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L’évolution de la fréquentation touristique à La Réunion

3 réponses

Dernière activité le 21/03/2020 à 05:35 (consulter)

Avis non contrôlés
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Lisabl974
Le 11 mars 2020

Bonjour à tous, 
Actuellement en deuxième année de BTS Tourisme, je fais appel à vous, en tant que réunionnais, pour répondre à un petit questionnaire de 2 minutes ! 


Je me suis plus particulièrement intéressée à l'évolution de la fréquentation touristique de La Réunion et l'impact qu'avait celle-ci. Je vous remercie d'avance pour votre réponse, vous me serez d'une grande aide! 

https://forms.gle/J8E5nUSka9AVJMtu5

Re: L’évolution de la fréquentation touristique à La Réunion

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mouaibof
Il y a 2 mois
Les hélicoptères, ULM et avion source de pollution sonore, non géré,  est l'un des impacts négatifs les plus important du tourisme: explication en vidéo (comment le mesurer)

Le Parc National  n'a pas permis de ressentir la quiétude, dans les cirques, pitons et remparts en laissant libre le tourisme aérien de monopoliser les lieux alors qu'en principe, quand on va randonner et découvrir la nature on s'attend à mieux que ça dans un Parc National. Si on n'aime pas le bruit dans la nature, c'est même une corvée d'y randonner par beau temps, on a là un records de bruit de moteurs!

Le tourisme par hélicoptère est plus qu'une gêne, en zone habitée (CILAOS est dans l'aire d'adhésion du Parc), avec un cumul de plusieures heures de bruit et des niveaux sonores souvent assez fort pour contraindre une conversation en extérieur.



Date de l'expérience : 08/03/2020

Quand il fait beau les mouches volent.

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CentreDuMonde
Il y a 2 mois
Et elles sont énormes!Le tourisme (par hélicoptère et canyonning) a été un véritable écocide de la flore et faune réunionnaise cette dernière génération. Faute d'éducation, de sensibilisation, les touristes et ceux qui les exploitent provoquent des gros dégâts.

À ses débuts la Réunion était déjà, sur le plan de sa nature, en lambeau et fragilisée, entre urbanisation, exploitation de bois et autres occupations de la nature de survie et d'économie locale, d'avant le tourisme. Le tourisme devait profiter d'un patrimoine unique au monde et se contentrer sur un paradis de la randonnée à la flore exceptionelle, "point chaud de la biodiversité mondiale", et c'est pourquoi le centre de l'île avait été inscrit au patrimoine mondial et Parc National pour préserver la nature restante au centre et en montagne.
 
Nous avons un Parc National décors de baptèmes de l'air.

La généralisation du tourisme par hélicoptère depuis des dizaines d'années et du canyonning a porté un coup rude justement concentré dans la partie fragile de la nature, que le Parc et le titre Unesco devait protéger des effets négatifs de l'économie liée au tourisme. L'impact négatif s'est donc renforcé depuis 2010 à l'inverse des chartes, invasion de merle-maurice, chats, et rats, crottes et poubelles les nourissant, braconnage massif pour vendre aux gites tisanes et préparations de plantes, prédateurs, ont quasiment éradiqué les oiseaux locaux et quand les hélicoptères ont finit de passer, la forêt est quasi vide, sinon résonne des chants de ces oiseaux exogènes qui sèment les plantes envahissantes dont ils consomment les fruits, contribuant à accélérer la perte d'un paysage "classé"

Le centre de l'île de la Réunion commence à ressembler aux Açores (même flore), mais pas avec les jolies petites maisons et avec les nuisances des hélicoptères en plus, et c'est loin et cher, du coup, pour 2 fois moins cher depuis l'europe mieux vaut aller aux açores: autant d'exotisme, de nature, + le calme, + l'authenticité locale.

Le canyonning a déjà retiré des possibilité de nourrriture aux oiseaux locaux (cirque de Cilaos, particulièrement le Bras Rouge): il suffit de piétiner une fois par semaine en saison sèche les flaques et le fond des vasques et de glisser sur des tobbogans pour supprimer quasiment toute la microfaune en cassant ses cycles de reproduction + l'introduction des plantes envahissantes par les sentiers d'accès pas assez larges pour éviter le contact avec la végétation contaminant sacs et cordes de graines qui essèment dans les sentiers d'accès. Les canyonneurs ont tout exploré, ne laissant pas une seule ravine en l'état, tandis que des guides-touristique ont divulgué l'accès à des zones stratégiques devenues crottoirs nourissant les algues vertes en aval.

