2017, l'année du tourisme durable

2017, l'année du tourisme durable
© fabio lamanna - Fotolia

Plus d’1,2 milliard de personnes ont voyagé à travers la planète en 2016, ce qui fait du tourisme la première industrie au monde. Regroupant de nombreuses activités, il fait donc vivre beaucoup d’individus et de sociétés. L’un des grands enjeux de ce phénomène demeure le respect des hommes, de leurs cultures et de l’environnement. Les bonnes pratiques existent et prennent de l’ampleur. Afin de les favoriser, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2017 « Année internationale du tourisme durable pour le développement ».

Le tourisme durable, une nécessité

« Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ». Telle est la définition du tourisme durable selon l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), un concept qui a peu à peu pris corps à partir des années 1980.

Il s’agit d’exploiter des sites naturels sans les détruire, de mettre en valeur le patrimoine matériel et immatériel des populations de telle sorte qu’elles tirent équitablement profit des activités liées au tourisme.

Ces principes appliqués ne peuvent que satisfaire les voyageurs, dont un grand nombre a pris conscience du problème. Près de 8 Français sur 10 ont d’ailleurs déjà entendu parler du tourisme responsable et 20 % assurent avoir déjà voyagé ainsi.

Voir notre dossier sur le tourisme responsable

Une année internationale du tourisme durable, pour quoi faire ?

Une année internationale du tourisme durable, pour quoi faire ?
© World Tourism Organization

L’Année internationale du tourisme durable pour le développement s’inscrit dans le calendrier du Programme de développement durable des Nations Unies adopté en 2015.

Ce plan audacieux vise à atteindre 17 objectifs d’ici 2030, tels que lutter contre la pauvreté et la faim, promouvoir la paix, la bonne santé, l’éducation et l’égalité des sexes, garantir l’accès à l’eau, à l’énergie, la justice, la croissance économique et le travail décent, lutter contre les changements climatiques, préserver les écosystèmes marins et terrestres… La question de la durabilité est au cœur de chacun de ces objectifs.

Le tourisme est évidemment très concerné, étant donné son poids économique et ce qui constitue ses caractéristiques : transport, hébergement, alimentation, commerce, visites, loisirs…

Au cours de l’année, l’OMT et d’autres institutions organisent des événements réunissant des professionnels dans le monde entier, tels que des conférences, ainsi que des campagnes de communication sur le rôle des touristes dans le développement des voyages responsables.

Le site tourism4development2017.org recense l'ensemble des actions menées dans le monde tout au long de l'année.

Le tourisme durable en France, exercices pratiques

Agir dans un esprit « tourisme durable », cela se fait à la base, dans de nombreux lieux en France.

Par exemple, le Solar Hotel à Paris. Cet établissement propose notamment des petits déjeuners bio, utilise des produits d’entretien également bio, a mis au point un système de distribution d’eau limitant la consommation de cette dernière, éclaire sa façade par énergie solaire, prête gratuitement des vélos… Autant de « petites » initiatives qui peu à peu changent la donne.

Des entreprises importantes s’engagent dans cette démarche chacune à leur manière. Ainsi, Pierre & Vacances a signé un partenariat avec Rendez-vous chez nous, afin que cette plate-forme, qui recense des activités proposées par des structures ou individus, indique celles qui se trouvent à proximité de ses 127 résidences : loisirs de plein air, rencontres avec des artisans, balades guidées, cours de cuisine, visites œnologiques…

Depuis la France, on peut aussi s’envoler pour des destinations plus ou moins lointaines où se pratique le tourisme durable. Des tour-opérateurs comme Baština organisent des voyages conçus pour que l’on prenne le temps de partager des moments de vie avec les habitants rencontrés, qu’il s’agisse de découvrir leur travail ou leurs fêtes, entre autres.

À l’inverse, Baština invite les visiteurs de Paris à découvrir la capitale et ses environs sous un angle inattendu, à travers ses quartiers populaires tels que la Goutte d’Or. Cette offre s’intègre dans celles que proposent les membres du réseau Migrantour dans plusieurs villes d’Europe.

- Année internationale du tourisme durable pour le développement : www.tourism4development2017.org

- Réseau Acteurs du tourisme durable (ATD) : www.tourisme-durable.org

- Association pour le tourisme équitable et solidaire (ATES) : http://www.tourismesolidaire.org

- Association des voyageurs et voyagistes éco-responsables (VVE) : https://www.vve-ecotourisme.com/

Texte : Michel Doussot

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