La Guadeloupe, version nature

La Guadeloupe, version nature
Les Saintes © eyewave - stock.adobe.com

1 704 km2, 410 000 habitants, et six grandes îles habitées : Grande-Terre et Basse-Terre, bien sûr, mais aussi Les Saintes (deux îles), Marie-Galante et La Désirade. Et une nature magnifique…

Depuis une décennie, la Guadeloupe a vu se développer une nouvelle forme de tourisme vert, particulièrement tourné vers la découverte des milieux naturels, des produits locaux et des « habitants » petits et grands qui font la richesse de la terre comme de la mer.

Une chance pour la Guadeloupe, épargnée par Irma et Maria, l’hiver dernier, redevenue une des destinations préférées des Français.

La Grande-Terre à grande vitesse !

La Grande-Terre à grande vitesse !
Ponte des Châteaux © Christelle.delforge - stock.adobe.com

Pointe-à-Pitre, la capitale, ne vous retiendra que quelques heures, le temps de visiter le passionnant musée du Mémorial ACTe. On aperçoit de loin ses innombrables racines d’argent poussées, tel un figuier maudit géant, sur une boîte noire qui renferme désormais la mémoire collective. 167 ans après l’abolition de l’esclavage en 1848 grâce à Victor Schœlcher, le mémorial porte un autre regard, clair, inquiétant, fort, sur l’histoire des Antilles.

Évitez la route de la côte et passez par les Grands Fonds, région verdoyante et fraîche à souhait, pour rejoindre Les Abymes, Le Moule, ou Sainte-Anne si vous avez des envies de lagon turquoise. Incontournable marché nocturne le jeudi à partir de 17 heures.

Quant aux plages, les plus belles se trouvent à mi-distance de Sainte-Anne et Saint-François, bourg animé qui a su cultiver le souvenir du village de pêcheurs qu’il était autrefois. Une route rectiligne, avec ses plages cachées qui jouent à touche-touche, mène jusqu’à la pointe des Châteaux, imposant éperon rocheux où l’on vient assister au lever (si on est courageux) ou au coucher du soleil, face à la Désirade.

Si vous vous sentez des envies de côte sauvage, poussez jusqu’au nord, battu par les vents, une fois passé Le Moule : aux mangroves succèdent les champs de canne à sucre et une sorte de brousse tropicale, la sucrerie Gardel ou la distillerie Damoiseau vous font découvrir leurs installations, et il suffit de s’échapper parfois au milieu des frangipaniers ou des gommiers pour se retrouver (presque) seul au monde.

Les fans de Lilian Thuram et de vagues sauvages feront halte à Anse-Bertrand. Quant aux aventuriers de la mangrove perdue, ils embarqueront à Petit-Canal ou à Morne-à-l’Eau, pour des balades en kayak ou en bateau.

Basse-Terre, sous le volcan de la Soufrière

Basse-Terre, sous le volcan de la Soufrière
Volcan La Soufrière © jlazouphoto - stock.adobe.com

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, Basse-Terre est une zone montagneuse coupée, depuis 1967, par la route de la Traversée. Le volcan de la Soufrière retenant souvent les nuages, la pluviosité y est plus importante qu’en Grande-Terre. Les innombrables sources qui jaillissent des versants favorisent une végétation luxuriante, et les sentiers (les traces) ainsi ombragés font le bonheur des randonneurs.

Basse-Terre a l’avantage d’être en grande partie protégée par le parc national de la Guadeloupe, et donc classée par l’Unesco au Réseau mondial des réserves de la biosphère.

Petit-Bourg est la commune la plus étendue de Guadeloupe. Rien de particulier à y voir, mais une certaine atmosphère, et quelques vestiges comme la distillerie de Montebello, l’église Notre-Dame du Bon Port datant de 1930, marquée par l’empreinte d’Ali Tur ou les maisons traditionnelles du centre-bourg.

Sur les hauteurs, quelques gîtes très agréables et bien situés. Les coteaux, vallées et cours d’eau à proximité se prêtent admirablement aux randonnées.

