Ville natale de l’écrivain Mario Vargas Llosa, Arequipa occupe une place à part sur l’échiquier architectural péruvien. Ses constructions, basses pour résister aux séismes, présentent une particularité qui donne tout son charme à la cité et lui vaut le surnom de « Ville blanche ». Elles sont bâties en sillar, une roche volcanique très claire. Le soleil scintillant sur les pierres donne ainsi une ambiance toute particulière à la ville. D’ailleurs, ses habitants se plaisent à dire que lorsque la Lune s’est séparée de la Terre, elle a oublié d’emmener Arequipa.
La Plaza de Armas offre un résumé de ce qui s’est fait de mieux dans la deuxième ville du Pérou. De longs bâtiments coloniaux aux balcons à colonnades occupent trois côtés de la place centrale. Le quatrième accueille sur toute sa longueur l’immense cathédrale qui possèderait les orgues les plus grandes d’Amérique du Sud.
Passé colonial oblige, Arequipa détient d’autres joyaux religieux. À deux pas du cœur de la ville, l’Iglesia de la Compania, édifice jésuite, séduit à la fois par sa façade magnifiquement ciselée et son maître-autel recouvert de feuilles d’or. Mais le clou du spectacle architectural se trouve un peu plus au nord. Au détour d’une rue, on découvre le Monasterio de Santa Catalina. Ce couvent, d’une superficie de 20 000 m2, est une invitation à la détente et à la flânerie entre les nombreuses ruelles, places ou placettes et cages d’escaliers aux couleurs blanches, ocre et indigo.
Au fil de la balade, on peut également s’attarder devant d’autres demeures coloniales (Casa de Moral, Casona Iriberry). Et surtout chercher le Museo Santury. Une visite guidée permet, après quelques cours d’histoire inca et une présentation d’objets d’époque, de découvrir l’un des patrimoines qui fait le plus la fierté des Arequipéens : la momie Juanita, Princesse des glaces. Sacrifiée du haut du volcan Ampato, à quelques dizaines de kilomètres d’Arequipa, voilà cinq cents ans, la jeune fille Inca a été parfaitement conservée par les glaces avant sa découverte dans les années 90. Une rencontre impressionnante…