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Compte-rendu d'un voyage de 3 semaines à Oman

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Dernière activité le 03/01/2020 à 00:48 (consulter)

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vulcanie
Le 16 décembre 2019
Bonjour à tous

Nous sommes rentrés avec mon mari pleinement satisfaits d'un circuit de 3 semaines au printemps. C'est déjà loin mais j'ai préparé depuis un voyage de 4 semaines en Corée du Sud, voyage que nous avons fait en octobre.
Nous avons beaucoup aimé les paysages, adoré le camping sauvage que nous ne pratiquons plus en Europe, apprécié l'hospitalité des Omanais et la sécurité du pays pour les voyageurs.
Je voudrais remercier tous ceux dont j'ai lu les posts ou avec qui j'ai échangé pour préparer ce voyage.

Je ne fais pas de carnet de voyage, il s'agit d'un compte-rendu avec notre itinéraire, assorti de quelques impressions. Pour compléter, j'ai préparé aussi le bilan de nos dépenses. Ceux qui sont intéressés le trouveront dans la rubrique : argent / budget, pour ne pas trop alourdir le compte-rendu.


                                          


 


Mercredi 20 et jeudi 21 : Paris-Mascate via Munich. Très bel aéroport.


                                             11h 30-13h : Mascate-Salalah. Banque, voiture, gare routière, courses (tente à 15 euros, camping gaz) dans un grand magasin où Zidane est toujours la référence et appartement (!) réservé dans un hôtel proche dudit Lulu Market.


Nous longeons le bord de mer, apercevons le Palais du Sultan et faisons le tour du Souk Al-Husn (encens), sympathique mais de taille modeste. Tour de l’horloge (près de ‘chez nous’) et restaurant turc d’où nous entendons le premier appel à la prière, discret.


Salalah est une ville difficile à ‘visualiser’  dans laquelle nous nous sommes quelque peu cherchés ; tout est grand, des chantiers partout, des 2 fois 3 voies et des bananeraies au milieu des quartiers…  


 


Vendredi 22 mars : Réverbères grand chic ! Le long de toutes les grandes routes ! Les sorties de ville donnent une drôle d’impression : immeubles, en fait grandes maisons particulières, souvent ‘voyantes’, posées au milieu de rien, sans liaison entre elles ; contraste entre richesse et terrain désertique.


Ayn Razat : une source et des jardins au pied de la montagne. Personne. Et voici un groupe de touristes chinois. Puis un premier troupeau de dromadaires.


Taqah : petite forteresse en terre, courettes et escaliers, fraîcheur. Personne sur la route mais plusieurs bus de Chinois !


Parc archéologique de Khor Rori = ville et port fortifiés de Sumhuram : belles ruines avec vue sur l’embouchure. Il fait chaud à midi ! Au guichet, discussion sur les Champs-Elysées et les Gilets jaunes : ‘ Les Français sont fous et le sultan très bien ‘ !


Djebel Samhan : quelques arbres, des troupeaux de vaches, certains importants. Tawi Attair, un gouffre naturel .


Arrêt dans une petite ‘boutique à thé’ ; notre gaz est défectueux : le ‘patron’ nous cuit nos œufs. Et notre thé nous est offert par deux jeunes Omanais qui ont envie de parler avec nous du couple, de la famille (où sont leurs femmes et leurs enfants ?), du divorce, des coutumes, du respect du père, quel que soit son âge etc… Ils nous indiquent le lieu idéal pour notre premier campement : un balcon/belvédère qui permet d’apprécier le coucher du soleil et qui domine de 1.000 mètres les lumières de la ville de Mirbat et la mer éclairée par la lune.


 


Samedi 23 : 6h : aurore, 6h30 lever, 7h brume monte, 7h30 soleil, nous partons.


Beaucoup de dromadaires. Je ne le répèterai pas ! Nous voyons notre balcon d’en bas. A l’entrée de Mirbat, petit mausolée de Bin Ali. Une famille de 7 ou 8 personnes y prie. Ville qui donne l’impression d’abandon et de construction à la fois ; et de calme, avec ses 2 minarets et son palmier, vue du port. Bateaux de pêche traditionnels.


Chute d’eau réduite du Wadi Dharbat, mais le site est large et offre de curieuses formations rocheuses en forme de végétation. Puis nous ‘remontons’ en voiture le wadi, bordé d’arbres ; endroit fréquenté par les familles. Marche, thé, discussion avec 5 jeunes de 20 ans venus de Salalah. 2 hommes font leur prière au soleil couchant. Nous posons notre tente. Tout le monde est parti. Nos seuls voisins de passage sont quelques dromadaires.


