Idée week-end : Escapades en banlieue parisienne


Escapades en banlieue parisienne

Il n’y a pas que Paris en Île-de-France ! Pour se changer les idées et découvrir des coins insolites ou sympas, pas la peine d’aller bien loin. La banlieue parisienne regorge de pépites et d’idées de balades. Voici quelques coups de cœur glanés au-delà du périphérique, à portée de RER et pour toute l’année.



Le MAC/VAL à Vitry (94) : 5 ans déjà !


Un peu de crème à Chantilly ?


La maison de Chateaubriand, à Châtenay-Malabry (92)


Se prendre pour un trappeur ou un nomade


La grosse mignonne de Montreuil


Fiche pratique


:: Le MAC/VAL à Vitry (94) : 5 ans déjà !

Vous connaissez le Centre Georges Pompidou comme votre poche ? Cap sur Vitry ! Le musée d’Art contemporain Val-de-Marne-Vitry MAC/VAL y est né en 2005, grâce notamment au travail de l’ancien président du département du Val-de-Marne, Michel Germa, qui créa un fonds destiné à accueillir des œuvres d’art contemporain. Ce vaste espace aux lignes simples et claires, intégré à la ville de Vitry, a été imaginé par les architectes Jacques Ripault et Denise Duhart.

L’idée était alors de présenter l’art des années 1950 sous ses expressions les plus diverses, de la peinture, avec notamment des œuvres de Pierre Soulages, à la sculpture (Arman, César) en passant par d’autres supports comme la vidéo, le cinéma et la photo. Les concepteurs avaient aussi envie de s’amuser avec des expressions diverses, notamment en déconcertant « gentiment » le visiteur, ne serait-ce qu’en cherchant le point de convergence de l’œuvre de l’artiste italien Felice Varini (d’autres œuvres à découvrir en région parisienne). C’est réussi !

Le plus sympathique est de voir les enfants des ateliers (très amusants pour eux d’ailleurs, et les parents peuvent flâner en attendant !) s’emparer des œuvres et s’initier à ces nouvelles formes artistiques. On peut aussi y faire des visites gustatives (surprise !) ou tactiles. Très ludique ! Ce MAC/VAL est un vrai lieu de vie, où l’on trouve également un resto. De quoi prolonger le plaisir de la visite.


:: Un peu de crème à Chantilly ?

Située en Picardie, mais à une quarantaine de km à peine au nord de Paris, Chantilly tire son nom du notable gallo-romain Cantilius qui s’y fit bâtir une villa autrefois. Un homme de goût ! Aujourd’hui encore, avec ses routes pavées, son château, l’hippodrome, les écuries et le musée vivant du Cheval, Chantilly vous transporte immédiatement dans une autre époque.

Le parc et le château de Chantilly offrent un condensé de l’Histoire de France. Passé de mains et en mains et de famille en famille, le parc gagna ses lettres de noblesse avec le Grand Condé au XVIIème siècle. Le Nôtre, le célèbre jardinier (lire à ce sujet l’excellent ouvrage d’Eric Orsenna, Portrait d’un homme heureux, Folio), y réalisa l’ordonnancement qu’on apprécie encore. C’est ici aussi que Vatel, le fameux cuisinier, se suicida à l’occasion d’un dîner royal en se transperçant le cœur d’une épée. Mais avant d’en arriver là, Vatel emporta dans ses valises, en passant au service du Grand Condé, la recette de cette crème fouettée bien épaisse qui fera la renommée de la ville dans le monde entier.

Le château (entrée payante) présente la deuxième plus importante collection de tableaux après le musée du Louvre ! Des galeries de peintures où l’on resterait des heures. Dans le parc (payant), on retrouve le talent de Le Nôtre, avec le fameux Grand Canal. On peut même visiter le domaine à bord d’un petit train. Mais on se rue surtout sur cette crème onctueuse, légère, aérienne, que les gourmands ne pourront pas manquer. On la trouve auprès de marchands ambulants ou dans les restos du château (La Capitainerie et Les goûters champêtres).

De quoi reprendre des forces pour apercevoir les Grandes écuries, monumentales, en cours de rénovation. Avec un peu de chance, vous aurez même l’occasion d’apercevoir quelques chevaux s’entraînant sur le champ de course voisin. Et votre bonheur sera total !


:: La maison de Chateaubriand, à Châtenay-Malabry (92)

De Chateaubriand, l’auteur des Mémoires d’outre-tombe, on connaît bien le tombeau malouin ou la demeure de Combourg, mais moins ce refuge, situé à Châtenay-Malabry, (de « maladrerie », hôpital pour lépreux), dans les Hauts-de-Seine (92). Acquise en 1807, La Vallée-aux-Loups, qui n’était à l’origine, en 1783, qu’une maison de jardinier, inspirera plusieurs écrivains et d’autres artistes.

