Le meilleur du Pays basque

06 juin 2024

Des deux côtés de la frontière, le Pays basque séduit le voyageur. Par ses villes dynamiques et agréables, son littoral bordé de plages aux vagues attirant les surfeurs, ses villages de caractère, ses beaux paysages de montagne… mais aussi par sa culture et son identité, farouchement préservées, qui en font une région à nulle autre pareille.
De Bayonne à Bilbao, mais aussi du piment d’Espelette aux pintxos, en passant par le Guggenheim et le petit train de la Rhune, voici nos coups de cœur en Pays basque. De quoi donner envie d’enfiler son béret et de faire ses valises !



Le meilleur du Pays basque : sur la Côte Basque
De Bayonne à Hendaye, on sillonne la Côte Basque avec bonheur, entre villes animées, vagues pour le surf et plages accueillantes…
Bayonne

De jolies maisons blanches et rouges à colombages... on visualise tout de suite Bayonne, à seulement 6 km de l’océan. Avec son vieux centre récemment remis en valeur, pas étonnant qu’elle figure parmi les plus belles villes de France.
Une ville à plusieurs visages : dans le Grand Bayonne, on déambule à la découverte de la cathédrale Sainte-Marie, du château Vieux et du centre ancien. Dans le coin, on passe sous les arcades de la rue du Port-Neuf et on jette un œil aux superbes maisons à colombages qui bordent le quai Jauréguiberry.
Et puis il y a le Petit-Bayonne, pile en face, de l’autre côté de la Nive. Le long des quais Galuperie et des Corsaires, on admire d’autres magnifiques maisons hautes à arcades. On se plonge aussi dans l’histoire basque au Musée basque et de l’Histoire de Bayonne.
Enfin, de l’autre côté de l’Adour cette fois-ci, on part à la découverte du quartier du Saint-Esprit, l’un des plus vieux quartiers juifs de France. La ville de Bayonne, on la connait aussi – et surtout – pour ses fameuses fêtes, qui ont lieu chaque année fin juillet, et ce depuis 1932. Ce sont alors des milliers et des milliers de festayres, tout de blanc vêtu (avec le foulard rouge bien sûr !), qui investissent la ville pour faire la fête, en musique. (Attention, en raison de la situation sanitaire, l'édition 2020 n'aura pas lieu)
Biarritz

Tournée vers l’océan, Biarritz est un enchantement pour les sens. Le long de la côte escarpée, elle vient dérouler ses somptueuses villas Belle Époque et son sublime Rocher de la Vierge (accessible via une passerelle métallique).
Biarritz, c’est aussi le bonheur de la plage en pleine ville... ou plutôt, des plages ! Les deux plus grandes : la Grande Plage, au plus près du Casino et celle de la Côte des Basques. Très appréciée des surfeurs et des plagistes, cette dernière se montre pourtant capricieuse : en fonction des marées, elle se couvre et se découvre. Des plages, il en existe aussi des bien plus petites, comme cachées : celle de Port-Vieux, notamment, un vrai bijou !
En plein centre, en matinée, rien de plus agréable que d’aller faire un tour du côté des Halles, pour faire son marché et boire un café en terrasse, au soleil. Un quartier qui, le soir venu, se révèle encore plus animé : il y a foule dans tous les bars et restaurants ! Il faut dire qu’il compte nombre de bonnes adresses, notamment dans la rue Gambetta.
D’ailleurs, en poussant jusqu’à la Côte des Basques, rendez-vous au bar Etxola Bibi, qui la surplombe. Les soirs d’été, un verre à la main, l’instant est magique : tandis que le soleil vient se coucher dans l’océan, les surfeurs n’en perdent pas une miette, bien décidés à prendre leur toute dernière vague de la journée...
Saint-Jean-de-Luz