Guadeloupe : les plaisirs de Basse-Terre

Guadeloupe : les plaisirs de Basse-Terre
Chutes du Carbet © bennymarty - stock.adobe.com

Pour se mettre au vert, une belle adresse : l’Habitation Touboul. Françoise, la « chasseuse de fruits et de plantes », et Gérard, le passionné de voyages, vivent aux Antilles depuis plus de 30 ans. Ils font partie de ces amoureux de l’île qui font le bonheur des visiteurs, qu’ils emmènent faire un tour à la Kassaverie de Duquerry ou à celle du Morne-Bourg pour assister à la fabrication de la farine à partir des racines de manioc. Ou encore acheter des gousses de vanille excellentes chez Laurence sur les hauts de Petit Bourg (Racoon Vanille).

Petit arrêt à la brasserie de La Lézarde, la seule brasserie artisanale de l’île, qui propose 6 bières différentes, à déguster en terrasse, en profitant du cadre autant que de la fraîcheur de cette production quasi bio initiée par des Bretons. Tout cela avant d’aller déjeuner chez Zézette, au centre du bourg, un resto typique qui régalera les amateurs de poulet coco et de poulpe bien relevé pour moins de 25 €/pers. Vous sortirez de table pour assister au marché nocturne (à partir de 16 h) au rond-point de Montebello.

Pour les amateurs de randonnée, en descendant vers Trois-Rivières, le choix ne cesse de s’élargir, depuis la trace des chutes de la rivière Moreau jusqu’à celles du Carbet. Elle prend sa source à 1 300 m d’altitude, sur le flanc de la Soufrière, et parcourt une dizaine de kilomètres avant de se jeter dans la mer, au sud de Capesterre-Belle-Eau. Trois chutes consécutives, à faire en fonction de sa forme physique et des arrêtés municipaux, et à éviter absolument par temps de pluie.

La route pour s’y rendre livre de très belles échappées sur les bananeraies et permet de s’enfoncer dans une végétation de plus en plus dense. Certains jardins qu’on pouvait visiter ont peut-être souffert, mais restent ouverts à la visite.

Soyez toujours prudent, car les traces (sentiers) peuvent évoluer suite à des pluies violentes et, de ce fait, ne plus suivre le balisage initial. Renseignez-vous avant d’entreprendre toute balade au centre d’accueil des chutes.

De Trois-Rivières à Saint-Claude : balade autour de la Soufrière

De Trois-Rivières à Saint-Claude : balade autour de la Soufrière
Plage de Grande-Anse © Fwed - stock.adobe.com

Au sud de Basse-Terre, Trois-Rivières est une commune où l’on se pose, dans les hauteurs, pour profiter de la vue et de la fraîcheur, avant de prendre le bateau pour les Saintes, depuis l’embarcadère situé en bas du village. Haut-lieu de la culture amérindienne, le site fut l’objet de diverses cultures (vanille, indigo, tabac, coton) avant que la canne à sucre, puis la banane ne s’emparent de ses terres fertiles.

Belle plage de sable noir à Grande-Anse sur la route de Vieux-Fort, connue aussi pour être un des rares sites de ponte des trois espèces de tortues marines de l’archipel. Un point d’information de l’association Kap Natirel y est implanté et permet d’en savoir plus sur ces animaux emblématiques : www.tortuesmarinesguadeloupe.org  

La route côtière entre Trois-Rivières et Vieux-Fort offre une vue remarquable sur les Saintes, avant d’arriver au phare de Vieux-Fort, qui marque l’entrée de la rade de Basse-Terre. Le fort Olive accueille désormais les bureaux de l’association Kapnatirel, qui s’occupe des tortues marines et des requins principalement. Point d’information sur le patrimoine naturel de l’archipel et bons conseils pour la découverte des fonds marins.

Passage rapide par Basse-Terre, la capitale administrative de la Guadeloupe, peu attrayante même en semaine, pour rejoindre Saint-Claude, sur le versant sud de la Soufrière, charmante bourgade avec de superbes propriétés et des villas de style créole enfouies dans une exubérante végétation tropicale. On y trouve aussi le siège du Parc national de la Guadeloupe.

En voiture, impossible d’aller plus haut que les Bains Jaunes, sur la route D11 de Saint-Claude à la Soufrière. On emprunte le pas du Roy, sentier pavé par l’armée coloniale en 1887, qui fut longtemps le seul accès au volcan. À travers l’une des forêts primaires les mieux conservées des Petites Antilles, ce sentier conduit en 40 min à la Savane-à-Mulets, au pied du dôme de la Soufrière.