 


Dimanche 24 : Retour à Salalah.


Visite de la Mosquée Sultan Qaboos, très sobre, moderne (trop tard pour la salle de prière) ; accueil souriant ; le gardien nous donne un cours accéléré sur les religions, l’Islam etc. et une brochure complète sur l’Islam en français (cf. les brochures dans nos églises).


Du dromadaire …en brochettes, dégusté sur de larges divans.


Mausolée très pauvre, voire miteux de Nabi Ayyub : logique, puisqu’il s’agit de Job ! Mais un mausolée pour un personnage littéraire …


Mughsail : beaux bleus et verts de la mer ; la montagne a le pied dans l’eau ! Un ‘restau’-tente sur la plage : nous y prenons un thé excellent, gratuit ! Une petite mosquée et une rangée de maisons identiques constituent le village ; tout petit port de pêche. Nous regardons les jets d’eau de mer des ‘blowholes’. Puis nous gagnons la plage de Fizayah par 10 km de route en terre et en virages. Nous mettons notre tente sur la plage : un paysage entier pour nous seuls et l’impression de dormir dans les vagues…


 


Lundi 25 : Les pastels de l’aube… Nous allons vers le Yémen ; check point army. A Shaat, les nuages qui montent de la mer limitent le superbe point de vue sur ladite mer (Sea Overlooking Site). Une trouée : vue plongeante de 1.000 mètres (avec des déchets en premier plan derrière la balustrade).


            Une remarque pour l’ensemble d’Oman : le plastique a encore de l’avenir ! Petites nappes dans les restaurants, gobelets (jamais en verre !), sacs dans toutes les boutiques. Et tout est jeté partout ; les plages sont couvertes de déchets. Seuls les centres des villes, les grandes routes et les monuments sont impeccables.


            Deuxième sink hole (gouffre) sans grand intérêt.


            Un dromadaire tué et une voiture taxi dans la paroi rocheuse …


            Nous prenons deux stoppeurs dont un Bangladais sur la route de Raqhut, notre point le plus austral. Village comme déserté, inhabité, au bord de la mer ; aucun commerce, alors que nous trouvons peu après tous les commerces regroupés le long de la route, en plein ‘désert’. Nous achetons deux fruits : le gentil fruitier nous prend en photo. Pendant le repas, un Pakistanais nous dit que les gens, les peuples, sont amicaux ; ce sont les gens qui ont le pouvoir qui sont mauvais. A la sortie, 4 Omanais prennent le thé sur le parking et nous invitent ; un seul parle anglais ; un jeune discret qui sourit au discours des anciens, un de 88 ans nourri au lait et à la viande de dromadaire et un beau propriétaire de 200 dromadaires qui nous invite à venir manger le mouton chez lui. La conversation devient plus gaillarde… D’après l’anglophone, tout va bien en Oman ; les seuls problèmes viennent des gens du Bangladesh ou d’Inde ! Bref, des immigrés ! Tiens donc !


Haut plateau désertique, rocailleux, venté, plutôt grandiose. Plein de dromadaires.


Quelques kilomètres pour trouver des arbres à encens (Boswellia sacra) : en vain !


Retour à Mughsail : deux gros bus de touristes pour voir les trous. Un citron-menthe bien frais - notre boisson favorite pendant le voyage - en terrasse.


De notre tente, vue imprenable sur le village, sa mosquée (discret appel à la prière), sa langue de sable et ses eaux bleues.


 


Mardi 26 : Quelques déviations sur ces routes immenses et en bon état.


Nous retrouvons Salalah, l’intérieur de la Grande Mosquée, son lustre gigantesque et son tapis de plusieurs tonnes. Et nous visitons le très beau Musée Terre d’encens (plus archéologique).


Dépôt de nos sacs à la gare routière, essence, lavage, repas (plus chic), aéroport pour rendre la voiture, bus, gare routière. Petit tour dans le nouveau souk – viande, poisson, légumes, dattes ; thé ; ambiance tranquille de petite ville plus que d’une grande. Et bon repas avant de prendre le bus à 19 heures. Un Indien sympathique et content que nous connaissions son pays.


 


Mercredi 27 : 11 heures pour 1 000 kilomètres. Confortable mais glacial. Arrivée à 6h à l’aéroport où nous prenons notre petit 4x4.


