L'Ontario, un concentré de Canada

25 août 2015

Au Québec succède l’Ontario ; au Saint-Laurent, les Grands Lacs. Au hasard de leurs pérégrinations, les coureurs des bois d’autrefois ont remonté le fleuve roi et les milliers de cours d'eau, pénétrant toujours plus avant dans le dédale des terres.
Ils y ont rencontré des lacs par millions, si nombreux qu’aujourd’hui encore certains n’ont pas de nom. Surgissant du vert profond de la forêt, ils sont finalement tombés en arrêt devant la plus belle chute d’eau au nord du continent : Niagara. Malgré les poudreries — les tempêtes de neige — et les attaques iroquoises, ils sont tombés en amour avec ce pays.
Les colons ont suivi, Français d’abord, puis Anglais. Le Canada a grandi et son centre de gravité s’est déplacé — du Québec vers l’Ontario.
La province est aujourd’hui la plus peuplée du pays : 13,7 des 35,5 millions de Canadiens y vivent, dont une proportion déterminante à Toronto, devenue sa capitale économique. Là, comme à Ottawa, se dessine un monde melting-pot, modelé par une immigration constante.
Grands espaces, multiculturalisme et villes dynamiques : le visage moderne du Canada, c’est par là…



Toronto, le visage multiculturel du Canada

Toronto, la plus grande ville du Canada avec une agglomération de 6,1 millions d’habitants, n’est pas de celles qui enchantent au premier regard. Toute hérissée de gratte-ciel étincelants rappelant son rôle de centre financier, droite et bien rangée, c’est avant tout une ville utile. L’emblématique flèche de la CN Tower (553,33 m) érigée dès 1974, en est l’emblème. Et pourtant...
À parcourir ses différents quartiers, une impression différente se dégage. Aux petits restos végétariens et boutiques de fripes de Kensington Market, très néo-baba, succèdent les échoppes à raviolis et les enseignes en cantonais de Chinatown.
Les vieilles maisons victoriennes en bois de Balwin Street sont à deux pas, Little Italy aussi, Portugal Town un peu plus loin, à touche-touche avec le trendy West Queen West, où prolifèrent galeries et bars branchés. De l’autre côté du Downtown s’étend le Gay Village et, au-delà, Greektown fait écho à Little India, où voisinent sans heurts magasins de saris et d’abayas.
Aucun doute: Toronto est une mosaïque culturelle où, les statistiques l’affirment, une personne sur deux est née en dehors du Canada ! Record mondial.
Loin du chaos, cette nouvelle Babel semble au contraire apaisée. Pas d’étrangers ici, rien que des Torontois qui, le week-end, convergent ensemble vers les séduisantes Toronto Islands, à portée de ferry.
Bien sûr, il y a aussi de grands musées, comme le Royal Ontario Museum ou la Art Gallery of Ontario. Mais notre coup de coeur va au Bata, où s’exposent 13 000 chaussures d’hier et d’aujourd’hui, venues des 4 coins du monde. Une vraie parabole du Toronto d’aujourd’hui.
Le Saint-Laurent, ce chemin qui marche

