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la vallée du m'zab en Algérie

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Dernière activité le 17/09/2009 à 18:31 (consulter)

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m'zab
Le 15 septembre 2009
La vallée du M’zab est un vaste plateau rocailleux découpé en vallées profondes et enchevêtrées, situé dans le Sahara septentrional algérien.
Elle est classée, par l’UNESCO, sur la liste du patrimoine universel de l’humanité et ce, depuis 1982.
Suite à la destruction de tahert, capitale de l’état Rostémide, en 909, les Ibadhites, pionniers de la civilisation du M’zab, choisirent le chemin de l’exil pour s’installer, après une période d’errance, dans cette vallée, caractérisée par la forte aridité de son sol ainsi que par la rareté de ses eaux. Cette colonisation a donné naissance à cinq magnifiques cités construites successivement durant la période allant de 1012 à 1353 le long du lit de l’oued M’Zab est dotées chacune d’une palmeraie. Cet ensemble de villes anciennes qui symbolise la volonté et l’obstination de l’homme à dompter la nature farouche est communément désignée sous l’appellation de « pentapole du M’Zab ». Il s’agit là, en effet, d’un chef d’œuvre d’architecture et d’urbanisme.


L’URBANISME DU M’ZAB :


L’urbanisme du M’Zab présente plusieurs caractéristiques et ce, en dépit de l’austérité imposée par la rigueur due à l’idéal social de rationalité et fonctionnalité dicté par la dureté du milieu. L’image en perspective que la ville du M’Zab offre au regard est celle d’une masse bâtie dressée sur un piton rocailleux, qui impose par son ordre serré composé de maisons agglomérées harmonieusement et étagées en terrasses. Au point le plus haut, le minaret, dressé vers le ciel, annonce la ville et la protége. Il en est le garant et le système nerveux.
Par son ordonnancement et son aspect compact, la traduit la cohérence et la cohésion de son corps social.


Les mosquées, les enceintes, les rues de chacune des villes sont à la fois semblables aux autres dans leur texture, leurs éléments, leur couleur, et particulièrement par leur appréhension du site. Ghardaïa occupe sur toutes ses faces un piton au milieu de l’oued Mlika constitue l’embout d’une crète au bord du plateau rocheux, Béni-Isguen occupe un site convexe, El-Atteuf est construite sur un site raviné et Bounoura établie à l’origine sur le sommet d’un plateau en bordure de l’oued est descendue sur la partie ouest dont elle n’occupe plus que la partie basse.
Chaque ville dessine un tracé concentrique autour de la mosquée et est entourée soit d’un rempart de type moyenâgeux, soit d’une ceinture de maisons mitoyennes faisant elle-mêmes rempart.
LES ELEMENTS STRUCTURANTS DE L’ESPACE URBAIN

La mosquée :
C’est l’élément ordonnateur et structurant de la ville, imposant par son volume et sa position dominante. C’est le cœur de la cité, et son minaret occupe le point le plus haut.


L’habitation :
La structuration de l’espace d’habitation résulte de la mise en réseaux de cellules simples engendrant un espace central (le patio) « ammas an taddart », centre vital de la maison, auquel on accède par une chicane.


A partir de ce patio s’effectue la diffusion des espaces et la répartition des fonctions. A travers le trou central aménagé au plafond, circule la plus grande partie de l’air et pénètre l’éclairage.
Le rez de chaussée est composé d’une entrée en chicane, laquelle donne sur l’entrée du salon des hommes, ainsi que d’un espace central bordé de piliers , percé au plafond et qui permet d’accéder au tisefri ou le salon des femmes. Dans un coin de cet espace est aménagée la cuisine.
Des escaliers nous permettent d’accéder à l’étage structuré, ce dernier, de façon similaire à l’étage inférieur.

La place du marché :
C’est le centre d’activité par excellence de la ville et le centre public. Lieu d’attraction, de transaction, de bruit, de rencontre, il se trouve délibérément rejeté à la périphérie de la ville.
A l’intérieur des villes, la circulation s’effectue par des ruelles, parfois partiellement couverte . Suivant le terrain, elles sont souvent tortueuses et de forte déclivité.
Architecturalement la ruelle n’est animée que par la forme et la couleur des murs sur lesquels jouent l’ombre et la lumière.


Les portes et enceinte :
Les cités sont protégées par des remparts ou des maisons remparts ainsi que par des tours de guet et de défense.


Les cimetières se trouvent hors des villes. Ce sont de véritables cités des morts qui s’étendent sur des surfaces importantes et ceinturent pratiquement les villes.


En plus des tombes chaque cimetière est doté au minimum d’une m’çala, assez vaste plate forme, légèrement surélevée ou surbaissée entourée d’un mur très bas tournée en direction de la qibla et où est est creusée une niche de mirhab.
Parfois les cimetières sont dotés de petites mosquées, composées de petites salles de prière.