Mascate : Muscat en anglais, ce qui est paradoxal dans ce pays sans alcool ; ville immense, constituée en partie de villages occupant les petites baies dans les creux de montagnes ; routes bordées de palmiers, parterres artistement fleuris. Courses à Carrefour : gigantesque. Notre hôtel est à Mutrah : 30 km de route à 6 voies ! Le port est agréable, avec ses 2 jolies mosquées aux minarets et coupoles bleus, mais gâché par deux bateaux de croisière que l’on croirait en ciment ! Discussion avec un chauffeur de taxi puis avec le marchand de cartes postales du Kerala.


            Un musée dans une belle maison, Bait al-Baranda, qui tient plus de la promotion touristique.


            Chez nous, les hommes allaient au café, les femmes à l’église ; ici, les hommes font tout (!).


            Souk de l’or et des tissus. Quelle créativité pour varier la même tenue noire ! Très fréquenté ; plein de femmes entre elles et en noir dans les boutiques. Un marchand nous montre son selfie avec François Hollande.


Corniche tranquille ; se croisent une femme avec masque en cuir et une touriste en tenue ultra-courte, niaise et contente d’elle.


 


Jeudi 28 : Des tours de guet ornent plusieurs pitons. Vieux Mascate. Musée de la Porte. Beaucoup de petites mosquées.


(Un des) palais du sultan, colonnade, bâtiments administratifs, le tout a de l’allure, est d’une blancheur éclatante et d’une propreté maniaque. Un peu vide ; seuls quelques touristes locaux se prennent en photo devant les grilles. Fleurs superbes dans le quartier. Un monsieur digne avec sa petite école privée !


Musée Bait al-Zubair : belle maison avec jardin ; musée des traditions remarquable, beaux objets mis en valeur de façon moderne, explications intéressantes très pédagogiques ; un groupe d’étudiants en anglais, beaux et sympathiques avec leur professeure.


Midi, le temps se couvre, des appels à la prière éclatent en même temps. Ils sont plus présents que dans la région de Salalah.


Les petites villes/quartiers, les grands bâtiments / écoles / casernes / universités /hôtels se succèdent. Ce n’est ni populaire, ni touristique.


En terrasse dans la marina Bandar al-Rowdha, chic et plus cher, pour manger, écrire des cartes et attendre le bateau. Aller-retour agréable en dhow par un temps malheureusement gris ; nous voyons de la mer les criques traversées et reconnaissons palais et bâtiments. Et nous refaisons la route de nuit. Corniche éclairée et animée. Même petit restaurant.                


 


Vendredi 29 : Cartes postées ; elles arriveront à partir du 8 avril.


De 8h à 10h 30, nous quittons Mascate vers le sud, ses immenses échangeurs, ses immeubles et ses mosquées en construction, ses perpétuels chantiers ; puis, peu à peu, nous quittons aussi la montagne pour une région plate, désertique mais non déserte ; de gros villages s’étalent sur ces espaces sans limites.


Arrêt à Sinaw. La route reste large et impeccable dans le désert. Formation de mirages. Vers 15h apparaissent les premières dunes. Nous bifurquons vers la mer ; les dunes blanchissent ; il fait 37° ; et voici la mer, une rangée de bateaux en bois posés dessus et une rangée d’oiseaux sur le rivage. Nous voici à White Beach. Nous allons rouler sur le sable avec quelque hésitation quand nous rencontrons un couple de jeunes Québécois. A deux, c’est mieux ! Nous commençons par sauver une vieille tortue, couverte de coquillages et de lichens, totalement épuisée, essoufflée. Il est, sinon impossible, du moins très risqué de franchir une zone sableuse. Nous décidons de camper là.


 


Samedi 30 : Des dauphins passent. Sur la plage, 3 ou 4 tortues mortes. De vieillesse, d’épuisement ou de pollution : partout des plastiques !


 


           Nous prenons la seconde route pour gagner les dunes blanches, les Sugar Dunes, par le sud, plus longue mais plus sûre. Marais salants quasiment abandonnés et voici enfin - salé-sucré - les dunes de sucre ! Nous y sommes absolument seuls, avec quelques plastiques…


            Shana’a. Trop tard pour le ferry de 15h. Plusieurs femmes non seulement voilées, mais aussi masquées avec ce masque en pointe qui n’aurait pas le même sens au carnaval de Venise. Nous prenons celui de 17h pour l’île de Masirah. La nuit arrive ; nous nous arrêtons près de Hilf, nous dormons dans la voiture, près d’une mosquée et de la mer silencieuse, de 20h à 6h, comme d’habitude !


