Il y a un point sur lequel tout le monde est d’accord :
cette réglementation est nécessaire pour la sérénité de tous et pour mettre
fin à ce règne de l’anarchie dans la location des riads. D’autant plus que les
incidents se sont multipliés ces derniers mois avec des propriétaires improvisés
« hôteliers » peu scrupuleux, voire malhonnêtes. La médina bruisse
de mille rumeurs. Un Européen serait en prison pour avoir organisé de la prostitution
dans son riad. Un autre serait en procès avec son voisin pour avoir rehaussé
ses murs au-delà de la hauteur réglementaire. Les avocats de la ville rouge
se frottent les mains. De nombreux procès sont en cours, la plupart du temps
entre étrangers. Ici, les travaux sont suspendus pour un conflit autour de l’agrandissement
d’une terrasse. Le propriétaire vient d’apprendre avec stupeur que son propre
avocat avait touché un généreux bakchich de la part de son « ennemi ».
Tous les moyens sont bons pour gagner une bataille dans cette guerre des riads
où les nerfs sont mis à rude épreuve.