Forum Sainte-Lucie

Retour de Ste Lucie et Dominique

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pehuenito
Le 13 janvier 2017

Récit de voyage la Dominique et Sainte Lucie du 1 au 23 décembre 2016-12-27


Jeudi 01/12/ départ avec 35 mn de retard dû à des passagers retardataires.  En  montant à bord, chaque passager a sur son siège un sac bleu avec des présents (1 carte routière de Martinique et Guadeloupe, 1 soin de beauté, 1 porte clé, 1 crème). Ceci car XL Airways fête ses 6 ans de voyage vers les Antilles et ils ont choisi ce jour pour le célébrer à leur façon (il y a d’ailleurs un journaliste à bord qui filme). Ils offrent aussi un jus de fruit alors qu’en général, ces boissons sont payantes. Attention, sur ce vol aller, les couvertures étaient payantes ! Bien s’habiller pour ne pas avoir froid. Récupération assez rapide de mon sac à dos, envoi d’un sms à Michelle, ma logeuse, qui passe me prendre 15 mn plus tard. Elle habite à Ducos, pas très loin de l’aéroport et pour 5 euros convenu avant mon arrivée, elle passe me prendre. La chambre est très bien, matelas et moustiquaire. Arrivée vers 22h15. J’ai du mal à dormir (bruit des insectes et oiseaux). Pas d’eau chaude le matin, je me laverai les cheveux un autre jour.


Vendredi 2/12 :


Le temps est mitigé : nuage/soleil. D’après Michelle, j’ai de la chance pour le bateau car il y a 2 jours et à cause du vent et de la pluie, quelques bateaux avaient été annulés. Cela conforte mon idée de revenir sur FDF à J-2 avant mon départ. Michelle n’a pas de place pour ces dates et sa sœur propose 40 euro la nuit sur FDF. Trop cher pour moi. Je verrai plus tard pour un logement. Je prends le taxi collectif qui m’amène en 35 mn (2,50 euros) au port. Il est 7h40. Le guichet est fermé. Il y a une inondation dans le bureau de la compagnie. J’attends jusqu’à 8h10 pour que cela soit nettoyé puis ouvert.


Le contrôle au ferry : possible de prendre son sac à dos si inférieur à 10kg, ce qui est mon cas ; par contre si vous avez des bouteilles en verre ou couteau, il part « en soute ». Le ferry part à l’heure. Il fait beau, je monte sur le pont supérieur (sièges un peu plus rustiques).  Penser à prendre à l’entrée du bateau le document pour étranger afin de le présenter ensuite au service Immigration.


Au départ de FDF, j’ai payé le billet pour Roseau à 69 euros et il a fallu déterminer une date de sortie de l’ile pour Emigration. Je choisis le bateau le moins cher qui part les lundis et jeudis de Roseau vers Ste Lucie à 49 euros et prédéfinis le 12/12. J’espère trouver des logements pas trop chers après le trek. J’ai donc payé 118 euros en CB. Il sera possible de changer le retour sans frais si je pars le jeudi 8/12.


 


Histoire de la Dominique


Avant 1493  l’île est habitée par les Indiens arawaks, puis par les Caraïbes. 
1493 Un dimanche, Christophe Colomb longe les rivages de l’île, et l’appelle dimanche (en espagnol : Domingo, d’où Dominica). Les Espagnols laissent très vite les Français et les Anglais s’affronter pour la gouverner. Deux fois leurs canonnades mettent le feu et détruisent totalement Roseau. 
XVIIe siècle affrontements franco-anglais. 
1748 Français et Anglais abandonnent l’île aux Caraïbes et la déclarent zone neutre pour mettre fin aux conflits. 
1783 le traité de Paris donne la Dominique à l’Angleterre. 
1805 les Français rompent le traité et tentent de s’emparer de la Dominique. Résultat : destruction totale de Roseau, à nouveau par le feu. Après une dernière tentative de reconquête, notamment en incendiant Roseau, les Français quittent définitivement l’île en échange d’une indemnité. La Dominique devient une colonie britannique. 
1833 abolition de l’esclavage. 
1967 la colonie devient Etat associé au Commonwealth et entame son processus d’indépendance, lié notamment à l’installation d’un régime démocratique. 
1979 l’indépendance est effective le 3 novembre. 
1979 l’île est durement frappée par le cyclone David. 
1980 élection du Premier ministre, Eugenia Carles, surnommée la "Dame de fer des Antilles" en raison de son autoritarisme. 
1996 élection d’un nouveau Premier ministre, Edisson James. Il ouvre l’île au tourisme. 
2000 la Dominique fête le 21e anniversaire de son indépendance et l’élection du très charismatique Roosevelt Douglas, qui entreprend une croisade internationale pour faire connaître son pays et demander l’aide internationale. Il décédera six mois plus tard et son bras droit, Pierre Charles est élu Premier ministre
2003 Pierre Charles, Premier ministre du pays. 
2004 après le décès de feu l’honorable Pierre Charles, le plus jeune Premier ministre, âgé d’une trentaine d’années dirige à présent le pays : l’honorable Premier ministre, M. Roosevelt Skerrit.


Nom officiel : Commonwealth de la Dominique. 
Population : 75 000 habitants (estimation 2015).- Capitale : Roseau.- Superficie : 754 km², 50 km de long et 24 km de large.
Densité : 97 hab./km².- Régime : république démocratique. État associé au Commonwealth.
Président : Charles Savarin (depuis septembre 2013).- Premier ministre : Roosevelt Skerrit (depuis janvier 2004).-  La monnaie locale est le dollar des Caraïbes orientales ou dollar est-caribéen (EC$, prononcer « ici »). En juillet 2016, 1 € = 3 EC$ et 1 EC$ = 0,35 €. La valeur du dollar des Caraïbes orientales est fixée à 0,40 US$. Le dollar des Caraïbes orientales a cours dans 7 autres îles anglophones des Caraïbes : Anguilla, Antigua, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts et Sainte-Lucie.


Site classé au Patrimoine de l'Unesco : le Parc national de Morne Trois Pitons (1997).


Située entre la Martinique et la Guadeloupe, la Dominique est l'île la plus montagneuse des Caraïbes. Le Morne Diablotins, qui est le plus haut sommet des Antilles, s'élève à 1 447 m. La Dominique possède près de 360 cours d'eau fraîche. L'occupation humaine à l'intérieur de l'île est très faible et les routes se contentent de longer les côtes. Une seule route, assez récente, traverse l'île par le centre. La Dominique est, de fait, la seule île qui possède encore une population indigène, dont une bonne partie réside à Roseau, la capitale. Près de 70 % de la population est catholique. L'île compte également plusieurs communautés protestantes importantes, ainsi que d'autres petites communautés chrétiennes (anglicans, méthodistes, pentecôtistes, baptistes...), et quelques musulmans.


Économie  agriculture : pilier de l'économie dominiquaise, représente près de 20 % du PIB. Le relief est difficile, le climat incertain du fait des tempêtes tropicales, mais on trouve tout de même les cultures tropicales : principalement la banane (dont le circuit a été privatisé en vue de rendre les exportations plus compétitives face au marché américain), mais aussi la noix de coco, le tabac, le café, le cacao, les agrumes et la vanille. Le gouvernement essaye de se diversifier vers le tourisme depuis une bonne décennie La qualité des plages (non sablonneuses) et l'insuffisance des structures aéroportuaires freinent quelque peu le développement de ce secteur, qui contribue pourtant au PIB à hauteur de près de 50 %. Les autorités tentent de valoriser le patrimoine naturel et forestier afin de développer l'écotourisme. Le gouvernement tente par ailleurs de développer les services financiers off-shore. L'économie de la Dominique reste ternie par les mauvais chiffres du chômage et du PIB par habitant.


Le ferry part donc à l’heure, 9h30 et accoste à 11h30. En sortant, des Dominicains vous proposent des hébergements (et on peut arriver à en avoir pour 20 us /nuit pas comme j’avais déjà ma première nuit réservée et payée à la Soufrière, je décide de faire un tour au marché (n’achète rien car je n’avais pas encore changes en devises). Je vais à une banque et changer 50 euros et 50 us dollars. Je repère le parking des bus à côté du port et l’OT où je demande la carte de l’île. Pour payer le pass du WNT, elle me dit d’aller de l’autre côté de Roseau (sur les hauteurs). Comme le logeur de ce soir, Arent, m’a dit qu’il avait un endroit proche de chez lui pour payer l’entrée, je décide de monter dans le bus collectif qui part tout de suite d’ailleurs (4 Dollars XCD, on dit dollars EC (prononcez « ici ») pour Champagne). On monte vers le haut de Roseau avec des maisons colorées et assez éparses puis nous entamons une route étroite et sinueuse en lisière de forêt, tout en ayant souvent sur notre droite la mer Caraïbe. Le chauffeur s’arrête à Soufrière (il a oublié de m’arrêter à Champagne beach car je voulais m’y arrêter avant d’aller au gîte). Il s’excuse et je profite gratuitement d’un bus collectif qui redescend sur Roseau. Arrêt à Champagne Beach. A mi-chemin entre Roseau et Scott's Head, un site très accessible et étonnant. Une plage sauvage, peu de fond et des chapelets de bulles, témoins de l'activité volcanique de l'île, qui sortent du fond marin. Autant à écouter qu'à voir, un spectacle rare. Accessible également en bus, puisque la plage est tout près de la route- C’est payant pour faire 200 m sur une passerelle en bois et nager. Bon, il faut dire que l’île est indépendante, qu’elle vise sur le tourisme et par conséquent, même des sites naturels très peu aménagés sont prétextes pour faire rentrer des sous 5 XCD ers et la petite plage de galets, très beaux poissons et le bubble sous-marin : des bulles jaillissent des fonds marins, c’est marrant. L’eau est très salée.


Ca vaut le coup et puis c’est un petit repos avant de commencer demain le WNT (segments 2 et 3). Car c’est décidé, je profite du beau temps (je vérifie cela tout à l’heure pour faire ces 2 étapes en 1 jour). Le bruit des vagues sur les galets fait un petit bruissement quand l’eau de retire. C’est détendant. Je reste une petite heure puis retourne à la route pour me rendre à Soufrière que j’ai aperçu tout à l’heure quand le bus s’est trompé.


Au fait, conduite à  gauche et comme dit sur les forums, les bus vont très vite, ne klaxonnent pas toujours, beaucoup de nids de poule.


J’attends le taxi collectifs (il y en a un qui passe mais qui est plein)=, jet tente le stop et j’accoste un couple qui remontait de Champagne reef : ils vivent en Guadeloupe et sont de passage sur l’île) : ils me montent jusqu’à Soufrière même à 1 km de là où se trouve le boo cottage. Endroit complètement isolé, dans les bois. Je rencontre une suédoise que j’avais aperçue sur le ferry, nina. Elle a payé sa chambre 70 us dollars ! dans cet endroit assez paumé et rustique. Bon, nous allons ensemble un peu plus bas (sur la gauche, après une maison abandonné où est écrit « Jesus », il y a une maison blanche et bleue. Là vivent les proprios. Arent m’avait dit qu’il n’était pas là et c’est John, un jeune qui nous reçoit. Je laisse Nina et m’en vais m’enquérir du pass pour le trail. Je rencontre 2 jeunes femmes qui venaient de le faire et qui n’ont rencontré personne sur le chemin. Le pass coûte 40 us dollars et j’opte pour ne pas le payer et on verra bien. Si je dois m’abonner de cette somme pendant le parcours….


 


Nuit chez Arent (14 euros, hamac): à soufrière, prendre la 1ère gauche qui va vers Sulphur Springs, suivre les panneaux la bou cottage. A 1 km de l’arrêt de bus et à moitié section 1 et 2.


Sur le retour, je croise Nina qui a trouvé moins cher ailleurs. J’ai bardé son mail car elle reste 12 jours sur l’île et peut-être que l’on se retrouvera plus tard. Elle reste jusqu’à dimanche à soufrière pour faire de la plongée.


Je me douche à l’eau froide, y’a que ça sur l’île), pour me dessaler. Il est presque 17h. Je décide de préparer mon sac pour demain et aussi pour la nuit. J’ai la flemme de refaire 2 km AR pour descendre au village et m ‘acheter de quoi manger. J’ai quelques graines et dans le jardin j’ai pris une orange, un citron tomés par terre. Ca ira jusqu’à demain soir. La nuit commence à tomber, l’activité nocturne des oiseaux et insectes d’installe. En débarquant à Roseau et près du marché, je me suis tordu la cheville sur un trottoir mal entretenu et j’ai un peu mal ce soir. J’espère que ça ira demain.


Samedi 3/12 : segment 2 WNT : Sulphur springs-Bellevue Chopin


Après une nuit assez bonne (passée avant tout sur un banc muni d’un matelas qui sert de banquette car le hamac était assez étroit, pas du tout confortable). Je me suis réveillée en pleine nuit par une pluie diluvienne qui durera bien 1 à 2h. Hum, ça semble compromis pour demain. Au petit matin, je décide quand même de tenter le WNT.


Les particularités de la piste « Waitukubuli National Trail » : longueur : environ 185 km/115 miles, divisée en 14 segments discontinus et de longueurs différentes. Début/fin : Soufrière dans le Sud et Cabrits dans le Nord, traverse toute l’île. Point d’entrées et de sorties : chaque segment commence et se termine dans, ou à proximité d’un village.


Durée moyenne de la randonnée : les pistes les plus courtes peuvent être parcourues entre 2 ou 4 heures, pour les plus longues et plus difficiles les aventuriers mettront entre 8 à 10 heures. La durée moyenne du parcours en entier est de 2 à 2,5 semaines.