La crême solaire fait des dégâts aussi, en installant un filtre-UV et bloquant les ultraviolets dans l'eau des flaques et des petites ravines, ou le lagon.

L'élevage du cerf de Java a également dégradé l'aspect du paysage du cirque de Mafate au point de remettre en question son classement à l'UNESCO, cette affaire est actuellement suivie de près par des "experts"..
L'Unesco a d'ailleurs déjà lancé l'alerte et menace de déclasser tout ou une grande partie du "bien" actuel jugé seulement à 10% potentiellement récupérable en 2017. .

La nature encore représentative de la flore réunionnaise, et de ses oiseaux ne se présente plus que par poches isolée là où ça n'est pas touristique et où il ne faudrait surtout pas faire du tourisme (le problème actuel: fermer des chemins et des accès alors qu'un site bien connu divulgue ces chemins en maintenant ces lieux "destinations touristiques), ces poches sont cernées de toute parts par de zones dégradées tremplins de plantes invasives, et sont en voie d'invasion et d'appauvrissement.

Ce qui est facile d'accès a été pillé ou dégradé (braconnage, dépots de crottes, rats), et ce qui est quasi impossible d'accès n'est pas épargné par le bruit des hélicoptères de tourisme qui concerne aussi les habitants (déplacements des oiseaux, et avec eux des plantes).

L'impact est donc global et s'ajoute au changement climatique qui a modifié les isotherme de +400m, 1.34° en 30 ans, mais dans les haut plutôt 3° d'augmentation.. 

Mais la population ne reconnait pas ces dégâts car elle a vécu avec déjà une bonne génération, a oublié ce qu'était la Réunion à part quelques anciens qui eux on connu la nature mais aussi simultanément la misère rod-la-paille dans cette nature exubérante mais qui ne les nourissaient peu, la population est plutôt préoccupé de sortir de la misère sociale, accéder à la voiture, le commerce, et si ils ont reçou une notification sur face-book...

Le tourisme ne semble enrichir qu'une petite fraction de la population et ne profite pas équitablement à la population locale, à l'heure où l'on nous promet des hélistation ministérielles, des circuits pour touristes chinois avec héli-rando, héli-resto, héli-weeding, héli-quatre-quatre, et autres épouvantails à gens enrichissants (ce style de tourisme = fracture sociale), à noter aussi le projet de golf à Bras Sec (Cilaos).

"On" veut faire venir en masse pour les dépouiller de 5000 euros au passage, des chinois appâtés par des séries télévisées qu'on est en train de diffuser en chine, "on" veut des bateaux de croisière déversant des touristes par milliers, pressés de visiter l'île en 2 jours en faisant l'incontournable tour d'hélicoptère (chez le champion des nuisances on fait entrer 11 millions d'euros par an ensuite quasi totalement re-dépensés en frais, usure des pièce, carburant et il reste 400.000 euros de bénéfice pour 50.000 clients, 8 euros bénéfice/client, 2 à 5 heures de nuisance sonore partout, un préjudice sanitaire de l'ordre de 400 euros/an par habitant sur les zone survolées, cherchez l'erreur, cherchez vous même ces données sinon vous ne nous croirez pas)
Même à CILAOS des "agents" touristiques conseillent (sur le lieux même qui subit la nuisance c'est insultant)..

La nature a eu une grâce, ou un sursaut pour se "défendre" de ce tourisme mondialisé dévastateur: le covid-19: moins de concerts d'hélicoptères, moins de crottes partout... encore mieux que la crise des gilets jaunes
 
Actuellement, on s'ammasse dans les meetings à l'occasion des municipales, puis on check dans la rue, on se fait la bise et des câlins et ensuite, on toussera...

Re: L’évolution de la fréquentation touristique à La Réunion

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mouaibof
Il y a 2 mois
Expérience unique pour connaitre l'impact du tourisme: le supprimer et comparer!

