Zanzibar, l'île aux épices

Nungwi, la plage pour raison d’être (ou ne pas être)

Nungwi, la plage pour raison d’être (ou ne pas être)
Eric Milet

À Zanzibar, si l’objectif avoué de vos vacances est de vous gorger de soleil, rendez-vous à la pointe nord de l’île ! La plage, version Rita Pavone, pasta, gelati et tutti quanti. En effet, quand Zanzibar s’est ouvert au tourisme dans les années 1990, les promoteurs italiens y ont investi en masse contrairement aux autres pays. Conséquence : aujourd’hui, leurs compatriotes représentent un tiers des touristes qui se rendent sur l’île.

Du coup, les hôtels sont à touche-touche. Cette pandémie a même gagné progressivement la côté Est jusqu’à Uroa Bay ou les hôtels « all inclusive » se multiplient. Rien de spécial à y faire, à part buller sur son transat en attendant que la mer remonte et permette de nager sans se ruiner les genoux sur les oursins.

Appelons ça le tourisme balnéaire à défaut de prononcer son vrai nom. Chaque hôtel possède son beach-boy attitré, un pseudo-Masaï grimé comme une marionnette qui fait le planton en attendant son client. Une totale ineptie d’ailleurs, car les Masaïs sont des purs produits d’importation, leur culture est totalement étrangère à l’île.

On l’aura compris, la côte Est n’est pas notre tasse de thé (aux épices), Zanzibar est un archipel pétri d’influences culturelles diverses qui ont fusionné ou se sont sédimentées au fil du temps. Il serait bien dommage de le réduire au seul sea, sex and sun.

Texte : Eric Milet

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