Le meilleur de Bangkok

Bangkok vert

Bangkok vert ? Non, ce n’est pas une blague. Jungle de béton, la tentaculaire capitale thaïlandaise est surtout connue pour ses légendaires embouteillages et son agitation incessante. Et pourtant, Bangkok n’a, au fond, rien de stressant pour le visiteur. Cela tient sans doute à la bonhomie et à la décontraction placide des Thaïlandais, mais aussi à quelques oasis de verdure qui invitent à des parenthèses zen au milieu du capharnaüm urbain.

Pauses dans les parcs

Pauses dans les parcs
Parc Lumphini © Jean-Philippe Damiani

Bordé par les gratte-ciel ultra-modernes de Sukhumvit et de Sathorn, l’immense parc Lumphini fait irrésistiblement penser au Central Park new-yorkais. Avec ses plans d’eau, ses sentiers ombragés et ses pelouses bien entretenues, ce poumon vert, qui se trouve au cœur du Bangkok moderne, attire toutes sortes de badauds, des vieux Chinois y pratiquant le tai-chi aux sportifs venant s’y entraîner, en passant par les cols blancs, les ados et les enfants qui jouent au cerf-volant. Petite particularité locale : le parc Lumphini est également apprécié par… les varans. Attention où vous mettez les pieds, même si ces bestioles ne sont pas dangereuses.

Autre poumon de la ville, le parc Dusit, situé dans le quartier royal, offre de belles promenades. C’est ici que le roi Rama V déplaça le palais royal. Il y fit également transporter (!) en 1901 une demeure traditionnelle de l’île de Ko Si Chang, le palais Vimanmek : un édifice en teck de trois étages qui mêle style traditionnel thaï et influences européennes. Ambiance rétro assurée : on se croirait dans un décor d’Anna et le Roi avec Jodie Foster.

Bang Kachao

Bang Kachao
Bang Kachao © Jean-Philippe Damiani

Difficile à croire, mais Bangkok renferme en son sein une jungle : Bang Kachao, un territoire d’une dizaine de km2, qui s’étend, au sud de Sukhumvit, dans une boucle du Chao Phraya. Vu d’avion, on le repère facilement : c’est l’unique endroit de Bangkok totalement dépourvu de construction, formant un îlot vert dans l’océan de béton.

Depuis le centre de Bangkok, on y accède par la route, ou mieux en bateau, via les embarcadères de Khlong Toei ou du temple Bang Naa Nok. Une fois arrivé, il est préférable de louer un vélo à l’embarcadère pour sillonner la forêt particulièrement étendue, en utilisant la piste aménagée à quelques centimètres au-dessus de la végétation.

En chemin, on peut admirer la faune et la flore, faire une halte dans des petits restos ou au marché semi-flottant de Bang Nam Peung (très typique) ou visiter le parc botanique de Sri Nakhon Khuean Khan. Et, pour les plus bucoliques d’entre vous, il est possible de passer la nuit à Bang Kachao à la Bangkok Tree House, un hôtel écolo friendly en bordure du fleuve. Bangkok semble si loin et, pourtant, elle se trouve sur l’autre rive !

Ko Kret

Ko Kret
Poteries de ko Kret © Jean-Philippe Damiani

À l’opposé, en remontant le Chao Phraya, à 10 km en amont de Bangkok, l’île de Ko Kret, accessible en bateau jusqu’en Nonthaburi ou en taxi, est l’autre havre de tranquillité aux portes de Bangkok à visiter, de préférence, à vélo.

Ko Kret est connue en Thaïlande pour sa poterie traditionnelle, réalisée par des artisans Môn, un peuple originaire du Myanmar, qui forme le tiers de la population de l’île. Compter une journée de visite.

Texte : Jean-Philippe Damiani

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