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S'expatrier a Cuba

33 réponses

Dernière activité le 14/05/2015 à 13:25 (consulter)

Avis non contrôlés
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zaibatsu2323
Le 19 mars 2013
Bonjours,
Alors voilà : juste une question : peut on s'expatrier a Cuba ?
J'arive à un point de ma vie (je suis né en 1968) ou je n'ai pus grand attachement à la France, et ou, grace à un héritage : je vais possèder un pettit budget pour partir.
Aventurier de nature dans ma jeunesse mais très calme maintenant : je voudrais bien immigrer vers Cuba, le Venezuela ou tout autre pays non aligné.
Mon but n'est pas d’être riche, juste de vivre honnêtement sans perdre mes convictions. Et d'aider ces pays dans la mesure de mes possibilités
Quelles sont vos expériences? Vos conseils ?
Merçi d'avance.

vas plutôt au Venezuela

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kmchen13
Il y a 5 années
Je comprends très bien ta démarche car je suis en train d'en faire autant. Mais si je peux me permettre un conseil, si tu n'as pas d'attache particulière avec Cuba vas plutôt au Venezuela ou mieux encore au costa rica. Les cubains, leur vie quotidienne sont super mais question législation c'est très très lourd. Peux pas vraiment acheter de biens à ton nom, ni travailler en tant qu'étranger...ça fait beaucoup.

il faut connaître la réalité de Cuba et des cubains

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nounizzz
Il y a 5 années
Bonjour,Vos questions/répopnses m'interpellent !!!!!! si on se renseigne un peu sur Cuba et son histoire, il est très facile de comprendre que le régime cubain ne souhaite absolument pas que des étrangers s'installent à Cuba pour raisons d'esprit subversif principalement !!!
Ensuite, si l'on ne connaît pas Cuba et surtout les cubains un minimum, il est impossible d'envisager y vivre, Cuba est sur une autre planète que la nôtre !!!! commencez d'abord par y voyager pour vous faire une idée et comprendre comment TOUT fonctionne, vous serez très surpris !!!......
Quand à la réponse qui a été faite, c'est le pompom !!!!! depuis quand la vie des cubains "est super" ??????? pensez-vous que ce soit super d'être harcelé continuellement par des policiers corrompus jusqu'à la moelle ? d'avoir le moindre de ses faits et gestes espionné par le CDR du quartier ? de passer son temps et son énergie à chercher de la nourriture pour remplir son assiette ? de passer ses journées à essayer de gagner quelques pesos ou miracle, quelques CUC pour vivre ou survivre pour la plupart ?????? et j'en passe des meilleures ........ si Cuba présente des charmes évidents pour les touristes, la vie des cubains est un véritable enfer. Il faut le savoir et surtout ne pas faire croire l'inverse, c'est faire insulte à leur courage devant cette vie sans issue.
A bon entendeur .......

subversif ? non, Allié, peut être.

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kmchen13
Il y a 5 années
Nous avons, ami Nouniz, au moins un point commun: nous aimons tous deux les cubains et leur pays. Mais ce que vous ne comprenez pas c'est que beaucoup de français comme Zaibatsu et moi souffrons d'un mal incompréhensible, dont je comprends qu'il vous parraisse absurde, qui est d'avoir nos estomacs remplis de viande hormonée quotidienne qui ne suffit pas à nous rendre heureux. Pour nous vous avez la chance de savoir pourquoi vous luttez tandis qu'ici tout semble se désagréger sans que nous sachions pourquoi.C'est pourquoi nous sommes attirés par la planète cubaine qui a su malgré tout préserver certaines valeurs simples et tangibles tout en tentant une expérience politique idéaliste qu'on peut bien sur critiquer mais qu'on peut aussi, peut-être, aider à continuer, à parfaire. Je ne connais pas beaucoup de cubains mais le peux que j'ai rencontrés m'ont donné envie de lutter à leur côté sans renier leur passé alors que je ne peux pas en dire autant de la lutte française pour consommer plus et profiter plus. Je ressens le besoin de jeûner un peu, m'assoir au pied d'un arbre regarder simplement les oiseaux passer et dire aux cubains qu'ils souffrent certainement d'un manque de consommer - et remarquez qu'on ne meure tout de même pas de fin dans ce pays acculé par l'embargot américain - mais qu'ils jouissent aussi d'un ritmo del tiempo que solo la salsa puede darrrrrh!

votre ressenti n'est pas le leur.....

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nounizzz
Il y a 5 années
bonsoir,sans vouloir vous vexer, je crois que vous n'avez pas du tout compris mon message, moi aussi, j'adore Cuba, leur culture, leur décalage qui fait encore la part belle à certaines valeurs humaines de base, leur bonne éducation et leur savoir-vivre, mais notre ressenti ne colle certainement pas avec le leur et vous devez le reconnaître, nier la dictature politique et policière et leur enfer quotidien relève de la propagande, et votre manque d'objectivité est un peu gros ! je ne sais pas quel genre de cubains vous connaissez mais on ne doit pas connaître les mêmes ........
Moi aussi, je subis la désagrégation lente de nos conditions de vie et je ne supporte plus les effets de cette foutue mondialisation et le cynisme de ceux qui nous gouvernent, je suis en rétro-pédalage et je le revendique mais delà à affirmer que la vie des cubains est super !!!! c'est de la provocation et complètement déplacé ! je pense que si la vie des cubains était si super, on ne serait pas demandée en mariage à tous les coins de rue ! RIEN NE JUSTIFIE LA PRIVATION DE TOUTES LES LIBERTES;
Sans rancune !
Bonsoir

n'importe quoi .....

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nounizzz
Il y a 5 années
c'est du grand n'importe quoi ! question courtoisie et politesse, il va falloir fermer ta grande bouche là-bas parce que, à mon avis, les cubains apprécieront pas trop tes manières de gros bourrin.POINT FINAL

Réalité de Cuba

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Queblo09
Il y a 5 années
Bonsoir a tous je reviens de Cuba pour tous ceux qui veulent s expatrier a Cuba pour des raisons économique comme je le lis ici sans vous vexer je pense que vous êtes des égoïstes .j ai eu la chance , une famille cubaine m a accorder sa confiance ,et ma permis de vivre leur quotidien. Tous les jours ils travaillent pour 10 a 15 cuc une paire de chaussure coute entre 15 et 40 cuc les produits élémentaire de tous les jours coutent en moyenne 4cuc Leurs maisons sont bien cachées au font d un couloir une a deux pièces suivant les maisons un mobilier qui semble venir d une décharge un frigo et une télé qu il paye sur 10 a 20 ans des murs qui menaces de tomber a tout moment . Bien sur pas de douche ,le reste du temps ces personnes cherchent a gagner quelques cuc pour pouvoir manger enfin simplement en un mot ils survivent,je vous parle de gens qui travaillent une personne dans l éducation et l autre dans un ministère si d autre personnes ont eu la même expérience que moi merci de me contacter je voudrez faire savoir ce qui ce passe a Cuba a tout le monde et surtout aux touriste de varadero

tout le monde sait se qui se passe !