Point culminant des Petites Antilles, La Soufrière (1 467 m)  se drape souvent pudiquement dans les brumes. Sur ses pentes, il tombe près de 10 m d’eau de pluie par an, ce qui constitue un des records de pluviométrie dans le monde !

De Vieux Habitants à Deshaies : plongée au cœur de la Guadeloupe

De Vieux Habitants à Deshaies : plongée au cœur de la Guadeloupe
Vue depuis le Col des Mamelles © Frank Kuschmierz - stock.adobe.com

Mieux que les Spa : les sources d’eau chaude de la Guadeloupe ! Un régal pour les amateurs d’eaux chaudes, voire carrément bouillantes. Pour y aller, la route traverse Vieux Habitants, la plus ancienne commune de Guadeloupe, fondée en 1636 par les premiers colons de la Compagnie des Isles d’Amérique, autorisés à s’y établir. Le terme « habitant » désignait alors celui qui a reçu une concession, exploite une terre et y installe une habitation...

On quitte Vieux Habitants pour découvrir l’ancien « Îlet-à-Goyaves », devenu « Fontaine-Bouillante » et enfin Bouillante à la fin de l’Ancien Régime. Le site étend ses eaux chaudes sur 15 km de littoral, en passant par Pigeon et Malendure, haut lieu de la plongée sous-marine en Guadeloupe, avec ses fameux îlets Pigeon (classés Cœur du parc national), tout proches de la côte. Plus encore que ses eaux chaudes, c’est la beauté de ses fonds marins qui attire les foules.

Toutes les combinaisons sont bonnes, y compris en bateaux à fond de verre, ce qui, bien sûr, n’est pas sans conséquence sur l’écosystème de la zone. Les eaux y sont très claires et abritées, peu profondes et adaptées à toutes les palmes. Bref, des conditions de plongée idéales...

C’est d’ici aussi que vous partirez pour observer baleines à bosse et cachalots, sans parler des dauphins, qui croisent fréquemment au large des côtes.

En remontant vers Pointe-Noire, possibilité de rejoindre la route de la Traversée. Depuis Mahaut, la départementale grimpe en tournant jusqu’au col des Mamelles (615 m). Une immersion dans la forêt primaire de Guadeloupe telle qu’elle était (enfin, presque !) quand les Européens débarquèrent.

Deshaies, la douceur de vivre guadeloupéenne

Deshaies, la douceur de vivre guadeloupéenne
Décor du poste de police de la série Meurtres au paradis © OkFoto.it - stock.adobe.com

Coup de cœur déjà ancien pour Deshaies (prononcer « Déhé »), ancien village de pêcheurs ayant su conserver de nombreuses maisons en bois de style caraïbe, dont les plus pittoresques s’ouvrent sur une jolie petite baie abritée. Comme elles abritent des bars et des restos avec terrasses, vous pourrez en profiter, comme le font les acteurs du plus célèbre des feuilletons policiers jamais tournés aux Antilles, Meurtres au Paradis. Si vous séjournez dans l’un de ces écolodges qui font le charme de cette microrégion, vous vous laisserez bercer par la douceur des lieux, en regardant le soleil se coucher dans la mer, ce qu’il fait très bien.

À 2 km à peine au nord du bourg, ourlée de cocotiers, Grande-Anse est l’une des plus belles plages de la Guadeloupe. La plus populaire aussi. Mais notre plage préférée reste, plus au nord, celle de l’Anse de la Perle. Superbe plage de sable protégée par une barrière de corail, avec vue sur l’île de Montserrat.

Adaptés à tous, du débutant au plongeur confirmé, les spots de plongée entre Pointe-Noire et Deshaies abritent une  faune surprenante. Si les inévitables tortues vertes et imbriquées sont quotidiennement au rendez-vous, les sites tapissés d'éponges et de coraux multicolores réservent d'autres surprises : poissons-perroquets, anges, mérous, diodons, langoustes...