Tout est agréable à Saint-Jean-de-Luz : son front de mer, sa vieille ville aux maisons bourgeoises et son port, bien sûr ! Véritablement attachant avec ses bateaux de toutes les couleurs, il n’en reste pas moins l’un des plus importants de France.
À Saint-Jean-de-Luz, on prend le temps de vivre. On s’en va flâner dans la rue Gambetta, piétonne et commerçante, à l’affut des vieilles maisons en encorbellement (allez, on vous aide : jetez un œil aux numéros 18, 20 et 22). Rue de la République, typique à souhait, on s’arrête au numéro 17, pour admirer la plus vieille maison de la ville. D’autres demeures remarquables ainsi qu’un petit kiosque à musique sont visibles du côté de l’attachante place Louis XIV, toujours très animée.
On se promène ensuite sur le front de mer, dont les passerelles laissent approcher de sublimes villas. Un charme fou.
Plages et surf

D’Anglet à Hendaye, il est une succession de plages où se côtoient plagistes et surfeurs. Car qui dit plages basques... dit évidemment surf ! Le Pays basque, et plus précisément Biarritz, c’est tout de même le berceau du surf en France et plus largement en Europe...
C’est en 1956 que la culture surf débarque, grâce au tournage d’un film mené par Peter Viertel et le surfer Dick Zanuck, tandis que la première école de surf voit le jour en 1959. Depuis, elles se multiplient, et, avec elles, le monde à l’eau (d’où l’agacement justifié et le fameux « localisme », notamment en saison...).
Quoi qu’il en soit, ici, les surfeurs sont partout dès que « ça marche » : à la mythique côte des Basques de Biarritz, bien sûr, mais aussi à Anglet (plage des Cavaliers, des Corsaires, de l’Océan...), à Guéthary, Bidart, Hendaye... Bien sûr, le surf ne s’arrête pas à la frontière : l’Espagne a, elle aussi, ses « spots » de renom tel Zarautz, et Mundaka...
Le meilleur du Pays basque : dans l’arrière-pays
L’autre visage du Pays basque, montagnard et secret, avec des magnifiques villages aux maisons pimpantes et des randos au cœur de paysages d’une beauté à couper le souffle.
La Rhune, à pied ou en train

À 905 mètres d’altitude, à la frontière avec l’Espagne, se dresse la Rhune. C’est sans conteste la montagne la plus connue de la région. Une popularité qu’elle doit à sa proximité avec le littoral, mais aussi à son adorable train et à ses pottocks (on prononce « pottiock »), ces fameux petits chevaux basques élevés en liberté. Par petits groupes, ils broutent de-ci de-là au beau milieu des collines.
Pour monter tout là-haut, c’est au choix : à pied, il faut compter environ 2 h 30 de marche aller au départ de Saint-Ignace, Ascain ou Lehenbiscay. En train, au col de Saint-Ignace, environ 35 minutes. Libre à nous, aussi, de combiner les deux...
Le train, en tout cas, est adorable, avec son chemin de fer à crémaillère. Il assure les voyages depuis 1924 dans un bruit singulier, que l’on entend à des kilomètres à la ronde lorsque l’on randonne dans les monts voisins. Tout là-haut, la vue est à couper le souffle, avec la vallée de la Bidassoa, la chaîne des Pyrénées et l’océan en toile de fond.
Labourd : les villages de l’arrière-pays

Le Pays basque, c’est l’histoire d’un subtil et fabuleux mélange entre deux mondes pourtant singuliers : l’océan et la montagne. À peine a-t-on quitté le littoral que nous voilà rendus au cœur d’adorables petits villages montagnards restés authentiques. Quelques petites maisons blanches aux volets rouges ou vert, un clocher qui dépasse, des champs de piment d’Espelette, la montagne en arrière-plan... de vrais tableaux !
Dans la vallée de la Nivelle, direction Ainhoa et Sare, tous deux classés plus beaux villages de France, aux magnifiques demeures à colombages. Rendez-vous aussi au village d’Ascain, départ de nombreuses balades : la fameuse rando de La Rhune (9,5 km) mais aussi celle du sentier des sommets (10 km), tout aussi plaisante (les pottocks sont partout !).
Autres vallées, autres villages : dans la vallée de la Nivelle, cap sur Espelette, Cambo-les-Bains ou encore Itxassou, départ d’une très jolie balade vers les gorges de la Nive (la baignade y est délicieuse !) et le Pas de Roland, un célèbre passage taillé naturellement dans la roche.
Mais la localité emblématique de l’arrière-pays, c’est bien sûr Saint-Jean-Pied-de-Port, qui flirte avec la frontière espagnole. Touristes et pèlerins viennent se délecter du charme de ses petites rues médiévales bien préservées et de sa citadelle à la muraille rose. De là-haut, vue imprenable sur la vallée et le cirque de montagnes... D’autant plus magnifique le soir au coucher du soleil, quand se réveillent les fameuses lumières magiques du Pays basque...
Basse-Navarre : Saint-Étienne-de-Baïgorry et la vallée des Aldudes

