Paix, amour et démocratie


Paix, amour et démocratie

Paix, amour et démocratie : tel pourrait être aussi le vœu de la jeunesse népalaise, prise en étau entre un gouvernement corrompu qui ne fait rien pour elle et une guérilla maoïste, qui pour obtenir sa part de pouvoir et certains progrès sociaux, n’hésite pas à faire régner la terreur. « Contrôles, retards, interdictions… la vie est devenue plus compliquée », explique Prem, un p’tit gars débrouillard de l’ethnie Tamang. « Dans l’ouest du pays, routes, ponts et lignes téléphoniques ont été détruits. Les blocus entraînent des pénuries en eau et nourriture. Dans ma campagne, les rebelles aident certaines familles très pauvres, mais font pression sur les garçons pour qu’ils les rejoignent. Du coup, beaucoup fuient vers l’Inde, pour éviter d’être enrôlés de force. » Lui est parvenu à s’en sortir. Marié à 15 ans, il doit sa chance à un couple d’Australiens. « Ils m’ont appris l’anglais et mis dans le droit chemin. » Aujourd’hui, Prem vit de petits boulots dans la banlieue de Katmandou. Sa femme, elle, est restée au village. « Elle s’occupe des champs. Pendant la mousson, je vais l’aider. S’il pleut, tant pis, on met le poncho et on y va. Il en faut plus pour nous faire baisser les bras ! »


Texte : Réjane Ereau. Photo : Réjane Ereau



Drapeau sejours week end Tibet

Partir au Tibet