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nounizzz
Il y a 5 années
En réponse à votre message, sachez que tout le monde le sait bien se qui passe à Cuba, ou presque, mais certains refusent de le reconnaître pour des raisons idéologiques ..... et d'autres ne veulent pas se poser trop de questions ..... et encore vous n'avez pas parlé de la pression psychologique permanente (dénonciations, chantages en tout genre, surveillance permanente... le bonheur quoi comme on ne pourra jamais l'imaginer puisqu'on a la chance d'être né dans un pays libre), cette violence psychologique est bien pire à mon avis que les manques matériels du quotidien. Malgré tout cela, les cubains sont des gens affables, attachants et plein d'humour, mais un peu usés par la "lucha", c'est dommage, ils méritent bien mieux que ça ..... ils adorent leur pays mais ne veulent plus y vivre pour la grande majorité, le quotidien est souvent devenu invivable.c'est ça Cuba pour les cubains, pas le paradis sur terre. Pour nous, touristes, évidemment, c'est tout autre chose.

S'expatrier, quelle drôle d'idée

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pochi
Il y a 5 années
je reviens de Cuba et je suis bien d'accord avec vous, ceux qui ne veulent pas voir la réalité le font par idéologie. les cubains sont adorables, communicatifs mais vivent dans un pays ou on les maintient dans une perception du reste du monde totalement fausse. leur quotidien est très dur, eux mêmes le disent, ils manquent de tout, les "magasins" pour tickets de rationnement sont une désolation, même le riz est en quantité insuffisante pour leur consommation!! j'ai admiré leur dignité.c 'est un voyage très enrichissant tant sur le plan culturel qu'humain.

Si vous voulez les aider apportez du savon, du dentifrice, des brosses à dents, du shampoing et Mesdames des chaussures, les cubaines tentent de rester coquettes, elles sont splendides et nos sandales les font rêver.

aller exporter ailleurs ses brosses à dents

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kmchen13
Il y a 5 années
J'avais cru que ce post était adressé à ceux qui souhaitaient s'expatrier à Cuba. Alors tout cet étalage de grandes pensées sentimentales devrait aller exporter ailleurs ses brosses à dents et ses rimels. Perso je compte y aller avec mon coeur et mes mains en disant bien à tous ceux qui voudront l'entendre qu'il faut se méfier de ces babioles à trois sous qu'amènent tous ces grands penseurs à deux balles pour se donner bonne conscience et picoler leur bière fraiche à 2.50cuc sous le haut-vent des terrasses de café après s'être empifrés au restaurant. On peut vivre sans tout ce fatras et pour moi la plus grande richesse est de n'avoir besoin de rien comme m'a dit un ami cubain un jour. J'échange ma brosse à dent contre un peu de camaraderie.Et je conseille aux candidats à l'expatriation d'enmener aussi un bon marteau car il y du boulot là-bas. C'est un pays où la législation est dure mais qui pourrait s'ouvrir dans les années qui viennent. Et je ne connais pas "l'immense majorité des cubains" mais je peux témoigner qu'ils sont un peuple métisse très accueillant et ouvert aux étrangers. Et je connais au moins une cubaine là-bas qui connait la france et ne voudrait pas y revenir, et encore moins quitter sa famille et ses amis de là-bas. (-:

La vie à Cuba

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Revenant..
Il y a 5 années
Pour compléter le message de Nounizzz auquel j'adhère complètement, et dont l'amour pour Cuba et son peuple sont certainement aussi fort que le mien, je voudrais dire cela.Trop de monde se fait une fausse idée de la vie cubaine.
Les touristes qui ne voient ni ne savent, voyant une certaine misère souvent autour des pôles touristiques, mais qui peut donner sujet à interprétation au même titre qu'un mendiant proche de la Tour Eiffel. Une misère qui souvent dérange plutôt que d'être comprise dans son fond. Ces touristes ne se posent pas plus de questions, ne savent même pas quel régime politique il y a sur l'île.
D'autres, essayant de voyager au plus près du peuple, y voyant plus de réalité, mais pas tout.
Il y a ceux, encore nombreux en France, ayant fait un ou deux voyages à Cuba grâce à leurs attaches avec certaines associations comme France - Cuba, n'ayant en tête que les réussites de la Révolution Cubain, ayant séjournés à Cuba qu'auprès des "amis de la révolution", mais sans jamais avoir creusé le sujet.


Inutile de parler de ceux qui ne savent pas, c'est à la limite excusable. Mais aux amis de la révolution, aux amis de l'association France - Cuba, se sont-ils posé les questions sur les réussites de la révolution en 2013 ? La santé, l'éducation, qu'en est-il aujourd'hui ? Combien de fois a-t-on lu que des médecins ou des scientifiques préfèrent ouvrir des portes d'hôtel ou réparer des roues de vélo crevées ? Aujourd'hui, les étudiants des hautes écoles se font rares, Cuba manque d'étudiants pour les postes d'enseignants, de médecins ou infirmières, ils créent même des cycles "rapides". Ces "amis" là en sont restés aux années 60-70, fermant les yeux sur la réalité actuelle. L'éducation sélective et les idées sont plus importantes que les compétences, ou la générosité de l'étudiant envers son professeur et le directeur est plus important que l'aciduité et l'instruction. Une santé corrompue, l'excuse d'un embargo, certes présent, pour taxer la santé grâce aux dons internationaux, ou la "cola del traje" prend tout son sens. Comprendre par "cola del traje", la "file d'attente du cadeau (ce que tu apportes)", et non "la file d'attente du costume". Où que tu ailles pour obtenir un Rendez-Vous ou quelque chose (papier, billet, etc.), si tu viens avec un cadeau (ou argent, c'est mieux), tu auras ton RDV ou autres bien plus rapidement.


Voilà la vie cubaine aujourd'hui, ignorée par les "amis de la révolution", à qui ça déplaît qu'on en parle. Une fois qu'on connaît tout ça et qu'on a de la famille qui le vit, on change d'opinion.


Merci à Che Guevara, à Raul et Fidel d'avoir lutter pour libérer Cuba, d'avoir tuer pour que vivent les réussites de la révolution jusqu'à aujourd'hui et encore pour longtemps, et à Camilo qui l'avait vu venir mais qui a disparu par magie.

s'expatrier à Cuba

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joinville940
Il y a 5 années
Une drôle d'idée, on peut comprendre si on est retraité et marié avec une cubaine, sinon aucun intérêt. Notre mode de vie est bien différente de leurs façon de vivre.

Maintenant sur la vie à Cuba, c'est un peu le verre à moitié plein/ à moitié vide. Il y a ceux qui voient et noircissent tous les détails pour faire coller à leurs analyses critiques et politiques et ceux qui regardent avec des yeux angéliques pour faire rentrer la vie cubaine dans le romantisme qu'a représenté la Révolution cubaine.

Discuter avec un cubain, et vous verrez qu'aucune de ces visions correspondent à la sienne . Oui il se plaindra de ces difficultés quotidiennes, mais il vous parlera aussi de ces moments de fête, de sa vie familiale et de cette convivialité que nous avons perdue.



La convivialité

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Revenant..
Il y a 5 années
,,Une drôle d'idée, on peut comprendre si on est retraité et marié avec une cubaine, sinon aucun intérêt. Notre mode de vie est bien différente de leurs façon de vivre.

Maintenant sur la vie à Cuba, c'est un peu le verre à moitié plein/ à moitié vide. Il y a ceux qui voient et noircissent tous les détails pour faire coller à leurs analyses critiques et politiques et ceux qui regardent avec des yeux angéliques pour faire rentrer la vie cubaine dans le romantisme qu'a représenté la Révolution cubaine.


Discuter avec un cubain, et vous verrez qu'aucune de ces visions correspondent à la sienne . Oui il se plaindra de ces difficultés quotidiennes, mais il vous parlera aussi de ces moments de fête, de sa vie familiale et de cette convivialité que nous avons perdue.



