Vous vous dites alors : « Que trouve-t-on
dans le Perche de si attirant ? ». C’est simple : une campagne
exceptionnelle vallonnée et boisée. Des étangs mystérieux nappés de brume au
petit matin, des collines couronnées de forêts (le nom du Perche ne vient-t-il
pas de Silva Pertica, « forêt aux arbres hauts perchés » ?),
l'abondance de prés à l’herbe grasse où les vaches font leur sieste sous les
pommiers, quelques percherons – ce célèbre cheval robuste qui porte le
nom de son territoire d’origine jusqu’aux Amériques... Des ciels changeants qui
réinventent sans cesse les paysages, même les plus familiers. Une douceur de
vie qui rappelle la Toscane. Sans oublier l’architecture, les fermes fortifiées,
les longères nichées au creux d’un vallon aux ouvertures asymétriques, la pierre
blanche liée par de l’enduit ocre, les presbytères et les manoirs. Pas un village
sans son manoir dont la construction oscille entre le XVe et le XVIIIe,
avec son escalier à vis solidement arrimé au milieu de la façade. De nombreux
panneaux indiquent « route des manoirs et des abbayes », il n’y a
qu’à les suivre ! Mais ne vous faites pas d’illusion, beaucoup sont privés
(il faudra attendre les prochaines journées du patrimoine !)... Cela dit
quelque-uns sont ouverts au public, comme le manoir de la Fresnaye à Saint.-Germain-de-la-Coudre.
Quant au manoir de Courboyer, à Nocé, il abrite les bureaux du parc naturel
régional du Perche.