Passé Saint-Etienne-de-Baïgorry (magnifique pont du 17e), on entre dans la vallée des Aldudes. Majestueuse, la nature est marquée par d’épaisses forêts verdoyantes. C’est ici même que les fameux porcs basques de Pierre Oteiza se baladent en liberté dans la montagne (un sentier de découverte du porc Pie noir d’1 h 30 a d’ailleurs été mis en place).
Sur la route, plusieurs villages authentiques : Banca (rendez-vous à La Truite de Banka pour déguster de ces filets fumés au bois de hêtre, très réputés), les Aldudes (jolie place) et, au bout du bout de la vallée, Urepel.
Le coin est propice aux randonnées. Au départ d’Urepel, l’une d’elles mène au col d’Hauzay. Là-haut, on se sent véritablement seul au monde, face à la majesté des montagnes. Il faut dire qu’à part des troupeaux de brebis et, de temps en temps, un berger occupé à les rassembler, on ne croise pas grand monde ! Dans la vallée des Aldudes, bon nombre de fermes nous ouvrent leur porte pour déguster de fabuleux produits on ne peut plus locaux, comme le fromage de brebis.
Le meilleur du Pays basque : Pays basque espagnol
De l’autre côté de la frontière, on s’émerveille devant le Guggenheim de Bilbao et les ermitages secrets, on se régale de tapas à Donostia, avant de s’aventurer dans les grands espaces de la Navarre. Attention, en raison de la situation sanitaire, l'Espagne ne sera ouverte aux voyageurs français qu'à partir du 1er juillet 2020
Bilbao et le Guggenheim

Ne nous le cachons pas, on vient principalement à Bilbao pour visiter son célèbre musée d’art moderne et contemporain : le Guggenheim. Inauguré en 1997, il redonna un nouveau souffle à une ville très marquée par l’industrie et, jusqu’alors, peu attrayante. Désormais connu mondialement, il attire chaque année un million de visiteurs et a fait renaître Bilbao de ses cendres. Un phénomène qui porte d’ailleurs un nom : « l’effet Guggenheim » !
Construit au bord de la ria Nervion (la rivière) ce chef-d’œuvre architectural, signé Frank Gehry, impressionne. Si le musée Guggenheim est une œuvre d’art à lui seul, ses collections se révèlent tout aussi passionnantes. À l’extérieur, quelques œuvres d’art colossales et permanentes : le chiot géant et les tulipes en acier de Jeff Koons, la grosse araignée de Louise Bourgeois et la Fontaine de feu signé Yves Klein.
Quelques autres points d’intérêts de Bilbao (car il y en a, tout de même) : des galeries d’art installées dans des friches industrielles, le Casco Viejo (vieux quartier) et ses bars à pintxos.
Consultez notre article Bilbao, l’énergie basque.
Donostia-San Sebastian

