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Que reste-t-il de la France à Pondichéry ?

Les anciens combattants

Ils sont le souvenir vivant de la France. Quand la Seconde Guerre mondiale éclata, Pondichéry fut le premier territoire d’outre-mer à se rallier aux forces françaises libres. L’expression « Il est parti pour De Gaulle » s’emploie encore, et beaucoup de Pondichériens vouent un culte au Général. « Parfois, on regrette que Pondichéry ne soit plus français », avoue même l’un d’eux, rencontré au Foyer du Soldat (rue Surcouf), à la sortie d’une réunion. Comme il y en a souvent. Ces jours-là, les chaises sont disposées en rangées bleu, blanc, rouge. Un vrai sens du patriotisme ! Monsieur Thomas, président de l’association AGIR (rue Suffren) qu’il a fondée en 1976, œuvre dans le social. Franco-pondichérien, militaire de carrière, il accueille des Indiens. Fils d’anciens combattants, français ou qui souhaitent le devenir, « mais ne comprennent pas la langue pour remplir leur demande de nationalité », explique-t-il. La Société Mutuelle des Créoles, fondée en 1883, est, elle, devenue une association de solidarité d’anciens combattants.


Texte : Pauline Garaude
Mise en ligne le 30 décembre 2003


 



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