La piste traverse des sites classés Patrimoine Mondial, passe par des parcs naturels, des réserves. L'achat d'un PASS est obligatoire pour accéder aux différents segments du WNT afin d'assurer sa préservation.* PASS 1 JOURNEE, pour parcourir un ou plusieurs segments (12 $ US)* PASS SPECIAL, pour les voyages organisés et les événements promotionnels (10 $ US)* PASS QUINZE JOURS, pour parcourir l'ensemble des 14 segments (40 $ US). Je n’ai cependant pas été contrôlée sur les 2 segments réalisés.


Le départ des sulphur springs (sources sulfureuses) n’est pas loin du gîte. Je pars à 6h15 et la trace est bien fléchée. On commence par une première baignoire à l’entrée du PN à gauche puis en suivant les traces il y a plusieurs sources sulfureuses sur le chemin, puis des sulphur deposit sans eau. En continuant (ça grimpe bien), je trouve des bassines naturelles d’eau chaude mais comme je veux doubler les étapes, je ne prends pas le temps de me baigner.


   


Le chemin s’arrête là, il va falloir tout redescendre pour retrouver les traces des segments 2 et 3. En fait en descendant, j’aperçois sur la gauche la trace jaune et bleue du WNT que je prends qui me ramène à l‘entrée du parc alors que l’un des panneaux indiquait « segments 1 à 3 ! Donc, je rebrousse chemin et en fait il faut prendre quand vous êtes face au panneau « sulphur springs », le côté droit (il y a un chemin indiqué WNT quoi monte et on voit d’ailleurs bientôt le plus grand sulphur deposit depuis ce chemin. Je continue la marche, ça grimpe bien. Comme je n’ai presque rien mangé hier et ce maint, je sens un coup de mou. J’aurai mis 6 h pour faire ce segment que je pensais faire en 4h30. La fatigue, le fait d’avoir mal dormi la veille, le manque de nourriture ont suffi à m’affaiblir. De plus, je me suis trompée 2 fois sur le parcours qui n’est pas très bien fléché parfois.


 


A dire vrai, on traverse avant tout la forêt tropicale humide, pas trop exposée au soleil, mais un taux d’humidité important. J’en ai marre et la montée à moitié sur une route à moitié sur un chemin pour rejoindre Bellevue m’est pénible et interminable.


 


A peine j’arrive à Bellevue chopin que je m’arrête à une maison qui vend de la nourriture. L’homme me reçoit bien, je lui demande s’il connaît un endroit pas cher car je ne suis pas en état de continuer. Il me propose sa maison au sein de sa famille (4 enfants) pour 20 us dollars avec un petit plat (œufs brouillés). Au moins, je sais où l’argent va. Ils ont pas mal de réparation à faire dans la maison et ça pourra être utile. Une douche un peu froide mais j’enlève ma crasse, je me pose 5 mn sur le lit de camp. Le garçon et la fille me préparent à manger et je commence à écrire. Or, le père me propose de faire un tour en ville car il doit descendre sa fille à l’entraînement de « drapeau ». J’accepte mais en fait, ce qui devait être assez court a mis plus de 3 h au total. On retrouve sa femme en ville (qui en fait est Roseau et non Bellevue Chopin). Elle laisse sa fille au stade (l’entraînement devrait bientôt commencer) et me fait faire un petit tour à pied dans Roseau (partie éloignée du port que je n’avais pas vu à mon arrivée). Elle me montre le stade où ont lieu les matches de criquet et de foot puis on va au jardin botanique avec le fameux arbre qui est tombé sur un bus scolaire lors de la dernière tempête.


 


Elle me montre différentes écoles, beaucoup ne sont pas mixtes, quelques écoles privées. Puis nous allons au supermarché et j’achète 2 boîte de thon (la nourriture est chère, plus chère qu’ne France pour certains produits importés). Iles exportent fruits, légumes et eau.


J’aurais parcouru 12 km avec environ 1000 m de D+


Sa fille s’entraîne pour le carnaval : il s’agit d’une chorégraphie (style majorette) mais avec un bâton et un drapeau au bout. On reprend le bus (il fait déjà nuit),  3,50 XCD ou EC: j’avais compris au départ que le mari allait nous chercher, mais j’ai compris qu’il y avait une embrouille dans le couple. Au retour j’envoie un msg à Nina.


Retour sur le segment réalisé : je me rends compte de la souffrance des esclaves qui empruntaient la piste fortement chargés et presque pas nourris. J’espère qu’ils avaient un peu d’eau avec ceux. En fait cette piste  a été construite par les esclaves afin d’acheminer les marchandises débarquées par bateau du sud de l’île vers les différentes exploitations.


Le début de soirée est assez bruyant mais la fatigue est elle que j’en fais abstraction. L’un des fils m’amène un thé au gingembre, super bon. Ils ont laissé la lumière du salon allumée où je dors. En touts cas super nuit, j’aurais aimé hier discuté avec les enfants et les parents mais j’étais vraiment fatiguée. Je profite de m’être éveillée tôt (5h15) pour envoyer quelques mails à la famille, un mail à Domcans (je pense que je vais changer mes plans, vu les chemins très gadoueux du WNT. Je fais le segment 3 ce jour jusqu’à Wotten waven et lundi je prendrai le bus pour Roseau (pas de route jusqu’à castle bruce depuis Wotten woven). Chez dom Can, le logement coûte 20 us .


 


Dimanche 4/12 : Segment 3 WNT : Bellevue-Chopin à Wotten Waven


Départ 6h15. L’emplacement de la maison est vraiment bien car la suite du WNT est à 700 m de là. Il faut aussi dire que le proprio loue l’emplacement d’une tente si one en a une. La famille est encore endormie quand je pars. En une heure, j’arrive à Giraudel, joli hameau, à un croisement on trouve un panneau WNT dans les 2 sens. Aller à droite (black road) qui vous amène en haut du village d’où on a une belle vue. Avant d’arriver à Giraudel, sentier raide, on a une vue sur les 2 parties de l’ile (à gauche la mer Caribes droite l’Océan). Il faut continuer tout droit, les marques sont parfois peu visibles et soudain une route qui descend sec.


 


Je ne vois pas de marque et me retape la montée pour m’assurer que je suis sur le bon chemin. Une dame me renseigne. En fait en reprenant la route (qui était la bonne), j’aperçois un restant de marque au sol pas loin d’une belle maison blanche à droite. En bas de la route, tourner à droite, c’est assez bien indiqué. Une montée mais j’ai trouvé un bâton qui m’aide.


 


Arrivé à la route, il faut tourner à droite et là c’est trompeur car vous avez un panneau WNT (en abréviation et non jaune) qui vous indique la gauche ! Vous retrouvez vite les marques après avoir tourné à droite ! Encore une montée puis à un endroit où il y a un banc (il y en a souvent après les raides montées ou descentes), un panneau indique 1 h pour rivière claire et 2 h pour wotten woven. Cool, pour 11h30 je serai rendue à mon étape. La descente à la rivière est très glissante et abrupte. Il faut vraiment être prudent. J’arrive en bas, l’eau est bonne mais l’endroit n’est pas ensoleillé alors je continue. Je retraverse l’autre bras de la rivière à pied (une ruine de pont est là mais il y a un détour car sauf si vous aimez la gite, c’est un peu dangereux de passer dessus. Sur cette descente, terrain très humide et étonnant je rencontre 2 beaux crabes jaunes. Les indications dans le lit de la rivière sont très bien faites ainsi que la bifurcation pour éviter le pont. Par contre, là encore il faut escalader et enjamber les troncs tombés sur le chemin.


Ca grimpe sec, normal avec tout ce que j’ai descendu avant. Ce côté est un peu plus sec, moins glissant. Ma cheville commence à me faire un peu mal. Heureusement que c’est le dernier segment que je fais avec le sac à dos. J’entends de la musique style alléluia car nous sommes dimanche. Je pense être déjà arrivée à wotten waven mais non ! des habitants me disent que je suis à Morne prosper.


Encore une montée sur la route pour continuer le WNT. Puis, sur des chemins de terre et là très belles vues sur les montagnes et les cultures (je croise aussi des chèvres, quelques vaches). Je tombe sur un semble de pamplemoussiers mûrs et non abimés et en mange 1 tout de suite. J’en porte 2 qui seront pour ce soir et demain matin. C’est incroyable le nombre de fruits par terre ici. C’est super pour les randonneurs. Il y a quelques descentes boueuses puis des montées raides et j’arrive enfin à Wotten woven. En continuant votre route, on ne peut pas rater le petit paradis (où j’ai réservé un hamac pour la nuit) car la route débouche sur eux. Je prends possession de mon hamac (beaucoup plus large qu’à Bou Cottage) au Petit paradis  et je m’enquête sur les sources d’eau chaude sulfurée. La proprio me conseille d’aller en bas du village à Tia (5 us) alors qu’à 200 m de là vous avez un autre bâtiment qui propose 10 dollars  les bains.


En me rendant aux eaux, je me trompe de chemin et descends vers la sortie du village. Sur un pont, je vois les fumerolles et je me dis que je pourrais me baigner là plutôt que d’aller payer ailleurs. Et bien je me suis fait grillée (latéralement) car l’eau est brulante. Elle doit être au moins à 50 degrés ! Ça m’apprendra. Les spas de tia sont bien, vous avez des jets qui sortent de troncs ou de tuyaux pour masser le dos. Génial après ces 2 jours de trek. Le village de Wotten Waven, situé en pleine forêt tropicale et à deux pas du Parc National Morne Trois Pitons, est considéré comme la «Sulphur Spa Capital» avec pas moins de six sites proposant des spas aux eaux sulfurisées; variété de piscines et de baignoires, mais aussi de gommages naturels à la boue et de massages


 


Les « plus » de ces 2 journées :



  • Nuit à Bou cottage : assez inconfortable mais super ciel étoilé

  • La rencontre avec la famille de Bellevue Chopin

  • Les sources sulfureuses et spa de Wotten waven

  • Les insolites : les 2 crabes dans la descente vers la rivière claire

  • Le p ;lus dur : le segment 2 : plusieurs raisons : j’avais un sac de 12 kg dont 2 litres d’eau justifiée qui m’ont permis de tenir le coup), l’humidité, la nuit antérieur un peu mauvaise, pas mangé la veille (sauf des graines et figues sèches), hypoglycémie et risque de malaise vagal et la pluie de la veille qui avait rendu des parties très glissantes. Il faut ajouter que j’avais monté presque ¾ d’ pour aller aux eaux sulfureuses au départ de sulphur springs.

  • Je reste 1h15 dans les « bains » et cela ferait du bien aux genoux, cou et à ma cheville un peu « tordue ». J’arrive au moment où le soleil se fait désirer et j’aspire à une matinée plage (dans 2 jours

  • J’ai aussi vu 2 colibris mais pas eu le temps de les saisir en photo ! dommage. Et après morne prosper, j’ai entendu des bruits d’oiseaux (noirs et bleus) assez étranges.

  • C’est donc les sources d’eau chaude Tia qui sont les moins chères, 5 us. Le village est considéré comme le « sulphur spa capital » et est en pleine forêt tropicale à 2 pas du PN « Trois pitons ». Nuit au petit paradis. Ce soir, on entend des sortes de pétards. Joan, la proprio m’explique ce que sont les enfants qui font cela pour annoncer Noël. Ils mettent dans des bambous du kérosène et du sel et y mettent le feu.

  • Au fait, je croise bcp de personnes à qui je dis bonjour qui me répondent par « yey man »


La nuit dans un hamac en dehors du fait qu’il y avait du bruit et les « pétards » jusqu’à tard dans la nuit, ce n’est pas terrible. Il a plu assez fort dans la nuit, je ne regrette pas de ne pas faire le segment 4.


Lundi 5/12 : de Wotten waven à Portmouth via Roseau


Résa faite via airbnb chez Friday à Portmouth, Rodney street, 20 euros. Je préfère ne pas donner les coordonnées car même si c’est l’un des 2 logements moins chers dans la ville, c’est très cher pour le service rendu


Le bus à wotten woven est à l’heure (3 XCD et met 20 mn pour atteindre Roseau. Le début de la route est assez cahoteux en dépit du travail fait pour réparer les trous causés par les tempêtes. Le bus optimise ses déplacements et peut transporter jusqu’à 14 personnes. Arrivée à Roseau, je demande au conducteur le chemin pour me rendre au jardin botanique afin d’aller payer le touriste passe à l ‘ONF proche de l ‘alliance française. Au fait, en arrivant sur Roseau, je reconnais le stade que m’avait montré la femme du proprio à Belleville et je comprends que ce que j’ai visité avant-hier était Roseau et non Bellevue !


Le chauffeur m’amène à l’entrée du jardin (ouverture 6 am – 6 pm) il est 7h15. Et le PN n’ouvre qu’à 8H. Je fais un tour et il commence à pleuvoir. Protection du sac, je me mets à l’abri de la pluie et demande l’endroit du PN en me dirigeant vers la sortie du jardin, je vois un chemin qui mène en haut du parc (et j’avais vu dans un guide que ça valait le coup). Je confirme d’ailleurs : très belle vue du haut du morne Bruce, la butte est surmontée d’une grande croix, avec un canon qui permettait de prévenir les arrivées maritimes. Plusieurs canons étaient installés sur l’île dans ce but. On redescend par le même chemin, la pluie s’est arrêtée.