 


Dimanche 31 : Un petit tour de ville pour les horaires du retour et les provisions et nous ‘descendons’ la côte Est ; le ciel est bleu, la mer aussi ; il n’y a que nous… Interdit de rouler sur le sable (plein de traces), de jeter des ordures (il y en a partout) ! Quelques dromadaires et une dizaine de moutons. Impression d’être dans un paysage en noir, à droite (dunes/petites collines de pierres noirâtres), et blanc, à gauche (sables et cailloutis), sur fond bleu. Côte inhospitalière, austère, minérale, non sans beauté. Quelques barques regroupées çà et là. Quelques enclos. Et nous arrivons à Ras Bu Rasas, à la pointe. Un jeune et bel Omanais, content de lui, laisse sa femme en bas et vient nous rejoindre pour …se faire prendre en photo (mais demande de ne pas photographier sa femme, tout là-bas dans ses voiles !). Il pose.


            13 heures : arrêt sur la côte Ouest pour un thé karak à l’ombre. Le vent se lève.


            16h, nous posons notre tente, avec vue sur une plage immense et la mer bleue, près de Masirah Beach Camp ; pêcheurs et mouettes à gauche ; la ville (Hilf) éclairée à droite, loin. Encore une superbe nuit étoilée. Même rythme solaire ou lunaire : 20h-6h.


 


Lundi 1er avril : Prendre le vieux ferry à 9 h nous fait gagner 5 heures. Paysage de dunes un peu roses sur fond de mer bleue, certaines avec des taches de végétation. Une mosquée en construction au milieu de quelques habitations /enclos/cabanes et de bateaux éparpillés.


14h : Al-Ashkharah : ville importante aux belles maisons et au port photogénique. Nous trouvons Jami al-Hamoda - non indiquée, pourtant rare et belle - mosquée en terre aux 52 coupoles ; juste au moment où les micros amplifient aux 4 coins l’appel puissant du muezzin à la voix superbe mais essoufflée.          


A 15h30, il fait 40°. Tente entre arbustes épineux et cailloux avant le Wadi Bani Khalid.


 


Mardi 2 : Le pas d’un dromadaire me réveille à 5h 30.


8h-9h : cours d’eau (wadi) dans une vallée encaissée puis une gorge ; palmiers et villages. Nous atteignons les ‘piscines’ du Wadi Bani Khalid, très aménagé. Très touristique ? A cette heure, nous sommes seuls, avec un balayeur et 3 femmes qui mènent leurs chèvres… Il fait déjà chaud.


            Nous retrouvons la côte. Un restaurant traditionnel et moderne, ses bonnes frites ( !) et notre citron-menthe. Le caissier et 3 consommateurs ne quittent pas leur téléphone multifonctions, comme tout le monde en Oman. 42° à la sortie !


            Un long détour pour voir une assez jolie lagune, Khor Garami.


Sour : son château restauré et son phare en terre, ses maisons en arc de cercle, ses chantiers navals et nous retrouvons quelques groupes de touristes.


            Lieu du bivouac un peu difficile à trouver après le Wadi Shab, mais agréable petite terrasse avec muret et vue sur les falaises et la mer.


 


Mercredi 3 : Beau lever de soleil.


Wadi Shab, dès 7h 45. Nous sommes les premiers : oasis, palmiers, jardins, bassins d’eau claire, quelques jeunes Omanais (pas –aises) arrivent, puis quelques touristes. Au retour, à 10h15, le parking est comble ! Il faut dire que le bon sultan Qaboos a ajouté deux jours de congé aux deux habituels ; toutes les familles s’installent dans les wadi pour la journée. Wadi Tiwi : nous faisons demi-tour, si grand est l’embouteillage.


Wifi au restaurant : échanges de mails.


Le gouffre de Bimmah, aménagé ; beaucoup de familles. Wadi al-Arbiyyin : plus de 20 km de piste dans un paysage encaissé ; vent assez fort. Puis barrage de Wadi Dayqah en pleine rocaille, avec abords aménagés.


Nous posons notre tente à la limite d’un très large wadi ; 5 hommes et femmes nous disent que c’est très bien ; un adolescent qui rentre du foot nous demande si nous avons besoin de quelque chose.


