. Pour Saleccia, prendre le sentier de l’intérieur si on est chargé car sinon un peu pénible dans le sable avec les sacs à dos.
Nuit : Camping de Saleccia. Bar et petite échoppe pour ravitaillement. L’eau est potable. Douches.Email: contact@camping-uparadisu.com 1 tente 2 places, 3,50 euros + 6,50€/pers Par téléphone : 00.334.95.37.82.51 ou 00.337.77.86.18.66 (réservation qq jours avant). Quelques paillers sont disponibles avant le camping mais certains sont en ruines, d’autres un peu sales.
Afin d’avoir le temps de visiter Bastia avant notre départ en ferry, on fera l’aller-retour St Florent-Saleccia
La nuit au camping fut agitée car un groupe d’italiens ont chanté jusqu’à très tard.
J10 : Jeudi 3 septembre : Saleccia à Saint-Florent
Au petit matin, visite à la plage de Saleccia et rencontre agréable avec un …. Renard !

Paillers Renard sur la plage de Saleccia
Je déconseille de faire la rando dans le sens ouest-est à cause du soleil que nous aurons dans les yeux pendant un bon moment. Au retour, nous évitons la partie rocheuse et aérienne du sentier côtier et prenons celui du sémaphore (beaucoup plus simple).
J11 : Saint-Florent – Bastia
Visite de Bastia


• Retour ferry Bastia-Toulon, le vendredi 4/9 à 21h /arrivée Toulon le samedi 5/9 à 5h30 gare maritime (jusqu’à Gare de Toulon, 2km à pied)
• flixbus le samedi 5/9 à 8h20, arrivée 12h35 gare routière MTP Les sabines
En conclusion, attention aux horaires de bus affichés soit sur internet soit aux gares routières quand on est hors saison, c.a.d. à partir du 1er septembre !
Dans le désert des agriates, ne pas emprunter le sentier côtier pour se rendre à la plage du Lotu mais bien celui qui passe par le sémaphore
Les 2 étapes du GR20 depuis Haut Asco : pour randonneurs très confirmés ayant l’habitude de porter des sacs à dos (si vous êtes itinérants) entre 10 et 12 kilos. Bâtons fortement conseillés pour les descentes

Re: Récit trek 2020 Corse (Haute Corse et Corse du Sud)

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michele87
Il y a 1 mois
Bonjour,

Merci pour votre récit. Un séjour bien rempli !!

Pour les personnes qui veulent randonner en Corse, je recommande les sentiers Mare a Mare ou Mare I Monti, bien flèchés et qui permettent de dormir en gîtes en demi-pension, afin de voyager plus léger :0) Mais le coùt est plus élevé...

Bonne journée.

Michèle.

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