C'est ainsi que les Amérindiens appelaient le Saint-Laurent. Jacques Cartier évoqua en 1535 un fleuve “sans comparaison qu'on ait jamais vu”. Un mythe était né.
Voilà un bien étrange fleuve, en vérité. Inutile de chercher sa source : il n'en a pas. C'est des Grands Lacs que naît le Saint-Laurent. Ces immenses réservoirs lui assurent un débit quasi constant parmi les plus importants au monde, égal à ceux du Rhin, de la Volga et du Nil réunis ! Tout cela malgré un cours d'une relative modestie : 1197 km “seulement” du lac Ontario au golfe.
Dans sa portion ontarienne, le Saint-Laurent, plus qu’ailleurs encore, est encombré d’îles — tantôt canadiennes, tantôt américaines. Passé Cornwall, une drôle de chaussée, le Long Sault Parkway, se lance sur ses eaux sereines, reliant un chapelet de 11 toutes petites îles. Là s’étendent des plages (certes un peu terreuses) et des gazons impeccables troués par les terriers de marmottes bien peu farouches.
En amont, les 1000-îles (Thousand Islands) sont encore plus nombreuses qu’annoncé (1865). Pour être comptabilisées comme telles, la règle est simple : il leur faut rester émergées toute l’année et être couvertes par au moins… 2 arbres !
Beaucoup le sont aussi de fasteuses résidences secondaires, à l’image de la folie néo-médiévale du Boldt Castle, imaginé pour son épouse adorée par le propriétaire du Walfdorf Astoria de New York…
Upper Canada Village : retour sur le passé

C'est ici, aux portes du Québec, que s’est véritablement joué le destin du Canada. Dans cet Ontario nourri de bon sang loyaliste par la Révolution américaine et la guerre de 1812, les Anglais ont remporté la première bataille des berceaux. Ils ont alors fait leur ce territoire qui ne l’était encore que nominalement après la prise de la Nouvelle-France (1763).
Niché sur les berges du fleuve, l’Upper Canada Village ramène à ces temps anciens où la reine Victoria gouvernait encore aux destinées quotidiennes du pays. L’hymne à sa gloire, affiché en bonne place dans la salle d’école, où s’appliquent pour la journée des élèves en costume d’époque, souligne bien le lien indéfectible.
Il y a quelque chose de sublimé, de poétique, dans ce beau village d’une quarantaine de bâtiments authentiques, recréé comme dans les années 1860. Les jardinets y débordent de fleurs, les potagers de légumes, les figurants costumés s’y déplacent en carriole à cheval.
A quelques pas, le meunier moud la farine que fera cuire le boulanger et la scierie, alimentée par une roue à aubes, livre son quota quotidien de grosses planches. Les vieux métiers à carder et tisser de la lainerie s’activent dans un bruit sourd.
Midi venu, on se retrouve attablé sur la véranda de l’hôtel Willard’s (chambres à 35 sous), pour un authentique déjeuner de soupe au pois ou une tarte aux pommes.
Ottawa, la capitale entre deux mondes

C’est à la même époque (1867) que la reine Victoria, toujours elle, choisit de faire d’Ottawa la capitale du nouveau dominion du Canada. La légende dit qu’elle lança son doigt au hasard sur une carte du pays. Les historiens, eux, y voient un compromis géographique et politique mûrement réfléchi, à la frontière des mondes anglophone et francophone.
Engoncé dans son rôle depuis bientôt un siècle et demi, le Parlement canadien néo-gothique veille sur la large rivière des Outaouais depuis sa colline. On le visite religieusement, avant d’aller assister, chaque matinée d’été, à l’incontournable relève de la garde des red coats, coiffés de leur chapeau de poil d’ours (à 10h par beau temps).
En contrebas, le canal Rideau, classé à l’Unesco, se hisse au-dessus du cours d’eau au gré de huit écluses en échelle. Bâti dans les années 1830, c’est lui qui, en vérité, a donné naissance à la ville. Long de 202 km et s’étirant jusqu’au lac Ontario, il devait permettre de sécuriser les approvisionnements à une époque où les États-Unis étaient plus ennemis qu’amis.
Juste au-dessus, l’emblématique hôtel Château Laurier, bâti par la compagnie des chemins de fer, rappelle le Château Frontenac québécois. À quelques pas de là s’étend le marché By, avec sa cohorte de stands, de restaurants et de bars. On y grignotte une queue de castor, cette drôle de beigne (beignet) aplatie à la canelle.
Après avoir repris des forces, on se lance dans la visite des grands musées — Beaux-Arts, Histoire (à Hull, côté québécois), Nature, Guerre, Aviation, tous les grands thèmes sont explorés. Mention spéciale pour le Musée canadien de l'histoire, sa superbe architecture et son époustouflante salle du Canada !
Parc Algonquin : les profondeurs de la forêt