Je passe devant l’AF et la maison du PN est juste de l’autre côté de la route (assez en mauvais état). Je paye 12 us $ en monnaie locale (c’est plus intéressant car chaque site coûte 5 $ et je pense en visiter 4 sur l’île). Je m’apprête pour sortir en protégeant le sac et commence à descendre vers le centre ville pour prendre le bus. En chemin et proche du jardin, je me rends compte que j’ai oublié mon porte-monnaie sur le comptoir du PN. Je remonte rapidement la rue mais pas de chance, plus de porte-monnaie. L’employée me dit de bien chercher, ce que je fais mais sais parfaitement que je l’avais laissé sur le comptoir. Il y avait une européenne (qui se disait guide) qui est entrée après moi pour demander s’il était possible d’aller au boiling lake et je suis partie juste avant elle. Je suis persuadée qu’elle l’a pris et il contenait l’équivalent de 35 à 40 us$. Merde ! Contrariée, j’ai du mal à me concentrer mais je relativise vite en disant 1. J’ai mon passeport, 2. Je n’ai pas payé le WNT qui valait cette somme. Alors, faut passer à autre chose, mais ça fait râler.


Je m’arrêt au supermarché pour acheter du thé pour ce soir 5,50 XCD), soit le prix d’un thé dans un café et je prends un van qui me dépose juste à l’entrée d’Emerald pool. Je montre mon pass et visite ce très bel endroit, bien aménagée.


Il faut compter environ 15 mn de marche pour se rendre à la chute d’eau de 6 m de haut. Il est 10h10 et il n’y a personne mais comme je suis un peu contrariée, je n’ai pas envie de me baigner et remonte sur la route pour attendre un autre van.


Il arrive rapidement, au moment où il recommence à pleuvoir et me laissera à environ 1,2 km de Domcan’s, car celui-ci ne va pas vers Carib territory. J’arrive un peu avant midi et l’appartement est vraiment bien, spacieux, pas d’eau chaude (normal), par contre pas de pression pour la douche et la wifi ne marche pas dans l’appartement ; il faut aller sur la terrasse. En chemin, avant d’arriver, j’ai demandé à un restaurant local le prix du dîner : 25 XCD sans dessert). Ici, Grace, la propriétaire, accepte pour 15 XCD de me faire un dîner : poisson et légumes), soit 5,20 euros. Il faut que je mange car je n’ai pas de provisions pour ce soir. Je lui demande de me minorer le prix pour la 2ème nuit : il faut attendre le retour de son marin. Pour aller à Calibishie ou Scottshead, il faut, à partir de chez elle, repasser par Roseau. Donc, si je reste ce soir-là, j’irai demain à Scottshead et Soufrière village (que je n’avais pas visité) et le lendemain, je rejoindrai Portmouth via Roseau.


Les appartements sont équipés d’une kitchenette : on nous fournit une serviette et il ya une terrasse face à l’océan.


Le chauffeur du van qui m’amène près de l‘hébergement me donne quelques indications : son van marche au gaz et c’est trop coûteux. Il essaye de le vendre pour en acheter un au diesel. Il faut du transport scolaire et aussi passagers et peut gagner jusqu’à 10 000 XCD/mois. Un loyer pour 4 personnes coûte 300 EC. Il est fermier et n’a pas le temps de s’occuper des sa ferme pour l’instant. L’Etat fait des prêts très intéressants aux personnes qui veulent investir dans l’agriculture pour acheter des bêtes ou des semences.


Après un bon break bien mérité, une petite lessive, je décide d’aller visiter Castle bruce (tout est en descente, le retour sera dur !). Grace me propose de me descendre en voiture donc on est parti. Au 1/3 du chemin, elle se rend compte que la direction est dure et ne peut pas tourner où elle voulait. Inquiète, elle s’arrête à une boutique pour appeler. Je profit pour acheter du thon et des pâtes chinoises pour demain soir. Un ami à elle, Christmas, arrive et en fait le liquide perd mais il arrive à ramener la voiture chez elle puis vient nous chercher et me fait visiter en voiture la ville (vue sur les 2 îlets, l’église catholique (y’en a au moins 3 : adventice, protestante catholique. LE collège qui accueille plus de 900 élèves de différentes contrées. L/E village compte 900 à 1000 personnes Un centre de police, un centre médical. Au retour, j’achète 5 pamplemousses pour 3 EC, alors que je les ai ramassés sur le trail !) + thon et pâtes : 4EC. Ca sera moins que 15 EC de ce soir.


 


Mardi 6/12 : Roseau – Scotts head (sud de l’île)


Nuit agréable sur un bon matelas même si j’ai eu des difficultés à dormir. Jai cru entendre la pluie cette nuit. Je me lève à 5h, le lever du soleil n’zest pas très beau. Je profite pour voir si j’ai des msg mails pour mes prochaines résa sur Ste Lucie (la première nuit) et FDF.


Pamplemousse, thé et me voilà partie. Le premier van passe un peu avant 6h40 mais est plein. Un jeune homme me conseille de monter jusqu’à la prochaine intersection (environ 100 m plus haut de chez Domcan’s : il devrait y avoir plus de vans). Après 10mn d’attente, il passe un van qui emprunte la même route qu’hier, en passant par l’entrée d’Emerald pool, route flanquée d’arbres, palmiers, sauvages, bananiers, et sinueuse. 35 mn pour arriver à Roseau, embouteillage aux abords de Roseau. J’arrive à 7h356. Il y a un gros ferry dans le port. J’ai bien fait de faire Emerald pool hier car sinon, j’aurais rencontré beaucoup de monde. Je me dirige vers l’autres station de bus (ceux qui vont vers le sud) et je dois attendre environ 20 à 25mn pour que le bus se remplisse et parte : 10 EC : castle bruce à Roseau, 4EC Roseau-Scottshead. Le chemin côtier est mignon, on passe devant Champagne Reef, soufrière, Galion puis Scottshead, petit village (ou hameau) de pêcheurs. Je monte au rocher (ancien fort dur la Pointe les ruines de Fort Cachacou - poste de défense important impliqué dans les actions entre anglais et français entre 1778 et 1805 - où il ne reste qu’un canon, un de ceux installés pour prévenir le peuple des arrivées de bateaux), je me fais contrôler à la montée (le pass inclut cette visite et là c’est du vol : 5 us$ pour monter sur cette butte. Un autre homme l’accoste en me disant que j dois payer 5$ si je veux faire du snorkeling. Bizarre car je n’avais pas cette info.


Après vérification auprès d’autres locaux, c’est faux, il voulait juste me soutirer de l’argent. Avant la montée, je me prends un café 5EC et je parle avec un jeune qui fait guide (j’ai l’impression que beaucoup s’auto proclament guide. En redescendant de la butte et vais sur la plage côté caraïbe pour nager. Là, je rencontre Hilaly Wespe qui a exposé tout un matériel de snorkeling qu’il loue (l’ensemble pour 10us$ : c’est un pêcheur qui vit aussi du tourisme. D’ailleurs, il attend quelques touristes. Je fais une première sortie et vois quelques poissons. La seconde est plus inters sante (un poisson lune). Il y a aussi une grande fosse près du rocher (la pointe) et là, je me défausse, voyant la profondeur et je rebrousse chemin. Il paraît que de l’autre côté, y’a des homards et poissons clowns.


Hilaly me propose de loger chez lui (il a une chambre en plus) pour pas cher (mon prix sera le sien). Hum, j’hésite. De toute façon, ça serait après jeudi. Il faut compter les heures de voyage et surtout le coût pour voir s’il ne vaut pas mieux mettre 20 $ dans un logement dans le nord plutôt que de faire le trajet tous les jours. Mais pour ceux que ça intéresse, vous vous rendez à Scottshead et demander auprès d’Hilaly


La marée montante et peu de place au soleil, je passe côté atlantique pour écrier ces lignes avant d’entamer la marche vers Galion et Soufrière.


Bubble beach spa est un endroit insolite devant l'église du petit village de Soufrière au sud de la Dominique : bains d’eau chaude minérale,  sources sulfureuses,  église catholique historique et ses sources chaudes dans la baie de Soufrière. Attention l’eau est bouillante dans le petit bassin aménagé. Une petite piscine naturelle avec de l’eau chaude et des bubbles a été aménagée. On donne ce que l’on veut. En chemin, j’achète un beignet nature 1 EC, les autres étant au poulet ou au bœuf, 1,50 pièce
Il est 13h ; pas le bon moment pour prendre le soleil, alors je me sèche un peu et je m monterai la route abrupte qui mène au taxi collectif (je verrai s’il y en a un en bas, je deviens un peu fainéante)


Je visite Roseau (la maison du gouvernement, la vieille cathédrale, une statue en mémoire aux esclaves et à la libération de l’esclavage, je passe devant la faculté de médecine et j’achète pour 5 EC une bouteille de jus vendue dans la rue : c’est bon, mais c’est pas du coco puis je prends le van pour Carib territory qui va faire 3 fois le tour du pâté de maison (1 fois pour charger des tuyaux, une deuxième fois pour commander, je crois, qch à manger et la troisième pour récupérer ceci. Pour l’AR de chez Domcabn’s à Scottshead, cela m’a coûté 2 x 10 + 2 x 4, soit 28 EC (9 euros). Le trajet de Scotts head – Galion –Soufrière se fait aisément à pied en bord de mer.


Grosse pluie tropicale, j’ai eu de la chance car il n ‘y pas plu de toute la journée alors que les prévisions prévoyaient des averses. En chemin, on croise des randonneurs bien mouillés. Je suis tout à fait contente de ne pas être à leur place (j’avais vécu ça cette année à Madère en faisant de l’itinérant et d’ailleurs, les hébergements sur Madère sont moins chers qu’ici avec un tout autre service. Franchement, la Dominique pour ça, c’est cher. Je ne trouve pas encore de logement à moins de 20 euros sur Sainte Lucie, ma prochaine île.


A Roseau, début d’après-midi animée (boutiques, marchandes de rue). Le port n’est pas loin de la place du vieux marché où les esclaves étaient vendus aux enchères et où avaient lieu les exécutions en place publique. Près de la plage, l’OT et le musée de la Dominique.


Je suis restée presque 1 h sur internet pour trouver des logements pars chers sur Ste Lucie (airbnb car booking.com ont des offres à plus de 45 euros la nuit j’ai enfin trouvé à 27 euros (frais compris la nuit). J’ai donc mes 2 premières nuits réservées à mon arrivée sur l’île (car la femme accepte que je paye une nuit hors air bnb) et j’ai aussi payé les 2 nuits à FDF (54 euros les 2) à Schœlcher pas loin de FDF. Je n’ai pas réussi à trouver moins cher.


La météo semble mauvaise (pluie) pour les prochains jours. On verra bien, le dîner composé d’une boîte de thon et de nouilles chinoises  achetées hier pour 4,30 ES  avec pamplemousse en entrée. Je fais une cure de ce fruit depuis 3 jours. On est en pleine production !


Il a beaucoup plu cette nuit, les chiens d’â côté aboient aussi mais dans l’ensemble c’est un très bon logement, spacieux. Grace est agréable, le lieu est un peu excentré mais les bus passent assez souvent. Seul le débit de la douche est faible.


 


Mercredi 7/12 : Portmouth


Lever 5h, je protège tout dans mon sac. Me voilà partie, plusieurs vans passent complets. Vers 7h, je monte dans un van, embouteillage avant Roseau, comme hier. Arrivée 7h40 (sur le chemin, les femmes et hommes travaillent à remettre en état les routes avec la pluie d’hier et le vent : branchage et quelques éboulements, les gens sont au travail pour cela).


10 EC, le bus pour Portmouth part 15 mn plus tard, jolie route côtière. Il n’est pas plein, donc je peux prendre quelques photos : on traverse plusieurs villages. Il pleut, par intermittence, bel arc en ciel sur la mer.


J’arrive à Portmouth vers 9h45. Le chauffeur m’arrête pas loin de l’église catholique (il y a aussi un collège catholique en face) et là en demandant la maison de Friday, j’arrive facilement à l’endroit que j’avais réservé sur internet, airbnb, 20 euros la nuit. Le trajet Roseau à Portmouth coûte 10 EC. Je m’installe, il y a une française bretonne, Florence, qui est là pour quelques jours. Elle est en convalescence et me donne un tuyau d’un logement d’une française, Bambou, pour 20 us dollar qui est un peu plus haut du centre ville. Il n’y pas de wifi chez Friday et comme florence allait dans un bar au bord de plage pour capter la wifi, je pars avec elle. On est proche du fort. Je paie 10 EC un jus de fruit (pas terrible). Le bar est tenu par un français puis je pars visiter Forty Shirley (environ 30 mn de marche).


Une garnison britannique du XVIIe siècle y abritait les quartiers généraux et le poste de défense principal de la Dominique. Le fort a été construit afin de repousser les invasions en provenance des îles françaises avoisinantes. Le panorama qui s'ouvre sur la baie de Prince Rupert (petite marina naturelle découverte par Christophe Colomb lors de son second voyage et qui devint par la suite, escale des conquistadors en route pour l’Amérique.) est grandiose  Le pass est valide pour cette excursion. Par contre, je n’ai pas d’eau, je ferai donc une  petite marche (il est 11h30).


entrée de la pension


Après la visite du fort, je prends le sentier qui amène à une butte et un canon. En chemin, quelques gros lézards (type iguane) et quelques oiseaux. Je redescends  et m’en vais à l’OT au bord de plage. Je me renseigne pour faire les 2 segments 13 et 14 à partir d’ici. Il faut prendre le bus local sur la place du marché. Pour aller à Calibishie, ça sera une autre route. Par contre, pour sindicate, le bus me laisse loin du départ (il faudra que je vois combien de km j’aurai à parcourir). Quant aux prix de logement, apparemment 20 us dollar c’est un bon prix ! Ce qui me gêne, c’est que Friday et Florence fument. Ils sortent sur les marches mais comme je suis allergique à la fumée, c’est un peu dur. Je pense aller demain à Calibishie et laisser les segments 13 et 14 sécher un peu. Je resterai donc sûr 1 nuit de plus et à Calibishie, je profiterai pour voir s’il y a des prix plus intéressants en logement. Je retourne à la plage après avoir discuté un peu avec Friday (qui comprend le français) et Florence qui devrait prendre le même bateau que moi lundi mais pour la Guadeloupe. J’achète pour 4 EC l’eau minéral locale et 1 EC un gâteau au coco (-chercher le coco….)