Bordée par une baie magnifique, Donostia – ou San Sebastian en castillan – est sans nul doute la ville balnéaire la plus chic de toute l’Espagne, à l’architecture Belle Époque. Il faut dire qu’elle a plus d’un atout, à commencer par sa vieille ville, où les maisons anciennes se dressent dans d’étroites rues. À mesure que l’on avance dans la rue Kale Nagusia, on se rapproche de l’église Iglesia de Santa Maria (18e), au porche remarquable.
À deux pas, l’incontournable plaza de la Constitucion (18e siècle), où les grands bâtiments, parfaitement identiques, semblent se refléter dans un miroir. Puis on aime flâner du côté du port, au pied du mont Urgull et de la baie de la Concha, avec sa plage en plein centre. En face, l’île Santa Clara semble veiller sur la ville.
Enfin, côté gastronomie, on est aussi bien servi, et plutôt même très bien : elle est réputée ici pour être la meilleure !
Les petits ports côtiers

La côte espagnole du Pays basque recèle de jolis petits ports, où l’on aime flâner et se régaler de poissons fraichement pêchés.
C’est le cas à Getaria (à ne pas confondre avec Guéthary, en France). Une petite rue pavée, pittoresque à souhait, nous mène vers l’église San Salvador et le port. Là, devant les quelques restaurants aux terrasses très prisées, les barbecues font griller, devant nos yeux, les belles daurades qui finiront dans nos assiettes.
Les poissons sont également très réputés dans la petite ville de Pasaia. Victor Hugo était d’ailleurs tombé amoureux de son port. La maison où il vivait, dans la rue principale, est identifiée par une plaque. Là-encore, la vieille ville est pleine de charme, avec de hautes maisons d’époque, de mystérieux passages voutés et une place, la plaza Santiago.
Dressé sur son promontoire rocheux, Bermeo est un autre port de pêche, plus important encore celui-là. Le quartier historique, aux maisons et églises médiévales, surplombe le vieux port, pas si loin d’ailleurs du grand port moderne.
Enfin, on s’en va faire un tour du côté de Lekeitio, autre grand port de pêche au cœur d’une baie bordée de collines verdoyantes. On aime déambuler dans son centre historique (quelques remarquables demeures rue Ezpeleta kalea) et du côté des quais, d’où on aperçoit une presqu’île recouverte de pins. Étonnant
Les beautés de la Navarre

La Navarre a plus d’un secret à révéler et ce dès la frontière avec la sublime vallée de Roncevaux.
Après un passage par le site très connu de Roncevaux, haut lieu de Saint-Jacques-de-Compostelle, place à la randonnée. Ici, il y a l’embarras du choix. Quelques-uns prennent leur départ peu avant l’entrée de la ville, au niveau de l’Alto de Ibaneta. De là, une belle boucle emprunte le GR12 jusqu’au croisement avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qu’elle suit ensuite jusqu’à Roncevaux. Au beau milieu des montagnes, rien que nous, des pottocks et des pèlerins, éreintés de leur étape depuis Saint-Jean-Pied-de-Port. C’est, paraît-il, l’une des plus belles, mais aussi l’une des plus difficiles : 28 km, 1 300 m de dénivelé et 8 h de marche !
Parmi les autres vallées, la Navarre compte celles d’Irati, davantage marquée par les Pyrénées (ses routes sinueuses mènent à Aribe, village de montagne traditionnel) mais aussi Roncal, réputée pour son fromage de brebis AOC et Salazar, aux jolis petites villes (Ochagavia !).
En poussant plus loin vers le sud de la Navarre, c’est dans un tout autre univers que l’on s’aventure : celui des Bardenas Reales. Ce parc naturel n’est autre qu’un vaste espace semi-désertique et complètement dépeuplé (du moins, humainement parlant, car la faune y est riche.). En voiture ! Derrière nous, une trace de poussière. Devant nous, de grands canyons. L’espace d’une journée, on se croirait plongé au cœur d’un de ses paysages du grand ouest américain... pourtant, on est bel et bien en Espagne !
Pour retourner à la civilisation, direction ensuite Pampelune, à une heure de là, pour déguster de délicieux tapas.
Ermitages de San Juan et La Antigua

