Prix Nobel de littérature yougoslave en 1961, originaire d’une famille croate de Bosnie de la petite ville de Visegrad, Ivo Andric est un symbole des mélanges identitaires de cet espace yougoslave. Il s’installa après la Seconde Guerre mondiale à Belgrade où il se déclara Serbe. Dans ce roman, il raconte quatre siècles d’histoire de sa ville natale de Bosnie avec pour personnage central le Pont. Un pont construit par les Ottomans et qui marque la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Serbie.