Macao, une perle en Asie

Macao, une perle en Asie

En partenariat avec l'Office du Tourisme de Macao

Au-delà de son image de Las Vegas asiatique, Macao réserve bien des surprises au voyageur curieux. Situé sur une péninsule de la province chinoise du Guangdong, ce petit territoire (30 km2) est riche d’une civilisation originale et métissée, fruit de son histoire singulière et de sa situation stratégique, au carrefour des grandes routes commerciales maritimes. En se promenant dans ses ruelles, on passe ainsi du Portugal à la Chine, et l’on explore un patrimoine unique, inscrit au patrimoine de l’Unesco. Une petite perle encore méconnue, à découvrir d’urgence ! 

Une destination asiatique à part

Une destination asiatique à part

Macao occupe une place à part en Asie, au carrefour de l’Orient et de l’Occident. Située à l’embouchure de la rivière des Perles, l’ancienne Ou Mun (« porte du commerce ») a toujours été un port marchant, en aval de Guangzhou (Canton).

Lorsque les Portugais s’y installent, dans les années 1550, Macao se développe et devient une étape de premier plan sur la route de la soie et une plaque tournante du commerce maritime mondial.

Des siècles plus tard, Macao reste marquée par une culture métissée. Aujourd’hui, on y parle le cantonais, le portugais, le mandarin et l’anglais, et plusieurs religions cohabitent : bouddhisme, catholicisme et protestantisme.

Si le territoire dépend du gouvernement central chinois depuis 1999, il possède le statut de région administrative spéciale et dispose ainsi d’une grande autonomie. Ici, la tradition se mêle aussi à la modernité, les édifices historiques côtoyant les complexes hôteliers ultramodernes, les casinos, les centres commerciaux et les tours d’affaires.

Un riche patrimoine

Un riche patrimoine

On aurait tort de croire que la richesse de Macao, connue pour être la capitale mondiale du jeu, se réduit à ses casinos. Son patrimoine architectural et culturel mérite à lui seul le détour.

Le centre historique « témoigne de la première et de la plus durable des rencontres entre la Chine et l'Occident, basée sur le dynamisme du commerce international », affirme l’Unesco, qui l’a inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 2005.

En se promenant au gré de ses ruelles pavées et de ses petites places, bordées de façades coloniales aux couleurs pastel et ocre, on se croirait au Portugal. Autour de la place Saint-Augustin, on peut admirer plusieurs édifices classés : les églises Saint-Augustin et Saint-Joseph, la bibliothèque de Sir Robert Ho Tung et le théâtre de Dom Pedro V.

L’instant d’après, sur la place Senado, on revient en Chine en passant devant le temple de Kuan Tai, avant de retrouver le Portugal à l’église Saint-Dominique, qui date du 16e siècle.

Parmi les nombreux autres endroits à ne pas manquer, figurent la cathédrale, les ruines de l’église Saint-Paul, la forteresse de Guia, la maison du Mandarin, et le temple d’A-Ma, plus au sud. Sans oublier les jardins, comme celui de Camões, qui rend hommage au célèbre poète portugais, et celui de Lou Lim Leoc, le seul de Macao à adopter le style Suzhou.

Pour prendre de la hauteur, on montera au sommet de la Macau Tower (338 m), qui offre un panorama exceptionnel. Enfin, on conclura la balade en se rendant sur les îles de Taipa et de Coloane, le poumon vert de Macao, où l’on découvre encore des temples chinois anciens, des églises et de charmantes ruelles aux maisons historiques, évoquant la vie d’autrefois.

Saveurs métissées

Saveurs métissées
Macao Government Tourism Office

Dans la cuisine macanaise, le métissage est également bien visible, héritage des échanges opérés depuis le développement de la route maritime des épices aux 16e et 17e siècle. Les cultures chinoise, portugaise, indienne et africaine s’y mêlent dans une explosion de saveurs inédite. Parmi les ingrédients phares, figurent le lait de coco, la cannelle et le balichao, la pâte de crevettes piquante.