La convivialité est un bien grand mot, et pour moi qui ai souvent séjourné à Cuba (moins aujourd'hui cause enfant), j'ai bien peur qu'hélas elle ne soit qu'une image de plus de ce paradis. Je ne doute point qu'elle existe encore dans de petits villages ou en pleine campagne, comme je l'ai vu au sein de la famille de mon ami et témoin de mariage, mais en ville, cette convivialité à laissé place à la jalousie même au sein des familles.


Ton passage "discutez avec un Cubain..." m'a fait sourire. On a tous des visions plus ou moins différentes, mais à Cuba, il n'y en a pas 50. Cela fait 15 ans que je discute ouvertement avec des Cubains, et depuis, ma vision a bien changé, et est bien différente de celle que j'avais à la fin des années 90, et ce sont des Cubains qui m'ont ouvert les yeux dans un premier temps, avant de me le faire vivre lors de mes séjours. De voir une fille de 15 ans studieuse et brillante, passionnée d'électronique et d'informatique (et douée, comme son père) n'avoir le choix que d'étude d'enseignante car sujette à beaucoup d'allergies l'empêchant de participer aux campagnes et au sport. En voir une autre louper son année scolaire car sa famille avait très peu de moyens, et que sa copine qui manquait souvent, pourtant pas meilleure, réussir car elle offrait cadeau d'anniversaire, de fin d'année et de Noël à son instituteur et à la directrice...


Je ne noircis pas un tableau, je le mets juste en évidence après l'avoir, il y a 15 ans, ignoré.

Lex patria

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Lakalmite
Il y a 5 années
Je prends part à cette discussion et m'excuse si j'en froisse quelques-uns.La propension à se plaindre en France est valable, surtout lorsque l'inaction et la mollesse à s'entreprendre soit même et à engager sa vie et ses idéaux ouvre sur l'idée bien triste de s'expatrier.
Ici Mr Pierre Rabhi, les guerriers de l'arc en ciel, les chantiers de l'utopie et bien d'autres mouvements de contestation, de cohésions, d'échanges, se créent sans cesse et mériterais que des gens qui touchent des héritages et s'ennuient viennent y participer. Tant qu'on est vivant on est en lutte. Nous montons des associations et des regroupements de terres, des écoles parallèles, de nouvelles expériences participatives, des radios, des TV locales, des recycleries, des cafés associatifs...que faites-vous, vous ? Vous voulez vous expatrier ?? Les cubains accepteront sans doute que vous leur donniez votre argent, mais surement pas vos idées. Il me semble que vous n'avez pas eu l'occasion de découvrir votre pays et les alternatives idéalistes que des gens comme nous y développons chaque jour, avec nos RSA, nos piano désaccordé, nos poèmes sur les murs et nos paroles vivent.
Venez nous voir, n'ayez pas peur, nous sommes tout autours de vous, ici, en France, dans ce pays pourri...mais ne dit-on pas que la pourriture est un formidable fertilisant.
Je comprends pourtant votre rêve, moi aussi, à 30 ans, je rêve de Cuba, mais nous nous attendons des types comme vous pour nous soutenir et contribuer à une nouvelle vision du monde. A Cuba malheureusement, j'aimerais entendre un jour la clameur de l'indignation...mais elle ne viendra pas, leur révolution est trop récente.
Désolé de vous ouvrir les portes d'une autre solution, mais le chemin se fait en marchant, et peut-être y êtes-vous destiné...

la littérature cubaine

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joinville940
Il y a 5 années
Oui la littérature cubaine est très porté sur le sexe, souvent de façon exagéré (Gutierrez). Je pense que Leonardo Padura est plus prés de la réalité cubaine

Comparaison et convivialité

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Revenant..
Il y a 5 années
,,Eh c'est que cher ami revenant, l'expatriation part tout de même d'un pays pour aller vers un autre et il est légitime de parler de la France pour parler de Cuba. Non que je prenne parti dans cette discussion que vous avez lancée et qui a le mérite d'être enrichissante pour ses lecteurs, car j'apprécie vraiment vos arguments et que le terme "convivialité" soit apparu dans une discussion autour du choix entre un capitalisme et un communisme déchus. Car il me semble que la convivialité est un point clé parmi les choses qui me font ne plus supporter la France et espérer de Cuba.
Et au delà de ce conflit entre deux stratégies de sociétés il en est une autre que je fuis plus encore: la modernité. Et de ce point de vue Cuba est à 100 contre 1, comme tous les pays "sous-deceloppés". Et si le développement était en marche arrière ?


Lacomparaison avec la France n’était pas par rapport à l’expatriation. Que l’oncompare deux pays lorsqu’on souhaite partir d’un pour aller vers l’autre pour ytrouver quelque chose ou ne plus y trouver une autre est légitime, tout commeun déménagement, un changement d’emploi, ou changer de conjoint. On pèse lepour et le contre. Là où je suis contre la comparaison, celle dont je parle, c’estlorsqu’on le fait pour excuser une chose. C’est le genre de comparaison que l’onretrouve toujours lorsque les personnes n’ont aucun argument, qui neconnaissent ni le pourquoi ni le comment des choses. Lorsque l’on parle deCuba, il y a des choses qui reviennent souvent, les acquis de la révolution, c’est-à-direla santé gratuite, l’éducation, la sécurité… Si on dit que Cuba n’est plussécuritaire comme il y a 20 ans, on te répond que c’est pire à Paris. Si on tedit que l’éducation et la santé sont devenues corrompues et sélectives, on tedit de regarder en France. Pourtant, ces discussions ne viennent pas pour uneéventuelle expatriation.
Concernant laconvivialité, je préfère de loin celle qu’on a en France, car quoiqu’on en pense,à Cuba, la convivialité sincère existe peu avec un Yuma. C’est sûr, tu vas ypasser un mois, tu vas trouver les Cubains extrêmement gentils. Mais ne te faispas d’illusion, tu es leur gagne-pain. Oui, il y a des Cubains sincères, maistu ne les connaitras qu’une fois où tu verras qu’il n’y a pas cet intérêt financierderrière, lorsque qu’ils seront capables de traverser l’île pour venir te voir,t’apporter des cadeaux sans rien avoir en retour autre que repas et toit, et qu’ilsle font chaque année. Moi, en 17 ans, j’ai su faire le tri, même au sein de mabelle-famille, et je ne l’ai pas fait avec des pincettes. Maintenant, nous n’avonsplus les mêmes voisins car ma belle-mère a quitté Santiago pour la Havane etest maintenant en Espagne, mais avant, je faisais des repas avec des voisins,et j’en ai éliminé certains pour des choses déplaisantes que ne ferait pas unami ou ton voisin en France.
Aujourd’hui, lorsqu’onva à Cuba, mon épouse est plus pressée que moi de rentrer en France. Lesconflits de famille, jalousie en famille ou avec les voisins, sont beaucoupplus fréquents à Cuba, surtout si tu as un membre de la famille à l’étranger,si tu es en contact avec le tourisme, si tu un pied dans le marché noir. Toutest sujet à critique et jalousie entre Cubains, alors imagine un étranger.