Hier et aujourd’hui en prenant le bus pour Carib territory, j’ai remarqué des personnes avec des traits différents plus indiens/aztèques, voire quechua. Ils doivent provenir de la communauté indigène les Caribes, les cheveux sont moins crépus, les traits donc différents, la couleur de peu un peu plus claire. Je n’ai pas voulu aller dans le territoire (politiquement appelé ainsi) car pour moi c’est une réserve et il faudrait sa voir si c’est le peuple qui décide de ne pas s’ouvrir aux Dominicains ou bien si c’est le gouvernement qui a voulu les regrouper en leur « donnant » des terres qui sont à eux ! afin de « préserver » la race. Dans les 2 cas, ces démarches ne me plaisent pas, d’où ma réticence à y aller.


Ma première impression de Portmouth, ville qui semble bien grande, on est passé devant une école de médecine énorme (il semblerait que ce soit pour les Américains n’ayant pas assez d’argent pour se payer les études aux USA)


Les plus depuis Wotten Waven



  • L’accueil de Grace et l’appartement Domcan’s, Emerald pool


Les moins 



  • La nuit dans le hamac à Wotten woven car on y dort mal. Va pour 2 ou 3 h mais pas plus

  • Le vol de mon porte-monnaie à la maison du PN à Roseau


Je passe acheter du soja desséché (6,60) et je rentre chez Friday. Peu de temps après, j’entends une voix et c’est Nina qui était arrivée et qui avait déjà trouvé un logement pour 50 us$ (une chambre avec sbd et cuisine en commun. Mais les lieux communs sont un peu sales et cela ne lui plaît pas (il est vrai que pour 50 us$, ils auraient pu nettoyer). Bref, nous partons faire un tour et nous asseyons près du bard pour admirer le coucher du soleil. Très beau. Portmouth est vraiment plus pauvre que Roseau (tant au niveau des maisons que l’environnement : assez sale). Nina me propose d’aller à Calibishie avec mon sac à dos et n’ayant pas les mêmes moyens que moi pour les hébergements, elle propose que je lui donne 20 us sur les logements que l’on trouvera (elle pense mettre entre 80 et 90 us/chambre. Elle rêve d’un confort avec pdj inclus.


Nous nous retrouvons le soir pour partager un dîner frugal chez elle, avant de nous rendre au bar où il y avait la wifi pour prendre quelques adresses de GH ou hôtels à Calibishie.


On y rencontre 2 marins (Yellow et Philippe) qui ont un ketch et repartent demain pour la Martinique. Ils nous proposent de passer la nuit à bord mais ayant déjà payé Friday et partant de bonne heure demain, je décline l’offre. Cependant, Yellow me dit qu’il sera sur Stein Lucie mercredi prochain et peut-être que je pourrai monter à bord  1 ou 2 jours. Il pleut averse et on attend un peu avant de repartir. Nina préfère venir avec moi à la pension, elle n’avait pas encore payé la chambre. Nous passons prendre ses affaires et nous installons dans le lit (il pleut très fort toute la nuit), des éclairs, mais j’attends le petit matin pour aller à l’extérieur aux toilettes. J’informe Friday de la présence Nina et il me demande 20 euros pour elle aussi alors que nous avions dormi dans le même lit. C’est vraiment abuser. Disons que cet argent va directement aux locaux et c’est rassurant (y’a des choses à faire  dans sa maison, mais sa priorité est sûrement ailleurs, par exemple acheter de l’h herbe…)


 


Jeudi 8/12 : Calibishie


Nous attendons que la pluie se calme avant de nous rendre à la station de bus. 8h15. Nous arrivons environ 1h plus tard à Calibishie. Le bus passe d’abord par Betibo beach et j’avais noté une adresse su les hauts de la ville. Très bel endroit mais personne. On retourne dans le village qui semble animé, agréable, au bord de l’Atlantique. Les paysages traversés : cocotiers, bananiers avant tout. On s’enquête d’un logement et l’on trouve après des studios à 70 us un studio sympa tenu par Michel (un dominico-américain), qui nous le proposer pour 100 EX (il ya une terrasse, de l’eau chaude. Nina est ok pour ce prix. Les gens sont sympas.


On est contentes. Après un bon thé (il  ay un frigo mais rien pour cuisiner), on part changer de l ‘argent à la banque, le dollar et l’euro ont le même taux de change. 2,65 EC puis on va au supermarché en face de l’appartement (ils préparent aussi à manger, pour 20 EC une assiette bien garnie de poulet, boeuf ou poisson. ON va ensuite vers l’OT à l’autre bout de la ville, près du centre médical et de l’école. L’employé nous dit que l’eau n’est pas bonne,  due aux chutes de pluie (que ce soit pour boire ou se baigner). Il nous recommande d’aller aux red rocks de l’autre côté de la ville, après une montée sur la gauche, au niveau d’un arrêt de bus, panneau fabrique de chocolat. On prend la route (la continuer tout droit jusqu’au bout).


Un panneau nous indique qu’il faut payer 2 us pour chaque personne blanche. L’OT ne nous l’avait pas dit et on y va quand même. Pas de contrôle. On est vite rattrapées par un petit jeune ado qui nous suit au pas (mais ce n’est pas un guide ou ranger) et je dis à Nina de ne rien donner. Le site est très beau. Le jeune homme continue à nous suivre pas à pas. Nina le somme de partir et c’est ce qu’il fait. On revient au village, je continue un peu vers bibibo beach mais les couleurs n’étant pas belles, de décide de ne pas poursuivre tout en repérant la plage de sable blanc. Je retourne à l’OT pour me renseigner sur la météo et le chemin pour  faire les 2 derniers segments dans le nord. Il faut retourner à Portmouth (comme m’avait dit Yellow hier) et prendre le bus pour Penville, s’arrêter à cold soufrière et continuer le trail. Demain, on annonce nuage et soleil. Je verrai ce que fait Nina car si nous restons une nuit de plus, j’aimerais bien tenter ces segments.


En allant vers red rocks, on voit des employés (fonctionnaires) en train de maintenir les abords de la route. Red rocks se trouve à la pointe Baptiste


Attention : suite à la tempête Erika, route entre petite savanne et Delice pas accessible


Pour aller au Syndicate Parrot reserve : le bus nous laisse assez loin de l’entrée du site. (je n’ai pas réussi à connaître la distance


 


Vendredi 9/12 : Retour sur Castle bruce


Hier soir, Nina a regardé pour les hôtels à Roseau, c’est une fille très variable qui peut changer d’avis 3 à 4 fois dans une matinée. Difficile ! Au début elle me proposait pour les derniers jours de trouver une chambre à partager et ensuite je voyais qu’aimant son confort, elle peut mettre jusqu’à 100 us /j pdj inclus) et très difficile sur ses choix, elle regrettait de m’avoir proposé cela. Elle m’a permis de rester une nuit à Calibishie pour 20 dollars /pers qui est une belle étape. Manque de pot, il a plu hier soir et beaucoup depuis ce matin. On décide de se séparer, elle ira à Roseau et moi, retour à Domcan’s. Il y a un bus de Calisbishie qui va vers Castel Bruce mais il faut le prendre à la sortie du village (en venant de Portmouth, soit après la montée. Avant d’aller sur la gauche vers red rocks. J’arrive à l’abri de bus sous une pluie battante, mes chaussures sont trempées. Surprise, quand le bus passe, Nina est dedans (or, je pensais qu’il repassait par Portmouth pour aller sur Roseau).Il me dit qu’il me laissera au croisement pour Castel bruce. Après avoir traversé des forêts à pertes de vue avec une route très vallonnée, on passe l’aéroport, on passe Woodfort Hill bay, et je pensais qu’il allait me laisser à Pague Bay (or, il me propose de m’amener un peu plus loin à un abri). Je pensais qu’il s’agissait de parcourir quelques km, non ! il m’amène à un grand carrefour près de Pont Casse et toujours sous une pluie tropicale, j’attends un bus qui n’arrive pas. J’ai payé 10 EC pour être à ce carrefour. Je fais du stop et un couple me dépose à un autre abri, près d’E. Pool. Là, une attente interminable (plus d’une heure) en essayant de faire du stop. Je vois plein de bus passer dans l’autre sens mais aucun pour Carib territory ou Castle Bruce. Je commence à avoir froid. En fin, un bus passe et j’ai de la chance car il va à Carib Territory, donc je n’aurai pas à marcher pour me rendre chez Grace. Il pleut toujours. J’arrive enfin chez Grace (9h45, 5 EC) et on se met ok pour 3 nuits à 50 EC chaque. Si le temps de dégage, j’irai à pied faire un tour dans le Carib territory qui est juste à côté de chez elle. Pour l’instant, je me sèche, prends un thé et irais faire quelques courses.


Je pars au supermarché, bazar de la ville à environ 30mn de Domcan’s et j’achète pour 6,40 EC (biscuits, thon, pâtes chinoises) pour ce soir. Ils n’ont pas de fruit. J’attendrai demain à Roseau pour en acheter.


De retour, je décide d’aller un peu sur les traces du WNT qui passe devant la GH (une petite ½ sur la route) puis le panneau du segment est affiché sur la droite et le départ est juste à côté d’une maison. Ils l’annoncent pour 7h de marche, 11 km, 300 D+. Etant avec des sandales de rando, je pars en reco pour voir l’état du chemin : très mouillé, glissant et ça commencer par une descente. Je rebrousse chemin et pense le faire avec mes runnings (quand ils seront secs) dimanche et revenir en stop par la route (car il n’y a pas de bus les dimanches ou très peu). Je continue sur la route bien 40 m (il y a de belles vues sur la côte), cueille un fruit « noni » ou fruit du diable (qui ne se mange pas même quand il est mûr) mais qui sert à confectionner des crèmes ou autre et aussi des jus).


Bonne soirée avec la série US « bones » en anglais. Je regarde aussi la TV locale et le gouvernement montre tout un programme de construction de maisons après le cyclone il y a 11 mois, fait en collaboration avec le Venezuela. Des maisons en béton pour mieux résister aux intempéries avec l’accès à l’eau, une douche et un toilette pour chaque maison et combattre ainsi la pauvreté. Je ne sais s’il s’agit d’une propagande ou pas mais je vois peu de maisons délabrées sur l’île sauf à Portmouth où là il y a de la pauvreté apparente.


 


Samedi 10/12 : marché de Roseau – territoire Caraïbe


Lever 6h, je prends le bus pour Roseau. Le marché du samedi est connu pour être grand, coloré, animé. Je confirme, musique créole et reggae, beaucoup de parapluies colorés protégeant les stands avant tout de fruits et légumes, de saison (donc peu de variété). Un marché couvert (près de l’OT où l’on vend des habits et quelques nourritures). J’y achète 5 pamplemousses pour 2 EC et du gingembre frais (il se coupe tout seul), rien à voir avec celui qu’on a en Europe). Je rentre dans un supermarché acheter du riz et des doses de café (un peu cher car importé, 20 dosettes 11 EC) mais un café coûte 5 EC dans un bar, ça vaut le coup. Je reprends le bus à 12h pour profiter d’aller ensuite à Salybia (sur le carib territory). Je suis assez chargée en pamplemousse et hésite de faire comme les autres locaux, c.a.d de demander au chauffeur de s’arrêter quelques mn pour déposer les fruits chez Grace et continuer. Cela se fait régulièrement pour acheter du pain, pour laisser un sac de nourriture ou autre à un parent ou personne qui habite plus loin (ils communiquent par téléphone portable pour convenir d’une heure de rendez-vous, pour charger quelque chose. Le van est le transport d’hommes et de marchandises !


Le bus passe devant chez Domcan’s et continue (je ne l’arrête pas) sur une partie du chemin emprunté hier. Toujours aussi sinueux en hauteur (mer, beaucoup de cocotiers et toujours des bananiers. La vue est jolie. Après avoir attendu à Roseau environ 30 mn pour que le bus soit plein, j’arrive à Salybia à 14h40 (quelques boutiques de souvenirs installés au bord de la route : artisanat kalinago). Un poste de police, tout a l’air calme, c’est petit. Je décide d’emprunter le WNT qui descend fortement vers la mer (belle vue).


Je ne vais pas jusqu’à la côte car j’ai envie de reprendre le bus pas trop tard et bien avant 17h. Je remonte et là j’attends plus d’une heure en essayant de faire du stop. Une personne de Sainte Lucie faisant du business sur l’île (il vend des maisons en bois, environ 60 000 us pour 1 maison de 4 à 5 personne, s’arrête et me dépose chez domcan’s. Heureusement, car Grace me dit que les samedis après-midi il n‘y a plus de bus qui passe  dans ce sens car Roseau « ferme » en début d’après-midi (c.a.d que les vans ne circulent plus dans le sens Capitale vers l’intérieur). C’est pourquoi j’ai vu autant de bus passer dans l’autre sens


Le "Carib Territory Reserve" est un  territoire de 3 700 ha attribué par le gouvernement britannique au peuple indien Kalinagos en 1903. 3 500 descendants des indiens Kalinagos y vivent.


Bon, j’ai donc eu de la chance. Je regarde la météo pour demain : pluie et lundi aussi et sur Ste lucie aussi, mince ! Je prépare mon repos. Je commence à en avoir un peu marre d’être ici mais c’est surtout à cause du mauvais temps et aussi un peu de solitude.


Doucher rapide ce soir pour de dessaler sans lavage de cheveux, car il ya très peu de pression. J’ai aussi goûté au pain (genre mini baguette) 1,25 EC. Pas terrible. Vraiment de toutes les parties du monde, je pense que c’est en France que nous excellons pour la fabrication du pain et des fromages.


