Berlin par André Poncelet

André Poncelet

André Poncelet, enquêteur au Routard, nous parle de Berlin où il s'est rendu à de nombreuses reprises pour réactualiser le guide.

Bruxellois, biberonné aux aventures de Tintin et de Bob Morane, André trace la route dès ses 17 ans. Après une carrière dans le livre, il participe au premier Routard consacré à son pays. Ciseleur de mots et arpenteur de méridiens, il n’a de cesse de communiquer ses coups de cœur tant pour les cités au riche patrimoine que pour les grands espaces.

En quoi cette destination est-elle unique ?

En quoi cette destination est-elle unique ?
© JFL Photography - stock.adobe.com

En 2020, Berlin serait pour les artistes et les créateurs, l’équivalent du New York des années 1960-1970, bref, le lieu où un autre style de vie est encore possible. Avec une force d’attraction incroyable, elle attire toutes les tendances de la postmodernité : architecture, arts plastiques, cinéma, musique, théâtre, danse et street art... En mouvement de jour comme de nuit, la ville donne les clés pour une Europe du futur rêvée: la ville-monde où se croisent 190 nationalités venant de l’Est, comme de l’Ouest et les réfugiés fuyant les conflits qui endeuillent leur pays.

Un quartier à visiter absolument ?

Un quartier à visiter absolument ?
Wall Berlin Street Art © turtix - Shutterstock

Ancien quartier populaire de Berlin-Est, Friedrichshain est le QG des artistes et des graffeurs. Un paradis pour les fans de street art qui longeront l’East Side Gallery une portion de 1,3 km de l’ancien Mur bordant la Spree, servant de support aux réalisations les plus débridées. Sans oublier l’emblématique RAW, un haut lieu de la culture alternative berlinoise, composé de hangars désaffectés, avec murs d'escalade, bars, et restaurants. Ses discothèques techno réputées, en font la nuit, le paradis des clubbers… les oiseaux de nuit vont adorer !

Une balade incontournable ?

Le Tempelhofer Park : avec plus de 380 ha de gazon et 6 km de tarmac dévolus aux joggers, vélos, rollers et autres skateboards, l’ancien champ d’aviation désaffecté en 2008 est un lieu insolite reflétant bien la douceur de vivre à la berlinoise. On y entretient des jardins potagers communautaires, on y pique-nique, on y fait voler les cerfs-volants, le tout face aux anciennes infrastructures intactes de l’ancien aéroport flanqué de sa tour de contrôle. C’est aussi le paradis des oiseaux et des abeilles.

Un mode de vie typiquement berlinois ?

Le Kiez : pour les Berlinois, cela désigne le quartier de cœur, celui où l’on a grandi, qu’on a éventuellement quitté, mais où l’on est revenu, celui dont on reste fier. Chaque Kiez possède sa propre identité, tous ont leur attrait. Dès votre arrivée, mettez-vous en quête des bons Kiez, ceux qui correspondent à vos attentes et à l’ambiance recherchée.

Une spécialité ?

Une spécialité ?
Eisbein mit Erbspüree und Sauerkraut © marysckin - stock.adobe.com

L’Eisbein mit Erbspüree und Sauerkraut : le classique parmi les classiques : un jarret de porc bouilli accompagné de purée de pois et de choucroute. Également en version rôtie, avec sa peau bien croustillante, sous le nom de Schweinshaxe. Le tout arrosé d’une bière Berliner weiße bien fraîche.

Un symbole omniprésent ?

Un symbole omniprésent ?
Ours berlinois © Alex Sweet - stock.adobe.com

L’ours berlinois est partout, sur le blason de la ville et à tous les coins de rue. Il est offert en trophée au festival du Film. Il est aussi le fruit d’un projet artistique lorsque ces sculptures colorées d’ours de 2 m de haut ont été dispersées dans la ville. Des artistes issus de 140 pays sont venus à Berlin pour concevoir l’ours représentant leur pays. Avec ses bras levés, l’animal symbolise la tolérance et l’ouverture.

Un polar à emporter ?

La Trilogie berlinoise de Philip Kerr (Livre de Poche no 31644). Bernie Gunther est un privé solitaire, ancien de la Kripo, dans la lignée du Philip Marlowe de Raymond Chandler. Au fil des 3 épisodes, on le suit lors d’enquêtes difficiles sur fond d’événements historiques : en 1936, il est témoin du nettoyage de Berlin pour les J.O. ; en 1938, il côtoie malgré lui, les huiles du IIIème Reich qui préparent la Nuit de cristal ; en 1947, il se retrouve plongé dans la Vienne de l’Occupation au milieu d’espions et de trafiquants de tous bords. Du grand art servi par un humour décapant.

Texte : Routard.com

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