question pour Revenant

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nounizzz
Il y a 5 années
Bonjour Revenant,J'ai lu beaucoup de vos messages sur ce forum qui en apprennent beaucoup sur les us et coutumes cubaines et je voulais avoir votre avis sur un sujet en particulier compte tenu de l'évolution des moeurs à Cuba mais vous y avez en parti répondu dans votre dernier message !!!
Suite à mes voyages à Cuba, qui m'enchantent toujours autant ! je suis quand même partagée entre des impressions contradictoires, je commence à me demander sérieusement s'il est possiible d'avoir des relations saines et franches avec les cubains ..... il est très difficile de cotoyer des hommes sans que la séduction et le sexe soient omniprésents, on se sent un peu "traquée", c'est usant à force ! et très répétitif finalement. Un autre élément vient après se rajouter, c'est l'argent bien sur. je sais bien qu'on est bien obligé de payer pour eux dès qu'on fait quelque chose ensemble, comment faire autrement ? mais même si on le fait de manière discrète, on sent vite qu'ils attendent une aide par la suite et moi, ça me dérange, je refuse d'aider à distance une personne avec laquelle je ne peux pas m'engager. Ils tiennent absolument à garder un contact quasi permanent une fois le voyage terminé, ce qui fait plaisir aussi bien sûr, mais j'ai des doutes sur les motivations profondes même s'ils sont adorables. Finalement, qu'est-ce qu'on peut leur apporter en dehors d'une aide matérielle ???? je ne pense pas qu'ils aient besoin de notre affection ni du reste, qu'ils ont sur place à volonté et de bonne qualité.......je sais qu'on leur bourre le crâne dès qu'ils sont petits pour les "monter" contre nous, immondes capitalistes profiteurs de la misère et des difficultés de ce pauvre peuple cubain, ill faut donc leur en reprendre le plus possible et sans états d'âme. Quelle trace il en reste plus tard de tout ça ?????? sciemment ou inconsciemment....... et pourtant, les rencontres sont toujours magiques et le plaisir a l'air bien réciproque ! les contacts que nous gardons sont presque toujours des gens rencontrés dans d'autres circonstances mais avec les hommes, ça se complique à la prochaine visite car les exigences se font plus évidentes (invitation en France, chantage affectif .... pour un en particulier, j'ai donc mis un terme sur le champ...... ) je suis un peu pessimiste sur Je serais curieuse d'avoir votre avis sur ce sujet même si je sais que vous n'êtes pas vraiment concerné ! puisque vous êtes marié avec une cubaine depuis longtemps ! mais vous les connaissez bien tous !!!
Bonne journée à vous !
Nounizzz

Réponse pour Nounizzz

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bf29
Il y a 5 années
Bonjour, les habitants de la caraïbe en général et de Cuba, ce sont des gents adorables mais ils n'ont pas les même habitudes de vie, et relationnelles que nous. L'erreur que nous faisons, nous touristes, c'est de s'y rendre avec notre façon de penser. Par exemple vous allez donner 20 CUC pensant que la personne va pouvoir s'offrir un meilleur repas en ces temps difficiles et en fait, la plus part du temps, cette personne ira acheter une babiole dans la boutique pour touristes. J'ai des amis qui sont 'mariés' et qui, malgré ça partent à l'étranger avec une vielle pendant quelques mois, avec la bénédiction de leur épouse, ils ne se fient pas des voisins et parfois même des familiaux. Chacun a ses bons et mauvais cotés, nous devons prendre le meilleur des gents et laisser de coté nos préjugés. J'ai essayé plusieurs fois de discuter de choses qui me paraissaient logiques, avec mes amis Cubains, mais rien à faire, alors je m'adapte, bien qu'ils ne m'aient jamais demandé quoi que ce soit, toutes les fois que je me rends à Cuba je leur amène des cadeaux, ils m'invitent dans leur famille pour manger un cochon grillé, ils m'accompagnent dans mes sorties, que bien entendu je paie, ce sont des amis de longue date, que je crois vraiment sincères, mais je suis assez lucide pour penser que si je n'avais pas été un touriste, peut-être cela n'aurait pas lieu. A ceux qui me disent qu'ils le font pour mes cadeaux je réponds qu'ils m'accompagnent partout où je vais, qu'avec eux je me sens bien et en sécurité. Dans toute relation il y a un donnant donnant. Le relationnel a beaucoup changé à Cuba, faute à la situation économique qui a changé les valeurs essentielles, il y a des problèmes même entre parents et enfants et entre frères et soeurs, imaginez-vous avec un touriste...
Cordialement

Cuba si. Amor no.

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chavitomiamor
Il y a 5 années
Cuba c'est le chocs des cultures. Cuba c'est l'illusion de l'amour. Cuba c'est la chimiothérapie pour cancéreux de la solitude et de l’échec sentimental.

Nous sommes champions toute catégorie des anti-déprésseurs. Eux des locos de la fiesta et du sexo. La rencontre des deux est un cocktail au gout amer...


Alors oui c'est vrai, les cubain(e)s sont volages, des épicuriens dopés par un bon plan CUC. Mais a-t-on vraiment des leçons à leur donner ?


Ici on crève de solitude par amour propre. A Cuba on se cocufie par hédonisme.


Qui sont les bons ? Qui sont les méchants ?


Sois romain à Rome mi amor.


Cuba te quiero !

la mauvaise étiquette de touriste .....

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nounizzz
Il y a 5 années
Bonjour à tous,Merci de vos réponses qui sont toutes complémentaires, si ce n'est celle de Joinville qui ne me convient pas, je ne me retrouve pas du tout dans les touristes que vous décrivez ! je ne suis pas ce genre de touristes impérialistes et profiteurs ! j'ai beaucoup voyagé dans des pays très différents, et je n'ai jamais profité de la misère de qui que ce soit ! et je pense être respectueuse des moeurs et des règles de vie des pays que je visite. Je n'arrive pas non plus avec mes idées préconçues et mes jugements personnels, sinon je reste chez moi ! si j'aime autant voyager c'est parce que j'aime découvrir des cultures et des paysages différents et je ne donne de leçons à personne.
Joinville, c'est vous qui avez pleins de clichés sur le touriste à Cuba, nous sommes très nombreux à adorer ce pays et à ne pas chercher à profiter des Cubains. Et si les Cubains font l'amalgame entre tous les touristes, c'est bien dommage pour tout le monde ! parce que moi je m'adapte à la vie cubaine, je vis simplement là-bas même si j'ai de gros moyens pour eux et je m'entends bien avec tout le monde et j'aime beaucoup leur compagnie mais je ne suis pas dupe non plus ..
Je me retrouve complètement dans les messages de Revenant, BF29 ou Chavitomiamor. Je pense que la mauvaise image du touriste vient beaucoup des messages distillés par le régime dans l'esprit des cubains dès l'école. Et il y a des clichés qui ont la vie dure ! plus de leur côté que du nôtre à mon avis !
Pour ce qui me concerne, je refuse d'être une pompe à CUC juste parce que je suis une touriste, et si ça me fait perdre des amitiés, tant pis .........