De l’autre côté de Deshaies, sur Sainte-Rose, arrêt obligatoire pour visiter l’écomusée créole, attachant, hors du temps, ou partir en bateau dans la mangrove. C’est au départ de Sainte-Rose qu’on trouve le meilleur choix d’excursions à la découverte des îlets de carte postale du Grand Cul-de-Sac Marin, sans oublier l’exploration étonnante de la mangrove et des baignades mémorables avec palmes, masque et tuba sur la barrière de corail. Tous les moyens sont bons : kayak, bateau à moteur, zodiac... Tous les prestataires sont sur le front de mer en contrebas du bourg.

Fiche pratique

Retrouvez tous les bons plans, infos, adresses dans le Routard Guadeloupe

Consultez notre guide en ligne  Guadeloupe
Office de tourisme de la Guadeloupe 
Parc national de la Guadeloupe 
Comment y aller ?

Vols directs quotidiens depuis Paris avec Air France, XL Airways, Corsair… Trouvez votre billet d’avion.

Bonnes adresses

- Coco Kafé : pl. Créole à Pointe-à-Pitre. Tél. : 05-90-93-63-02. Tlj sf dim soir (et dim midi en août). Plats 21-24 €. Pour faire une pause au calme après la visite du Mémorial Act. Une jolie terrasse à la déco tropicale, les pieds dans l’eau, pour déguster des plats locaux revisités, joliment présentés et savoureux. Carte courte. Ambiance Saint-Tropez sous les tropiques.

- Sucrerie Gardel : à 4-5 km au sud du Moule par la N5 vers Saint-François, puis la D117 à droite. Visites guidées pdt la récolte de la canne à sucre : en principe de mi-fév à juil (sf sam ap-midi et dim) Fondée en 1870, voici la dernière sucrerie de l’île encore en activité.

- La distillerie Damoiseau : à 3 km à l’ouest du Moule. damoiseau.fr Suivre la D101 direction Grands-Fonds-du-Moule. Visite libre tlj sf dim et j. fériés. Au milieu des champs de canne, cette distillerie de la fin du XIXe s produit le rhum le plus consommé de Guadeloupe.

- Habitation Touboul : 1390, Hauteur Lézarde, à Petit-Bourg. Tél. : 05-90-94-10-69. Chambre 90 €/j pour 2 et repas 40 €/pers. Leur maison créole est entourée d’une grande galerie et d’un jardin de rêve, patiemment entretenu par Gérard. En cuisine, Françoise prend plaisir à chercher et élaborer des recettes nouvelles qui font le bonheur des hôtes, tout comme son petit déjeuner, royal. Tous deux se mettent en quatre pour rendre le séjour des plus agréables.

- Gîtes L’Îlot Fruits Guadeloupe : 72 A, route de La Regrettée. Tél. :06-90-54-93-00 ou 06-90-27-83-72. Gîtes 2-4 pers 590-650 €/sem 4 beaux gîtes au calme avec vue sur l’archipel des Saintes et la plage de Grande-Anse et belle terrasse privée avec hamac et chaise longue. À disposition, le barbecue et la belle piscine, des livres et une malle de jeux. Découverte du verger créole.

- Gîte Les Bananes Vertes : impasse des Gardénias. Tél. : 05-90-99-34-73. Doubles 90 €, petit déj compris ; lodges 2-5 pers 130-170 €. Table d’hôte locale sur résa 21 €. Des chambres petites, mais bien agencées dans la maison, mais surtout de sympathiques lodges éparpillés dans un beau jardin, dont un avec jacuzzi et un autre dans les arbres. Idéal pour qui veut profiter des sorties randonnées et canyoning proposées par la maison...

- La plantation de café Vanibel : à Cousinière, Tél. : 05-90-98-40-79. Tlj sf dim et j. fériés ; visites guidées slt. Entrée : 7,50 €. Bonnes chaussures indispensables. Depuis 1974, la famille Nelson cultive 15 ha de caféiers et 1,5 ha de vanilliers sur son domaine, et produit environ 5 t par an d’un café artisanal 100 % Guadeloupe, variété arabica.

- Infiniti Blue : chemin de Matone, à Coreil. 05-90-46-75-20. À 4-5 km au sud de Bouillante. Compter 670 €/sem en bungalow. Du bleu, rien que du bleu en face de nous, avec un arc-en-ciel pour couronner le spectacle ou un coucher de soleil selon l’heure et l’humeur. Tout ça vu du desk ou de la piscine à débordement. Pour le reste, confort, sérénité. Jacuzzi à disposition et repas délicieux sur demande.