 


Jeudi 4 : 5h : trafic de la grande route assez proche, muezzin du village plus lointain et coq quelque part nous réveillent ! Le sol est encore chaud ! Le soleil franchit la montagne à 6h 45, il fait 26°, nous sommes prêts ! Nous passons le tropique du Cancer. Nous traversons Mascate par ses grandes artères : belles mosquées, opéra immense, hypermarkets, espaces verts et fleuris, réverbères…


Bahla : forteresse un peu trop restaurée, grande et impressionnante, dédale de pièces. Discussion avec un couple de jeunes Français. En face, le souk est fermé, sauf quelques potiers. On nous offre un café dans la ruelle.


Jabrin : château également du XVIIème, plus petit mais plus parlant, intérieur avec quelques meubles et bon audioguide.


Nizwa : encore un château ! dont la grosse tour domine la ville. Nous achetons nos dernières cartes. Dans un autre quartier, éloigné - cauchemar des autoroutes urbaines ! -, nous trouvons enfin notre maison, la clé sur la porte, ce qui est moins sympathique que d’être vraiment accueilli ! Pas de Wifi.


 


Vendredi 5 : Marché aux bestiaux, essentiellement ovins et caprins, vraiment typique et intéressant, en particulier par le système d’enchères : les vendeurs tournent entre deux rangées d’acheteurs potentiels. Ambiance.


Al-Hamra : vieux quartier en terre, en bois et en ruines ; au milieu, Bait al-Safah, musée ‘vivant’ avec deux femmes en costume traditionnel qui se prêtent aux activités domestiques. Thé et dattes.


Misfat : village perché qui domine une oasis/palmeraie bien cachée dans les montages rocailleuses environnantes.


Voici la montagne, très austère ; col à 1450 m, il ne fait que 29°.


16h : Djebel Shams et Wadi Ghul. Notre tente est posée au bord du grand canyon. Quelques autres campeurs. Nos plus proches voisins sont des Anglais venus de Dubaï, fort sympathiques.


Coucher de soleil sur ce site grandiose.


 


Samedi 6 : 4 jeunes Omanais s’installent à 4h ! Le soleil éclaire peu à peu le canyon sans atteindre le fond. De 7h 45 à 9h, nous marchons seuls sur le sentier en balcon, dans ce site grandiose. C’est beau ! Au retour, nous croisons quelques marcheurs. 10 h, il commence à faire chaud (29°) ; certains démarrent…


Petit restaurant avec Wifi.


Djebel Akhdar : la piste est une 3 voies, les villages des petites villes ; un hôpital et de grands hôtels en construction… Nous nous installons sur le plateau, près d’un palais en travaux, cadeau du sultan Qaboos à l’émir du Qatar qui n’y est venu qu’une fois en 5 ans…


 


Dimanche 7 : Petit vent frais à 6h. Un village abandonné en ruines ; les marches sont rudes. Jardins, terrasses, arbres fruitiers. 3 villages reliés par des levadas et des escaliers. Les terrasses sont vertigineuses (cf. Andes). Quel travail ! On y cultive les roses, qui commencent à fleurir.


Route…Sieste…39°… Visite du fort de Nakhal.


Lieu de camping idéal, sous des arbres avec un banc.


 


Lundi 8 : il fait bon. Bonjour les chèvres ! Wadi Bani Awf : belles couleurs de la roche. Un peu de marche dans la gorge étroite du Little Snake Canyon. Nous voyons l’entrée du Snake Canyon que nous verrons de haut, ainsi que de beaux paysages austères, en suivant la piste impressionnante parfois. Une quarantaine de kms.


Et encore un petit wadi pour la route !


Nous repassons à Nakhal et nous nous arrêtons à la source chaude dans laquelle pataugent quelques touristes allemands en groupe.


Mascate : hôtel confortable et accueillant, lavage de la voiture, petit dîner sur un trottoir près de la mer : on ne se croirait pas dans la capitale !                    


 


Mardi 9 : Visite de la Grande Mosquée. Elle est grande ! trop propre ! trop riche ! à la gloire du sultan plus qu’à celle d’Allah. La grande salle peut faire penser au métro de Moscou… les 4 piliers sont lourds, la coupole trop… le lustre trop … Seuls le mihrab, les panneaux décoratifs et les arcades façon Cordoue trouvent grâce à nos yeux.


Discussion avec un fidèle ouvert, tolérant, mais un peu prosélyte, qui me demande la différence que je fais entre le christianisme et l’islam.


Nous venons à parler d’Adam et d’Eve, pour lui apparus d’un coup, créés par Dieu. Il n’adhère pas à la théorie de l’évolution.


 


Opéra royal : trop riche, trop fonctionnel, trop raide ; il fait davantage penser à un amphithéâtre d’université ou à une chambre de députés.