Les relations sincères

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Revenant..
Il y a 5 années
SalutNounizzz,

Il n’est pas facile derépondre à tout cela car nous avons tous des contacts différents avec lesCubains. Mais depuis plus de 17 ans, je me suis rendu compte que les contactsvraiment sincères étaient plus rares que ceux intéressés.
Ce n’est pas la visitede ce pays qui m’a fait m’y attacher, même si je reconnais que la beauté et l’ambianceétaient plutôt très séduisantes, mais juste 2 contacts avec le peuple, lepremier dans une crèche de Santa Clara, le deuxième à un CDR de Santiago. Dansle CDR, alors que je ne parlais pas du tout espagnol, un Cubain et sa femme m’ontinvité à boire un coup chez eux avec deux jeunes qui m’accompagnaient (etparlaient espagnol). On a fini nous chez eux avec une vingtaine d’autres Cubainsà goutté leur soupe, boire leur rhum, et à parler de tout et de rien. J’aigardé quelques adresses, et envoyé une carte postale à une petite depuis laHavane avant de prendre l’avion, carte qu’elle a reçue 3 semaines après, lejour de ses 5 ans. Avec elle et sa famille, le contact était bon alors qu’avecles autres, j’ai assez vite senti l’intérêt. J’y suis retourné plus tard avecune cousine, et une amie m’a demandé d’apporter du courrier à un jeune cubain.Et là, le contact avec ce jeune a été formidable, sauf que le courant entre lapremière famille et lui n’était pas des meilleurs, chacun accusant l’autre d’êtreintéressé. Avec ce gars, qui à ce jour est toujours un très bon ami, j’ai pufaire des choses que jamais je n’aurais pu faire, comme manger dans un lieu avecdes Cubains et interdit aux touristes, voyager en train en monnaie nationale(payé par lui), faire arrêter un train en pleine campagne car plus proche dechez ses parents, éviter le contrôle d’un motard qui nous avait arrêtés pourrouler trop vite (alors qu’une autre Cubaine se trouvait avec nous), aller dansune université et la salle informatique pour envoyer des courriersélectroniques pendant qu’il y faisait sa réunion avec les élus de la jeunessecommuniste, etc.. A aucun moment, il n’y a eu un intérêt de sa part, iltraverse l’île pour venir me voir, je peux loger dans sa famille (qui ne louepas de chambre), y manger. A ce jour, c’est la seule famille que je connais oùil n’y a pas de conflit, où ses idées à lui son différentes de ceux de sesparents et des parents de ses demis-frères. Il a été mon témoin de mariage.La première famille, ilssont toujours des amis, mais je tique sur certains points. La mère de la petitequi est sans doute la plus sincère, toujours prête à nous inviter et n’ayantjamais besoin de rien, et quand tu demandes à sa mère (la grand-mère donc), iln’y a plus d’huile, plus de café, plus de gaz. Son compagnon est aujourd’hui leprésident du CDR, le vrai communiste haut placé à Etecsa, ils approuvent à fondla politique. Lui, jamais un sourire, l’étranger n’est pas trop le bienvenu. J’attendstoujours qu’il y soit pour lui faire comprendre que mon pays capitaliste mepermet en étant handicapé de vivre, avoir un appart., une voiture, partir envacances et voyager, et de venir chez eux les mains pleines. Il en profitetoujours pour aller prendre sa douche ou faire autre chose. Un jour, je luidemandais s’il n’y avait pas possibilité de faire mettre une ligne téléphoniquechez ma belle-mère… impossible. Je lui disais alors que certains, en payant undessous de table, pouvaient l’avoir pour 200 ou 300 dollars, il m’a assuré quec’était faux (pourtant j’en connais). Un jour, j’étais à Etecsa, parqueCespedes, où je connaissais bien celles qui y travaillaient. Il est rentré, eta vu que je plaisantais avec elles, et il a fait un scandale en les engueulantcomme quoi elles racontaient qu’il était possible d’avoir une lignetéléphonique pour 300 dollars. Les pauvres, elles n’y étaient pour rien. Lesoir même, je suis allé chez mon amie et je me suis disputé avec lui en disantqu’il n’avait pas à aller engueuler quelqu’un devant les clients pour deschoses que moi j’ai dites ailleurs et en privé, et surtout qui n’avaient rien àvoir avec elles. Depuis, je n’y vais que pour boire le café, lui dis bonjourjuste pour être poli, mais ne me gêne pas pour dire que c’est un mange-merde.
Il faut souventlongtemps avant de s’apercevoir de la vraie sincérité des gens. C’est plusfacile pour moi car là où je loge, je n’ai pas à payer le logement. Certes, jeparticipe, je ne vais pas manger un plat de spaghettis avec de la viande si lesautres ne mangent que du riz, et donc j’achète toujours pour tout le monde. Jesais que je leur améliore le quotidien en étant présent, mais ils savent qu’ilest inutile de ma demander le futile, mais qu’ils peuvent compter sur moi (surnous) en cas de besoin.
De toute façon, il estdifficile pour un étranger d’apporter une aide autre que matérielle oufinancière, mais l’important est qu’elle soit utile. Tu donnes à quelqu’un, ettu as de grande chance que ton cadeau soit revendu, pas toujours pour un bout deviande (quelque-chose d’utile). On entend beaucoupparler du peuple, mais de quel peuple parle-t-on ? Ceux qui voyagent à Cubane côtoient pas le peuple, et ne sait pratiquement rien de lui. Ils reviennentde Cuba pensant avoir rencontré des gens attachants et sincères, ou des gensintéressés et malhonnêtes, et en déduisent une généralité. En fait, ces gens-là,qui n’ont fréquenté qu’une minorité d’un peuple, une minorité bien différentedes 99% du peuple restant, pensent que ce qu’ils ont vu ou vécu est unegénéralité. La vraie richesse du peuple est ailleurs.
Cela paraît paradoxal d’écrireque la vraie richesse du peuple est dans les 99% de la population que l’on nefréquente pas et qu’il est difficile de le vivre. Les touristes qui vont à Cubavont en hôtel ou en casa, c’est-à-dire qu’ils vont côtoyer des gens ayantcontact avec le tourisme… et donc avec l’argent. Difficile de sortir de cela.Il y a ceux qui ne comprennent rien, les obtus. Faut pas croire que les Cubainsméprisent les touristes, ceux qui le disent, tout autant de ceux qui pensent qu’onle dit, sont de grands ignares. Les Cubains que les touristes côtoient sont desCubains qui sont justement là pour gagner de l’argent, et le touriste n’est qu’unclient, il est son gagne-pain. Il ne le méprise pas, au contraire, il va l’appréciercar il lui permet de vivre. A côté de cela, il y a ceux qui n’ont pas lesmoyens d’avoir une casa à louer ou un paladar à monter, alors il va essayer deprofiter du tourisme plus ou moins honnêtement. C’est cette partie du peuple,très minoritaire, qui pourri l’idée qu’on peut se faire de Cuba. Et hélas, c’estcette petite minorité, plus ceux qui vivent du tourisme, autre minorité, qu’untouriste a le plus de chance de fréquenter, et même en s’y expatriant, onrestera longtemps parmi eux.
Pour ma part, j’ai prisl’habitude de n’aider que dans l’utile. Hormis la belle famille (les sincèreset les autres), je n’apporte que de l’utile ailleurs, ou des médicaments. Jefais mes courses avant (une bouteille d’huile, pâtes, sauce tomate, viande,refresco, lessive, etc., bière ou rhum selon qui) et je sais que je me feraiengueuler en arrivant. Il m’est arrivé d’acheter sur place des produits ouappareils dont ils avaient besoin, non pas sur demande, mais parce que tu levois.
Je suis attaché à Cuba,très attaché même. Je critique certaines choses non pas par haine ou je-m’en-foutisme,mais par amour pour un peuple. Je crois que nous sommes quelques-uns à pouvoirparler de Cuba et de son peuple avec ce même amour.
Pour conclure, je vaisraconter à nouveau pourquoi je ne supporte plus l’association France – Cuba. Unjour, j’ai entendu le bureau dire que si un jour, Cuba devenait un payscapitaliste ou de droite, l’association n’aurait plus raison d’être. J’ai ditque c’était le peuple que j’aimais, non pas l’orientation politique du pays. Apart quelques rares Cubains, la plupart de ceux ayant la carte à France – Cuba sontdes communistes n’ayant jamais voyagé à Cuba, ou quelques rares fois entouristes ou lors de campagne de solidarité, et souvent donc ne connaissant aucuneréalité du vrai quotidien cubain.