Plein ouest, la route 60 mène aux immensités du parc provincial Algonquin, grand comme une petite Corse (7 630 km2). La forêt étend ici son infini manteau, baigné par un implacable silence, dont l'intensité s'exacerbe au cri du geai et à l'incontournable vrombissement des moustiques et des mouches noires (fort voraces en été).
La région marque le rebord du bouclier canadien, vieux d'un milliard d'années, sur lequel repose une grande partie du pays. Son âge lui vaut un relief peu marqué, raboté par les glaciers (épais de 1,5 à 4 km) qui recouvrirent la majeure partie du territoire durant la dernière ère glaciaire. Des rivières ont ensuite creusé les fissures de ce vieux plateau en vallées et gorges — comme au Barron Canyon, haut de 100 m.
Sur son gros million de km2, l’Ontario est couvert à 15% par l’eau douce. C’est plus encore à Algonquin, où s’étendent quelque 1 500 lacs, reliés par 1 200 km de voies navigables — qui ouvrent autant de perspectives d’exploration.
On s’y embarque en canoë, au gré de longues journées rythmées par les brumes matinales, les portages, l’observation des oiseaux et des loutres, jusqu’à cet instant magique ou, peut-être, l’orignal voudra bien se montrer.
Quelque 2 000 ours noirs vivent aussi ici, dont la gourmandise oblige à percher les réserves de nourriture sur les branches… Des 300 loups, on ne voit rien, mais on entend parfois les hurlements. Les gardes du parc les appellent chaque jeudi du mois d’août dans l’espoir qu’ils leur répondront, lors d’un wolf howl devenu rituel.
Les plus grands lacs du monde

Ils sont cinq : Supérieur, Michigan, Huron, Erié et Ontario (d’ouest en est), du plus élevé au plus bas, comme autant de marches séparées par des séries de rapides.
Leur taille colossale, digne de mers intérieures, reflète l’énormité de la calotte glaciaire qui, lorsqu’elle se mit à fondre, il y a 10 000 ans, remplit peu à peu de ses eaux les dépressions. Réunis, les Grands Lacs renferment aujourd’hui près d'un cinquième de l'eau douce terrestre !
Deuxième en taille après le Supérieur et troisième au monde, le lac Huron se scinde en deux : bassin principal à l’ouest, baie Géorgienne à l’est, aux eaux particulièrement limpides. Entre les deux, flotte Manitoulin, la plus grande île lacustre au monde.
Atteinte depuis la Transcanadienne, l’île Manitoulin déroule des paysages éternels de forêts, de campagne, de lacs. On y pêche, on s’y oublie loin des villes. Le tiers de la population est encore amérindien et, de juin à août, les pow-wows donnent une bonne raison de s’y perdre.
L’été, le ferry Chi-Cheemaun (“grand canoë” en algonquin) cingle vers Tobermory, un gentil petit port amarré à l’extrémité nord de la péninsule de Bruce. Dans le Bruce Peninsula National Park voisin, les sentiers mènent à de courtes falaises matérialisant l’escarpement du Niagara, qui s’étire en dents de scie jusqu’aux célèbre chutes, à 700 km de là.
Au large, le Fathom Five National Park protège une flottille d’îlots boisés. On débarque sur la petite Flowerpot pour admirer ses deux célèbres rochers littoraux en forme de pots de fleurs. Un bout du monde rêvé, où ne vivent qu’oiseaux et écureuils.
Midland, sur la trace des missionnaires français