Seeb : quartier moderne et chic au bord de la mer, restaurants de tous les pays.


Autre grande mosquée.


Nous recherchons l’ancien Seeb. Nous le trouvons et ne verrons plus aucun touriste.


15h : tout est fermé ; je fais le tour du quartier. Tout dort. Causette avec un Bangladais. 16h : les boutiques ouvrent. Thé. Corniche. 17h, il fait bon ; beaucoup de monde sur la plage et le large trottoir pour des activités sportives : les hommes en short font leur jogging ; les femmes en noir se contentent de marcher vite… Dernier restaurant au bord de la mer puis départ vers l’aéroport où nous rendons la voiture.


Dans le hall de départ, dernière conversation avec un Pakistanais moderne de 37 ans qui s’interroge sur notre couple. Comment faites-vous pour être souriants au bout de plus de 40 ans de vie commune ? Sa femme, par Whats App, demande quel est le secret ! C’est pour nous un beau point final d’une après-midi tranquille et bien agréable.


 


Mercredi 10 : Francfort : aéroport très fréquenté. Paris : les rues nous semblent très étroites !


En espérant avoir été utile à quelques-uns.

Cordialement.
Vulcanie


 


                             


 


 

Re: Compte-rendu d'un voyage de 3 semaines à Oman

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dracriri93
Il y a 10 mois
Bonjour Vulcanie
merci pour ce récit, cela va beaucoup nous aider pour notre voyage en février. Certes pas aussi long, mais tout de même, cela aide. Petite question: pour combien vous en êtes-vous sortis globalement niveau alimentation? Peut-on manger "safe" et pas cher? Enfin, niveau souvenirs, qu'avez-vous choisi de rapporter et combien cela vous a -t-il couté? On voit de tout et de rien niveau budgets sur internet, notamment sur l'artisanat...En vous remerciant!!

Re: Compte-rendu d'un voyage de 3 semaines à Oman - mars 2019

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vulcanie
Il y a 10 mois
Bonsoir

Rassurez-vous, Oman n'est pas un pays où l'on fait des folies ! En tout cas, pas nous. Ce n'est pas l'Italie avec ses multiples tentations.

Nous avons dépensé moins de 350 euros en nourriture mais c'est tellement variable selon la façon de voyager, l'âge et l'appétit !
Comme nous avons essentiellement campé, le soir au milieu de nulle part, pas de restaurants ! Ni de petits-déjeuners le matin. Mais nous ne sommes pas morts de faim ! Nous faisions nos achats dans les supermarchés ou petites boutiques et nous préparions nos repas sur notre camping-gaz. Le midi, nous avons souvent déjeuné dans des petits restaurants. Parfois, nous prenions un repas végétarien, parfois 1 plat de viande et 1 boisson chacun et même, quand les portions étaient très copieuses 1 plat de viande pour deux. Mais, nous avons plus de 70 ans et nous ne sommes pas des ogres.De plus,il faisait déjà assez chaud.

Je vais vous décevoir pour les souvenirs. Ayant déjà beaucoup voyagé, nous rapportons de moins en moins de choses pour ne pas transformer notre maison en musée. Parfois des bijoux ou un bel objet mais ce ne fut pas le cas à Oman.
Environ 70 euros de cadeaux / souvenirs, essentiellement des produits très locaux : grains d'encens, savon à l'encens, huile de massage, dattes fraîches.
La principale dépense pour nous a été la location des voitures compensée par les faibles dépenses d'hôtellerie. Mais vous pouvez dépenser beaucoup plus si vous allez davantage dans les villes .
Bonne préparation.
Odile

Re: Compte-rendu d'un voyage de 3 semaines à Oman

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dracriri93
Il y a 10 mois
Merci beaucoup de votre réponse Odile. Nous partons 12 jours en couple et avons planifié nous-meme le circuit les hôtels etc. En effet le plus cher fut la voiture, en espérant que le Kia Sportage 4 roues motrices qu'on nous a suggéré suffise pour atteindre le campement pris à Wahiba sands. Nous ne partons pas pour faire du shopping de toute facon, mais il est vrai que nous aimons beaucoup les orfèvreries traditionnelles ainsi que leurs petits coffres mandoos et cela coute je pense assez cher, quand on lit déjà qu'une simple dishdasha coûte pas loin de 50 euros...  Nous sommes originaires de Tunisie donc de tels prix pour ce genre de choses, ça nous fait tout drôle ! :)

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