La Fayette (1757-1834), nous voilà ! Au cimetière privé de Picpus, le drapeau américain flotte allègrement sur la tombe du libérateur du Nouveau Monde. Le général doit d’y être enterré par sa femme dont la famille fut guillotinée sous la Terreur, comme tous les autres nobles ici présents. Un privilège dont le bourreau Sanson fut responsable.
Hommage encore à Napoléon omniprésent enterré aux Invalides. Même le fils de l’Empereur, surnommé l’Aiglon (1811-1832), mort en Autriche, porte le faciès de son père. Hitler trouva le moyen de ramener son corps en 1940, pour « promouvoir la collaboration ». Las, les Parisiens murmurèrent : « On manque de charbon et il nous envoie des cendres… ».
Quant à Louis Pasteur (notre photo) (1822-1895), son mausolée recouvert de mosaïques d’or illustre ses découvertes scientifiques. Une crypte romano-byzantine est à visiter à l’Institut Pasteur (15e). Le Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile est vraiment inconnu. Il fut choisi en 1920 à Verdun, parmi huit cercueils, déjà sélectionnés. Une lourde responsabilité pour le soldat Augustin Thin du 132e régiment d’infanterie ! Celui–ci additionna simplement les chiffres de son régiment et choisit… le sixième cercueil.
Devant tant de gloires défuntes, ayons une pensée pour… les « petits oubliés », ceux du cimetière de Saint-Mandé Sud par exemple, dont l’allée du fond cache des enfants en biscuit blanc, statues romantiques plus ou moins brisées où quelques roses entretiennent le souvenir. De simples fleurs qui semblent nous dire qu’on est toujours la star de quelqu’un, sur la terre comme au ciel…