À 80 kilomètres seulement au nord de Durban, Pietermaritzburg donne une tout
autre image du Kwazulu-Natal. Après le grand port commerçant, bourdonnant d'activité
de Durban, voici une vieille ville historique, universitaire et résidentielle,
entourée de collines verdoyantes. Pas de hauts immeubles, mais une cité basse
et horizontale, quadrillée d'une manière coloniale, avec de beaux immeubles
historiques de style victorien. C'est dimanche. L'activité est au ralenti. Sous
ses avenues vides ombragées par des jacarandas aux fleurs mauves, la ville rappelle
certains coins d'Alabama ou du Mississippi. Je rends visite à GlenFlanagan, qui habite une maison en bois dans un quartier résidentiel.
D'ascendance irlandaise, de mère juive polonaise, nièce d'un évêque catholique,
Glen était la meilleure élève de Francette Chupin, qui fut son professeur de
français à l'université du Natal dans les années 70 et 80. Après le décès de
Francette, Glen a repris le flambeau. Elle enseigne au DurbanInstitute
of Technology, où elle est responsable du programme Présence française dans
le Kwazulu-Natal. Elle est à l'origine de la création de la route du prince
impérial Napoléon et s'occupe activement d'entretenir la mémoire de celui-ci.
Un Napoléon en terre zoulou ?