Zanzibar, l'île aux épices

Zanzibar, cette belle inconnue

Zanzibar, cette belle inconnue
Eric Milet

Que sait-on au juste de cette mystérieuse île aux épices, si ce n’est qu’elle est encore aujourd’hui à la fois la destination fétiche des Italiens et un haut lieu de culture musulmane ? Que sait-on de cet islam marin qui gouverna pendant des siècles en s’enrichissant du commerce des épices, de l’ivoire, de l’or et surtout des esclaves ?

Zanzibar ne se résume pas à quelques intérieurs pris au grand angle pour les magazines de déco, ni même à ses plages de sable blanc caressées par l’eau turquoise des lagons. Zanzibar c’est un véritable brassage de cultures, et Unguja, l’île principale, un territoire à découvrir en routard au guidon d’un deux-roues…

Zanzibar est bien un archipel à part. Arrivés au 7e s, quelques années seulement après l’Hégire, les marchands arabes s’installent sur ce qui deviendra « le rivage », sahel en arabe, un terme dont dérive aujourd’hui le mot swahili. Puis, c’est au tour des Perses de Chiraz de débarquer sur l’île pour faire commerce au nom d’Allah. Ils y apporteront leur maîtrise de l’architecture, leur science de l’agriculture, le raffinement de leur culture : étoffes, parfums, bijoux...

Car, bien avant l’arrivée des Portugais, Zanzibar constitue un centre de négoce international, véritable foyer de la culture islamique dont l’âge d’or de situera entre le 12e et le 15e s. Un empire commercial qui s’étendra de la Méditerranée à la mer de Chine.

Texte : Eric Milet

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