Nisyros et Kos, terres de feu
Nisyros - Office de Tourisme de Grèce

Si Santorin est la plus connue des îles-volcans de la mer Égée, elle n’est pas la seule. Au nord-ouest de Rhodes, Kos et Nisyros conservent l’empreinte d’une éruption cataclysmique survenue il y a 140 000 à 160 000 ans.

Austère, Nisyros est formée par un unique volcan entaillé d’une vaste caldeira, au fond de laquelle se creusent cinq cratères ; celui de Stefanos, d’un diamètre de 300 m pour 25 m de profondeur, reste perclus de fumerolles et boues bouillonnantes. Éruption en 1888, séismes en 1996-97, l’île pourrait bien faire à nouveau parler d’elle, si l’on en croit les volcanologues.

Pour la mythologie, tout est de la faute de Poséidon. Dans l’une de ses remarquables colères, le dieu des océans en furie aurait détaché d’un coup de trident une partie de l’île de Kos, sous laquelle il enferma le titan révolté Polyvotis qui, depuis, ne cesse de gronder en profondeur…

Grâce à lui, des sources chaudes emplissent délicieusement un grand bassin de rochers aménagé sur la plage de galets et de sable noir de Bros Therma.

Les eaux faisaient aussi jadis la gloire de la station thermale d’Asclepeion, établie au 4e siècle av. J.-C. sur un flanc de colline dominant de loin la jolie ville de Kos. Un escalier monumental encadré par cyprès et pins y relie trois terrasses, jusqu’aux vestiges du temple dorique d’Asclépios, aux colonnes de marbre blanc redressées.

Hippocrate, enfant du pays, y préconisait bains, massages, régimes, gymnastique, méditation, cures par les plantes et même hypnose.

Texte : Claude Hervé-Bazin

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