 


Dimanche 11/12 : Castle Bruce


Est-ce à cause de l’excès de thé au gingembre frais que j’ai pris la veille ou au café mais je n’ai pas pu dormir. Dehors, le vent a soufflé très fort et je pense qu’il y a eu aussi beaucoup de pluie. 5h50. LE soleil est levé. Oui, le soleil, alors qu’on attendait de la pluie ! Chouette ! un vent très fort mais c’est pas grave. Je profite de me laver les cheveux avec tout aussi peu de pression, pdj et j’irai faire une balade à l’océan. Superbe balade, la Dominique veut-elle que je garde un beau souvenir d’elle ? le temps est au beau avec du vent, je m’achète en descendant une boîte de thon et me balade au pied de l’océan. De belles vagues, de belles vues sur les montagnes. Je décide de continuer un peu plus après l’église (c’est dimanche, la messe se termine autour de 9h30) en prenant à droite et cherchant de belles vues. Ca grimpe fort comme partout. Aucune route ne rejoint le bas du village d’après les habitants. Je reprends mon chemin et une vieille dame m’arrête et l’on parle un peu. A un bonjour, certaines personnes entament une conversation, sans pour cela être insistant ou demander quelque chose (c’est différent de l’Afrique). Je redescends et près du stade, je m’arrête à un bar / dépôt pain/biscuits pour acheter un petit paquet (2,50 EC). 2 « vieux » dominicains dont le proprio entament une conversation, m’offrent un punch arrangé qui dégage et on parle politique. Ils critiquent le gouvernement en place, un premier ministre corrompu et le service de santé : ceux qui travaillent doivent payer (via une assurance, une cotisation mensuelle) et ceux qui ne travaillent pas n’ont pas d’aide de l’Etat mais ont accès gratuit aux soins. Quant aux maisons, c’est le gouvernement qui les fait construire puis les vendent à crédit aux habitants. Par contre, à la mort du proprio, si le crédit n’est pas terminé, la famille doit continuer à solder la dette. Je reprends la route et suis vite prise en stop. De retour à 11h30 au gîte.


Le dominicain du kiosque à côté du lycée s’appelle Symbert Wittshire. Si vous avez besoin d’un logement pas trop cher, allez le voir


Il n’a pas plu jusqu’à maintenant. Grace m’a tenu compagnie un moment et soutient elle aussi que les Dominicains ne veulent pas travailler, que les hommes vivent en vendant de la drogue. Elle est toute seule pour manager cette grande maison et les appartements qu’elle loue. Elle recherche quelqu’un pour l’aider et ne trouve pas.


J’aime vraiment cet endroit et le recommande parce qu’il est bon marché, a une superbe vue, est à 40 mn de roseau en van (10 EC le trajet) et on peut rayonner ensuite autour de l’île en revenant dans un endroit en pleine nature.


Les plus de la Dominique



  • Les 2 derniers jours sur l’île avec du soleil

  • La rencontre des 2 hommes à l’épicerie de Castle Bruce

  • L’oiseau mouche

  • Scottshead et le village de soufrière et sa belle église

  • Calibishie

  • La rencontre des voileux à Portmouth

  • Le marché de Roseau le samedi


Les moins



  • Chez Friday’s : très cher et maison enfumée

  • La rencontre avec Nina (lunatique)


 


Lundi 12/12 : départ pour Sainte Lucie via Fort de France


Lever 5h30 : il a plu cette nuit mais ne pleuvra pas jusqu’à Roseau. Là, je paie ma taxe de sortie, 59 EC et je change 100 euros pour Ste lucia. Puis, je vais tout proche du terminal Ferry acheter mon billet pour le 21 de Castries à FDF : 90 us $ l’aller ! Ouahou, je pensais payer 79 : mais on sera en pleine période de vacances scolaires. Quelle claque dans mon budget. Décidemment, ces îles sont très chères. Je paie 80 us$ et 20 EC le billet et m’enregistre au terminal. Je retrouve Nina qui en fait est restée sur Roseau


Dans les vans, quand la radio est allumée, on passe beaucoup de chants de noël, les journalistes parlent en anglais, très peu de programmes en créole. Les passagers communiquent presque tous en anglais.


 


Frais depuis FDF jusqu’à mon départ pour Ste Lucia du 2 au 12/12


Transport : 125,50 euros (ferry inclus de 118 euros) + transports locaux 48 euros, soit au total 174 euros


Nourriture : 36 euros


Logement (prépayé depuis la France : 5 7euros dont 1 nuit à FDF 23), soit 174 sur la Dominique + les 23 € =197 euros


Entrées site : 17 euros


Total du 2 au 12/12 : 422 euros (dont 77 euros prépayés en France) + taxe sortie : 22,26 euros


Coût total Dominique avec ferry FDF-Roseau inclus et taxe sortie Dominique : 445 euros


 


On arrive à FDF autour des 12h30 et le bateau repartira à 14h. J’aurai passé une journée à voyager puisque j’arrive à Castries à 15h et que je prendrai ensuite un bus pour Gros islet où je dois rencontrer Noa (réservation faite via airbnb). En tout cas, l’arrivé » sur la côte nord-est de Martinique est belle et pas de pluie !


Fondée par les Français sous le nom de Carénage en 1650, changé en Castries en 1785, son nom vient de Charles Eugène Gabriel de la Croix, marquis de Castries. En 1756, il commandait le corps expédition aux Caraïbes en particulier Ste Lucie.


Nommée en l'honneur de Lucie de Syracuse, l'île est visitée pour la première fois par les espagnols vers les années 1500. Les européens essaieront ensuite progressivement de s'y implanter mais sans succès. C'est la France qui commença à établir une réelle colonie et signa un traité avec les Caraïbes en 1660. Néanmoins, l'île fut tout au long du XVII et xviiie siècle principalement disputée entre la France et le Royaume-Uni, lequel en obtient le contrôle complet en 1814, avec le traité de Paris. Un gouvernement représentatif local est mis en place en 1924. Le pays devient indépendant le 22 février 1979, en tant que royaume du Commonwealth. Il adhère à l'Organisation des États de la Caraïbe orientale en 1981. Sainte-Lucie fait partie des îles du Vent ; elle est située entre, au sud, les îles de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, au sud-est, la Barbade et au nord, la Martinique. Sa superficie est de 620 km2 pour une population estimée à 170 000 habitants. Sa capitale est Castries. Sainte-Lucie est membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis 2013.


la destination des bus, sous forme de mini-vans, est indiquée en haut à droite des parebrises, de manière bien lisible; par exemple : 1A désigne la ligne entre Castries et Gros-Ilet.
Par ailleurs la plaque minéralogique des bus doit être verte et commencer par la lettre  "M"
Si un mini-van n'affiche pas ces deux caractéristiques (ligne affichée et plaque), c'est que c'est un taxi. Ca coûte beaucoup plus cher. Estimations de prix:
Castries-Gros islet 2,75EC$, Castries-Rodney Bay 2,25 EC$, Castries-Vigie 1,50 EC$, 
Castries-Vieux Fort 7 EC$, Castries-Soufrière 10 EC$.

En tant que royaume du Commonwealth, Sainte-Lucie reconnaît la reine Élisabeth II comme chef d'État ; elle est représentée sur l'île par un gouverneur général. Le pouvoir exécutif est cependant dans les mains du Premier ministre et de son cabinet, et le gouverneur général n'agit que sur les conseils de ces derniers. Après les élections législatives, le chef du parti majoritaire ou le chef d'une coalition de la majorité à l'Assemblée est habituellement nommé Premier ministre par le gouverneur général ; celui-ci nomme également le vice-Premier ministre. Le Parlement de Sainte-Lucie est bicaméral. La chambre basse, l'Assemblée (House of Assembly), possède 17 sièges désignés au suffrage universel direct pour cinq ans. La chambre haute, le Sénat (Senate), possède 11 membres nommés par le Gouverneur général. Sainte-Lucie est membre de la communauté des Caraïbes, de l'organisation des États de la Caraïbe orientale et de l'Organisation internationale de la francophonie.


Population : 163 922 habitants (estimation 2015). - Capitale : Castries.
Superficie : 620 km². - Densité : 266 hab/km². - Régime : Sainte-Lucie est indépendante depuis 1979.  - Gouverneur général : Pearlette Louisy représente la reine Élisabeth II (depuis septembre 1997).  - Premier ministre : Allen Chastanet (depuis juin 2016).
Monnaie : dollar des Caraïbes orientales ou dollar est-caribéen (East Caribbean Dollar).
Langues : anglais (langue officielle), créole.
Site classé au patrimoine de l’Unesco : la zone de gestion des pitons (2004).


Autrefois basée sur un système mixte, l'économie de Sainte-Lucie était partagée entre le tourisme et l'agriculture (banane, avocat, mangue, noix de coco, cacao, agrumes, noix de muscade...). Comme partout, les petits producteurs de bananes tendent à disparaître au profit des plus grosses exploitations. Compte tenu de la crise économique de la banane, le gouvernement s’est tourné il y a une dizaine d’années vers le développement du tourisme. Ce secteur constitue désormais la principale source de revenus de l’île (près de 40 % du PNB) et le premier employeur de Sainte-Lucie, mais il a également pâti de la crise économique mondiale. La notion d'écotourisme est apparue comme un bon argumentaire de vente. Mais développer un tourisme durable et respectueux des richesses naturelles de l’île est un exercice difficile et exigent. Des projets immobiliers sont encore prévus pour que l’île soit en mesure d’accueillir les touristes toujours plus nombreux. Les autorités visent clairement un public haut de gamme. Sainte-Lucie a par ailleurs réussi à se diversifier dans le secteur de la banque off-shore, qui tire son épingle du jeu, et à attirer ainsi des capitaux étrangers.


On amarre à 15h au port de Castries. Un gros ferry est dans le port. Les formalités douanières sont assez rapides et à 15h30 je suis hors du port. Il faut 10 mn à pied pour rejoindre l’endroit d’où partent les bus pour Gros Islet. Castries est très animé, un marché, beaucoup de circulation, de la pollution, des magasins et duty free shops, rien à voir avec la Dominique. Je demande au chauffeur de m’arrêter à Wardjammer gap mais il oublie, je prends un bus dans l’autre sens (1,50 EC) et sui bien en avance : 16h30, on s’était fixé une heure de RV à 17h. J’attends et Noa arrive avec sa fille Siam de 6 ans : elle parle français. En fait, elle est arrivée de France il y a 9 ans et travaille comme guide touristique, écrit ou contribue à l’écriture du petit fûté, donne des cours de français et fait de la location de chambres via Airbnb. Je lui règle les 2 0euros et 5 EC (22 euros) pour cette nuit et on discute un peu sur le pouvoir d’achat de l’île. En fait, les prix sont élevés dans les magasins (presque comme en France) mais peu de saint-luciens achètent là, ils font leur marché. Cependant, c’est aussi cher sur le marché, un igname coûte 10 EC, 5 pamplemousses 4 EC, une salade 4 EC. Beaucoup travaillent au noir et quelques-uns vivent de la drogue. Un salaire moyen d’une caissière est de 800 EC/mois


Les îles Grenadines, St Vincent, la Dominique, Ste lucie sont regroupées et forment un  bloc monétaire unique, libre circulation des hommes et des marchandises. Par contre, le gouverneur est nommé par la reine du RU, donc une certaine dépendance sur une île indépendante !


Ici, toutes les randos sont payantes. Je vais devoir faire des choix. Demain, j’irai à Gros islet jusqu’à Piegeon island et une autre rando que Noa m’a indiquée vers le NE. C’est fête nationale demain mais les bus circulent. En général, pour ce » jour, il y a des manifestions sportives nautiques


Noa est fort sympathique et intéressante. Elle part demain matin à soufrière en tant que guide. Je pense partir de bonne heure pour arriver à faire ce que je veux.


Ici à Ste lucia, les locaux achètent neuf car le paraître est important. Il n’y a donc pas de marché de l’occasion.


 




 


Mardi 13/12 : Gros islet, Pigeon Island


Après une nuit avec quelques moustiques, le bruit de la route (il est vrai que ça change de Domcan’s), je quitte la maison après une courte averse vers 6h30. J’ai presque toute de suite un van qui me laisse au terminus de Gros islet (1,75 Ec). Pas aimable le « driver » mais bon ! gros islet est mignon, petit port dans une baie. Aujourd’hui, c’est assez mort car jour férié. Je longe la plage pour me rendre à Pigeon island. A un moment, soit vous prenez un bateau qui vous amène de l’autre côté du bras de mer (30 m à faire et c’est gratuit), soit vous contournez le complexe hôtelier. Le PN ouvre à 9h et il est 7h30 .Pas super beau temps pour se baigner, grosse averse, je me prends un café et 2 beignets nature pour 4 EC en attendant.


Je regarde la baie et aimerais tant monter à bord du voilier de Philippe et Yellow demain. Je laisserai au port un msg pour Yellow afin de ne pas me bloquer et attendre pour rien. Je pense d’ailleurs aller demain à Anse cochon qu’on m’a recommandée pour le snorkeling et je visiterai aussi Soufrière et reviendrai chez noa en payant 15 euros pour une nuit supplémentaire sur le canapé (c’est ce qu’elle m’a proposé si le voilier n’est pas là mercredi)


A peine 1 jour sur l’île et je me rends compte que c’est beaucoup plus riche que la Dominique, les resorts, magasins, circulation et voitures de haute marque circulent. Va falloir que je trouver quelque chose de plus calme mais le problème est le prix. Dans 10j, je serai sur le départ (le 23/12) et franchement je languis. JE pense que 10 à 12 j seule, c’est le maximum que je puisse faire. Après, c’est un peu dur. Il faut toutefois tenir compte u climat qui ne m’a pas été favorable.