Remontons une nouvelle fois le temps, du côté de Midland. Au début du XVIIe siècle, la Nouvelle-France ne compte encore que quelques centaines d’habitants. Abandonnant Québec, des jésuites emboîtent pourtant le pas de Samuel de Champlain jusqu’à la “mer douce” (baie Géorgienne). Leur mission dans ces confins du monde connu ? Évangéliser les Ouendats (Hurons), un peuple d’agriculteurs plutôt pacifique.
La mission de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons prend forme en 1639, derrière une double palissade haute de 5 m — la foi n’empêchant pas quelques précautions… Dans ces murs, abritant église, habitations, ateliers, potager et maisons communes ouendates, réside tout au plus une soixantaine d’hommes à la belle saison.
L’hiver, malgré sa rudesse, est temps de mission. Persuadés que les belles histoires ne peuvent se conter en été, au risque de voir les cultures s’arrêter de pousser pour les écouter (!), les Ouendats ne tendent l’oreille aux prêtres qu’au coin du feu… Les conversions ne se ramassent pourtant pas à la pelle et les rares convertis sèment la discorde au sein de leur peuple.
Dix ans à peine après sa fondation, la mission, en but aux attaques iroquoises, est abandonnée et brûlée par ses occupants. Les Canadiens, si doués pour les voyages dans le temps, l’ont rebâtie à l’identique, avec guides costumés.
Un temps fort, prolongé à Huronia (village huron reconstitué), en pleine ville de Midland, et au Discovery Harbour, un arsenal britannique méticuleusement rendu à la vie à Penetanguishene.
Les chutes du Niagara, le tonnerre des eaux

La parenthèse tempérée du lac Ontario se referme au sud sur un pays de cocagne. À l’abri relatif des blizzards, la Fruit Belt de la province voit défiler des bourgades tranquilles où prospèrent vignes et vergers.
À Niagara-on-the-Lake, l’escale s’impose le temps d’une balade au pied des demeures loyalistes et d’une dégustation d’ice wine. Ce drôle de breuvage, obtenu à partir de raisins gelés sur pied, vaut les meilleurs licoreux.
Remontant le long d’une large rivière impétueuse, la Niagara Parkway s’approche du but du voyage, en forme d’apothéose. Son seul nom évoque sa puissance : Ongniaahra, le “tonnerre des eaux”. “La masse du fleuve s'arrondit en un vaste cylindre, puis se déroule en nappe de neige (…) on dirait une colonne d'eau du déluge”, écrivait Chateaubriand.
Les chutes du Niagara ne sont pas les plus grandes du monde, mais leur cadre en fer à cheval est si théâtral, et la puissance de la rivière telle (6000 m3/s), que le spectacle est incontestablement grandiose.
A l'origine situées à 11 km en aval, les falls ont peu à peu rongé l'escarpement à rebours. En chemin, elles ont formé une gorge profonde, aux rapides mortels.
C'est à l'endroit où l'impétueux cours d'eau continue de creuser l'escarpement que se libèrent aujourd'hui, de part et d'autre de Goat Island, les Horseshoe Falls (52 m), formant un rideau de 700 m de large, et les plus petites American Falls. La force de l'eau, pilonnant la roche, a creusé au pied des chutes un bassin naturel profond de 56 mètres !
Les dingos des chutes du Niagara