Chateaubriand commença à y rédiger ses Mémoires dans la tour Velléda, Paul Léautaud y passa ses derniers jours, Anna de Noailles et Paul Valéry y séjournèrent. Il est vrai que cette agréable demeure, avec son parc et ses nombreuses variétés de fleurs a de quoi réjouir le visiteur. Rhododendrons, magnolias, cyprès… terriblement romantique ! Chateaubriand y a planté plusieurs arbres « des divers climats » visités pour qu’ils lui rappellent ses différents voyages. Un carnet de voyage naturel en somme !

A l’intérieur de la demeure, on découvre des meubles, des objets mais aussi l’ordonnancement des différents propriétaires, et surtout l’escalier central, à double volée, qui proviendrait d’Angleterre. On peut également visiter la chapelle ou l’Orangerie. Chateaubriand vendra la maison « à la chandelle » (aux enchères) en 1818.

Aujourd’hui, cette maison d’écrivain est un musée, doté d’une jolie bibliothèque de plus de 12 000 ouvrages, où de nombreuses activités, expositions et rencontres se déroulent en lien tour à tour avec l’écrivain, l'homme politique et le penseur.


:: Se prendre pour un trappeur ou un nomade

Vous pensiez que l’exploration n’était pas même envisageable aux portes de Paris ? Détrompez-vous. On a vu fleurir quelques adresses assez amusantes pour dormir à l’orée de la capitale. Prenez vous pour un trappeur dans le ranch de Davy Crockett et partez à l’aventure à Disneyland Paris, dans le sud-est parisien. On est à quelques encablures du célèbre parc de Mickey et de ses amis, dans un bungalow avec des tipis et un parc animalier. Il y a même une piscine couverte à proximité.

D’autres préfèreront aller, dès le mois d’avril, à l’orée de la forêt de Rambouillet, chez Huttopia, ne serait-ce que pour découvrir les grandes tentes de trappeur, tout équipées, ou alors dormir dans une roulotte. L’espace d’une nuit, vous vous sentirez l’âme d’un voyageur bohème sur la grand route. On adore ! Aux beaux jours, on trouve même une piscine filtrée naturellement sans produit chimique. Ecolo à fond ! Des roulottes que vous trouverez sous peu, aussi, dans l’unique camping de Paris - Bois de Boulogne (courant 2011), repris par la même maison.

Enfin, partez pour les steppes nomades, en… Seine-et-Marne, pour un week-end sous la yourte (photo). La Mongolie près de Paris ! On croit rêver…


:: La grosse mignonne de Montreuil

Pour finir, une balade insolite à portée de métro. La grosse mignonne : ceci n’est pas un mot doux ou une adresse grivoise à quelque jeune femme. C’est juste le nom d’une variété de pêche qui fut produite en nombre autrefois. C’est aussi, comme un hommage, le nom d’un restaurant très chouette, 56 rue Carnot, à quelques encablures du métro Croix-de-Chavaux. Derrière sa devanture jaune canari, se cache un repère d’amateurs de jazz manouche. Programmation riche et variée.

Mais revenons aux origines ! Aux XVIIIe et XIXe siècles, Montreuil fournissait les tables royales en pêches. Pourquoi Montreuil ? Parce qu’on découvrit les vertus des murs à pêches, mesurant près de 3 m de haut, très épais, composés de cailloux, de ciment et de plâtre (le plâtre, dans le milieu ouvrier de l’est parisien était chose courante, pas cher et facile à trouver). La particularité du plâtre consiste à non pas réfléchir le soleil mais à le stocker et le redistribuer à la nuit tombée. Ingénieux ! Des murs entiers furent construits avec des ramifications de pêchers sur plus de 600 kilomètres, permettant de récolter jusqu’à 17 millions de fruits par an à la fin du XIXe siècle.

Certes, aujourd’hui, la plupart des murs ont été détruits. Mais l’Association des murs à pêches (MAP) a permis de sauvegarder quelques zones vers la rue Saint Antoine, dans le Haut-Montreuil, et même d’en classer certaines. Des visites des « vestiges » qui continuent de produire un petit peu chaque année sont faites via la MAP. Mieux vaut se renseigner au préalable.

Gavin’s Clemente-Ruiz
Photo : Jack Bollet / www.nomade-lodge.com
Mise en ligne le 4 janvier 2011

Fiche pratique

Pour préparer votre balade, consultez notre fiche Île-de-France.

Office de tourisme Paris-île-de-France

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Où manger ?

La grosse mignonne : 56, rue Carnot, 93100 Montreuil. Métro : Croix-de-Chavaux. Menus à partir de 13 €. Très bonne adresse à la déco simple et colorée. Cuisine cosmopolite et nombreuses animations culturelles.

Une chouette idée pour (re)découvrir Paname et la banlieue

L'association Ça se visite propose des balades de découverte des quartiers populaires de l'Est parisien et de la proche banlieue. Les guides sont des habitants des quartiers qui en font découvrir toutes les facettes au cours de balades urbaines d'environ deux heures


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