Certains dénoncent cette flambée
immobilière qui constitue à leurs yeux une nouvelle forme de colonisation et
une ghettoïsation de la médina par les Européens. Pour l’heure, il y a plus
de positif que de négatif. Des magnifiques demeures de trois siècles qui tombaient
en ruines renaissent dans toute leur splendeur d’antan. Leur restauration et
leur exploitation touristique contribuent à faire vivre des dizaines de familles
et à la transmission d’un savoir-faire en voie de disparition. Quant à la coexistence
entre les nouveaux propriétaires et les habitants de la médina, comme le dit
justement Abdellatif, « c’est une question de comportements, les Marocains
sont très tolérants, quand on prend le temps de comprendre et de respecter la
culture, les traditions et la philosophie des gens dans la médina, il n’y a
pas de problèmes ». Une sagesse toute orientale, à méditer par ceux qui
rêveraient d’être propriétaire d’un palais des Mille et Une Nuits, au
pied de l’Atlas.