Qu’importe la foule et la panoplie d’attractions touristiques inventées au fil du temps : la force de la nature demeure.
Pour mieux en prendre la mesure, les tunnels du Journey behind the Falls (“voyage derrière les chutes”) ont été percés à même la roche dès 1888. Un ascenseur descend jusqu’à ces boyaux humides, qui débouchent l'un derrière le rideau opaque des Horseshoe Falls, l’autre à son pied même.
Autre option : la croisière en cape de pluie, serrés sur le pont, à bord du Hornblower ou du vieux Maid of the Mist, qui croisent jusqu'à la base de la cataracte. Tempête d'embruns garantie !
Une omelette au-dessus du vide !
À côté du spectacle naturel, les hommes ont longtemps cherché à s'illustrer. En 1829, un certain Sam Patch sauta de 26 m de haut dans les eaux de la rivière.
Les années 1860 virent l'avènement des funambules. Le Grand Blondin, Jean-François Gravelot de son vrai nom, un Français, fut le premier et le plus célèbre, traversant à de multiples reprises les gorges sur un câble, portant son manager sur le dos, avec une brouette et même un poêle pour se faire cuire une omelette au-dessus du vide…
Ses successeurs et concurrents ne manquaient pas non plus d'imagination. Tous officiaient pour la gloire et faisaient de leurs acrobaties un gagne-pain.
Capitaines et marins d'eau douce tentèrent d'apprivoiser en bateau ou à la nage les rapides de la rivière Niagara. Les plus fous se laissèrent aller à descendre les chutes dans des tonneaux !
Contre toute attente, beaucoup survécurent. Les autres reposent en paix, dans la section des cascadeurs du cimetière d'Oakwood.
Fiche pratique

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Commission canadienne du tourisme
Arriver-Quitter
Air Canada et Air France relient Paris à Toronto quotidiennement. Vols également depuis Paris CDG et d’autres aéroports français en été avec Air Transat. On peut aussi éventuellement gagner Ottawa ou Kingston, via Toronto ou Montréal.
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Sur place, la voiture s’impose. Les transports en commun sont réduits à leur plus simple expression et ne permettent guère de quitter le corridor Montréal – Ottawa – Kingston – Toronto – Chutes du Niagara.
Les parcs Algonquin et Bruce Peninsula ne sont desservis par des bus (www.parkbus.ca) que toutes les 1 à 2 semaines en été!
Climat
Le climat, continental, est marqué par un hiver précoce (dès novembre) qui s’éternise jusqu’en avril. Le printemps, marqué par le dégel et la sloche (neige fondue) est bref et s'ouvre dès juin sur un été chaud et relativement pluvieux (8 jours/mois en juillet-août)…
Le début de l'automne est idéal pour aborder l’Ontario. De la dernière semaine de septembre à la première d'octobre, l'été indien atteint son paroxysme. Il commence alors à faire plus frais : 12° à 15 °C le jour et souvent moins de 10° C la nuit (voire 5 °C).
Budget
Le temps où les voyages en Amérique du Nord ne coutaient pas cher est révolu. Les prix des hôtels (100-250 $ en ville) et motels (60-200 $ selon situation et saison) ont largement augmenté et les entrées des parcs et musées sont assez chères.
Compter par exemple 17 $ pour le parc Algonquin (pour toute la voiture) et… 35 $/personne pour la CN Tower !
Certes, il existe souvent des forfaits famille (avec au moins 2 enfants de moins de 18 ans), mais ça s’additionne vite quand même !
Si les courses ne coutent pas très cher et les fast-foods encore moins, les vrais restos sont assez dispendieux, comme on dit par ici — surtout en ajoutant les taxes (13%) et le service (15% minimum)…
Hébergement
Les petits budgets et les amoureux de la nature se concentreront sur le camping. Il y en a plein de géniaux (en particulier dans les parcs) et, avec une tente, ça ne revient pas trop cher (30-40 $/emplacement jusqu’à 6 personnes).
Côté motels, il y a de tout : du vieux, des chaînes, des vieilles chaînes, des récents et chers… Globalement, c’est pratique, c’est l’Amérique, mais ça manque de personnalité.
Les hôtels sont surtout urbains, les lodges situés dans les zones naturelles (certains sont carrément hors de prix !) et les resorts (complexes hôteliers) établis dans les zones « balnéaires » (de lacs).
Les B & B, très nombreux, sont la plupart du temps cossus et installés dans de belles maisons anciennes. L’accueil est souvent chaleureux et le petit déj compris, mais les tarifs sont chers (120-160 $, voire plus) et les enfants de moins de 12 ans sont souvent refusés…
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Liens
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