On les trouve en pleine campagne, perchés sur une colline ou sur un îlot loin de tout... Encore aujourd’hui, la vocation première des ermitages, érigés des siècles plus tôt, est restée la même : s’isoler, tel un ermite.
Au Pays basque, l’Ermita de San Juan de Gaztelugatxe est l’un des plus remarquables. C’est sur la toute petite île de Gaztelugatxe, tout près de Bermeo, qu’il se dresse fièrement, avec sa jolie petite église du 10e siècle. Vu de loin, l’ensemble est déjà splendide. On le rejoint en empruntant un fabuleux chemin tortueux et quelque 230 marches.
Pour atteindre l’ermita de la Antigua, c’est tout en haut d’une colline qu’il faudra grimper. Le site, superbe, domine les environs. Là, une église fidèle à la simplicité romane (structure du 12e s), mais surtout, une charpente remarquable. Le 2 juillet a lieu un pèlerinage où l’on s’adonne à la danse des épées.
Autre ermitage tout aussi notable : l’ermita San Juan de Momoitio, sur la route entre les villages de Berriz et Goiuria. Il s’agit là d’un beau calvaire du 14e, avec une vierge à l’enfant. Là encore, vue imprenable sur la vallée.
Euskadi archéologique : Géoparc et grottes préhistoriques

Le Pays basque regroupe un grand nombre de sites qui font référence dans l’histoire de l’humanité. Sur la côte espagnole, il renferme d’ailleurs l’un des 120 Géoparcs mondiaux de l’Unesco, entre Zumaia et Mutriku (90 km2).
C’est dans cette zone que se dressent les superbes falaises de Flysch ainsi que de nombreuses cavités. Parmi elle, la grotte d’Ekain (à Deba), inscrite au Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco depuis 2008 et dont la réplique est visible à Zestoa.
Autres grottes remarquables : celles d’Isturitz (80 000 à 10 000 ans avant notre ère), où vivait une population préhistorique, et celle d’Oxocelhaya, une grotte-sanctuaire. Enfin, en haute Soule, rendez-vous aux Gorges de Kakouetta pour une balade rafraîchissante au fond d’un étroit canyon (200 m de haut), jusqu’à atteindre une cascade et une grotte (compter 2 h).
Le meilleur du Pays basque : plaisirs basques
Piment d’espelette, jambon, fromage de brebis, pintxos, cidre, mais aussi béret, espadrille, pelote… De beaux produits « made in Pays basque » !
Gastronomie : piment d’Espelette, gâteau basque...

Qui vient au Pays basque est assuré de bien manger... Côté produits de la mer, la côte nous gâte : on se régale de bons poissons : daurade, anchois, morue, merlu... On les préfère « pêchés à la ligne » plutôt que dans le filet d’un chalut : ils n’en sont que meilleurs (c’est indiqué sur les étals des poissonniers). Les calamars ont, eux aussi, la cote : cuisinés à l’ail ou à l’encre de seiche, c’est un vrai délice !
Les amateurs de viande s’y retrouvent aussi pleinement. Dans les terres basques, on élève notamment les fameux cochons Pie noir, rose et noir, élevés en liberté et qui se nourrissent de glands et de châtaignes. Ils donnent d’excellentes charcuteries, à commencer par de délicieux jambons. Pour être sûr de leur qualité et d’avoir affaire à du « vrai » traditionnel (ce qui est loin d’être le cas pour tous les jambons estampillés « jambon de Bayonne »), on le choisit sous les noms d’Oteiza, Ospital, Mayté ou Montauzer.
Parmi les autres viandes appréciées, on compte aussi le veau (ingrédient principal de l’axoa) ainsi que le mouton et l’agneau, à déguster grillé durant les fêtes de village. C’est d’ailleurs là le meilleur moyen de se familiariser avec les spécialités basques.
Vous aurez sans doute l’occasion de goûter aux taloas, des galettes aux deux farines (blé et maïs) servies avec de la ventrèche. Fêtes et foires gourmandes sont aussi l’occasion de se procurer bien d’autres bons produits bien d’ici, comme le piment d’Espelette, le fromage de brebis, la confiture de cerise noire (dont Itxassou est le royaume !).
Le meilleur pour la fin : les fameux gâteaux basques, fourrés à la crème ou à la confiture de cerise, justement ! Un musée lui est même dédié, à Sare.
Cidre et vins basques

