Pour échapper au stress, vous pourrez toujours vous balader dans les allées
de l’Independence Park, ce grand jardin où la jeunesse israélienne se réunit
le soir pour jouer du djembé. Sur la place Yoël-Moshé-Solomon, cernée d’échoppes
hippies distillant senteurs et musiques « planantes ». Ou encore sur
le mont Scopus, qui culmine à 840 mètres d’altitude et abrite le campus de l’université
hébraïque. Mais pour vous reposer vraiment, rien ne vaut une petite virée hors
de la ville. Direction le désert et la mer Morte ! Un trajet qui vous contraindra
à emprunter un autobus aux vitres grillagées (car la route traverse la zone
palestinienne au sud de Jéricho et est parfois la cible de caillassages). Mais
qui ne vous empêchera pas d’admirer le paysage.
Un peu plus loin, vous pourrez ainsi apercevoir la célèbre forteresse de Massada
qui dresse sa silhouette massive au sommet des falaises. Cette enceinte fortifiée
construite entre ciel et terre par le roi Hérode, et qui finit par tomber entre
les mains des Romains au terme d’un siège épique, se visite. Les amateurs d’histoire
escaladeront la paroi aride, heureusement équipée d’un téléphérique, pour jouir
de la vue sur le désert de Judée. Les paresseux s’arrêteront avant, à Ein Guedi,
au bord de l’eau, pour une baignade insensée dans cette mer surchargée de sel
où l’on flotte comme un bouchon. Les touristes désireux de méditer dans un univers
lunaire pousseront, quant à eux, leur itinéraire jusqu’au cœur du désert du
Néguev, à Beer Sheva. Où ils pourront effectuer des treks dans une nature sauvage
à souhait, visiter des kibboutz (notamment celui de Ben Gourion, le fondateur
d’Israël) ou encore découvrir les délices de la cuisine locale qui accommode
de surprenante manière le cactus (en confiture, en sauce, en fruit ou en légume).
Histoire de décompresser après une visite de Jérusalem, pas forcément reposante.