Voici un aperçu de cette expérience dans la play-liste "Cilaos au calme, sans les hélicoptères"

https://www.youtube.com/watch?v=nNTg1irRehY&list=PLiAGQEPkOhjjQhZjoh5XWlZBbKxy1gxha

En prenant en abbaque la formule de l'ADEM qui sert à évaluer le préjudice sanitaire des hélicoptères à CILAOS, connaissant l'intensité, le cumul, et le contexte, l'évaluation est de l'ordre de 1.5 millions d'euros par an pour la commune de Cilaos rien qu'en préjudice SANITAIRE. Si on estime le préjudice économique, en considérant que tout projet dépendant de la communion dans le calme de la nature capote là où passent à quelques minutes d'intervalle des hélicoptères, et ce durant 5 heures au moins, La privation de tout un panel des possibles activités représente une destruction de potentiel local importante.

La supression du tourisme par hélicoptère a d'autres effets.

- Il est plus facile de communiquer avec les gens qu'on rencontre car à 10m de distance on s'entend mieux que à 1 mètre avec hélicoptère, pas besoin de s'approcher en se postillonnant dessus: du coup, il est plus facile de se parler en extérieur.

- La maison est aérée, on reste les fenêtres ouvertes.

- Les chiens aboient beaucoup moins, les radio des voisins sont moins fortes.

Il reste la plupart des autres bruits de moteurs de voisinage, puisque les gens jardinent, bricolent et circulent pour faire leur courses, mis à part une réduction de la circulation qui ne fait une différence importante que dans la rue principale (ailleurs ça fait peu de différence car ailleurs, c'est déjà calme à quelques voitures par heure près), la différence majeure, énorme, c'est les hélicoptères en moins: 3 à 4 par jour au lieu de 30 à 60. Les hélicoptères sanitaires et d'urgence font moins de bruit, alors que ceux de tourisme adoptent les pires trajectoires, car ils veulent voir le plus de paysage possible et se positionnent là où le bruit se propage le plus partout.

Si il y avait le tourisme sans les hélicoptères, les nuisances qui perdureraient sont du à la surfréquentation et à l'agression des lieux naturels quand trop de monde s'y concentre, trop de monde dans les lits de cours d'eau, et la pollution de l'eau par les parfums corporels, hors tourisme par hélicoptère, ce qui a provoqué le plus de dégâts est le canyonning et la prospection "sauvage" à la recherche de bassins et cascades du à la divulgation de coins secrets par des guides (rando-piton et le livre "152 ballades et randonnées").

Ce qui apparait nettement en forêt, c'est une "signature" fantôme du tourisme aérien: les oiseaux endémiques se taisent encore durant les heures où passaient les hélicoptères tant ils se sont habitués à renoncer à ces heures là, laissant le merle-maurice (un oiseau exotique plus criard moins affecté par la pollution sonore) seul, chantant à tu-tête et accaparant les lieux jusqu'à 11h à 12h.

En comparant avec l'ambiance sonore d'avant le tourisme par hélicoptère, ou de pendant le chikunguya (qui avait installé un calme assez prolongé pour que l'équilibre naturel revienne), on n'a pas le retour du chant des oiseaux endémique ni l'absence du merle-maurice dans les zones naturelles comme en 2004, normallement, les oiseaux endémiques chantent surtout de 6h à 9h, puis un peu moins mais avec plus de cris de contacts ensuite et le merle-maurice reste en zone agricole ou habitée.

Il reste à voir si le merle-maurice finira par se faire chasser des oiseaux endémiques comme en 2004 lors du calme produit par le chikunguya, et cela malgré l'état dégradé de ces forêts, qui depuis, sont encore plus dégradées.
À noter qu'en 1998, période d'invasion par le bruit des hélicoptères comparable à 2018, le merle-maurice envahissait aussi les même secteurs, du Taïbit à Cilaos, et au Matarum, son absence constaté avant 2009 correspondait à une période où le tourisme aérien ne posait plus de problème.

La relation entre les plantes envahissantes et le bruit par la perturbation des oiseaux permet de penser que la pollution sonore accélère la propagation des plantes envahissantes en facilitant la progression d'un important vecteur: le merle-maurice.
Nne pas respecter le calme du Parc National, et des zones naturelles, c'est par là aussi accélérer la dégradation de son aspect visuel. Actuellement le mal est quasi totalement accompli, il ne reste que 10% du patrimoine biologique encore "récupérable" d'après les dernieres visites des experts de l'UNESCO, mais bien sur, le lien entre la vitesse de cette dégradation et le bruit n'est pas formulé, le fait que cette hypothèse  "attaquerait" un lobbi industriel explique qu'on se garde bien de constater des faits le prouvant, et puisque la dégradation se serait produit, moins rapidement mais quand même, dans le silence il est très facile de grâcier les dégâts du bruit...

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