La réputation du cidre basque, sagarnoa, n’est plus à faire. D’ailleurs, avant d’être normand, le cidre était bel et bien basque ! Traditionnellement, on passe la porte des cidreries de fin janvier à avril pour déguster (à volonté) le cidre nouveau et manger des plats simples et copieux comme une côte de bœuf ou une omelette à la morue.
Les plus réputées se situent aux environs de Donostia-San Sebastian, près du hameau d’Otsinaga. Tradition oblige, mais surtout pour l’oxygéner, on vous le servira d’un grand geste en distançant le verre de la bouteille.
Et puis il y a le vin ! Quatre appellations au Pays basque : l’irouléguy (blanc, rouge ou rosé) dont les vignobles se fondent dans les paysages de Basse-Navarre près du village éponyme ; mais aussi le txakoli, un vin blanc très sec produit du côté de Getaria et de Bakio et servi comme le cidre, le rioja un vin à la fois fruité et fort en alcool issu du sud de l’Alava et, enfin, tout aussi réputé, le navarre, produit dans le sud de la province.
100% basque : pelote basque, espadrilles, béret, makila...

Ils sont nombreux, les piliers de la culture basque ! Parmi eux, il y a bien sûr la pelote : l’un des jeux les plus anciens, mais toujours aussi populaire. À chaque village son fronton attitré, où se disputent des match endiablés... ils méritent qu’on s’y attarde, attablé à une terrasse.
Sur le plan vestimentaire, autre emblème : les espadrilles, les fameuses ! Souples et solides avec leur semelle de corde de chanvre et leur toile de lin (ou de coton), elles survivent à une année d’utilisation intensive... À condition, toutefois, de les acheter de qualité, comme à Pare Bagia à Bayonne, un fabriquant traditionnel.
Quant au béret, lui, choisi dans une laine de grande qualité il dure pour la vie... D’abord symbole populaire et communautaire (et même national), il est aujourd’hui devenu accessoire de mode. Pour s’en procurer un digne de ce nom, une marque : Elosegui. Sinon, une adresse : chez Jacky, à Bayonne, où il est fabriqué sur mesure !
Enfin, aux rayons des objets traditionnels, n’oublions pas le makila, célèbre bâton traditionnel en bois de néflier sauvage (s’en procurer à Leoncini à Bayonne, Bergara à Laressorre...).
La tournée des pintxos (tapas basques)

« Pintxos », c’est ainsi que l’on désigne les tapas du Pays basque. Ici, les bars à pintxos n’ont rien perdu de leur âme, aussi bien au niveau de l’ambiance et du goût que du prix (compter 2 à 4 euros l’unité). Assis sur un grand tabouret (ou même debout), accoudé au bar, on commande un verre et toute une série de pintxos, exposés sous nos yeux dans de grandes vitrines. Croquettes de morue ou de jambon, omelettes, moules à l’escabèche... le choix est rude !
Les pintxos, c’est en tout cas la garantie d’un moment ultra-convivial, où, de bar en bar, on boit et on mange (presque) sans compter. Pour en savourer de très bons dans une ambiance plus que festive, rendez-vous notamment à San Sebastian-Donostia.
Réputée pour sa gastronomie, la chic station balnéaire compte quelques très bonnes adresses, notamment du côté de la calle Fermin Calbeton. Le bar Gorriti, au numéro 4 de la rue, n’en est qu’un exemple. La Cuchara de San Telmo (calle del 31 de Agosto, 28) en est un autre, où les pintxos se font véritablement gastronomiques. Ils sont aussi réputés à Bilbao : il suffit de passer la porte du vieux café Xukela (calle del Perro, 2) pour s’en laisser convaincre. Fèves au jambon, champignons-morue... ici, les pintxos rivalisent de créativité !
Enfin, ceux de Pampelune valent aussi le détour (d’autant plus après une virée dans le désert des Bardenas !). Rendez-vous notamment au comptoir de La Mandarra de la Ramos, dans la très animée calle San Nicolas, où les adresses ne manquent pas.
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