Zanzibar, l'île aux épices

Stone Town, le poumon économique de l’île

Stone Town, le poumon économique de l’île
Eric Milet

Stone Town… Un peu Tombouctou pour ses portes et le mythe, Goa pour le côté indien et baba, et Essaouira pour ses odeurs de poisson, ses ruelles pas toujours nettes et son côté rasta. Avec ses 60 000 habitants, cette Babel transpirante, dont le fourmillement ne cède en rien à celui de ses grandes sœurs indiennes, concentre à elle seule toute l’activité économique de l’île.

Stone Town évoque l’Afrique de Rimbaud, celle d’Henry de Monfreid et d’Hemingway. Celle de Livingstone, aussi, puisqu’il y prépara sa dernière expédition. Dans les échoppes qui scandent les ruelles poussiéreuses de la vieille ville, mis à part le plastique et les téléphones cellulaires, rien ne semble avoir changé depuis des lustres. Devant chaque porte (superbe, la ville est classée au patrimoine de l’humanité par l’Unesco depuis 2000), le commerçant, qui, jadis, dodelinait de la tête le nez dans son Coran, pianote aujourd’hui sur son smartphone.

Côté tourisme, il faut s’éloigner bien vite des marchands de souvenirs et des pseudo-rastas qui vous servent du hakuna mata à longueur de journée pour partir explorer le lacis de ruelles de la vieille ville.

Là, au fond d’impasses improbables, au pied d’immeubles lépreux rongés par le temps, se cachent encore les ateliers des artisans qui depuis toujours ont embelli la ville : ferblantiers, dinandiers, ébénistes…

Texte : Eric Milet

Mise en ligne :

Services voyage