Il n’est pas encore 9 et le PN est ouvert. Tant mieux, je paye 19 EC ou 7 US$ l’entrée et me voilà en train de repérer les plages. Je monte au fort tout en remarquant quelques panneaux indicatifs d’arbres (un peu comme un arboretum). Intéressant, puis atteins rapidement le fort d’où on a une belle vue sur les 2 côtés de l’islet (mer Caraïbe des 2 côtés) et je me dirige vers la colline la plus élevée afin d’avoir une vue sur le fort, la partie basse du fort d’où on élevait/montant les canons et autres matériaux depuis les bateaux ancrés en contrebas. La manoeuvre ne devait pas être si facile. Je fais le tour du PN et décide de me poser su l’une des 2 plages du PN (où on loue du matos pour le snorkeling). Déçue au niveau faune marine, mais l’eau est bonne. J’essuie une averse, puis le temps se maintient.


Un pirate français, jambe de bois, a fait sa base sur Pigeon island pour attaquer les galions espagnols. 2 siècles plus tard, les Anglais fortifieront l’endroit pour contrôler le passage des navires français.


Il est presque midi et je pense aller ensuite à case en bas (par la route, si je peux le rejoindre par la côte atlantique). Les touristes des resorts arrivent soit pour nager, soit pour du snorkeling, soit pour bronzer


Je pars vers 12h30 en longeant la côte nord de P. island pour me rendre à case en bas. A la bifurcation à gauche, car tout droit vous redescendez sur gros islet.


Une averse me surprend. Je continue sur la route mais du trafic et des camions rendent la marche peu agréable. Je passe devant un golf. Je vois enfin un panneau case en bas beach, je prends cette route un moment, aperçoit la plage (il reste encore bien 3/4h de marche) avec des bâtiments neufs. Ça a l’air touristique. Je demande si en continuant, je peux rejoindre gros islet car il est déjà 16h.  Un dominicain me dit que oui, un autre non ! je décide de rebrousser chemin pour retourner à gros islet. Je suis prise en stop. Je laisse un msg au petit port de Gros islet pour Yellow (on le connaît). La musique est à fond et me voilà de retour par le bus chez Noa (il est assez tôt ce qui me permet d’appeler en France)


A rodnay bay, il y a une université de médecine, de très belles maisons, des resorts, une marina énorme


Noa revient vers 16h30. L’averse tombe autour des 17h. On convient avec Noa que je reste une nuit de plus à 15 euros (elle me laisse la chambre car elle n’est pas occupée jusqu’à samedi inclus) Je verrai si j’ai des nouvelles de Yellow demain. Sinon, je resterai jusqu’au 18 au matin pour me rendre ensuite à vieux fort où j’ai réservé la nuit. Après, je lui demande si je ne trouver rien d’ici là, d’occuper son canapé pour 15 euros du 19 au 20 inclus mais malheureusement elle loue toute sa maison à partir du 18/12 jusqu’à la fin du mois.


Aujourd’hui c’était fête nationale qui commémore la découverte (supposée) de Sainte-Lucie en 1502 par Christophe Colomb. Ce jour-là, c’est aussi la fête des lumières dans Castries, pendant lequel se tient une compétition de fabrication de lanternes. De nombreuses chorales chantent à travers toute l’île. Préparez-vous aussi à assister à plusieurs concours, dont un où les compétiteurs tentent d’attraper un cochon couvert de graisse.


 


Mercredi 14/12 : Canaries/Anse la Raye


Pas de moustique cette nuit-là. Super. Par contre, il a plu et venté jusqu’au petit matin. J’attends la fin de l’averse pour descendre à la route et j’atteins Castries vers 6h50 (2,75 EC). Je vais vers l’autre station de bus pour canaries/soufrières, anse cochon = 7 EC. Le bus n’étant pas complet, on attend presque 3/4h avant de partir, mais dans le bus alors qu’il pleut dehors. Le chauffeur nous demande payer avant de partir. C’est nouveau. On passe par des routes sinueuses, des pentes à plus de 15 %, avec beaucoup de bananeraies. Le chauffeur ne me fait pas signe pour Anse cochon et donc je descends à Canaries. Joli village agrippé à la colline, une rivière bien marron se jette dans la mer. Il pleut un peu mais ça s’arrête vite. On y croit ! Un bel arc-en-ciel m’accueille dans cette baie de pêcheurs. Là, les bateaux rentrent et tous s’aident pour remonter les barques et moteurs sur les rails en bois à poste sur le sable.


Je ne sens pas trop l’endroit pour me poser et nager (la mer est très sale, marron et la rivière pas loin. Vue les pluies tombées hier et le vent, tout a dû être amené à la mer, donc bof, pas trop envie de m’y mettre. Je remonte la route et commencer à marcher pour me rendre à anse cochon, tout en faisant du stop. 


Une canadienne de parents dominicains(Montréal) s’arrête avec ses 3 enfants. Elle est née au Canada de parents saint-luciens qui ont beaucoup de terre ici et elle a décidé de venir s’installer ici. Elle a 2 maisons, des terres autour de Canaries et aussi dans le Nord. Elle semble vivre très confortablement. Pour elle, une famille avec 3 enfants a besoin de 2000 à 3 000 EC pour vivre décemment. En fait, et à Canaries, beaucoup de gens ne travaillent pas mais ils vivent de leurs produits. Par ex, la vente d’une courge peut suffire pour donner à manger à une famille/jours, en vendant 5 EC la part de courge. Les pêcheurs gagnent bien, quand ils ramènent 1 ou 2 gros poissons. Ils peuvent facilement atteindre 2 000 EC/mois, idem pour un chauffeur de bus. Pour pêcher, pas besoin d’aller trop loin. Elle me laisse son adresse what zap au cas où elle puisse me proposer un logement sur Canaries. Elle s’appelle Melissa. Elle me laisse à Anse la raye car a oublié de me déposer à Anse Cochon.


A anse la raye, il y a beaucoup de petites boutiques de souvenir au bord de plage et un boulanger qui fait son pain au feu de bois !


I l y a une certaine nonchalance dans les villages, pas de stress, pas d’horaires. La preuve est l’attente dans le bus car on ne peut pas donner une heure précise d’arrivée en utilisant les transports en commun, surtout ceux qui s’éloigne de Castries. Donc, cool, no stress. Je pense repartir pour midi afin de visiter un peu Castries, aller au duty free pour me faire une idée.


Je prends le bus (3,50 EC) à Anse la raye pour Castries. Là aussi, une bonne attente avant de partir. J’arrive vers 12h à Castries et le bus passe par Morne Fortune, donc ne faites pas comme moi qui une fois arrivée à Castries et visiter le parc et la cathédrale, ai pris un bus pour aller à Morne fortune afin d’avoir une belle vue sur Castries et sa baie. Le point de vue vaut le coup, il y a aussi des boutiques souvenirs près du mirador. Je redescends à pied, m’enquête de bus le dimanche pour vieux port puisqu’e j’ai réservé un hôtel pour cette nuit-là et après avoir acheté 4 pamplemousses pour 4 EC, 2 x plus cher qu’en Dominique, je repars chez Noa, en cueillant quelques mangues au passage, tombées à cause du vent. Une superbe nouvelle m’attend quand je mets la wifi. Mon fils aîné a été reçu à un concours pour être mécano chez les pompiers et il  commence le 1/1/2017. Les larmes m’en tombent.


J’ai eu une journée bien remplie et décide de me poser pour cet après-midi. Je pense aller à Soufrière demain (en espérant avoir autant de chance qu’aujourd’hui car la pluie a été moins présente qu’hier. A Castries, il me reste à visiter la vigie (le phare), je verrai quand je le ferai.


Retour sur l’historique de l’île : les premiers habitants étaient des Arawaks (1000-500 av JC) puis les Caraïbéens Kalinago (800 après JC), le nom de l’île était Hewanorra ou Iouanaloo, l’île des iguanes. Le premier européen à l’occuper fut un français, François leclerc ou jambe de bois (le pirate qui s’était installé à pigeon island autour de 1550). Les anglais, 1605 se sont installés et ont été chassés en 1638 par les Caribéens. En 1746, les français fondent Soufrière, disputée entre français et anglais plus de 14 fois entre les 17 et 18 ème siècles. En 1778, l’Angleterre fait sa base navale à Gros islet et fortifie Piegeon Island


En 1979, Etat indépendant, composé de 160 000 habitants. L’économie tourne entre le tourisme, puis l’agriculture (exportation de banane, noix de coco, cacao). Les îles sont regroupées en OECS (siège à Castries), monnaie unique : organisation des Etats de la Caraïbe orientale depuis 1981.


La cathédrale extérieure 1897 assez rustique : le plafond en bois, sobre originale, influence antillaise et africaine.


 


Jeudi 15/12 : Cas en Bas – Gros Islet


J’ai reçu hier soir un msg de Yellow qui m’attend demain à Gros islet. Je préviens Noa et lui laisse 40Ec pour la nuit et décide d’aller d’abord à cas en bas avant d’aller le rejoindre. Je paie 1,75 EC et le bus m’arrête à l’intersection entre gros islet à gauche (en venant du S) et case en bas à droite. Je fais le chemin à pied ’40 mn pour arriver à la plage où il ay  des kitesurfs. La route est au 1/3 asphaltée, le reste en chemin assez boueux. Un complexe un peu plus bas et j’arrive donc sur l’atlantique. Le temps est nuageux, la vue sur la baie est belle. Un rocher à la sortie de la baie semble bien seul, sentinelle pour prévenir d’autres écueils à l’intérieur de cette baie. Cette partie est bien ventée. Je reste ¾ d’h et décide de me rendre à Gros islet tranquillement. Et là, surprise, Yellow était déjà là, entrain de réparer son annexe (2 rustines à mettre). On reste un bon moment sur la plage en attendant que la rustine colle puis nous voilà à bord du ketch (un vieil amel de 80 ans). Quelle joie de monter à bord. Yellow semble une belle personne. Il a 2 enfants (sa fille de 21 ans vit en Dominique et son fils en Angleterre. Il prépare un petit repas : riz et thon (que j’avais amené), flageolets rouges, ail, oignon. Premier plat amélioré que je manque depuis la France. Un petit bain autour du bateau, une averse, normal et la zique survient de Rodnay bay. Yellow dit que Soufrière n’est pas très abritée comme port. Je verrai avec lui si je m’y rends demain pour visiter ou si l’on descend vers vieux fort en passant pas loin des pitons. En tout cas, quelle sensation agréable que ce roulis. L’annexe fuit encore.


Au fait, hier soir, j’ai réservé une nuit pas loin de chez Noa, à 28 euros pour le 20/12 car il me faut être sur la terre ferme la veille de mon départ en ferry. On passe l’après-midi à bord. Yellow parle beaucoup et est un peu saoulant. En fait, il dit ne pas s’intéresser à l’argent mais il a souvent ça à la bouche et critique beaucoup la société en général. De plus, l’anglais parlé ici n’est pas facile à comprendre : par ex ils ne conjuguent pas les verbes, que ce soit au présent ou autres temps. On repart en fin d’après-midi à terre, il voulait s’acheter de l’herbe (le moteur ne démarre pas). On y a va à la pagaie et il s’enquête de savoir qui peut y jeter un œil. Et encore une fois, l’argent est au centre du problème (il est vrai que le bateau est en assez mauvais état e l’annexe  (le digghy) n’est pas terrible. On va jusqu’à la marina de Rodney bar et là il me dit qu’on peut prendre un verre pour avoir la wifi. Mais ça sent toujours des prix exorbitants. Je lui offre une bière 6 EC ! il m’offre en retour un café pour avoir des EC (car il n’avait que des euros). Apparemment pour faire un tour en voilier vers les 2 pitons et revenir, il faut un permis côtier et cela coûte mais il ne sait pas combien  On verra ça demain. Il me propose d’aller à Soufrière avec moi et je lui dis que l’AS en bus coûte 10 EC. Car même  si je suis logée gratuitement je ne veux pas l’entretenir et je lui dis que je lui donnerai un peu d’argent à la fin du séjour mais vraiment sa compagnie me soûle un peu car après être restée plus de 10 jours au calme, je suis en face de quelqu’un que je comprends au ¾, qi n’arrête pas de parler en critiquant et en mettant « putain/fucky » à chaque groupe nominal et je n’aime pas ça. Je pense donc débarquer dimanche pour vieux fort et payer une autre nuit à Sandra (airbnb réservé près de chez Noa) pour avoir un rythme plus à moi et serein.


Vendredi 16/12 : Soufrière


Après une belle nuit entrecoupée d’averses, le mouillage tient bien, je me lève à 6h30, Yellow est toujours en train de dormir. Tout est clame, dans la baie. Bon, si je veux aller à Soufrière, faut que je me bouge un peu mais je le prends cool, j’attends qu’il se réveille.


