Officieusement, on compte cinq cents riads restaurés
dans la médina de Marrakech. Officiellement, le ministère du Tourisme marocain
a recensé plus de cent vingt maisons d’hôtes. D’après le propriétaire d’un riad
de luxe, le lobby hôtelier – qui voit d’un mauvais œil cette concurrence –
fait pression sur les autorités pour réglementer la classification des riads.
Ce projet de loi qui devrait être adopté prochainement a provoqué l’ire des
propriétaires des maisons d’hôtes tant ses critères de classification semblent
peu appropriés à la réalité de leur établissement. Parmi les caractéristiques
demandées, on trouve l’obligation d’avoir un parking gardé jour et nuit, un
hall de réception et une table de ping-pong… Dernièrement, une association des
propriétaires de riads a vu le jour, avec pour objectif d’être l’interlocuteur
privilégié des autorités pour mettre en place une réglementation pertinente
pour tout ce qui concerne l’exercice de l’activité des maisons d’hôtes.