Les Premières Nations en Colombie-Britannique : 5 sites à découvrir

Les Premières Nations en Colombie-Britannique : 5 sites à découvrir
Whistler © Centre culturel Squamish Lil’wat

En partenariat avec Destination Canada  Destination Canada

Ce sont, historiquement, les « premiers Canadiens » : l’expression « Premières Nations » désigne les peuples autochtones du pays, également appelés « amérindiens » ou « natives ». Une mosaïque humaine, d’une grande diversité culturelle et linguistique, à découvrir lors d’un voyage au Canada et plus particulièrement à l’ouest du pays, en Colombie-Britannique. Voici 5 sites incontournables où prendre rendez-vous avec l’univers fascinant et la culture foisonnante de ces Premières Nations…

Les Premières Nations, une culture à découvrir absolument

Les Premières Nations, une culture à découvrir absolument
© Commission canadienne du tourisme

Bien avant l'arrivée des colons européens, l'actuel territoire du Canada abritait une population très variée, installée depuis près de 10 000 ans : des peuples amérindiens, d’une grande diversité culturelle, désignés aujourd’hui sous le terme de «Premières Nations». En Colombie-Britannique, une province qui revendique ses racines amérindiennes, pas moins de 200 Premières Nations distinctes rassemblent environ un tiers de tous les peuples autochtones du Canada.

Les Premières Nations comptent sur le tourisme pour communiquer une culture d'abord bâtie sur la tradition orale. Musées, centres culturels, espaces naturels, site inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.... De nombreux lieux, où la mémoire de ces peuples est préservée à jamais, sont à visiter pour découvrir toute la richesse de la culture des Premières Nations.

Le musée d'anthropologie de Vancouver

Le musée d'anthropologie de Vancouver
Vancouver Musée d’anthropologie de l’Université de Colombie-Britannique © Commission canadienne du tourisme

C’est une visite incontournable pour s’initier à la culture des Premières Nations de Colombie-Britannique. Ouvert en 1976 et situé sur un ancien territoire des Musqueam, le musée d’Anthropologie de Vancouver, qui surplombe la mer, présente une riche collection d’objets artistiques et cérémoniels des cultures amérindiennes locales.

Sa superbe architecture, dessinée par Arthur Erickson, avec une structure à poteaux et à poutres apparents, évoque les constructions trouvées dans les villages autochtones de la côte Nord-Ouest. Dès l'entrée, un grand hall avec des murs en verre de 15 mètres, on est plongés dans une autre époque, avec des canoës et un ensemble exceptionnel de totems créés par les Kwakwaka’wakw, les Nisga’a, les Gitxsan et les Haida.

Masques, arcs, pirogues, sculptures, poteries… Le MOA abrite quelque 40.000 objets ethnographiques et 535.000 archéologiques, offrant le meilleur panorama qui soit des cultures des Premières Nations. Le directeur du musée rappelle la spécificité de cette institution : « Au lieu de présenter les objets, en fonction de leur provenance, de leur usage ou de leur type, le musée les dispose en fonction des critères indigènes. »  Ainsi, les objets sont regroupés selon la cérémonie pour laquelle on les utilisait.  À l'extérieur, autour d'un petit étang, la promenade se poursuit sous le regard impassible des totems. Fascinant.

La galerie Bill Reid et les totems de Stanley Park à Vancouver

La galerie Bill Reid et les totems de Stanley Park à Vancouver
© Commission canadienne du tourisme

Pour découvrir l’art contemporain des Premières Nations, direction le centre-ville de Vancouver et la galerie Bill Reid qui met en lumière le travail de cet illustre artiste Haïda (1920-1998). Orfèvre, sculpteur, graveur, Bill Reid est considéré comme l'un des plus grands artistes du pays. Peut-être avez-vous déjà admiré l’un de ses tableaux… sur un billet de 20 $. En 2004, des œuvres de Bill Reid furent sélectionnées pour représenter les arts et la culture au Canada sur quelque 25 millions de billets de vingt dollars.

La galerie expose l'une de ses œuvres majeures, Mythic Messengers («Messagers Mythiques »), une frise en bronze de 8,5 mètres ! En quittant Vancouver par avion, vous emmènerez avec vous le souvenir de cet homme. Car sa sculpture massive L’Esprit de Haïda Gwaii, le canoé de jade est située au niveau des départs de l’aéroport.

Proche du centre-ville, le magnifique parc Stanley mérite aussi qu'on y passe quelques heures à pied ou à vélo. Plages, forêts, roseraie, aquarium et une belle vue sur les gratte-ciels de Vancouver composent l’un des plus beaux (et plus grands !) parcs urbains au monde.