Mauvaise étiquette

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Revenant..
Il y a 5 années
,,Bonjour à tous,Merci de vos réponses qui sont toutes complémentaires, si ce n'est celle de Joinville qui ne me convient pas, je ne me retrouve pas du tout dans les touristes que vous décrivez ! je ne suis pas ce genre de touristes impérialistes et profiteurs ! j'ai beaucoup voyagé dans des pays très différents, et je n'ai jamais profité de la misère de qui que ce soit ! et je pense être respectueuse des moeurs et des règles de vie des pays que je visite. Je n'arrive pas non plus avec mes idées préconçues et mes jugements personnels, sinon je reste chez moi ! si j'aime autant voyager c'est parce que j'aime découvrir des cultures et des paysages différents et je ne donne de leçons à personne.
Joinville, c'est vous qui avez pleins de clichés sur le touriste à Cuba, nous sommes très nombreux à adorer ce pays et à ne pas chercher à profiter des Cubains. Et si les Cubains font l'amalgame entre tous les touristes, c'est bien dommage pour tout le monde ! parce que moi je m'adapte à la vie cubaine, je vis simplement là-bas même si j'ai de gros moyens pour eux et je m'entends bien avec tout le monde et j'aime beaucoup leur compagnie mais je ne suis pas dupe non plus ..
Je me retrouve complètement dans les messages de Revenant, BF29 ou Chavitomiamor. Je pense que la mauvaise image du touriste vient beaucoup des messages distillés par le régime dans l'esprit des cubains dès l'école. Et il y a des clichés qui ont la vie dure ! plus de leur côté que du nôtre à mon avis !
Pour ce qui me concerne, je refuse d'être une pompe à CUC juste parce que je suis une touriste, et si ça me fait perdre des amitiés, tant pis .........




La mauvaise étiquette des touristes est souvent celle qu'ont les touristes eux même, et en ce qui concerne Cuba. elle est faite par ceux qui n'ont rien compris au pays. Bien sûr, il y a de mauvais touristes qui auront toujours besoin de comparer le pourboire qu'ils laissent avec le salaire moyen du pays. A titre d'exemple, lors de mon premier voyage, à nos deux chauffeurs de car, mon cousin et moi avons voulu faire une enveloppe par rapport à l'aide qu'ils m'ont donné, et en ayant parlé avant avec la guide. La guide a dit que c'était énorme mais on lui a fait comprendre que pour nous, c'était juste (logique) et que c'était un soulagement moral pendant presque 3 semaines de les avoir. Au restaurant, ils ne pouvaient même pas manger avec nous et il a fallu que tout le groupe insiste auprès de la guide et nos deux accompagnateurs pour qu'ils mangent avec nous. Le groupe a fait une enveloppe pour les chauffeurs, et nous en avons fait une à part mon cousin et moi car le service reçu était bien plus important.


Les vieux pervers (ou même les jeunes), c'est autre chose. C'est la demande qui crée l'offre, pas toujours le contraire. Si une fille de 18 ans est prête à se marier avec un étranger de 40 ans son aîné, pour pouvoir quitter l'île, le problème ne vient pas uniquement de l'étranger. Joinville est une personne qui n'a rien compris à Cuba. Je suis infirme, j'ai rencontré mon épouse à Cuba alors que j'y étais avec ma copine. J'ai hésité avant, puis malgré les avis de mon entourage, suis reparti à Cuba, tout seul, pour elle. Et 14 ans après, suis toujours avec, on a un petit garçon... le deuxième est prévu.


La dégradation n'est pas faite par l'arrivée massive du tourisme, le tourisme a été une solution de plus pour la Lucha. Ce n'est pas le tourisme qui a créé les "balseros", les barreaux aux fenêtres et les marchés parallèles. Le tourisme a été pour tout cela un chemin de plus, l'arnaque à l'amour pour éviter l'embarcation de fortune, l'arnaque dans la rue pour éviter de voler un Cubain, les faux cigares et autres pour créer un marché noir de plus.
Ce n'est pas le tourisme qui a créé la corruption à tous les niveaux, l'éducation et la santé sélective.
Le tourisme n'a été qu'une voie de plus pour améliorer le quotidien, ce n'est pas lui qui a créé les trous supplémentaires à faire dans la ceinture.


Joinville a encore énormément à apprendre sur Cuba.

faire les bonnes rencontres !

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nounizzz
Il y a 5 années
Merci Revenant de vos réponses, qui me confortent dans mes impressions, en fait, il faut aussi avoir la chance de rencontrer les bonnes personnes ! la province est plus propice pour les rencontres plus intéressantes, les habaneros sont trop affairés après les touristes, et les gens sont plus cool à la campagne et plus détachés. on l'a remarqué à notre dernier voyage ou on a fait des rencontres super à Matanzas, dans un esprit tout à fait différent des rencontres de la Havane. Les gens de la campagne vivent plus simplement et ne sont pas obsédés par les biens matériels à la mode, même si c'est normal aussi d'avoir envie d'un téléphone portable, d'une belle montre ... . et ça, je ne l'ai pas ressenti à Matanzas où on a vécu à la cubaine grâce aux 2 frères qu'on avait rencontrés et qui nous ont fait voir des coins qu'on aurait pas trouvés toutes seules, et en cherchant à nous faire payer le moins possible à chaque fois. On se sentait bien avec eux, en sécurité, tranquilles, à courir partout mais toujours en rigolant. Et ils nous ont expliqué beaucoup de choses sur leur mode de vie mais sans jamais se plaindre.Maintenant, à voir avec le temps comment ça peut évoluer ......sachant que je ne peux pas aller à Cuba tous les 3 mois, obligations familiales (enfant encore petit !) obligent ! mais j'ai toujours envie d'y retourner malgré les questions que je peux me poser. j'ai besoin d'y aller, je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça ! sinon je crois que je vais tomber malade ..... et puis, il y a encore plein de coins que je ne connais pas encore, très bonne raison pour y retourner dès que possible !
Pour joinville, ne vous formalisez pas, je ne me suis pas sentie visée personnellement, mais c'est un peu facile de mettre tous les travers sur le dos des touristes !
bonne soirée
Nounizzz

Merci pour ce débat

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slinky
Il y a 5 années
,,Bonjours,
Alors voilà : juste une question : peut on s'expatrier a Cuba ?
J'arive à un point de ma vie (je suis né en 1968) ou je n'ai pus grand attachement à la France, et ou, grace à un héritage : je vais possèder un pettit budget pour partir.
Aventurier de nature dans ma jeunesse mais très calme maintenant : je voudrais bien immigrer vers Cuba, le Venezuela ou tout autre pays non aligné.
Mon but n'est pas d’être riche, juste de vivre honnêtement sans perdre mes convictions. Et d'aider ces pays dans la mesure de mes possibilités
Quelles sont vos expériences? Vos conseils ?
Merçi d'avance.