Les palmeraies :
Les palmeraies sont situées à proximité des villes. S’y trouvent de nombreux ouvrages hydrauliques, barrages d’absorption, galeries souterraines, puits, ruisseaux artificiels ou rigoles (seguia).


Ces oasis tendent à devenir de véritables cités de résidences secondaires ; On y construit, en effet, de plus en plus de maisons occupées à la saison chaude, afin de profiter de la relative fraîcheur que dispense l’ombre des palmiers ainsi que de l’eau dont on arrose les jardins.


L’artisanat du M’Zab :
D’entre les nombreuses activités artisanales nécessaires à la vie citadine et agricole de la région (bijouterie, poterie, ébénisterie, travail du cuir, …) , le tissage est l’un des métiers traditionnels qui subsiste encore de nos jours.


Cette production artisanale reste l’un des meilleurs moyens d’expression de la vallée du M’Zab. Par le design particulier du tapis , qui utilise une symbolique spécifique, se transmet le substrat socioculturel et historique de la région.


Les éléments de cette symbolique représentent le peigne à laine, la faucille ,une petite table , une clef , une main, un chandelier, un bec d’oiseau, un scorpion, un serpent … entre autres nombreux motifs qui reconstituent , par un système de connotations, les scènes de la vie quotidienne.
De la lecture de cette symbolique se dégage toute la structure socio familiale locale, foncièrement patriarcale et au sein de laquelle la femme tient le rôle de dépositaire d’une culture qu’elle communique par le tissage de tapis et de vêtements.

Restauration des sites et monuments historiques :
La vallée du M’zab recèle une quantité considérable de sites et de monuments historiques, variés quant à leurs fonctions et aux lieux de leur implantation, mais que rassemble un cachet architectural qui leur confère unité et harmonie.


Durant la décennie précédente, les monuments ont fait l’objet d’opérations de restauration, qui , timides au départ, ont chaque année , augmentées en nombre et en qualité d’intervention. Les monuments historiques ont bénéficié au courant de l’année écoulée , et dans le cadre de la relance économique, d’une enveloppe financière de vingt milliards de centimes. Cette enveloppe a couvert divers sites et monuments historiques.

ghardaia khalaya

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TAMOURTANAGH
Il y a 10 années
ghardaia est devenue le refuge des bandits et des voleurs plus de charme que les affaires pour faire demunir le touriste en lui offrant mille et mille proposition on connait les jeux de Tamurtanaghj
ghardaia em`porter par les eaux ne lui reste rien de beau allez visiter el golea Tamanrasset passer par ouargla

La chebka du m'zab

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MADJID
Il y a 10 années
Ghardaia n'est plus ce qu'elle à été avant qu'elle ne devienne chef lieu de wilaya,les nouvelles constructions en élévation AADL ne respectent aucunement le cachet architectural initial, les mozabites ne font aucun effort,pour préserver ce site pourtant classé par l'UNESCO en ma connaissance,seul l'argent les intéresse sans oublier les batailles rangées ou arrangées de BERIANE..
En matiére d'hébergement ou hotel les commodités sont médiocres,l'hotel el djanoub ressemble beaucoup plus à un campus universitaire ou un hopital,vétuste délabré,trés mal tenu géré par des fonctionnaires dans le sens péjoratf du terme..
L'ancienne caserne de l'armée francaise datant de la période coloniale,que le regrété Fernand POULLON à converti en hotel les Rostemides,est toujours fermé malgré la renovation de cet etablissement,la wilaya n'arrive pas à trouver preneur..
L' artisanat ce n'est même plus la peine d'en parler,car beaucoup de produits proviennent de certains pays arabes,maghrébins,de pays asiatiques,et bien sûr de chine..
Ou sont les institutions de ce pays (Direction du tourisme,de l'artisanat etc..)?

la chebka Lemchebka ancien oued Mzab

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TAMOURTANAGH
Il y a 10 années
Bonjour
Merçi mon ami de dire la verite je trouve un homme sage qui connais bien le coin? quand je parle de la vallee du m zab certains internautes pense que je ne dise pas la verite.
el djanoub est devenue une mahchacha le rostemide de jadis je ne sais pas qui le gere?
et le marche de l'artisanat est convertie en souk de telephonne mobil et stupefiants
les vendeurs de dattes a l'interieur du marche trichent vendent des dattes en regime pourrie enveloppe dans du papier
l'affaire de Berriane est claire est ses consequences son voulues
merçi encore une fois mon ami si je defend le sud c'est parceque je connais mais je vis en europe.

ghardaia de nos jours

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dandz
Il y a 10 années
Il y a une part de vrai , mais il ne faut pas noircir le tableau, en particulier au niveau de l'hébergement. Mis à part les maisons d'hotes dont la plupart sont correctement tenues, il existe quelques hotels corrects: le Rym, le Tassili, en mieux Izorane, et depuis quelques mois un nouveau: Résidence Oasis dans la palmeraie de Melika (j'ai visité, c'est très bien)
Tel 029 88 78 66; voila!

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