J’arrive à Castries à 9h car on est parti du bateau à 8h15 et le moteur a marché après avoir pompé les 2 boudins qui continuent à fuir. J’achète un œuf dur (1,50) et 1 beignet à pour mon pdj et me voilà dans le bus à moitié plein. Vu l’heure, je ne pourrai pas faire le Tet paul trail et la plage, donc j’opte pour la plage et je ferai le Tet paul lundi. Je suis décidée de partir dimanche matin. Ce matin, Yellow me dit qu’il ne viendra pas avec moi car il n’a pas l’argent pour le bus. Je lui ramènerai de Castries des patates douces (le paquet coûte 10 EC, ça doit faire environ 2 kg


Le trajet coûte 8 EC, le bus est presque plein. Départ 9h30 et on arrive à 10h45. Les paysages après Canaries sont similaires à ceux de Castries à Canaries : des forêts, quelques fougères arborescentes, cocotiers (c’est la saison et l’on voit beaucoup de vendeurs de coco au bord des routes). Soufrière a une jolie église, un petit port de pêcher. N’écoutez pas les habitants qui veulent vous faire prendre n bateau pour aller à Sugar beach. Allez jusqu’au port et à gauche vers le Piton, de là un chemin et en 15 / 20 mn vous êtes à Sugar beach (il y a un panneau sui l’indique 


Le piton n’est pas si spectaculaire à part son inclinaison. Je n’irai donc pas à la plage de la Jalousie par manque de temps et aussi parce que je ne pense pas que la vue soit plus belle. Je penser regarder dans le village si je peux avoir la wifi pour confirmer ma venue à l’hôtel dimanche (je ne resterai pas jusqu’à dimanche inclus à bord) et voir si Mélissa a trouvé une chambre pas chère pour lundi. Sinon, j’renverrai un msg à Sandre pour lui réserver et négocier la chambre à 50EC.


J’espère pouvoir débarquer dimanche pour 7h du matin car le chemin de Castries à Vieux port prendra bien 1h45 et l’attente pour que le bus soit rempli 30 mn au moins. Je vais voir s’il accepte. Sinon, je débarquerai peut-être demain après-midi et verrai si Noa peut m’accueillir. Ce n’est pas évident de se mettre au rythme d’une personne quand vous êtes invitée à bord (‘enfin, c’est le patron qui n’est pas là qui a donné son accord) mais Yellow est gentil, seulement il parle trop, se plaint et critique tout, pas si cool que ça pour un rasta et comme il fume pas mal, il se répète souvent. Décidemment ce n’est pas le style de vie auquel j’adhère. Pour info 1 gr de marijuana coûte 10 EC (en Martinique c’est 3 ou 4 fois plus cher).


Ce que me dit Yellow confirme les dires de Noa : ici, tout se paye. Personne ne vient vous aider pour rien, même les « copains ».


Yellow m’a aussi dit qu’il n’allait pas bouger le voilier car si l’on descend le long de la côte, en dehors du droit de permis côtier, il y a aura des frais de port comme en France d’ailleurs et je n’ai pas réussi à savoir si à Gros islet, étant sur sa propre ancre, il paye qch


Il est 18h, j’ai retrouvé Yellow autour des 17h et on est allé au nautique. On a rempli plusieurs bidons d’eau. A Castries, je me suis achetée un petit gâteau jaune (bof, 1,25 EC). J’ai repéré sur le chemin de Castries à Gros islet la GH de lundi prochain. A soufrière j’achète les patates douces pour 8 EC.  A gros islet le moteur ne veut pas démarrer, on revient à la rame. Gros islet se prépare pour la fête du vendredi soir, le reggae night. Je sens yellow agacé (je lui demande s’il pourra me déposer dimanche matin avant 7h. Il est ok. Je pense que demain, je resterai sur le bateau, pas trop envie d’aller à terre et d’entendre parler Yellow avec son fameux fucky/putain.


Le repas improvisé fut bon : pâtes avec oignons et ails frits + olives et je mange 1 morceau de camembert ! ça faisait longtemps. On entend la musique depuis le bateau mais ça va (par contre, à terre, ça doit être assourdissant).


Samedi 17/12 : journée cool à bord de Vriky


L’eau est à 28 degrés ! la nuit fut assez ventée. Le Cross diffuse un msg comme quoi un bateau de pêche avait disparu depuis mardi (jour où le vent a énormément soufflé, 3 personnes à bord) .Yellow connait l’un des pêcheurs. A ce jour on n’a rien retrouvé.


Après un ou 2 bains autour du bateau, je commence à lire un livre de Florence Arthaud (cette nuit, la mer est noire) qui raconte le jour où elle est tombée en pleine nuit à l’eau sans gilet, au large de la corse et elle a dû son salut à un portable étanche enfoui dans son ciré qui lui a permis d’appeler sa mère. Quel courage cette nana, quand je pense qu’elle est morte dans un accident d’hélicoptère, si stupide après tout ce qu’elle a vécu. En tout cas, je dévore ce livre et j’en ai plusieurs fois les larmes aux yeux. Hum, la nostalgie peut-être aussi. Dans une semaine, je serai en France et c’est vrai que je languis de plus en plus. Je sens la tension avec Yellow (ou un agacement) dû en partie par le fait que je n’ai pas répondu à ses attentes. En tout cas, je me réfugie dans l’écriture ou la lecture afin de ne pas trop l’entendre parler et critiquer. C’est un personnage assez dirigeant, un peu rabaissant même et heureusement que je pars demain. Il souhaite aller à terre cet après-midi et le moteur ne démarre pas. Et bien, il ne veut devoir rendre des comptes à personne et ne veut pas demander à qqn de l’aide. Quelle stupidité ! quel caractère ! Franchement, je ne le comprends pas tout en respectant ses idées. Je lui donne les 20 euros pour couvrir largement les frais de nourriture puisque le proprio m’hébergeait gratuitement. Je lui demanderai son tel et je l’appellerai une fois en France pour le remercier aussi. Yellow en fait est un « loup » des mers, je pense que je le dérange mais lui ai demandé plusieurs fois si ça allait. Je sais qu’il va s’acheter de quoi fumer avec les 20euros, c’est son choix mais il faut alors arrêter de tout critiquer car la société lui fournit aussi l’herbe qu’il fume et le fait de ne pas avoir d’argent pour aller à tel ou tel endroit, c’est faux. Il fait le choix d’utiliser l’argent qu’il a pour tel ou tel chose. On fait tous de choix et en fait il faut les assumer sans critiquer et surtout en respectant les autres. Il est très aigri, normal qu’il soit seul. Je le vois dans la baie, remorqué par un petit bateau local. Quand même il a accepté ! tant mieux pour lui car seul pour ramer avec 2 rames de longueur différente, c’est un peu épuisant. Je ne pense qu’à demain matin, en espérant que je puisse débarquer de bonne heure pour pouvoir faire ce que je planifie autour de vieux fort.


Le vent continue à souffler. Seule à bord, j’aurai vraiment été en mode pause toute la journée. Ca fait du bien parfois, de plus quelques sans Yellow, c’est reposant. Je ne sais pas comment Philippe, le proprio, peut le supporter toute a journée mais il semble d’après Yellow que Philippe ne sache pas trop naviguer alors c’est peut-être ça qui le motive. Cependant, je ne demande qu’à voir car la personnalité de Yellow est telle que tout le monde est incapable sauf lui ! J’aurais bien aimé faire quelques chose sur le bateau mais vraiment, il m’agace et quand je fais quelque chose ou demande avant de faire, par respecte envers lui, il me répond limite de façon irrespectueuse ou de façon supérieure. En fait, je suis facile à vivre (‘heureusement, j’aurais aussi pu débarquer avant et c’est le prix de logements qui m’ freinée. J’ai noté le tel du proprio et je lui enverrai un sms à mon retour. Dans une semaine, je serai à Paris. J’attends demain avec impatience. J’ai envie de visiter le sud de l’île. Je pense que dès mon arrivée à l’hôtel demain, je pose mes affaire, prends mon petit sac à dos, mes baskets et arpente la ville, grimpe au mont et me renseigner sur le prix de Maria Island. Un programme important à faire en une ½ journée car je ne pense pas arriver à Vieux fort avant 11h du matin.


Dimanche 18/12 : Départ pour Vieux port (sud de l’île) – Moule à chique


Après une nuit agitée (le vent soufflait très fort, force 8), une pluie matinale, je prépare mon sac autour des 6h15 et réveille Yellow car j’aperçois un bateau de pêche qui pourrait me prendre si je lui fais signe. En effet, avec le vent qu’il y a et sans moteur, m’amener jusqu’à la plage semble un peu difficile vent debout (mais on est 2), le retour lui sera plus facile. Ne voulant pas le déranger et pour ne pas « sauter » dans le premier bateau venu sans lui dire au revoir, je le réveille donc. Il est de mauvaise humeur. Bon, passons ! quelques accalmies,  magnifique arc en ciel, puis une mer en furie et Yellow après une accalmie me demande de l’aider à gonfler le dinghy. Il m’amène au bord de la plage de Rodnay bay pour 7h15 et je rejoins la route e suis à 8h15 à l’arrêt de bus pour Vieux fort (pas loin de l’église/cathédrale). On part 20 mn plus tard et on passe par l‘intérieur de l’île (mêmes paysages : palmeraie, bananeraie avec en plus quelques bambous). Les maisons sont presque toutes en dur, tant mieux, à cause des ouragans. On arrive à Dennery (si vous avez le temps, ne pas s’arrêter au début mais attendre Dennery village qui est en fait  une grande ville sur la côte atlantique, très découpée : c’est joli, des rochers dans l’eau. On passe par Micoud et j’aperçois au loin vieux fort. Le chauffeur et les passagers cherchent le fameux GH Hewanorra Garden qui est en retrait de la route (600 à 800 m sur un chemin de terre). J’arrive à 9h30 : personne, je frappe, personne. En fait, il était noté sur le site que l’établissement ouvrait à 10h. Alors, je vais patienter, j’ai soif mais pas d’eau au robinet du jardin. Tant pis, j’attends (il pleut un peu). L’arrière de l’hôtel est un dépotoir. L’aéroport est tout près. Je ne sais pas à combien l’on est de Vieux fort. Au moins, je suis sur la terre ferme, contente d’avoir quitté Virky (le bateau). Un jeune homme arrive vers 10h15 et me donne une chambre en précisant qu’il va la nettoyer. C’est un appartement un peu comme chez Domcan’s. Je regarde mes messages wifi et pars pour la ville. Je me prends un beignet nature (0.50, le même mais à 1ES à Castries). La mer est démontée, on voit bien les îles Maria (Depuis 1982, le gouvernement de Sainte-Lucie a classé ces îles en tant que réserve naturelle. De nombreuses espèces animales et végétales y évoluent et certaines sont uniques au monde. Le lézard Zandoli et le serpent Kouwes sont deux espèces de reptiles qui n'existent que sur ces îles) et le phare au loin sur le Moule à chique. Je décide de tout faire à pied. Je passe devant l’aéroport (piste très courte un peu comme celle de Castries), traverse les quartiers plus humbles (quelques cabanes en tôles) et comme ma grimpette. Je mettrai 1h15 d’un bon pas et en passant (dans la montée) derrière l’école du lighthouse (je vous le conseille car belle vue sur le petit port de prêche de vieux fort). Chaque tournant offre une belle vue sur la côte atlantique et caraïbe aussi. On perçoit les 2 pitons (mais ils sont dans la brume), la vue de là-haut est belle mais le temps est si mauvais qu’on ne voit pas la Martinique.


Le fort a été construit par les Hollandais en 1654, second port commercial de l’île. Le phare de Moule à chique mesure 223m. Je redescends et décide de faire quelques courses pour midi (le supermarché est encore ouvert à 13h, Massy stores) et je me fais un petit plaisir : petite bouteille de punch à l’arachide. Je l’avais vu à Wotten waven mais un verre coûtait 13 EC. Je le paye 8 EC. Je dépense 28,95 EC (avec le beignet). Bon, j’explose le budget mais j’avais besoin de me faire un peu plaisir après ces 3 jours passés à bord avec Yellow.


Sur la route de Castries à Dennery, il y a quelques casses de voiture. J’ai remarqué qu’à Ste Lucie, les passagers communiquaient moins entre eux qu’en Dominique.


Après une petite lessive, je retourne sur le chemin de ce matin en pensant atteindre l’océan mais non. Je tombe sur une route bien fréquentée. Au retour, une saint-lucienne me montre qu’on peut manger les fruits d’un caoutchouc (goût un peu similaire à la banane). Christopher, l’employée, appelle  à ma demande le proprio car d’après les consignes d’expédia, je dois payer 50 % restant de la chambre, soit la moitié de 32,50 euros. Comme Christopher n’a pas de reçu à me donner, je n’aime pas trop cela. Et en fait, j’ai bien fait, car le proprio m’a prélevé ce matin le solde. Donc, si je ne l’avais pas appelé, j’aurais payé 2 fois et après en France, c’est plus compliqué de se faire rembourser une somme.


Sandra, la personne de Airbnbn, pas loin de chez Noa, ne m’a pas répondu sur la disponibilité d’un chambre pour demain ; J’irai quand même, on verra bien.


Sur le chemin qui mène à Moule à chique, les chèvres remplacement les quelques chiens et chats que j’ai rencontrés sur l’île (les chiens sont en piteux état, les pauvres).


Lundi 19/12 : Vieux fort – Dennery – Castries – logement Sandra (près de Castries)


Après une nuit très courte de par le vol de nombreux moustiques dans la chambre, j’attends un peu que la pluie casse avant de remonter vers le Nord.


La GH : moyenne en dépit de grandes chambres, pas de moustiquaires, c’est dommage.


Je ne sais pas encore mon programme pour ce jour, je pense toutefois aller soit à la plage la plus près soit à Rodnay bay pour zieuter les prix des produits détaxés.