Vous avez, par votre questionnement personnel, susciter un partage riche en témoignages pertinents qui soulèvent toute la difficulté d'une rencontre sincère entre deux peuples. Des gens amoureux de Cuba, de cet amour qui passe des nuages roses à une réalité plus nuancée mais plus tangible, plus mature....
Mais votre questionnement à vous n'était pas de cet ordre: votre éventuelle expatriation ne contient pas toutes ces interrogations sur Cuba, l'amour de ce pays, le désir d'aller à sa rencontre, et il vous serait égal d'aller au Vénézuela ou autre.
Et c'est tout aussi valable: on peut partir pour aller à la rencontre d'un lieu, d'un peuple, comme on peut partir pour quitter un lieu, un peuple. Sauf que de l'un à l'autre, l'exploration de ce scénario ne soulève pas les mêmes questionnements. Je suis parti plusieurs années pour aller vivre dans un autre pays sans même me demander comment la vie y serait: tout ce que je savais, c'est ce que je quittais. Et c'est là-bas que j'ai connu vraiment vers quoi j'étais allé. Il me semble que vous avez ce désir d'un coup de poker dans votre vie. Car c'est bien un coup de poker. Les témoignages des intervenants qui ont commenté votre publication parlent du désir de rencontrer un peuple, un lieu= Cuba. C'est avec cet amour qu'ils posent des critiques, questionnent la sincérité des gens, se penchent sur les obstacles idéologiques, les travers personnels inhérents à un peuple (ou à toute l'humanité!) et le filtre des perceptions induit par le besoin, la nécessité. Est-ce
bien sur cela que vous vouliez réfléchir? Recherchez-vous seulement de l'info pratique sur comment s'établir à Cuba pour envisager ensuite, une fois là-bas, d'aller à la rencontre de ce peuple?

Le problème de l'expatriation

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chavitomiamor
Il y a 5 années
Le problème de l'expatriation à Cuba est plus lié à la politique d'immigration de ce pays qu'à l'intégration au sein de son peuple.D'après ce que j'ai compris, l'initiateur de cette discussion est un quadra avec un petit pécule qui cherche à s'expatrier pour faire une rupture.
Cuba n'a pas de politique pour attirer des résidents plus ou moins fortunés (on est vite fortuné à Cuba compte tenu du niveau de vie), comme le Maroc ou la Thailande par exemple. D'abord va se poser le problème de l'autorisation de résidence:
1) Soit il rentre avec le visa de touriste et ses contraintes (ressortir régulièrement). Il vit en casa particular. Pas d'autre alternative.


2) Soit il se marie avec une cubaine et demande la résidence. Bon, pas le plus difficile à faire vous me direz...Tous les yumas ont leur chance, sans exception. Je dirais même, on gagne à tous les coups ! (sans mauvais jeu de mots)


3) Soit il a un enfant avec une cubaine. Faisable aussi...


Après il faut bien connaitre les contraintes de la vie à lo cubano. Ca ne vous a pas échappé qu'il n'y avait pas Auchan, Carrefour ou Decath à Cuba. C'est une économie de pénurie, résultat vous allez payer une Lada pourrie une fortune.
Je ne parle pas de l'accès à l'information ou internet, pas vraiment une priorité pour ses dirigeants...
Se pose le problème de la santé aussi. Visitez un hôpital avant de vous établir définitivement. C'est mon conseil.


Je ne déconseille pas Cuba comme pays d'expatriation mais ce n'est pas un pays qui vous déroulera le tapis rouge pour vous accueillir. Sachez le.
Vous devrez apprendre à nager (ou vous noyez) dans les subtilités de l'administration cubaine.Voilà, je pense que Cuba n'est pas un pays facile pour les aventuriers en mal d'exotisme.


Sinon les touristes avec un billet ida y vuelta sont bienvenidos !
Bureau de change à votre arrivée, pour vous servir...

mon avis sur ton souhait de t'installer à Cuba

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boudablanc et rose
Il y a 3 années
bonjour zaibatsu j'ai 62 ans plus très jeune la madame et je suis allée à Cuba il y a quarante ans et à cette époque déjà des parisiens venus pour les fonds marins tenaient les mêmes propos que ceux  que l'on peut lire ci-dessous. Vois-tu à mon âge je ressens la même chose que toi, j'ai le sentiment que la France et toute cette racaille  politique me sont de plus en plus insupportables. j'aimerais partir m'installer là-bas avec ma toute petite retraite. J'aime le peuple Cubain, sa façon de vivre, sa culture et puis ces paysages magnifiques. Le bien être heureusement ne tient pas pour ma part au biens matériels, mais bien plus au rapports humains. Prends et laisse ce qui te déplait. Pars déjà si tu le peux en vacuances puis là-bas tu te rendras comptes de ton ressentis. bien amicalement 

expatriation a cuba

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neomac
Il y a 3 années
Bonsoir a tous!! 

Je vais rejoindre un peu nounizz et revenant mais avec un peu plus de nuances. Je reviens d'un voyage a cuba et il est vrai que l'arrivée la bas à un peu un effet de mensonges... les medias et ce que l'on entend en europe ou en amérique latine (mexique par exemple) est bien bien loin de la réalité du cubain. Le pays est tres loin d'etre un paradis sur le plan politique et économique (pour le reste les amoureux de natures seront ravis!!) Il est vrai qu'un cubain gagne au maximum 40 cuc par mois (pour les medecins par exemple) mais on ne peut pas vraiment dire que leur systeme de santé et d'education soit mauvais vu qu'ils ont l'acces a la santé et a l'éducation gratuitement (je parle de 100% gratuit pour ceux qui diront qu'en France c'est pareil!) 

Alors c'est également vrai que beaucoup de cubain veulent partir mais pas tous! chacun trouve dans la vie un chemin qui lui correspond! 

Maintenant cuba reste un pays plein de charme sur le plan culturel et humain! on peut y trouver des personnes beaucoup plus accueillantes que ce que l'ont peu trouver dans d'autres pays!!! Et si vous avez la chance de tomber sur des cubains ou cubaines qui ne vous voient pas comme un portefeuille, là c'est la perfection et vous pourrez vivre une expérience inoubliable! 

Pour ce qui est de l'expatriation à proprement parlé, il faut penser autrement! ce ne sont pas les cubains qui ne veulent pas voir les étrangers travailler ou s'installer la bas, c'est le gouvernement (certes par pure orgueil...) mais je pense que partir sous la tutelle d'une entreprise française ou européenne n'est pas forcément une mauvaise idée! Il est vrai que vivre la bas avec un salaire européen peut paraitre un peut tordu quand on voit la situation dans laquelle vivent les locaux... Mais l'argent que vous gagnez, a priori vous allez le dépenser dans le pays donc ça leur sera dans tous les cas favorable!! (a condition de ne pas faire les fanfarons avec vos billets!!!) 

Voila! je pense que cuba peut etre une tres belle destination pour s'expatrier a condition d'en avoir tous les tenants et les aboutissants! et aussi a condition de ne pas etre tres attachés par les biens materiels!!! ;) meme si c'est quelque chose qui devrait changer relativement rapidement avec la levée de l'embargo américain. 

Cuba, pays des illusions

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chavitomiamor
Il y a 3 années
Bonjour,

1) L'éducation peut-être 100% gratuite. Mais pour quel resultat ? 
Que font les diplomés à Cuba ? Taxistes ou expatriés. Sans parler du jineterisme, sans doute la première profession de Cuba.
Je vous invite invite aussi à donner un coup d'oeil au programme scolaire du primaire. On devrait plutot parler d'endoctrinement plutot que de programme scolaire.

2) La santé. Là encore je vous invite à visiter un hopital de province pour vous faire une idée. Sans parler des dispensaires de proximité, où les chiens se promenent impunément pendant que l'équipe soignante mate un film porno sur un ordi...Du vécu.
Vous pensez réellement qu'un chirurgien à 30€/mensuel est motivé ? 

Cuba fait illusion. La réalité esta dura.

S'expatrier à Cuba

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Revenant
Il y a 3 années
,,.... mais on ne peut pas vraiment dire que leur systeme de santé et d'education soit mauvais vu qu'ils ont l'acces a la santé et a l'éducation gratuitement (je parle de 100% gratuit pour ceux qui diront qu'en France c'est pareil!) 