A Macao, chaque repas est un véritable voyage. On peut ainsi commencer par déguster quelques dim sum, ces bouchées à la vapeur d’origine cantonaise, fourrées de poisson, de viande ou de légumes, et traditionnellement accompagnées de thé au jasmin (heong pin cha) ou rouge (pou lei). Puis, enchaîner sur un poulet rôti à l’africaine, relevé par une sauce mélangeant gingembre, ail, paprika, beurre de cacahuète et piment rouge.

A moins que l’on ne préfère goûter au crabe au curry ou aux crevettes épicées macanaises. Enfin, pour finir, impossible de ne pas fondre devant les fameux pastéis de nata, une pâtisserie lisboète qui n’a eu aucun mal à devenir l’un des desserts phares de Macao. 

Ça bouge, à Macao !

Ça bouge, à Macao !

L’année macanaise est rythmée par plusieurs événements d’envergure. Le plus important est sans nul doute le Nouvel An chinois, célébré en février, au moment de la nouvelle lune. De nombreux marchés aux fleurs s’installent alors dans la ville en liesse, illuminée et décorée de lanternes.

Pendant plusieurs jours, des parades défilent dans les rues. On assiste aux danses du lion et du dragon, et les habitants font exploser des pétards pour éloigner les mauvais esprits, tandis que chacun souhaite à son voisin « Kung Hei Fat Choi », bonne fortune.

Plusieurs festivals se déroulent à Macao, dont celui d’A-Ma, la déesse préférée des marins, ou celui du Dragon ivre, au temple de Kuan Tai. Lors du Tung Ng, le festival des bateaux dragons, le lac Sai Van est le théâtre de spectaculaires régates colorées.

Des processions chrétiennes ont également lieu, comme celle du Senhor dos Passos, qui s’achève à l’église Saint-Augustin par une grande messe.

Et les arts ne sont pas en reste. En mai, se tient pendant un mois le Festival des Arts de Macao, dont la plupart des spectacles sont gratuits. En septembre ou octobre, place au Festival international de musique, où se produisent des chanteurs et des musiciens d’Orient et d’Occident.

Enfin, les amoureux de sport automobile se retrouvent le 3e week-end de novembre pour le Grand Prix de Macao, tandis que les coureurs se défient lors du Marathon international de Macao, en décembre.

Boom hôtelier

Boom hôtelier

Dans le « nouveau Macao », les hôtels semblent pousser comme des champignons ! Les projets, ambitieux, misent avant tout sur le luxe. L’année dernière a été marquée par plusieurs inaugurations, dont celle du Harbourview Hotel, un 4 étoiles dont l’architecture rappelle celle de la Prague du 18e siècle.

De grands complexes hôteliers ont également vu le jour dans quartier de Cotai, une terre gagnée sur la mer, entre Coloane et Taipa. En février 2015, fut lancé l’immense Galaxy, abritant le Ritz-Carlton Macau, le JW Marriott Hotel Macao et le Broadway Hotel. Et en octobre, ce fut le tour du Studio City Macau, surfant sur l’univers du cinéma et de la télévision. Dès l’automne prochain, les clients de son hôtel 5 étoiles pourront réjouir leurs papilles dans le nouveau restaurant du chef étoilé Alain Ducasse. Dernier en date, le St . Regis a ouvert ses portes en janvier 2016.

Cette année verra l’ouverture du premier boutique-hôtel de Macao : le Hollywood Roosevelt Macau Hotel, mettant à l’honneur l’atmosphère rétro et glamour du Hollywood des années 1950. Et deux autres hôtels ouvriront leurs portes : le Wynn Palace et le Parisian.

Enfin, en 2017, sera inauguré le grand complexe hôtelier Lisboa Palace Resort, qui comprendra le Palazzo Versace, le Lisboa Palace Hotel et le tout premier Karl Lagerfeld Hotel. Autant dire que le boom hôtelier n’est pas près de s’arrêter à Macao !

Pour en savoir plus

Consulter le site officiel de l’Office du Tourisme de Macao

Tél : 01-44-77-88-08

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Texte : Routard.com

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