Ceci nous amène tout naturellement à la cuisine. Il n’existe pas de plat propre
au Perche excepté peut-être le boudin de Mortagne. Les rillettes sont très présentes,
la Sarthe étant limitrophe. Vous trouverez beaucoup de petits restos aux menus
« ouvriers » très corrects. Le Lion d’Or à Ceton est un bon
exemple. Quant à la grande gastronomie, celle pour laquelle on se déplace, on
peut citer l’Auberge des Trois J à Nocé et l’Hôtel du Tribunal
à Mortagne.
Cette apparente pauvreté en nombre d’adresses s’explique par le plaisir de chacun
d’inviter les uns et les autres à partager un bon repas à la maison. On ne sort
pas dans le Perche, on y rentre ! Car, vous l’avez compris, c’est une région
de résidences secondaires. Enfin, pas tout à fait... Contrairement à d’autres
régions, on observe de plus en plus ici le facteur inverse : avec la proximité
de Paris et les nouvelles habitudes de travail, la résidence principale est
à la campagne, et le pied-à-terre dans la capitale ! La majorité des autochtones
sont bien conscients de l’apport de cette nouvelle population. Comme elle vient
justement chercher la discrétion et une qualité de vie, l’accueil y est généralement
chaleureux. Ici, Parisien ne rime pas avec paria.
Un dernier conseil sur la meilleure manière de découvrir
le Perche... Cherchez parmi vos amis et connaissances et faites-vous inviter pour
le week-end ! Quand vous aurez abusé de leur hospitalité, vous reviendrez
sans nul doute, les chambres d’hôtes sont nombreuses !