La santé et l'éducation est encore un sujet bien trop mal connu à ce que je vois. Déjà, la santé n'est nullement 100% gratuite, et je peux même vous assurer que parfois, elle est bien plus chère qu'en France.

Le Cubain va chez le médecin, c'est gratuit.
Le Français va chez le médecin : 23,00 euro remboursé 16,10 euro = coût 6,90 euro (je ne prends pas en compte la mutuelle payante, ni la CMU-C), ou remboursé 100%.

Le médecin lui prescrit des médicaments, prix des médicaments sous ordonnance 0,50 CUP. Mais pas de médicament à sa pharmacie. Il doit donc aller à la pharmacie dite pour touristes. 
Coût des médicaments sous ordonnance = 12 CUC, non remboursés.
Le Français va à sa pharmacie avec son ordonnance, coût des médicaments 12 euro, remboursés 7,20 euro (60%) ou 100%.

Quelle est la médecine la moins chère ?

Bien sûr, ce n'est qu'un exemple, mais cruel de vérité quotidienne.

Quant à l'éducation, je suis peut-être d'accord pour dire qu'elle est gratuite, mais n'importe qui ne peut pas faire n'importe quoi.

Imaginez que votre enfant, en France, soit doué en informatique et en électronique, que cela en soit pour lui une telle passion qu'il souhaite poursuivre des études dans ce domaine et en faire un métier. Malheureusement, votre enfant a les pieds plats et est dispensé de sport. Cette dispense de sport le dispense également de participer à la classe verte du Parti Socialiste. Ces 2 dispenses l'empêche d'avoir accès aux études qu'il a envie, et les seules études qu'on lui propose sont celle d'instituteur. Que diriez-vous ?
A côté de cela, vous avez la possibilité de l'inscrire dans une école privée, mais pour y être admis, vous devez demander à la directrice de l'établissement où étudiait votre enfant un bulletin scolaire de l'année ou des années passées. Comme vous aviez peu de moyens, vous n'offriez jamais de cadeau de Noël, d'anniversaire ou de fin d'année à l'instituteur de votre enfant ni au directeur de l'établissement, et pour cela, on refuse de vous délivrer ce bulletin à moins que vous ne l'achetiez. Que diriez-vous ?
De plus, la tenue scolaire obligatoire n'est pas gratuite, elle te coûte par la libreta un 5% (12 CUP) d'un salaire moyen, et ce tarif là pour une chemise + un pantalon ou jupe, n'est valable que pour 2 ans, il ne faut donc pas grandir trop vite, ni trop les salir (car ce n'est qu'une tenue). Quant au plastron, lui aussi obligatoire, il n'est pas gratuit non plus, et reste assez cher.

Ici, on rentre dans certaines écoles sous coucours ou examens. A Cuba, la sélection est souvent différente. Sois un bon petit "révolutionnaire", et tu y iras loin (dans les deux sens du termes).

La santé et l'éducation, même si elles ont des points positifs, ont également des points négatifs. Il faut un rapport regarder les moyens offerts, les moyens économiques, les résultats pour pouvoir juger. Il serait malheureux qu'avec un salaire moyen de moins de 12 euro il faille avoir une éducation payante et un système de santé cher. Nous sommes dans un pays où tout ce qui est national est subventionné pour le citoyen cubain, mais ces subventions, qui coûtent cher à l'état, coûtent aussi très cher au peuple, dont font partie les professionnels de la santé et de l'éducation. Ils subissent comme tous. Mais ne vous faites pas d'illusion, ceci viendra, les écoles privées, les assurances de santé payantes, etc.

On voit donc encore bien trop de méconnaissances des réalités et des pseudo réussites de la révolution. Il faudrait peut-être encore 15 voyages et enfin vivre réellement avec le peuple et hors VF pour enfin comprendre (un peu) Cuba.

Acheter une maison à Cuba

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Joe-ric
Il y a 3 années
Bonjour,

Mon ami et moi souhaitons investir à Cuba.

Nous entendons par cela, nous acheter une maison (ou un grand appartement) que nous ferions rénover afin d'avoir notre résidence secondaire à Cuba pour nos vacances, et le louer à des vacanciers le restant de l'année.

Est-ce possible en tant que résident français?
Si oui, quelles sont les formalités?
Auprès de quel organisme pourrais-je me renseigner pour les démarches?

Merci pour vos réponses.

Investir à Cuba quelle drôle d'idée !

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Yolandita_Quintero
Il y a 3 années
Hola, 

Cuba n'est pas encore prêt pour acceuillir les étrangers.

Le seul moyen pour acheter une maison c'est d'être résident dans le pays et pour le moment le seul moyen d'être résident cubain c'est de se marier ou d'y avoir un enfant. Passer par l'intermédiaire d'un cubain pour acheter sa maison est une véritable loterie car au moindre différent ils peuvent revendre la maison quand ils veulent et empocher l'argent.

Ce genre "d'investissement" n'est pas du tout rentable et c'est surtout source de beaucoup d'ennuis. 

Si vous n'êtes pas résident vous ne pourrez rester que deux mois consécutifs dans le pays avant de devoir sortir pour renouveler votre visa.(Via Cancun par exemple) 

Je vous conseille de louer une maison en negociant pour un ou deux mois vous devriez pouvoir y rester pour 300 à 500 CUC par mois en fonction de la qualité de votre logement et à vous la joie de la vie quotidienne cubaine ! 













Pas d'immobilier pour les étrangers

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chavitomiamor
Il y a 3 années
,,Bonjour,

Mon ami et moi souhaitons investir à Cuba

Est-ce possible en tant que résident français?
Si oui, quelles sont les formalités?
Auprès de quel organisme pourrais-je me renseigner pour les démarches?

Merci pour vos réponses.


Bonjour,

Le marché de l'immobilier n'est pas (encore) ouvert aux étrangers. Seuls les cubains procèdent à des transactions. Donc impossible d'être propriétaire en étant résident français.
Le marché de l'immobilier est animé par les cubains qui ont accès aux devises, c'est-à-dire de la famille à l'étranger.
Les salaires dérisoires et l'absence de crédits privent la grande majorité des cubains au rêve de la propriété.

On assiste à un emballement médiatique mais sur le fond le changement est anecdotique à Cuba. Les denrées de base sont soumises à rationnement et le salaire mensuel moyen flirt toujours avec les 12 euros.

Immobilier à Cuba

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Revenant
Il y a 3 années
Comme le disent très bien les 2 précédents intervenants, cet achat est impossible sans un maximum de risques.
Même pour un Cubain résident, la perte de la propriété n'est pas impossible (mauvaise procédure, soupçon de corruption ou dessous de table, division de lot...).
Oubliez ! Réservez plutôt un même logement chaque année si ça vous plaît, c'est plus sûr et plus éconmique.

Loi sur la sucession, s'il y a

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capacmanco
Il y a 3 années
Bonjour à toutes et à tous qui animaient ce passionant forum;
A sa lecture les avis son différents et ce n'est que normal, car chacun de nous exprime sa sensibilité, son vécu pour ceux qui ont résidés sur l'île mais  les avis des voyageurs type touristes ne peuvent être pris en considération, ni ceux des "résidents occasionnels" je dis cela, car ses personnes là,ne sont pas dans la vie quotiennent et elles expriment un vécu virtuel ou un avis de groupe restreint qui par la voix de leurs auteurs devient généralité.
Peu importe, mon propos est de connaître qu'elle est la loi concernant la loi de sucession en cas d'une mariage avec une cubaine. 
Merci de votre réponse éclairée

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