Je suis sur la route autour des 6h50 et un canadien (Toronto), pasteur, vivant à vieux fort, me prend en stop et m’amènera jusqu’à l’entrée de Castries après avoir fait un stop à Dennery (où il a son temple) pour récupérer un saint-lucien. Au bout de 7 ans de résidence sur l’île, il pourra demander la citoyenneté et accéder à des prêts ou acheter un terrain. Pour l’instant, il loue. Il est d’accord avec moi sur le fait que l’es gens parlent mal l’anglais. Quant aux matériaux utilisés pour les maisons, le bois est moins cher et moins résistant aux cyclones que le ciment. Les gens achètent peu à peu pour continuer à construire. Waes, c’est son nom, me laisse à l’entrée de Castries et je rejoins la gare de bus pour gros islet pour 2 EC. Il faut vraiment se rendre aux gares des destinations choisies pour ne pas devoir attendre longtemps sur le bord de la route car il est rare que le bus parte quand il n’est pas rempli. Je paye 1,75 pour me rendre à la GH Parrots. Personne ! puis au bout de 10mn, j’entends une voix, je pense que c’est la patronne. Une employée arrive et me donne la chambre (petite avec douche et toilette privatifs). Je descends pour payer la nuit, je ne vois pas la patronne à qui l’employée demande si c’est 50 ou 60 EC. Ce sera ce dernier prix et pour utiliser la cuisine, 10 EC de plus ! toujours pas de patronne. Je pense lui demander à mon retour d’utiliser la cuisine gratuitement pour ce soir (ils abusent vraiment, c’est du pure business dépourvu de relation humaine. Décidemment, cela commence à me peser et je le subis. JE pose mes affaires et pars pour Rodnay bay à pied (au bord de la route, pas top du tout).  La mer est assez formée, les vagues nous tirent verse le large. JE passe devant un grand complexe  de boutiques et suis en quête du thé au gingembre que j’avais trouvé sur l’île. Rien ou très cher. Au fait, à Castries, j’achète 4 pamplemousse pour 4 EC et au supermarché un paquet de biscuits pour 2 EC. Les prix au supermarché sont toujours arrondis au centime supérieur : quand, par ex c’est 0.94, ça sera 9.95 car il n’y a pas de pièce de 1 centime.


Je pense rentrer en marchant, donner les 60 EC à la proprio et me reposer pour ce jour. Demain, je ferai la vigie à Castries et le duty free puis je me rendrai ua marché avant de prendre le bus pour la GH. Hier, j’aurais dû cuire tout, si j’avais su ! Je retourne à pied au GH après avoir zieuter les prix des duty free. Très chers. Ca ne vaut pas le coup pour les parfums connus du moins.


En me connectant à la wifi, je reçois un mail de l’express des îles qui me dit que le bateau partira à 10h et non à 7h pour cause de mauvaise mer. Ouf, j’avais cru qu’il avait été annulé ! je ne veux vraiment pas rester 1 jour de plus ici. Je dois presque supplier l’employée pour me faire bouillir de l’eau et manger mes pâtes chinoises et le soja. En échange, elle me demande le code wifi que la patronne m’avait écrit sur un papier. je pense qu’elle n’a pas le droit de l’utiliser et comme Sandra ne revient que vers 15h, elle souhaite en profiter.


Après une bonne nuit (c’est plus calme que chez Noa alors que Sandra est plus près de la route !), bon matelas, j’attends que la pluie cesse (il est 7h et il pleut averse) pour prendre le bus pour la Vigie (le phare de l’entrée de Castries en venant du nord). Le chauffeur me laisse au rond-point de l’aéroport George F L Charles (le plus petit des 2 aéroports de l’île)et il faut longer la pise courte pour les avions mais rectiligne et longue à pied, sans trottoir et avec la route inondée. En haut de l‘aéroport, 2 ambassades : Mexique et France. Le phare n’est plus bien loin. De là –haut, vue sur le port de Castries, sa ville, ses ferrys (3 dans la baie) qui occupent toute la baie. Je rejoins la ville à pied et m’arrête à la pointe Sérafine où débarquent les passagers des ferrys afin de voir les duty free que je ne trouve pas ! je suis allée jusqu’au bout du quai. A part un vieux bâtiment abritant l’Alliance française (type pyramidal), pas de duty free. Je rejoins le port pour m’assurer de l’horaire de demain 10 au lieu de 7h et du prix de la taxe : 33 EC au lieu de 30 annoncé sur internet). Comme je suis juste au niveau des devises, je dois mettre les 3 EC de côté et compter le prix du bus pour me rendre demain en ville.


Je m’arrête à un supermarché (pas la chaîne massys stores qui est un peu partout dans les grandes villes) pour voir si je trouve du thé au gingembre pour  apporter en France. Rien. Je vais au Massy, j’en achète 2  boites (4,99 la boîte de 20 sachets). J’achète aussi de la cannelle en écorce (4EC), pamplemousse, biscuits et fromage. La pluie revient et face aux affaires maritimes, petite manif : il semblerait que le premier ministre ait vendu pour 1 us$ et pour 99 ans des terres aux chinois. Ces gens manifestent car ceci ne rapporte rien au pays et les Chinois vont chasser les locaux pour faire, j’imagine, des gros complexes touristiques. Je filme la scène. Il y a à Rodnay Bay et à vieux fort, une université de médecine.


Je reviens vers 11h30 et vois enfin Sandra (qui avait passé son après-midi d’hier chez le dentiste). Je lui paie la chambre 60 EC et elle m’accorde d’utiliser la bouilloire électrique sans extra frais.


Je teste le thé au gingembre (pas mauvais). Le soleil est là mais je pense rester tranquille ici cet après-midi


La GH est donc pas mal car pas bruyante. La saleté de la douche ne date pas d’hier. Je pense que c’est le type de logement auquel on doit s’attendre ici pour 20-25 us$


Retour sur Sainte Lucie :


Les plus : les échanges avec Noa, le marché de Castries, Piegeon Island, Gros islet, les mangues tombées de l’arbre


Les moins : les nuits sur le voilier avec Yellow, , le temps (beaucoup de pluie)


Les insolites : la manifestation du 20/12. Les gens reniflent très fort où qu’ils soient (supermarché, maison, rue, bus).


Le phare, la vigie : un homme y est en poste pour vérifier si toutes les lumières des entrées du port marchent, la circulation des ferrys (c’est un peu la tour de contrôle) mais c’est un travail isolé d’après lui.


La récolte de bananes et de cocos se fait toute l’année


Les chèvres sont utilisées pour la viande mais pas pour leur lait


 


Mercredi 21/12 : départ pour Fort de France


Je reviens sur le « calme » du GH. En fait, la veille, je devais être bien fatiguée car la nuit dernière et au petit matin, on entend les chiens aboyer, les coq, la route et la musique jusqu’à tard en soirée. A part la route, le reste est « local », fait partie de l’environnement.


Après un petit café pris dans la cuisine de la GH , je pars prendre le bus et j’arrive de bonne heure à la gare maritime. Ayant encore  quelques EC, je paie d’abord la taxe d’après l’employée, ça fait plusieurs années que la taxe est à 33 EC), et pars en ville pour dépenser mes EC (2 oeufs , 2,50 EC les 2, 1 beignet et 1 petit pain).


Il faut attendre 8h20 pour le passage au contrôle et comme ils n’ont pas de rayons X, ils font ouvrir les sacs, enfin, pas à tous. L’employée me fait enlever presque tout de mon gros sac à dos. Me voilà en salle d’embarquement et je suis bien contente. Ce matin, avant de partir, j’ai regardé le plan pour me rendre chez Michelle. Sur le quai du port, un chauffeur (agent de sécurité sur le port) me reconnaît. Il m’avait conduite vers Soufrière. Cela veut dire que certains font plusieurs boulots.


Ca fait 2 jours que j’ai appris l’attentat de Berlin (la TV en parle) .Peut-être qu’on aura une fouille encore plus serrée à Paris (quand je prendrai l’avion pour Montpellier)


 


Frais sur sainte Lucie


Transports : 23 euros    Nourriture : 36 euros    Logement : 132 euros   Entrée PN : 7 euros


Taxe sortie et ferry :102€     Total 300€


J’arrive comme prévu à 11h30 à FDF et me rends à la gare routière pour prendre un taxi collectif (rivière salée qui s’arrêtera à Canal cocotte, Ducos. En débarquant, je remarque 2 iguanes bien calés dans un arbre.


4,90 euros je paye alors qu’à l’aller j’ai payé 2,50, je crois que c’est un forfait. Après m’être trompée, j’arrive chez Michelle à 13h30. Je lui paie les 2 nuitées et le trajet pour l’aéroport le jour de mon départ, soit 30 + 5 €). Je pars faire quelques achats (épices) pas loin de chez elle. Je trouve de la noix de muscade importée de Dominique.


Retour sur l’arrive à FDF. Beaucoup de pollution, un embouteillage  pour arriver jusqu’à l’autoroute. C’est décidé, je n’irai pas en  « ville » avant mon départ. Je pense aller demain à Ste Luce (il y a une rando qui unit différentes plages entre Ste Lucie et 3 rivières. Ca y est, il pleut (17h)


Les taxico en Dominique et Ste Lucie : tout d’abord, que des hommes au volant. Ensuite pas d’arrêt spécifique, même s’il y a des bus stops. On demande au chauffeur (stop here (qu’ils prononcent « in ») quand c’est en dehors des arrêts. En Martinique, même principe ils attendent d’être pleins pour partir. Donc prévoir une attente entre 15 et 40 mn selon les horaires et destinations.


Michelle m’offre un bol de soupe de poisson et m’installe une moustiquaire type tente sur la banquette que nous rentrons car il pleut et vente.


Jeudi 22/12 : Sainte Luce (randonnée) - Mabouyas


Après un petit déjeuner, je pars prendre le taxi co pour Sainte Luce (il arrive presque tout de suite mais comme je suis seule (3. 90 le trajet), le conducteur me laisse sur un pont, à la bifurcation de rivière salée, ne me fait rien payer et me dit de prendre le taxi co derrière lui qui va à Ste Luce et qui est déjà avec des passagers. Je paye 2,10 car je suis plus proche que Canal cocotte et le bus me laisse à l’entrée de la ville (on dit le bourg). Je suis les indications prises hier sur internet pour rejoindre le sentier de randonnée. Il faut suivre le panneau gendarmerie, passer un pont, belle vue sur le port) et juste après le resto « grain de sable », le sentier part à droite du resto (balisé bleu, parfois bleu/blanc). Aucune difficulté pour ce sentier qui est aussi un parcours de santé (quelques installations sont défaites). Il fait 4,6 km jusqu’à la plage Mabouyas et c’est plat.


Je m’arrête à toutes les anses, en dépit du temps instable (averse puis soleil ou accalmie) et me baigner dans presque toutes (par contre eau trouble du fait de la tempête). Décidemment, je n’aurai pas beaucoup utilisé mon masque, tuba sauf en Dominique à Soufrière et à Champagne Reef.


Les mancenilliers, nombreux, sur le parcours, sont presque tous signalés par de la peinture rouge sur leur tronc.


1ère plage : anse gros raisin, le petit marigot. On passe pas loin de Pierres et vacances. Plage du pont café (au loin le Diamant et Morne Larcher). Au bout de la plage, le sentier coupe à travers la mangrove jusqu’à arriver à des cabanes de pêcheurs qui préparent des grillades. C’est bientôt l’heure du déjeuner. Au fait, le trajet en bus de Canal cocotte à Ste luce : 30 mn. On est à la plage du corps de garde : sympa mais il y a des touristes car la route est juste au-dessus. Ensuite, la plage du fond Banane (on n’aperçoit pas Ste luce car c’est trop nuageux). Petite anse désert, la plage de Fond larion. Au bout, il faut grimper dans le quartier Mabouyas (au début il y a la balise bleue) et suivre ensuite le panneau hôtel Corail. Passer devant et descendre en prenant à droite direction de la plage. Petite mangrove, quelques crabes. Sur la plage de Fond larion, des oisillons réclament leur repas. Je reprends le bus vers r13h, passe acheter des beignets à la goyave pour Michelle est sa fille. Dernier bain de l’année dans une eau à 26 degrés. Demain, j’irai au bourg (-Ducos)


 


Vendredi 23/12 : visite de Ducos – barrage de la manzo – canal cocotte


Je pars vers 8h vers le bourg (jolie église avec un beau plafond boisé « notre dame de la nativité », construite une première fois en 1877, détruite par le cyclone de 1891 puis reconstruite en 1901 par Pierre Henri Picq. Il y a un marché derrière la poste avec les produits locaux. Je teste 2 roses de sable (l’une au coco, l’autre au gingembre (1€les 2) et j’achètes des feuilles de bois d’inde (1 euro le sachet) puis je prends le taxico (1,50 pour me rendre au barrage de la manzo qui permet le maintien de l’irrigation dans le SE de la Martinique (2 ans de construction, fin en 1979)


Retour vers la ZI de Ducos pour me rendre au Canal cocotte au bord de mer. Il y a une base de kayak seule forme de se balader dans la mangrove. Le chemin est assez sympa pour s’y rendre et on a une vue sur FDF, sa bise, sa prison.


 


Frais à FDF du 21 au 23/12


Transport : 16 euros  Nourriture et autre : 31 euros  Logement 30 euros


Total pour 2 jours : 77 euros


 


 


Total


445 euros (Dominique)


300 euros (Sainte Lucie)


  77 euros (FDF)


= 822 euros + vol et train : 536 euros (Paris-FDF AR) + 53 €AS Paris-Mtp + 48€ train Mtp-paris


Soit 1459 euros tout compris pour 3 semaines


 


Impression générale sur la Dominique et Sainte Lucie


La Dominique est moins touristique que Sainte-Lucie mais les logements basiques sont aussi chers. Les gens y sont plus souriants.


Sainte-Lucie est très touristique avec beaucoup de magasins pour touristes fortunés. Presque toutes les excursions et randonnées sont payantes.


Dans les 2 cas, il faut prévoir un certain budget pour le logement (surtout si on est seul et qu’on ne le partage pas avec d’autres personnes) entre 20 et 25 us$/nuit.


Pour ce tarif et aussi pour des tarifs plus élevés, la propreté est médiocre, les infrastructures aussi.


Si l’on veut faire plusieurs îles dans les Caraïbes, prévoir aussi un budget pour les sorties des territoires (environ 35 us$ en plus du billet de ferry !)


 


 

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