Ces films qui font voyager

Les plus belles cartes postales de cinéma

Les plus belles cartes postales de cinéma
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Repérer des sites incontournables depuis son fauteuil, c’est ce que nous permet de faire le cinéma à travers des road movies ou des films d’aventures notamment. Mais il en est qui misent pleinement sur l’effet carte postale. Et, bien souvent, on part en pèlerinage sur ces lieux de tournage en voyage ou l’on se souvient des films, une fois arrivés à destination…

C’est le cas de l’ensemble des James Bond qui, pour la plupart d’entre eux, utilisent des décors naturels et urbains prestigieux, ou qui le sont devenus grâce aux missions de 007.

Paris sera toujours Paris…

Paris fait partie des étapes où l’agent secret a combattu de vilains ennemis. Woody Allen porte un regard nettement plus pacifique sur la ville. On le voit par exemple littéralement s’envoler sur les berges de la Seine tant il est amoureux dans Tout le monde dit I love you. Paris is so romantic isn't it ? Il reviendra dans la capitale, entre autres pour faire renaître le passé culturel des exilés américains des débuts du 20e siècle dans Midnight in Paris.

La ville est également portraiturée de façon pittoresque à travers Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, en particulier Montmartre. Ses divers quartiers sont aussi le théâtre des sketches de Paris, je t'aime

Des cartes postales du monde entier

 On pourrait citer des centaines de films montrant Paris et d’autres villes sous des angles séduisants, même si les histoires qu’ils relatent ne sont pas toujours gaies : Venise (Mort à Venise), Londres (Coup de foudre à Notting Hill), San Francisco (Sueurs froides, Bullitt), Vienne (Before Sunrise), Berlin (Les Ailes du désir, Cours, Lola, cours) ou encore Rome.

Des cinéastes inséparables de leur ville

En ce qui concerne cette dernière, le plus bel exemple est La Dolce Vita de Federico Fellini, bien sûr. L’affluence permanente à la fontaine de Trevi lui est grandement due.

Il fait partie des cinéastes qui nous ont, de film en film, permis d’explorer leur ville. C’est de même le cas d’Almodóvar avec Madrid (Parle avec elle, pour ne citer que celui-là) ou de Woody Allen avec New York (en particulier dans Manhattan).

Lire aussi notre dossier sur les grandes villes au cinéma

Bons baisers d’Asie

Il n’y a évidemment pas que l’Amérique ou l’Europe qui soient capables d’offrir des décors qui donnent envie d’aller voir sur place si ce qui est montré à l’écran est réellement fascinant ou intriguant. Ainsi, le morose acteur et l’étudiante esseulée qui se sont liés d’amitié dans un hôtel de Tokyo découvrent-ils, amusés, les rues de la ville où ils sont dans Lost in Translation de Sofia Coppola.

Et que dire de la visite VIP auquel nous convie Bernardo Bertolucci avec Le Dernier Empereur dans la Cité interdite de Pékin, des vues du Viêt-Nam dans Indochine ou celles de La Route des Indes, autre fresque historique de David Lean ?

Les films à voir

  • Sueurs froides (Vertigo), Alfred Hitchcock, 1958.
  • La Dolce Vita, Federico Fellini, 1960.
  • Bullitt, Peter Yates, 1968.
  • Mort à Venise (Morte a Venezia), Luchino Visconti, 1971.
  • Manhattan, Woody Allen, 1979.
  • La Route des Indes (A Passage to India), David Lean, 1984.
  • Les Ailes du désir (Der Himmel über Berlin), Wim Wenders, 1987.
  • Le Dernier Empereur (L'ultimo imperatore), Bernardo Bertolucci, 1987.
  • Indochine, Régis Wargnier, 1992.
  • Before Sunrise, Richard Linklater, 1995.
  • Tout le monde dit I love you (Everyone Says I Love You), Woody Allen, 1996.
  • Cours, Lola, cours (Lola rennt), Tom Tykwer, 1998.
  • Coup de foudre à Notting Hill (Notting Hill), Roger Michell, 1999.
  • Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet, 2001.
  • Parle avec elle (Hable con ella), Pedro Almodóvar, 2002.
  • Lost in Translation, Sofia Coppola, 2003.
  • Paris, je t'aime, collectif, 2006.
  • Midnight in Paris, Woody Allen, 2011.
  • Timbuktu, Abderrahmane Sissako, 2014.

Texte : Michel Doussot

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