En ces temps de guerre, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt
d’évoquer l’archéologie en Irak. Ce qui vient immédiatement à l’esprit lorsque
l’on pense à la guerre, ce sont destructions de masse et pertes humaines - civiles
et militaires - importantes, dans des conditions toujours effroyables.
Qu’importe alors d’évoquer quelques vieilles pierres détruites, puisque des
êtres humains perdent la vie. Penser ainsi serait une grande erreur. En effet,
il est possible d’appréhender les problèmes de l’Irak (ancienne Babylone) par
des voies plus anciennes, plus profondes, poussiéreuses de prime abord. Mais
les voies de l’histoire et de l’archéologie livrent pourtant de nombreuses clefs
pour comprendre le présent.