- Ilôt Palmiers : chemin de Varin, Gommiers nord. Tél. : 05-90-99-96-62. Compter 500-550 €/sem (79-89 €/nuit) pour 2 pers, 550-650 € pour 4 (83-93 €/nuit). 5 élégants bungalows en bois hyper-équipés, sans vis-à-vis, qui semblent encore tout nouveaux, tout beaux, au milieu d’un parc où l’on peut croiser quelques iguanes (ici ils font même les accouchements d’iguanes !). Clean, clim aussi. Piscine. Belle atmosphère.

- Au Jardin des Colibris : à Villers. Gîte 43-145 €/j pour 2. Case ou lodge 64-195 €, cabane 78-229 € (tarif dégressif). Plusieurs types d’hébergement noyés dans la végétation, aménagés pour les amoureux de la nature ou les amoureux tout court. Également une cabane en bois entre les arbres, avec sa cuisine et sa douche ouvertes sur la végétation... Quant aux colibris, ils sont partout, prélevant leur dîme dans les fleurs bordant les terrasses. La maison est fière de son label Refuge LPO (Ligue pour la protection des oiseaux). La piscine éclairée le soir est accessible 24h/24.

- Le Matelot de la Baie : à la sortie de Deshaies. Notre chouchou, à 150 m du centre de Deshaies. Gîtes 385-690 €/sem pour 2. Trois bungalows en bois pour 2 personnes, authentiques, bien équipés, protégés de la chaleur par de magnifiques Mahogany, avec une vue superbe sur la baie de Deshaies. Éric, le propriétaire, emmène gratuitement ses clients pour une sortie snorkeling sur le bateau de son club de plongée.

- Bleu des Îles : chemin Bornave, à Ferry. Tél. : 06-90-65-34-46. Selon confort et saison, 475-745 €/sem pour 2 pers. 5 bungalows impeccables pour 2 à 4 personnes, avec terrasse, hamacs et  une vue sur la mer des Caraïbes et l’Île de Montserrat. Déco soignée, clim en bas et ventilo à l’étage pour les duplex. Piscine au milieu d’un magnifique jardin tropical très bien entretenu. Fred a créé une vie, une atmosphère bien à lui dans ce petit complexe.

- Le jardin botanique de Deshaies : au lieu-dit Villers. Tél. : 05-90-28-43-02. À 1,5 km au sud de Deshaies. Tlj 9 h-17 h 30 (dernier billet à 16 h 30). Entrée : 15,90 €. L’un des plus visités, car ce parc botanique et animalier de 5 ha (ancienne propriété de Coluche) compte plus de 1 300 espèces tropicales et vous occupe facilement une demi-journée, voire plus si vous déjeunez sur place.

- L’écomusée créole de la Guadeloupe : route de Sofaïa (D19), Ravine Cheval, à 2 km de Sainte-Rose. Tlj sf lun 9 h-16 h 30. Entrée : 12,50 € ; réduc. Resto sur place. Plus qu’un simple jardin botanique, un véritable écomusée. Il faut prendre le temps de lire, de respirer, de toucher : ici le poivre de Guinée au goût de Vicks, là le gros thym pour le poisson mariné... ou, dans un autre registre, l’herbe à femme (l’IVG d’antan lontan) et la feuille à maltete.

Tortues : attention !

Si la connaissance du spot est une bonne chose pour la sensibilisation, trop peu de gens connaissent et/ou respectent les règles d'approche (ne pas poursuivre, ne pas toucher, ne pas descendre dessus...) et ce, malgré une intense communication. Nombreux sont ceux qui les attrapent, les touchent, voire s'accrochent à la carapace. Les risques: un stress induit pour les individus qui perdent en apports de nutriments et donc un affaiblissement à court terme, ainsi que la désertion du site à moyen terme.

A lire : « Carême de sang aux Antilles », par André Berthon,  dans la collection de polars de Caraïbéditions. Une collection passionnante, qui revisite l’actualité en faisant voyager.

Texte : Gérard Bouchu

Mise en ligne :

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