Le parc Stanley est aussi un lieu de mémoire amérindien : à Brockton Point, sur une langue de terre qui s'avance dans la baie, neufs totems ont été érigés en l’honneur des premiers habitants des lieux, les Musqueam, les Squamish et les Tsleil-Waututh. Les quatre premiers totems ont été installés en 1924. Le dernier, en 2009, rend hommage à Rose Cole Yelton, dernière Squamish à avoir vécu ici. Aigle, corbeau, loup, baleine y sont représentés... Chaque animal renvoie à un souvenir de la famille. Un site émouvant.

Le centre culturel Squamish Lil’Wat à Whistler

Le centre culturel Squamish Lil’Wat à Whistler
© Commission canadienne du tourisme

C'est une destination prisée par les amateurs de sports de neige : située au pied des montagnes Whistler et Blackcomb, à deux heures au nord de Vancouver, Whistler fait partie des stations de montagne les plus réputées d’Amérique du Nord.

Mais on ne vient pas à Whistler seulement pour faire du ski. La ville abrite aussi un important musée, le centre culturel Squamish Lil'wat, consacré à ces deux Premières Nations vivant dans la région. Les Squamish étaient davantage tournés vers la côte et l'océan, les Lil'wat plutôt vers l'intérieur des terres et donc la montagne. Malgré leurs différences, en 2001, elles ont décidé de s'unir pour travailler à la conservation de leur culture.

La visite débute par un chant traditionnel entonné par un guide originaire de l’une des deux Nations, suivi par la présentation d’un court film sur les Squamish et les Lil’wat. Dans le grand hall, les visiteurs sont accueillis par un canoë de 12 mètres. Baptisé « Nexws Chachu7 », il a été créé à partir d'un seul cèdre et il est emmené chaque année en mer lors d'une cérémonie. Autres objets exposés : des couvertures, des paniers, des instruments à percussions, des outils... Le centre culturel révèle aussi des ouvrages nés du tissage de la laine, dont les Squamish étaient experts. Ils avaient même créé par hybridation une race spéciale de chien, pour en recueillir le poil et en faire du textile !

Le centre culturel Nk'Mip Desert à Osoyoos

Le centre culturel Nk'Mip Desert à Osoyoos
© Commission canadienne du tourisme

Pas étonnant de trouver ici des vignes. La Vallée de l’Okanagan, dans le sud de la Colombie-Britannique, se distingue par un climat sec et ensoleillé. La ville où est située le Nk'Mip Desert Cultural Centre s'appelle d'ailleurs Osoyoos, nom qui signifie «rétrécissement des eaux» dans le dialecte amérindien colville-okanagan. Une langue hélas menacée de disparition.

Bordée par un lac, la petite municipalité d''Osoyoos a été fondée après l'arrivée des colons en 1811. Mais les Syilx étaient déjà présents depuis des siècles. Inauguré en 2006, le Nk'Mip Desert Cultural Centre célèbre ces Premières Nations. Construit selon des normes écologiques strictes, le bâtiment, qui s’insère à merveille dans son environnement, évoque les habitations traditionnelles des Okanagans.

Ce centre culturel est aussi célèbre pour son mur en pisé de 80 mètres de long et de 5,5 mètres de hauteur, le plus imposant de ce type en Amérique du Nord. Sa visite permet d'apprendre les arts et coutumes des Syilx, à travers des panneaux légendés et des objets usuels. Le lieu propose aussi des activités plus inédites, comme une excursion qui mène à de la descente en rappel !

L’archipel d’Haida Gwai

L’archipel d’Haida Gwai
© Commission canadienne du tourisme

Au large de la Colombie-Britannique, l’archipel d’Haida Gwaii se trouve sur la route des premiers hommes ayant franchi le détroit de Bering pour peupler le continent. En tout cas, des vestiges archéologiques attestent d'une présence humaine il y a 6 000 ans.  Le nom de l’archipel formé de 150 îles (dont deux majeures : Graham et Moresby) signifie d’ailleurs « les îles des gens » en haïda.

Les Haïdas constituent encore un tiers de la population de l'archipel. Pour découvrir leur histoire, direction la ville de Skidegate et le Haida Gwaii Museum. Mais le joyau de cette culture est situé plus au sud. Il s'agit du village de Ninstints, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité de l’Unesco Occupé jusqu'en 1880, il contient des vestiges de maisons en écorce de cèdre, ainsi que de mâts funéraires et commémoratifs.

Par son isolation et parce qu'il a échappé à la dernière période glaciaire, l'archipel de Haida Gwai possède une biodiversité étonnante, si bien qu'on le surnomme parfois « les Galapagos du Nord ». Il ne faut pas manquer de se promener au sud dans la réserve naturelle de Gwaii Haanas pour s'imprégner de la spiritualité qui émane des lieux.

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Destination Canada

Le site touristique des Premières nations au Canada

Ministère canadien des Affaires autochtones et du Nord Canada

Site gouvernemental du ministère canadien des Affaires autochtones et du Nord Canada. Idéal pour répondre à vos questions sur les populations amérindiennes et les Premières Nations.

Texte : Routard.com

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